Le livre perdu des sortilèges, tome 1

livre perdu des sortilègesTitre VO : All Souls Trilogy, book 1: A Discovery of Witches.

Auteur : Deborah Harkness.

Nombre de pages : 516.

Parution VO : 2011. VF : 2011.

Éditeur : Orbit.

Genre : Fantastique.

Prix : 19,80 €.

Résumé éditeur Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Ce livre trônait dans la PAL depuis presque quatre ans, et j’ai décidé de m’y risquer dans le cadre de mon ABC fantastique (si vous voyiez la taille de la bête, vous comprendriez pourquoi je parle de risquer ^^,).

Et j’ai été soufflée.

Déjà, j’avais complètement zappé qu’il y avait un vampire. (Oui, au bout d’un moment, je ne relis plus les résumés, et j’ai l’air bien cruche quand je lis un titre, puis que je le chronique). Et il est vraiment extra.

Le début m’a passionnée. Le contexte est plus prenant que je ne le pensais : l’héroïne, Diana, est intense, passionnée par son travail de recherches, surtout dans un domaine scientifique (histoire des sciences), je ne m’y attendais pas.

L’écriture est fluide, recherchée, et m’a séduite au bout de quelques pages. Et puis c’est Oxford. La bibliothèque. Et il y a un vampire. Il faudrait être très exigeant pour ne pas savourer.

J’ai trouvé qu’il y avait un côté profondément moderne dans les technologies employées et délicieusement suranné, presque vintage, dans les thèmes (la sorcellerie, la famille de Diana, surtout la maison que j’ai adorée), l’écriture, la manière d’aborder les personnages.

L’ouvrage pourrait se diviser en trois parties. Oxford, Lyon et Madison. D’une part, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il soit si « consistant », malgré le nombre de pages, énormément de choses se passent. J’avoue que j’ai adoré le début situé à Oxford pour les raisons que je vous ai déjà données.

Lyon est différent, j’ai l’impression que Matthew y change un peu de personnalité, et je ne m’attendais pas à partir dans le thème des sociétés secrètes (qui n’est honnêtement pas un thème qui me parle beaucoup). Mais on y apprend énormément sur les vampires créés par l’auteur et j’ai aimé la manière dont elle distille ces informations, ainsi que la découverte des proches de ce personnage.

Madison a un côté cocon familial, avec les tantes de Diana (et leur relation est adorable et inattendue), la maison (qui a son caractère propre et que j’étais émerveillée de découvrir), les anciens membres de la famille, … avec une touche d’action, inattendue elle aussi, le développement de la magie de l’héroïne (attention juste à ne pas tomber dans ce côté du personnage qui détient tous les pouvoirs du monde ou presque).

La mythologie est extrêmement bien construite entre vampires, sorcières, démons. Les règles sont intéressantes, elles sont distillées progressivement, de manière mesurée. J’ai aimé que les camps soient d’abord bien séparés, puis que cette ligne se brouille dans la troisième partie avec l’arrivée de nouveaux personnages, Miriam et Marcus. Mais les personnages en général m’ont beaucoup plu. Et faire des vampires des êtres de connaissances, intéressés par le champ scientifique, j’ai adoré ce trait.

Et il y a du voyage dans le temps❤ Sérieusement, des vampires et du voyage dans le temps, j’avais peu de chance de résister à ce titre❤

Je n’ai même pas trouvé la relation entre Diana et Matthew agaçante. Déjà, parce que les personnages sont attachants, mais aussi parce qu’ils apprennent à se connaître. Il n’est pas question de coup de foudre comme dans une tonne de récits, mais d’activités communes, de discussions, de la construction d’une relation, même si j’aurais aimé que cette étape se prolonge. Puisque durant la partie consacrée à Lyon, on est plutôt dans l’aveu des sentiments mais quelque chose cloche encore, étape dont je suis moins fan. Et j’avoue que j’aurais préféré qu’ils continuent à utiliser le vouvoiement, qui faisait partie des éléments délicieusement vintage et qui leur allait très bien …

Une magnifique lecture, totalement inattendue.

6 réflexions sur “Le livre perdu des sortilèges, tome 1

      • Là je suis sur deux des livres que tu m’as prêtés en même temps ! Scenes From Deep Time (intéressant même si un poil pointu pour être tout à fait passionnant), et Sans parler du chien.

          • Oui c’est ce que je me disais ! c’est très spécial car c’est sur l’art de la préhistoire/paléontologie, donc ce n’est ni complètement scientifique ni complètement artistique. Je le lis un peu en diagonale quand les chapitres me passionnent moins. Le Connie Willis passe pour le moment plutôt bien, même si je me suis rendue compte p.20 que je n’avais pas compris qui était M. Spivens !🙂

          • Je suppose que ce cours t’aurait bien plus ^^ je t’avoue que je n’en ai plus aucun souvenir ! Y a pas mal de personnages chez Connie Willis si je ne me trompe pas, donc ça ne m’étonne pas trop.

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s