Au bord des mots, lectures sur un rocher

Le complot contre l’Amérique

The Plot Against America. Philip Roth (auteur). Josée Kamoun (traductrice). 2004 (VO), 2006 (VF), 478 p. Gallimard (Du monde entier). Science-Fiction – Uchronie. 22€.

Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s’empara des Juifs américains. Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reproché aux Juifs de pousser l’Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l’Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des Etats-Unis, il s’empressa de signé un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyer juifs, notamment dans celui de la famille Roth.

Le pitch me parlait vraiment beaucoup (sans avoir conscience de la germanophilie de Lindberg), et j’avais plutôt envie de découvrir cet auteur dont on m’avait parlé en cours de littérature. Mais je ne me suis pas autant ennuyée devant un livre depuis longtemps …

On suit deux histoires liées : celle de l’Amérique lors de l’élection de Lindbergh à la place de Roosevelt (empêchant ainsi les Etats-Unis de se lancer dans la guerre et proposant un contexte hostile aux Juifs) et celle du petit Philip Roth, issu d’une famille Juive, qui ne se sent donc plus en sécurité.

La « petite » histoire a un côté très contemplatif dans ses détails de sa vie courante, qui m’ont très vite lassée, même si le contexte juif m’a assez plu. Mais sinon, les historiques détaillées pour les nombreux personnages qu’on rencontre sont vraiment de trop, à mon avis. Sans compter les longs paragraphes qui peuvent faire une page entière.

Quant à la grande … est-ce parce que je ne connais pas en détail l’histoire américaine de cette période que j’ai trouvé ça long et lent? Peut-être l’écriture aussi, froide, impersonnelle. J’ai aussi trouvé la chute de Lindbergh trop rapide, elle arrive un peu comme un cheveu au milieu de la soupe, sans transition.

Philip m’ennuyant, j’ai surtout apprécié le personnage de la mère, forte, qui reste brave pour sa famille et n’hésite pas à sortir ses quatre vérités à sa sœur, une peste finie.

Un point positif, tout de même : à la fin, l’auteur propose une chronologie des personnage ayant existé. C’est parfait pour faire la comparaison, mais j’étais tellement lassée que ce n’était plus vraiment la peine.

Je ne suis pas du tout entrée dans l’histoire et j’avais hâte de refermer ce livre, qui s’est bien tiré en longueur.

2 commentaires sur “Le complot contre l’Amérique

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s