Bilan 2015

Je vous propose à nouveau un bilan annuel. Ou du moins j’essaie.

Première chose, j’ai beaucoup de mal à préparer des billets pour le blog ces temps-ci. J’espère que vous ne vous en rendez pas compte, puisque les publications se poursuivent tous les deux jours (j’ai encore de la réserve) c’est plutôt dans la rédaction, dans le temps que je peux y consacrer cette année. J’ai l’impression qu’il s’amenuise perpétuellement … et vous vous retrouvez avec des billets plutôt datés, même si mon opinion n’a pas trop changé, généralement. Ceux qui suivent les publications via Facebook ont peut-être aussi remarqué qu’elles n’étaient pas relayées, autre temps que je n’arrive pas à prendre. Bref. Si vraiment je n’arrive plus à suivre, je vous tiens au courant.

Parlons lectures.

Parmi les auteurs dont j’aimerais vous parler en particulier cette année :

Je vais mentionner en premier Martin Winckler et Jean-Pierre Esquenazi, pour m’avoir accompagnée tout au long de mon mémoire de fin d’études, sans être ennuyeux. Et merci à Martin Winckler de m’avoir donné envie de travailler sur ce sujet ❤

Manon Fargetton m’a fait rêver avec ses Rois-Passeurs, et elle est toujours aussi chouette lorsqu’on a la chance de la rencontrer. Elle a tellement de textes qui me font envie et dans lesquels j’ai hâte de plonger !

Estelle Faye m’a également proposé une escale de rêve, cette fois avec La Voie des Oracles, dont j’ai pu discuter avec elle au Festival International de Géographie, pour des discussions passionnantes et beaucoup de fou rire. J’attends la sortie du tome 3, si j’y arrive, pour découvrir le second !

Cassandra O’Donnell, encore une auteur croisée cette année en salons, et toujours aussi gentille et drôle. En plus de sa série de fantasy urbaine, Rebecca Kean, j’ai repris avec plaisir sa romance historique, Les Soeurs Charbrey, pleine d’humour, et tout aussi passionnante. Ce sont deux univers très différents, mais qui m’ont happée tous les deux au point que je n’arrivais pas à reposer les livres.

Enfin, Jean des Cars m’a fait aimer l’Histoire encore plus que d’habitude. Sa manière de raconter la vie de Sissi, avec sensibilité, précision, humour parfois, m’a transportée.

Quelques séries ont éveillé mon attention :

Ayla, l’enfant de la terre, de Jean Auel, encore un regret de lectrice qui ne l’a pas découvert plus tôt … j’ai adoré cette incursion à l’époque de la Préhistoire.

Les Futurs Mystères de Paris, de Roland C. Wagner, c’est tout ce que j’aime. Un univers futuriste des plus étendus, un personnage principal haut en couleurs pour une touche de policier. J’ai hâte de me plonger dans la suite et de découvrir d’autres romans de cet auteur.

Complots à Versailles d’Annie Jaym’a replongée au coeur de la Cour du Roi-Soleil, mais avec une orientation plutôt jeunesse, et ça, sans transiger sur la qualité du récit !

Neon Genesis Evangelion est une redécouverte manga. J’avais lu un volume à quatorze ans et l’avait détesté, le trouvant « déprimant ». Quelques années plus tard, après visionnage de la série animée entre temps, je suis bien plus conquise et fascinée par cet univers détruit et ces adolescents qui doivent se sacrifier pour protéger le monde des « Anges ».

La Voie des Oracles, d’Estelle Faye, encore (!) des touches historiques pour un roman de fantasy plein de charme, entre l’Empire polythéiste et chrétien.

Les neuf vies de Chrestomanci de Dianna Wynne Jones est une pépite. C’est une série qui ne reprend apparemment pas toujours les mêmes personnages, mais le titre et le principe, si j’ai compris. Et ce premier tome est drôle, étonnant, pas prévisible.

Psi-Changeling de Nalini Singh m’avait laissé un souvenir plaisant, mais sans plus, du premier tome. Le second et le troisième m’ont séduite en plongeant plus avant dans la mythologie de l’univers et le fil rouge, le protocole Silence et ses ramifications.

Goddess Girls de Joan Holub risque de devenir une série doudou : le lecteur est entraîné à l’école des enfants dieux et déesses. C’est adorable, même si ça peut sembler difficile à croire, j’étais en adoration tout du long (même si ça pourrait gagner à être plus long. Mais c’est pour petits lecteurs.). J’ai découvert Athena, pour l’instant, elle commence très bien cette série.

