Au bord des mots, lectures sur un rocher

Georgina Kincaid, tome 2 : Succubus Nights

Georgina Kincaid 2 : Succubus Nights. Richelle Mead (autrice). Benoît Domis (traducteur). Jean-Sébastien Rossbach (illustrateur). 2009 (VO), 2011 (VF), 495 p. Milady. Fantasy urbaine. 8€.

L’amour, ça fait mal. Et nul ne le sait mieux que Georgina Kincaid, à qui il suffirait d’embrasser son petit ami pour le vider de sa force vitale. Car Georgina est un succube, un démon qui tire son pouvoir du plaisir des hommes. C’est vrai qu’il y a des compensations plutôt sympas : elle peut changer de corps à volonté et elle est immortelle. Mais ne pas pouvoir roucouler avec le seul homme qui l’accepte comme elle est, c’est trop injuste ! Dans la librairie où elle travaille, c’est aussi un peu chaotique. Son collègue Doug a un comportement pour le moins étrange et Georgina soupçonne quelque chose de bien plus démoniaque qu’une overdose d’expressos. Et voilà que son meilleur ami immortel, un incube irrésistible, l’appelle sur une mission de séduction plus que délicate. Une fois encore, Georgina va devoir remuer le ciel et l’enfer, et vite !

L’été dernier, j’avais sorti ce livre de ma PAL, mais bizarrement, ce qui ne m’arrive jamais, je l’ai reposé avant de finir le premier chapitre. Je n’étais pas motivée et le début ne m’a pas accrochée. Si je l’ai repris en hiver, c’est par manque de motivation, un peu : je cherchais un roman de fantasy urbaine d’une série déjà commencée, où j’aurais su à quoi m’attendre. C’était le cas avec Georgina, et j’ai passé un bon moment, au final.

Je reste fascinée par la perfection de Seth, qui fait plus meilleur ami que petit ami, je trouve. J’avoue que j’ai bien ri devant sa nouvelle et les suspicions sur l’origine d’un personnage, une blague qui court tout au long du roman. Son côté écrivain, l’affection qu’a Georgina pour son travail, ainsi que son travail à elle, sont autant de détails qui me plaisent toujours autant.

J’ai beaucoup aimé qu’une partie de l’intrigue se déroule dans la librairie, et l’évolution du comportement de son ami. Un de ses commentaires m’a assez marquée : en enregistrant un achat, il fait une remarque sur son thème à la cliente qui en est toute honteuse. Georgiana prend les choses en main. Ah, j’aurais détesté rencontrer ce genre de libraire >< (lui, hein, pas l’héroïne).

La famille de Seth est tout aussi adorable que lui. J’adore voir ces deux personnages interagir avec toute la petite tribu, dans des activités aussi basique que de la peinture de mur. L’auteur propose encore de nombreuses touches d’humour avec eux :

« Oncle Seth est un poulet, expliqua Kendall. -Un boulet, corrigea sa mère. »

C’est idiot, mais ça m’a bien fait rire. J’aime beaucoup leur relation, même si j’émets des réserves, et un élément à ce sujet m’a un peu déçue.

J’ai aussi adoré une petite référence au Meilleur des mondes, bien intégrée au récit. L’enquête surnaturelle est plaisante et « va » également bien avec le monde normal de Georgiana. Je n’ai pas été spécialement intéressée de l’arrivée d’un incube, créature que je connaissais déjà et pas spécialement différent de l’équivalent féminin, mais leur quête, pourquoi pas. Je poursuivrai la série avec plaisir.

Nombre de tomes parus : 6 (série finie).

Tome 1 : Succubus Blues

Chuchoter aux quatre vents

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