Les Orphelins du Mal

Auteur : Nicolas d’Estienne d’Orves.

Couverture : Corbis, Getty Images.

Nombre de pages : 746.

Première parution : 2007. Cette édition :  2009.

Éditeur : Pocket (Collection : Thriller).

Genre : Thriller – Historique.

Prix : 8,40€.

Résumé éditeur1995, en Allemagne. Le même jour, quatre hommes sont découverts, nus, une ampoule de cyanure brisée dans la bouche, la main droite coupée. Une seule certitude : les quatre hommes sont tous nés dans un Lebensborn, l’organisation la plus secrète des nazis, des haras humains où les SS faisaient naître des petits aryens pour réaliser leur rêve dément d’une race pure. Les autorités allemandes étouffent l’affaire.

Paris, 2005. Anaïs, jeune journaliste, est contactée par Vidkun Venner, un riche collectionneur norvégien qui a reçu une mallette anonyme contenant quatre mains momifiées. Il veut qu’Anaïs l’aide à découvrir d’où elles viennent, et pourquoi on lui a envoyé ce macabre colis.

Très vite, la tension monte… Ni Anaïs, ni Vidkun ne sortiront indemnes de ce terrifiant parcours initiatique.

J’avais repéré ce roman il y a quelques années, probablement sur Livraddict, à cause du résumé et du thème : les Lebensborn, un aspect de la guerre que je ne connais pas bien. J’ai profité de ma première visite au Livre sur la Place pour me laisser tenter par le roman. J’en suis ravie.

J’ai adoré cette lecture. J’ai été fascinée par tout, je crois. Les personnages, l’écriture, la manière dont l’auteur réussit le pari de rendre fascinant un fait décidément bien glauque, … Il faut aussi avouer que je reste surprise devant cette fascination pratiquement morbide qu’a représenté ce livre, dans tous ses détails, je l’ai dévoré en très peu de temps. Les ramifications du Reich ici développées, bien avant l’accès au pouvoir d’Hitler, et poursuivies plus avant, ont été de manière très plausibles (pour de la fiction, je sais, ne me tombez pas sur le nez), et encore une fois, fascinante. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que c’était tout ce que j’espérais d’un roman comme Fatherland

Même la fin, complètement inattendue, et baroque, incroyable, m’a parue parfaite.

Le voyage à travers les époques, des années 30, 80, 2000, ce retour sur les différents personnages, ces coïncidences multiples, a un aspect bourdonnant, envahissant lorsqu’on commence à aligner les pièces du puzzle. J’ai adoré cette sensation, surtout que j’ai tout du long senti que l’auteur savait pertinemment où il voulait nous emmener.

Le mystère se sème jusque dans la vie de l’héroïne, Anaïs, forte, même si elle est pleine de questionnements, complexe, plausible une fois encore. J’ai aimé qu’elle ne soit pas au centre de l’intrigue mais qu’elle en touche une ramification, qu’on ait affaire à un nouveau léger twist en plongeant Vidkun au centre de tout.

Leni m’a aussi laissé une impression extrêmement durable, même si, ironiquement, on ne la voit jamais. Elle est mentionnée tout au long du livre, l’effet monte en crescendo avec son histoire (atrocement fascinante, une fois encore), doublée par la révélation de son identité littéraire, pour donner encore une fois lieu à un nouveau bouleversement.

C’est un voyage enfiévré en quête d’une vérité incroyable auquel j’ai totalement succombé.

2 réflexions sur “Les Orphelins du Mal

Chuchoter aux quatre vents

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