Arte de Kei Okubo m’a tellement enthousiasmée que j’ai dévoré le tome 2 à peine le premier fini, sans (hum) prendre la peine de noter mon avis pour le blog (c’est promis, quand j’aurais le temps, si vous savez comme la pile me fait peur, elle ressemble à Pise, d’ailleurs). Cette série sur la Renaissance est de toute beauté, et me rappelle les magnifiques décors de Bride Stories.

Je voudrais aussi vous parler d’une collection : Le livre d’or de la SF. Depuis quelques années, je m’amuse à les rechercher d’occasion, en me disant que ce serait intéressant de découvrir des auteurs par ce biais, recueil de textes introduits par un autre passionné. Je me suis finalement lancée avec celui consacré à Ursula Le Guin, introduit / commenté par Gérard Klein. J’ai beaucoup plus apprécié ces textes que le roman qui m’avait fait découvrir l’auteure il y a quelques années (Lavinia), l’anthologie a beaucoup d’humour et de poésie, et j’ai effectivement apprécié cette présentation.

Entre parenthèses, j’ai avancé voire terminé des séries que j’apprécie beaucoup également :

L’adaptation en BD des Colombes du Roi-Soleil est toujours de toute beauté, dans le dessin et les couleurs. Je suis enthousiaste. J’aimerais tellement que les auteurs développent la suite, après le tome 3 !

Je termine Les chroniques de MacKayla Lane sur une excellente note. Le tome 5, Fièvre d’ombres, est plein de surprises, d’action et d’humour. Mais je ne suis pas sûre de lire la séquelle consacrée à Dani, surtout au vu des révélations de la fin (ça, et elle m’agace un peu).

Soulless, la version manga du Protectorat de l’ombrelle, s’est aussi achevé pour moi cette année. J’aime beaucoup les dessins, je regrette que la dessinatrice n’a pas souhaité adapter les tomes quatre et cinq, ou les autres séries de l’auteur.

J’ai aussi beaucoup apprécié des one-shots, des romans ou documentaires qui se suffisent à eux-mêmes :

Hercule Poirot, ou la biographie parfaite d’un personnage adoré par André-François Ruaud et Xavier Mauméjean. Mon précieux.

Science-fiction : les frontières de la modernité, toujours d’André-Francois Ruaud, avec par Raphaël Colson, pour une étude fouillée et passionnante du genre.

The Steampunk Bible de Jeff VanderMeer, S.J. Chambers, toujours un documentaire, mais qui tend cette fois vers le beau livre avec toutes ses illustrations magnifiques. Un panorama passionnant du steampunk, un style littéraire et esthétique qui me passionne (un swap et un challenge le prouvent d’ailleurs. Ah mince, je ne vous ai toujours pas publié ces billets. Oh, vous me connaissez, un jour).

Virus L.I.V.3 ou la mort des livres de Christian Grenier. Une lecture tellement parfaite que j’en trépigne encore.

Petit éloge des séries télé. Martin Winckler, ou comment parler, et parler bien des séries.

Séries cultes et culte de la série chez les jeunes. Il y a des tonnes de choses à dire sur ce documentaire. Je le relirai à tête reposée dans le futur pour bien mettre mes idées en ordre et vous en parler correctement. Mais sachez juste que c’est très récent, passionnant, et très proche de la culture jeune et sérielle. On n’est pas dans la classification des séries, mais de leur approche, réception, réutilisation par les adolescents.

Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen, une petite bouffée féérique pleine de douceur.

Les Orphelins du Mal, de Nicolas d’Estienne d’Orves, qui n’a rien de la douceur du précédent. On replonge dans la Seconde Guerre mondiale, et même avant, pour s’interroger sur les expérimentations médicales des Nazis. C’est tout un programme, mais j’étais fascinée.

La France de la Belle Epoque, de Jacqueline Lalouette, un autre merveilleux documentaire sur une période qui commence à sérieusement me passionner (dates approximatives, 1890-1910).

C’est dans la poche ! J’ai relu les mémoires de Jacques Sadoul. Autant je les avais déjà appréciées à la première lecture, autant maintenant, dix ans plus tard, presque dix ans de blog, à en découvrir davantage sur les littératures de l’imaginaire, leurs auteurs, les différentes maisons d’édition, cette lecture prend une couleur nouvelle et bien plus d’actualité. Superbe. Avec un humour décapant.

La Présidente de Farid Boudjellal est une bande dessinée qui mélange la science-fiction et le politique : on est en 2017 et Marine Le Pen a gagné les élections présidentielles. De là, les auteurs décrivent ses différentes décisions en se basant sur le manifeste du parti, et prennent le temps d’expliquer de nombreux détails sur la présidence, les institutions, etc. C’est saisissant, très bien expliqué pour la partie documentaire, mais il manque une fin, je trouve.

