Fille de l’eau

Titre VO : Memory of Water.

Auteur : Emmi Itaranta.

Traducteur : Martin Carayol.

Couverture : Ilina Simeonova, Mélanie Wintersdorff.

Nombre de pages : 299.

Première parution VO : 201. Cette édition VF : 2015.

Éditeur : Presses de la Cité.

Genre : Science-fiction.

Prix: 18€.

Résumé éditeur Noria est encore adolescente quand, à la mort de son père, elle est nommée maître du thé de son village. Dans un monde qui tente de se relever d’une guerre qui a épuisé les réserves d’eau potable, la jeune fille est à présent garante des traditions d’un temps révolu et protectrice d’une source secrète que sa famille protège depuis toujours. Mais bientôt, les militaires de la Nouvelle Qian – le gouvernement qui régit la société – décident d’enquêter sur l’apparente abondance des ressources d’eau du village. Alors que l’eau se fait de plus en plus rare, Noria devra faire un choix : se battre ou coopérer ?

Acheté un peu par hasard, parce que le pitch me parlait et que la couverture était un peu mystérieuse, Fille de l’eau s’est révélé une excellente surprise.

Le thème des ressources naturelles qui s’assèchent est toujours intéressant. Ici, Noria vit dans un univers où un évènement s’est déjà produit qui a conduit à la réglementation de l’eau, et parallèlement à cela suit une tradition très asiatique, celle du maître de l’eau, un peu à la manière des maîtres du thé. J’ai trouvé cet élément passionnant, et plein de douceur et d’élégance, à l’image du roman.

Cet aspect tradition, associé à la source qui doit être gardée secrète, les règlementations, la surveillance qui advient, sont aussi bien menés l’un que l’autre dans le récit. En parallèle, l’héroïne découvre l’histoire de son pays, comment on en est arrivé là, même si j’aurais aimé aller plus loin sur ce sujet.

Bon, pour être honnête, la géographie m’a un peu grillé le cerveau – ce n’est déjà pas mon domaine. On se situe en Finlande, devenue Nouvelle-Quian .. colonisée par la Chine ? Une autre raison pour laquelle j’aurais aimé en savoir plus sur l’Histoire du monde de Noria !

Elle a un côté plein de courage, de force tranquille qui a m’a beaucoup impressionnée au fil du roman. Ses parents sont également attachants, j’ai beaucoup regretté de ne pas les avoir vus davantage.

Enfin, l’écriture est particulièrement addictive. J’avais beaucoup de mal à reposer ce livre, à la fois parce que j’avais très envie de savoir ce qui allait se passer (la fin était d’ailleurs totalement inattendue !) et parce que le style est très élégant, à l’image de la cérémonie du maître de l’eau, deux éléments que j’ai énormément appréciés. Je vous assure que j’ai lu le premier paragraphe et j’étais déjà soufflée. (Preuve : la page est cornée 😛 )

En revanche, le texte peut sembler un peu contemplatif, à cause de cette belle écriture, paradoxalement … j’ai totalement accroché, mais je pense que le contraire peut être vrai aussi.

Mais l’un dans l’autre, un très beau roman que je vous recommande !

1 : Lire une oeuvre de SF écrite par une femme.

Chuchoter aux quatre vents

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