Uglies, tome 4 : Extras

Titre VO : Uglies 4 : Extras.

Auteur : Scott Westerfeld.

Traducteur : Guillaume Fournier.

Couverture : Russell Gordon, Rodrigo Corral, Howard Pyle.

Nombre de pages : 432.

Parution VO : 2007. Cette édition VF : 2010.

Éditeur : France Loisirs.

Genre :  Science-fiction – Jeunesse.

Prix : 7,70 € (Pocket Jeunesse).

Résumé éditeur Dans le monde de l’extreme beauté, seule compte la célébrité. Plusieurs années se sont écoulées depuis que la rebelle Tally a renversé le système des Uglies, des Pretties et des Specials. Débarassé de ces castes, le monde connaît une véritable renaissance, sous le regard permanent de mille millions de caméras. La société n’est plus qu’une gigantesque émission de télé-réalité. La célébrité règne sur le monde… Une chose pourtant n’a pas changé : les moins de seize ans ne sont pas censés se montrer en ville. Surtout quand on est une Extra comme Aya, une anonyme au rang facial ridicule. Sa seule chance de s’arracher à la médiocrité : claquer sur le nouveau réseau une histoire inouïe et… dangereuse.

J’étais un peu inquiète à l’idée de reprendre cette série sans relire les trois premiers tomes – ce que j’aimerais bien faire, à l’occasion, sans laisser passer autant de temps entre chaque volume, mais Extras se lit à part sans trop de problèmes et propose tout de même assez d’éléments de rappel pour ne pas être perdu. Et puis ce n’est plus tout à fait le même univers qu’à la fin de Specials.

On n’est plus au même endroit géographique, les circonstances sont différentes. La technologie domine complètement, et on a plus l’impression de vivre dans un forum géant où les conditions physiques des gens dépendent de points, qu’ils gagnent soit grâce aux services qu’ils peuvent rendre (par rapport à leur profession par exemple, ou les élèves avec leurs devoirs) : le mérite ou à leur popularité : le rang facial … C’est assez tiré par les cheveux, dit comme ça, mais est-ce le miracle de Scott Westerfeld qui me fait le coup à chaque fois, j’ai trouvé cet état des choses vraiment plausible. Inquiétant, aussi, accessoirement. Avec la disparition de la notion d’intimité, tout est public, tout est signalé pour espérer atteindre une meilleure condition.

J’ai beaucoup aimé suivre Aya, la protagoniste. Elle est pleine de ressources, futée, et nous guide dans cette nouvelle société. On comprend sans trop de mal qu’elle souhaite améliorer sa condition, comme son frère lui donne l’exemple. Il est relativement bien classé (je crois qu’il est dans les 400 premiers à un moment … mais les chiffres et moi !), a un appartement magnifique, des avantages … Il n’est pas trop snob pour autant, juste en tant que frère aîné un peu casse-pieds ^^ les Rusées sont aussi plutôt intéressantes à suivre, dans leur quête de l’extrême (on retrouve ici un peu le schéma d’Uglies, l’héroïne qui se joint à un groupe sous un motif dissimulé, s’attache à eux/elles et finalement s’empêtre dans son malentendu, c’est assez classique, mais pas spécialement mal fait) plutôt que de la célébrité.

En revanche, j’ai eu quelques difficultés à suivre la grosse affaire sur laquelle elle tombe avec ce groupe déluré, mais les conséquences nous entraînent dans un tourbillon d’action très appréciable et à revoir des personnages auxquels je ne m’attendais pas ! Et j’ai été servie : voir Tally par d’autres yeux, c’est en fait assez effrayant, ce que je n’avais pas réalisé auparavant puisqu’elle était la narratrice de sa trilogie … Mais c’est une excellente idée de la faire revenir, de cette manière, avec pertes et fracas et roulement de tambour !

Les noms qui sonnent un peu japonais (Hiro, le frère d’Aya, Frizz Mizuno, son love interest – c’est léger, ça va , Ren, Nana, la deuxième personne la plus célèbre de la ville), comme la référence aux mangas pour les nouveaux types de visages (oui parce que depuis la fin de l’intervention obligatoire Pretty, ici, on peut se bidouiller tranquillement, et je vous laisse deviner quel style a la préférence – manga pour les grands yeux, je crois bien), l’utilisation systématique de la technologie, et du suffixe affectueux chan après le nom d’Aya, tout ça m’a un peu plongée dans une société aux accents asiatiques, et j’ai trouvé ça vraiment bien choisi. Et j’ai aimé les difficultés de communications entre elle et Tally, que tout ça ne soit pas trop simple, ce qui change aussi.

Une lecture adorée, une fois encore avec cet auteur.

Nombre de tomes parus (série finie) : 4.

4 réflexions sur “Uglies, tome 4 : Extras

  1. Je me souviens l’avoir lu à sa sortie celui là ! J’avais bien aimé la série Uglies, mais comme tu l’as souligné, ça reprend toujours le même schéma, et ça c’était un peu lourd à la fin. Bref, je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cette lecture, j’avais moins aimé que les premiers tomes, mais c’était pas mauvais non plus ^.^

  2. Aaah, grande lecture de mon adolescence! Ces romans m’ont beaucoup marquée, et je me souviens avoir beaucoup aimé ce 4eme tome, malgré le changement de décors et d’ambiance ^^

Chuchoter aux quatre vents

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