La fille automate de Paolo Bacigalupi m’a passionnée par son univers riche, où la plupart des fruits et légumes ont disparus et ne peuvent être recrées que grâce à des opérations de manipulations génétiques, et où une fille automate essaie de survivre.

J’ai été au bout de ces lectures, mais soit ça n’a pas été sans mal, soit le résultat n’était pas flamboyant :

Ludwig Fantasy, tome 1 de Kaori Yuki. Autant j’aime énormément Ludwig Revolution, cette nouvelle série, que j’attendais, me déçoit. J’ai trouvé trop de fautes de relecture, et j’ai été beaucoup moins passionnée par les récits.

Bienvenue en Otopia (mais vraiment en regardant ma liste, je l’ai un peu oublié) de Justina Robson. Dans cet univers qui mêle hypertechnologie et magie, faes, démons, elfes et humains, je n’ai pas été séduite par d’élément en particulier, que ce soit la bombe quantique qui a résulté en la collision des mondes, ou les personnages.

L’affaire Caïus d’Henry Winterfeld, sur la Rome antique, une dispute d’enfants qui dégénère, m’a profondément ennuyée.

Meurtre au potager du Roy de Michèle Barrière réunit trop d’éléments que je n’apprécie pas, comme une traversée maritime, des scènes de sexe inutiles à l’action.

Les Belles années de Mademoiselle Brodie de Muriel Spark se proposait de présenter une professeur dans une école du début du XXème siècle et de sa manière d’intéresser ses jeunes élèves. On est plutôt dans la moquerie et l’endoctrinement, et ça ne m’a pas convenu.

Le Collège de Magie, de Caroline Stevermer, pour le début, voire les 3/4. J’avais eu l’impression que Rowling s’était fortement inspirée de ce principe de l’école de magie, mais il n’est pas du tout exploité ici. La fin, en pleines réflexions politiques et course-poursuite, est bien plus intéressante.

Le scandale Modigliani de Ken Follett perd un peu son titre de thriller puisqu’il manque sérieusement de rythme, sans parler d’intérêt. M’attendant à un chassé-croisé dans le milieu de l’art, ce sont plutôt les réflexions sur la vie sexuelle d’un groupe de personnages dans les années 70.

Violette Nozière, vilaine chérie, d’Eddy Simon et Camille Benyamina m’avait frappée par ses superbes illustrations et couleurs, mais le récit en lui-même est trop statique et m’a semblé sans connexion entre les différentes cases.

La chance de ma vie d’Annie Dalton raconte comment une adolescente meurt et se retrouve à l’école des anges. C’est plat et prévisible (oui c’est pour la jeunesse mais ce n’estpas une excuse. J’ai enchaîné avec Goddess Girls, même public, beaucoup mieux écrit).

Herland de Charlotte Perkins Gilman, pas vraiment de la science-fiction classique à la manière du Meilleur des Mondes comme je l’espérais, plus un récit d’aventures exploration et une satire de la société patriarcale du début du XXème siècle.

Steampunk Prime, un recueil de textes collecté par Mike Ashley. Je n’ai pas toujours vu le steampunk, ou l’intérêt, pour ces textes oubliés.

Slaine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden m’avait fascinée pour sa belle couverture et son côté steampunk fouillé, mais il m’a fait plus un effet de fouillis et de longueurs.

J’ai aussi essuyé quelques abandons, plus que l’an dernier, je crois :

La Cour du Nord d’Augustina Bessa-Luis … je ne m’en rappelle plus … je l’avais entamé pour le Challenge Destination Portugal, et je n’étais pas du tout inspirée. Je n’ai pas passé la vingtième page, je crois, mais j’avais déjà lu un roman qui m’a beaucoup plu (et en contemp’, no less!)

Science-fiction et imaginaires contemporains de Francis Berthelot. Le sujet me passionne, mais je n’ai pas réussi à suivre cette lecture plus universitaire.

The Fantastic Imagination de Robert Boyer propose des textes, au début du moins, très classiques, et qui ont tous un air de déjà-vu, sans parler de la langue datée, ce qui rendait chaque texte plus compliqué à appréhender.

We d’Eugène Zamiatine est un ouvrage que je reprendrai certainement. Cet univers dystopique écrit par un auteur soviétique, basé sur les chiffres et cet ordinateur/entité qui régit la vie des habitants m’intéressait beaucoup, mais les considérations philosophiques m’ont perdue.

J’avais essayé de prendre quelques résolutions littéraires et bloguesques, voilà ce qu’il en est :

-de la VO, ou du moins des langues étrangères. L’anglais est toujours au rendez-vous, mais très peu d’italien et l’allemand. Pour être honnête, gros manque de temps …

-d’histoire.

-de la science-fiction. Grace aux challenges ABC, ces deux objectifs sont remplis.

