Au bord des mots, lectures sur un rocher

Allô, Dr Laura ? Mémoires graphiques

allo dr lauraCalling Dr. Laura. Nicole J. Georges (autrice). 2012, 260 p. Cambourakis. BD – Mémoires. 26€.

« L’homme que vous pensez être votre père est peut-être mort… Mais votre père est bien vivant. » Troublée par les paroles d’une chiromancienne, Nicole J. Georges replonge dans son enfance, affrontant les zones d’ombre d’une destinée familiale chaotique. Chronique sensible d’une jeunesse dans le Portland bohème des années 2000, Allô, Dr Laura ? dévoile au fil de ses pages une courageuse et bouleversante quête de vérité.

Je suis tombée sur ce titre au fil de lectures bloguesques. La couverture m’a beaucoup plu, dans un style réaliste mais délicat, avec un côté chaleureux (la tapisserie, la poule, le look de l’héroïne, Nicole).

Le style à l’intérieur suit plutôt fidèlement celui de la couverture, parfois proposant une image sur une page entière tout en étant découpée en cases, ce qui m’a plu, comme pour projeter la réalité dans la bande dessinée. Le trait doux change parfois pour un style très jeunesse, pour montrer l’enfance de l’auteure (beaucoup d’arrondis, des points simples pour les yeux), ce qui donne une coupure nette tout en étant agréable, en noir et blanc, alors que les éléments du présent sont en nuances de gris. Les cases varient en taille, ce qui garde de la surprise.

J’ai beaucoup accroché au trait de l’auteur. Le récit est lent et contemplatif. Il suit donc différents épisodes de sa vie, ses relations amoureuses, ses soucis avec sa mère, sa découverte de ce que l’homme qu’elle prenait pour son père ne l’était pas et ses recherches pour le trouver. Cette quête trouve sa réponse de manière triste et touchante, un peu comme le reste du récit. Je lui trouve une couleur douce amère, qui m’a énormément plu.

Mais je peux comprendre qu’on s’ennuie. Il se passe peu de choses durant le temps où on suit Nickie, mais les différents évènements sont contés avec délicatesse, et j’ai été plutôt sensible à ce récit. Et la petite vie qu’elle mène, avec ses poules, a un côté intemporel.

Le seul élément qui m’a un peu dérangée a été cette petite amie de Nickie qui impose sa ménagerie de chiens en emménageant et lorsqu’elle se sépare de l’auteure (dans des circonstances pas très chouettes) elle abandonnerait les bêtes parce que la nouvelle copine ne veut/peut pas s’en occuper …

Mais à part ça, un très bel ouvrage.

Chuchoter aux quatre vents

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