Au bord des mots, lectures sur un rocher

Je suis une légende

I Am Legend. Richard Matheson (auteur). Nathalie Serval (traductrice). 1954 (VO), 2007 (VF), 228 p. Folio (SF).  6,20€.

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil … Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

J’avais une certaine image de l’histoire avant même de commencer à la lire, à cause du film. Je ne l’ai pas encore vu, mais c’est le sujet de la couverture, et j’ai déjà vu des extraits dans des vidéos de vlogueurs (d’ailleurs j’avais été spoilée sur la fin, mais je ne comptais pas spécialement le voir). J’ai été très intriguée de découvrir que le roman n’avait pas grand-chose à voir.

Le début est un peu long et contemplatif. On suit le héros, Robert Neville, dans son quotidien qu’il décrit dans ses moindres détails. Sa routine est certes étrange, les travaux qu’il entreprend, sa solitude … bon, on sait dès le résumé à quoi s’en tenir, je le savais aussi. Même si le style débute de manière descriptive, je n’ai pas été ennuyée, juste attendu patiemment que la nuit tombe.

Pour être tout à fait honnête, je savais que l’auteur abordait le thème des vampires, mais je ne pensais pas du tout que je finirais par en être effrayée. Je vous assure que j’ai bien regretté de l’avoir commencé juste avant d’aller dormir, et pour ne pas rester sur les images du livres, j’ai été récupérer un manga qui n’avait rien à voir pour enchaîner !

L’origine des vampires est extrêmement intéressante. Ce virus, dont les développements sont abordés par flash-backs, reste mystérieux (et je trouve que c’est mieux ainsi, on n’a pas vraiment besoin de savoir le fin mot de cette histoire). Mais en revanche, j’ai vraiment aimé voir les efforts de Neville, qui n’est pas scientifique, pour percer ce mystère. Et l’importance des bibliothèques.

Bien sûr, la survie du héros est tout aussi passionnante à suivre (malgré un petit début). On ressent la dureté de la vie qu’il doit mener, sa solitude, ses plans pas toujours couronnés de succès … j’ai été très touchée notamment par ses souvenirs de famille. Et que dire de sa rencontre avec le chien !

La dernière partie du roman soulève des questions intéressantes aussi sur le titre, et sur l’humanité. Effectivement, on ne peut pas s’empêcher de retourner la situation et de se mettre à « leur » place devant les actions de Robert … J’ai aimé que l’histoire s’achève à cet endroit (même si j’avoue qu’un aperçu de la société vampire m’aurait parfaitement convenu, curieuse que je suis).

Je conseille cette lecture à tout fan de vampire et de SF en général.

Chuchoter aux quatre vents

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