Olympe de Gouges

Auteurs : Catel Muller, José-Louis Bocquet.

Nombre de pages : 488.

Parution : 2012.

Éditeur : Casterman (Collection : Ecritures).

Genre : Roman graphique – Histoire – Biographie.

Prix : 24€.

Résumé éditeur : De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante-cinq ans d’une vie féminine hors normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes.

Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur.

Après le moment d’ennui qu’a été Le Complot contre l’Amérique, j’avais très envie de me changer les idées avec des lectures plus légères, comme de la bande dessinée ou des romans jeunesse. Je n’avais jamais lu de titres de cette collection Casterman, je me suis laissée tenter.

C’est assez bizarre, parce qu’au début le dessin ne me convenait pas trop, et je m’y suis faite au fur et à mesure. J’avais hâte de retrouver Olympe après chaque pause – le tout étant un bon pavé, je l’ai lu avant de dormir, il n’est pas très facile à manipuler, mais je pense que j’aurais tout de même pu le lire en une fois. Je tombais de sommeil, mais l’héroïne est tellement plaisante à suivre !

Probablement à cause de son ouverture d’esprit, de sa personnalité exubérante et libre … ainsi que de la période historique. Mes souvenirs sur l’héroïne et la Révolution, en détail, datent un peu du lycée (même si la lecture de La Rose de Versailles aide ^^), et les auteurs recréent ce contexte avec simplicité, mais un trait reconnaissable.

La cruauté de l’époque est bien mise en scène. J’ai notamment été étonnée de ce passage, lorsqu’on sort les prisonniers des prisons, un vieillard raconte avoir été enfermé pour avoir aimé la fille d’un noble. Ce dernier doit être déjà mort, et l’officier sort carrément à l’homme « Va donc le rejoindre » … hum … pourquoi ? L’ancien prisonnier n’est clairement pas un noble lui-même mais une victime du système que l’officier combat … Comme aussi avec l’acharnement de l’opposant à Olympe, qui se fait son accusateur à la fin.

On a aussi droit à un dossier documentaire en fin d’ouvrage, avec une chronologie, des notices biographiques (accompagnées d’un portrait, ce qui n’est pas plus mal vu la multiplicité de personnages présentés et une bibliographie. J’aime beaucoup ce type d’ajout qui atteste du sérieux de la démarche.

Au final, malgré un objet un peu encombrant et difficile à manipuler, j’ai très envie de découvrir les autres récits de cette collection, comme Kiki de Montparnasse.

Chuchoter aux quatre vents

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