L’affaire Sugaya

Titre VO : VS. – Kitakantô Renzoku Youjo Yûkai – Satsujin Jiken no Shinjitsu.

Scénario : Hiroshi Takano.

Dessin : Kenichi Tachibana.

Traducteur : Takuya Matsumoto.

Nombre de pages : 182.

Parution VO : 2010. VF : 2012.

Éditeur : Delcourt (Collection : Ginkgo).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,99€.

Résumé éditeur : Condamné à perpétuité pour le meurtre d’une petite fille, Toshizaku Sugaya passera dix-sept ans de sa vie en prison avant d’être innocenté et de retrouver sa liberté. Désigné coupable d’un crime commis par un tueur en série à cause d’une police peu soucieuse de la qualité de ses enquêtes, il sera finalement libéré grâce à l’acharnement d’une équipe de journalistes de télévision, oeuvrant pour une émission d’actualité d’un nouveau genre.

Conscient de ses responsabilités à l’égard de la société et de ce que doit être la justice, Kiyoshi Shimizu, un journaliste obstiné, entend prouver que son métier n’a de valeur que si les journalistes n’hésitent pas à se confronter aux institutions pour défendre l’intérêt des citoyens !

J’ai trouvé ce manga au boulot, en me cherchant de la lecture pour le week-end – j’ai plein de séries à y découvrir ^u^ J’avoue que le pitch m’a plutôt séduite. Une enquête policière qui est le reflet de la réalité, racontée par le prisme du journalisme d’investigation.

C’est exactement ce qu’on trouve ici. Le résultat est saisissant, avec un trait réaliste, parfois dur, très prenant. J’ai aimé la description du milieu, le côté minutieux de Shimizu qui met toute cette machine de vérité en marche.

Les thèmes sont particulièrement difficiles : l’enlèvement et le meurtre d’enfants ; l’erreur judiciaire ; la foi aveugle dans les tests ADN (même dans les années 90, à leurs débuts) ; le relai aveugle d’une information par les médias de masse, sans prendre la peine de se renseigner ; le refus de reconnaître quelque erreur que ce soit.

L’esprit de l’équipe de journalistes est exemplaire, comme cet intérêt pour la vérité. Les idées qu’ils soulèvent valent le coup d’oeil, même si, puisque c’est un one-shot, ce n’est pas détaillé. Mais cela doit-il l’être ? Suggérer, c’est déjà intéressant, et ça fait réfléchir …

Ma seule petite déception : si Sugaya a bien été innocenté et libéré (mais au prix de quel parcours du combattant !), on ne connaît pas l’identité du serial killer, ce à quoi je m’attendais un peu (habitude du policier en fiction). Je m’attendais presque à ce que ce soit ce journaliste qui se défie de Shimizu dès le début … mais ça aurait été un peu trop romanesque, je l’admets ^^,

Une lecture à recommander.

Chuchoter aux quatre vents

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