Néachronical, tome 1 : Memento Mori

Auteur : Jean Vigne.

Illustrateur : Mina M.

Nombre de pages : 301.

Parution : 2014.

Éditeur : Le Chat Noir.

Genre : Fantastique.

Prix : 19,90€

Résumé éditeur Après avoir fait le mur pour aller à un rendez-vous nocturne, Néa, 15 ans, se réveille à demi-embourbée dans les marais locaux. Sur le chemin du retour, l’esprit embrumé, elle tente de rassembler des souvenirs qui lui échappent. D’autant plus qu’une fois chez elle, ses parents, sous le choc, lui apprennent que son absence a en fait duré plus de cinq ans.

C’est désormais une jeune femme qui doit reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée, c’est à dire au lycée. Seulement, le fossé avec ses camarades se creusent de jour en jour, pas seulement à cause de l’âge, mais également parce qu’une série d’événements inexplicables la rend différente du lycéen lambda. Et du genre humain…

Maintenant, Néa n’a plus qu’une idée en tête : retrouver la mémoire afin de comprendre ce qu’il lui arrive.

Je crois que la première chose qui m’a frappée dans ce livre, c’est son titre. Néachronical est déjà un bon début, mais alors le latin, c’était définitivement un attrait. Le mystère distillé dans le résumé n’était pas déplaisant non plus.

Ce mystère est effectivement bien construit. Tout au long du livre des indices sont placés, de manière très ponctuelle (de courts chapitre flash-backs) pour expliquer les cinq ans de blackout de Néa, tout en alternant avec les mésaventures d’un autre personnage (on ne peut s’empêcher de se demander si l’héroïne a vécu la même chose, et s’inquiéter, et échafauder des théories, augmentant encore le capital suspense du roman) et les essais d’acclimatations de Néa.

J’ai définitivement aimé les incursions du fantastique dans ce quotidien, les évènements étranges qui surviennent autour de l’héroïne, ses interrogations sur son identité, et Todd, ce mystérieux camionneur qui la sauve plusieurs fois, mais au final n’a pas l’air si angélique.

Quelques points m’ont tout de même fait tiquer. Le langage, parfois familier, peut être très plaisant et ancrer le texte dans une réalité de tous les jours très vivante. Parfois, malheureusement, à mes yeux, on passe au vulgaire (dans certains évènements aussi, un peu glauques, comme le médecin pervers – ouais en fait c’est surtout ça qui m’a dérangé, pas tellement les Albanais, probablement parce qu’il s’incruste dans le foyer de Néa et qu’un médecin de famille est sensé avoir une image plus protectrice) même si une grande fluidité est toujours présente, et beaucoup de naturel.

J’ai parfois eu un peu de mal avec la protagoniste, en lien avec le thème précédent, mais aussi, par moment, parce que je n’ai pas compris ses réactions. Celle qui me vient directement en mémoire : elle ne s’intéresse pas à un garçon de sa classe, qui l’agace (Brian, je crois), mais d’un coup elle va roucouler dans ses bras … j’ai peut-être loupé quelque chose, mais j’étais un peu perdue.

Ces deux éléments m’ont fait douter de la poursuite de la série, mais je pense que je me pencherai tout de même sur le tome 2. Pour le mystère si bien mené, parce que je suis très curieuse de voir comment Néa va se sortir de ce mauvais pas final, pour le rythme omniprésent, parce que l’imagerie fonctionne bien (serpents, corbeaux), que la couverture est superbe, et parce que j’aime beaucoup la maison d’édition également. Et le titre en latin. On n’en a jamais assez.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s