-de la littérature, mais en documentaire. Très, très peu, à part en science-fiction.

-de la non-fiction, donc des documentaires comme déjà mentionné, mais aussi des témoignages, par exemple, ou des biographies. Un petit peu, comme vous l’avez vu dans mes lectures appréciées.

-du classique, mais ça je le répète tous les ans. Et ce n’est pas cette année que je vais réaliser cette résolution, à part un peu en SF, et ce n’est pas une réussite.

-des lectures numériques : oui, puisque j’ai dû aller en formation et pour privilégier la place, seul Tolino m’a accompagné.

-rédaction rapides de billets ! ça a plutôt fonctionné jusqu’à un mois après la rentrée où je me suis retrouvée bousculée, encore maintenant…

-me diversifier à nouveau sur le blog, donc avec des articles plus construits sur les séries télé, les films ou dessins animés qui me plaisent, et pourquoi pas mon organisation avec mon Filofax : pas cette année, malheureusement.

Il y a eu d’autres articles sur le blog, à part les billets lecture :

-j’ai repris les articles sur mes Moissons mensuelles, pour vous présenter mes acquisitions.

-j’ai assisté à trois salons littéraires, je vous ai parlé du premier, les Imaginales. Pour Le Livre sur la Place et le Festival International de Géographie, vous n’en avez que mes moissons dans l’article mensuel. J’espère avoir plus de temps cette année pour développer ces expériences !

-je vous ai présenté une fois une PAL mensuelle (et j’ai oublié de vous dire ceux que j’avais pu lire. Toutes mes excuses. On remettra en place ce rendez-vous lorsqu’il y aura plus de temps. Ou lorsque le temps sera vendu en barre à côté du chocolat.)

– un swap petites maisons d’édition. Il a enfin été échangé, mais le résultat n’a pas encore été présenté ^^,.

-j’ai participé à des campagnes de financement, normalement je vous en ai un peu parlé. Il y a eu le Panorama du merveilleux et de la fantasy des Moutons Electriques, la Box Hiver du chanteur Ycare, et Darryl Ouvremonde, un roman d’Olivier Peru.

Dans un autre registre, j’ai apprécié des séries télévisées :

Switched at Birth, sur un thème très classique, l’échange de bébés à l’hôpital, construit une intrigue originale et des personnages poussés et très attachants.

Skin Wars, plus une télé réalité présentée par Rebecca Romjin sur la peinture sur corps, avec de magnifiques réalisations.

A Place to Call Home est une petite série historique sur l’Australie après la Seconde Guerre mondiale, très touchante.

Bones évoque une anthropologue qui autopsie en temps que légiste des cadavres pour résoudre leurs morts. C’est drôle, passionnant, même si ça commence à tirer un peu en longueur (depuis la réunion des personnages principaux).

Arrested Development est une petite série très dynamique, presque nerveuse, avec des personnages trop réalistes pour être vrais. La dernière saison m’a moins plu parce qu’elle fait une boucle, mais sinon, c’est hilarant.

3rd Rock from the Sun raconte l’arrivée de quatre extraterrestres sur terre pour étudier la planète. Ils tentent de vivre « normalement » et causent gaffes sur catastrophes. C’est une série qui sait être drôle, touchante, inventive.

Le Fossoyeur de Films, un critique original avec sa propre voix, plutôt reconnaissable d’ailleurs. Sa pelle, aussi, mais c’est un détail.

Une série a été dûment dédaignée :

No Ordinary Family : avec toutes les notes que j’ai prises, y a de quoi vous faire un article. Il y a un côté profondément dérangeant, malgré un thème sympathique, la famille douée de pouvoirs surnaturels.

Quelques films ont été découverts :

Jésus Christ Superstar, aussi étonnant que ça puisse paraître, sur la vie de Jésus. Les chansons sont puissantes, pas ce à quoi on pourrait s’attendre, et j’ai passé un excellent moment.

Victoria, les jeunes années d’une reine est un très beau film avec Emily Blunt en héroïne. Elle dépeint très bien ce personnage historique. J’ai été particulièrement touchée par sa relation avec son mari. La musique est aussi de toute beauté.

Repo, the Genetic Opera, est monstrueux. C’est baroque, ça part dans tous les sens, c’est un mélange baroque de comics et de SF avec des voix superbes (Anthony Stewart Head de Buffy quoi !) pour une histoire tragique et puissante. J’adore.

J’espère que ce petit bilan annuel vous a plu. N’hésitez pas à me parler de lectures ou de séries qui vous ont marqué cette année dans les commentaires ! Plein de voeux pour bien démarrer cette nouvelle année.

4 réflexions sur “Bilan 2015

Chuchoter aux quatre vents

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