Anno Dracula, tome 1

anno draculaAuteur :  Kim Newman.

Traducteur : Thierry Arson.

Illustratrice : Noëmie Chevalier.

Nombre de pages : 473.

Parution VO : 1992. Cette édition VF : 2013.

Éditeur : Bragelonne.

Genre : Fantastique, Horreur.

Prix : 23€.

Résumé éditeur : Londres, 1888. La reine Victoria s’est remariée avec le comte Dracula, qui entend répandre le vampirisme dans tout le royaume. Chaque soir, au crépuscule, les non-morts poursuivent les sang-chauds pour leur donner  » le baiser des Ténèbres  » et boire le sang qui leur assure l’immortalité. La terreur règne, toute révolte est impitoyablement réprimée, mais un mystérieux tueur au scalpel d’argent, en s’attaquant aux prostituées vampires, menace la stabilité du nouveau régime. 

Vous savez que je suis en mode vampires avec le challenge ABC ^^ à cette occasion, j’ai ressorti des livres qui pour certains dormaient depuis des années dans ma PAL. Celui-ci est un peu plus récent. Je l’avais découvert il y a quelques années, avec la belle couverture J’ai Lu violette et noire, et je me suis lancée en rencontrant l’auteur aux Imaginales … j’ai d’ailleurs un dessin très choupi de Dracula (rien à voir avec le contenu bien plus sombre du livre !).

Je dois admettre que ce petit dessin charmant est un des rares éléments que j’aime vraiment bien ici. Si la lecture est plutôt dynamique, que je n’ai pas mis longtemps à le lire (sans le déménagement le temps aurait encore été réduit), et que je lui reconnais très volontiers plusieurs points positifs, je dois dire qu’il ne m’a pas plu.

Ce livre peut être vu comme une variante de l’oeuvre de Stoker puisqu’il en reprend directement certains personnages, comme Jack Seward, ce qui m’a étonnée. Il en propose une fin alternative (spoiler, juste un peu) où Dracula a « gagné », rencontré la reine, est devenu son consort et a entrepris de façonner l’Angleterre à son image. Je pensais que ça lui avait bien pris plus de dix ans, pour bien établir les choses, et j’ai été déjà un peu dubitative en voyant que non, juste trois ans avaient été nécessaires pour cette révolution. Je n’y ai pas trop cru. Mais ce contexte est intéressant et bien posé. Avec des bémols.

Dans les éléments résolument positifs, je suis séduite par l’expression « passer aux ténèbres ». Elle est magnifique, expressive et résume très bien cette métamorphose dont j’ai aimé suivre de près une illustration, dans sa douleur et ses conséquences. Geneviève, la protagoniste vampire, est passionnante. Elle vit depuis bien longtemps, presque plus que Dracula, a traversé bien des événements historiques, et se distingue par sa compassion, tant à destination des humains que des vampires nouvellement passés aux ténèbres (<3) qui bien souvent ne survivent pas et sont transformés par jeu (comme cette fillette de dix ans qui tente de se métamorphoser en chauve-souris, y brise ses os et souffre atrocement), souvent déconsidérés par leur statut (pauvres, prostituées, ou même cette jeune femme de bonne famille qu’elle sauve d’un médecin largement incompétent). Elle est géniale à suivre dans ce récit.

En revanche, il y a définitivement des éléments qui m’ont déplu ici. J’ai eu ce sentiment de trop. Trop de personnages, trop de références (les deux étant bien souvent liés, entre des noms que j’ai reconnus de récits vampiriques ou anglo-saxons – d’où une lecture en fac d’anglais qui aurait été plus profitable, je suppose), trop de monstres avec Jack l’Eventreur (je sais pas, je pensais que les vampires et Dracula suffiraient à nourrir leur homme … je suis vieux jeu et j’aime trop cette créature, je suppose), trop rapide, trop agacée par les ajouts en fin d’ouvrage …

Oui, parce que comme il s’agit d’une réédition, on a droit à toute une série d’ajouts. De changement de fin, carrément. Alors, je comprends. Je comprends qu’on puisse avoir des interrogations sur la manière de clore son récit lorsqu’on en est l’auteur (même moi qui vous parle … une autre histoire pour un autre temps), et que cela puisse passionner un lecteur assidu qui a découvert ce roman auparavant, je pense. Pour moi qui venais de me lancer, déjà échaudée par des longueurs et les soucis dont je vous ai parlé, ça n’est pas du tout passé.

Au final, je reste très mitigée. Je ne nie pas le talent de l’auteur pour la création de l’intrigue, les personnages, les inspirations, les références – j’ai limite plus envie de lire un essai sur ce roman – son écriture, mais ce n’est définitivement pas pour moi. Je reste tout de même contente d’y avoir jeté un oeil.

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

3 réflexions sur “Anno Dracula, tome 1

  1. Je relis ma chronique et je vois que j’ai eu le même ressenti d’oppression, de trop de personnages(connus), mais que j’avais tout de même bien aimé. J’ai mieux noté le deuxième tome, mais je dois dire qu’à présent je me fiche un peu de lire ou non la suite, ça remonte à trop loin… Un peu dommage pour cette série qui avait tout de même de bonnes idées.

    • Je n’avais pas vu que tu avais lu ce livre ! J’aurais pensé qu’il te plairait davantage:/ Mais nous sommes d’accord, l’idée de base était plaisante. Au moins ça t’a donné envie de découvrir la suite !

  2. Pingback: Anno Dracula | La Croisée des Chemins

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