Chromoville

Auteur : Joëlle Wintrebert.

Nombre de pages : 221.

Parution  : 1984.

Éditeur : J’ai Lu.

Genre : Science-fiction.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur : Elle est le symbole spatial de la hiérarchie. Tour de Babel, elle escalade le ciel, strate après strate, pyramide figée du pouvoir. C’est la Ville. Belle « comme un rêve de pierre », elle conjugue l’Ordre avec la Couleur. Nul ne peut échapper à son esthétisme pervers qui régit un système de castes …

Mais il y a des résistances passives, comme celle de Sélèn, le danseur sacré qui commande à son corps et lui impose les plus étranges des métamorphoses, et des résistances actives, comme celle de Narcisse, l’hétaïre qui découvre qu’au-delà de la simple autosatisfaction, son charme peut devenir une arme.

Ce tout petit livre était dans ma PAL depuis bien des années, probablement depuis ma découverte d’Emmaüs. Je ne sais pas où j’ai lu le nom de Joëlle Wintrebert pour la première fois, peut-être dans Passeport pour les étoiles de Francis Valéry, le recueil de SF que j’ai lu et relu lorsque j’étais à la fac. Je savais que c’était une auteure française, chose rare à l’époque, à écrire dans ce genre, et qu’elle possédait une voix féministe (élément encore plus rare, aurais-je tendance à dire).

Le concept des castes matérialisée par les couleurs me fascine, associé à cette verticalité, les différents étages, etc. J’attendais une découverte de cette société portée sur ces castes, et apparemment, comme l’indiquait le résumé, une rébellion. J’ai été déçue sur ces différents points.

L’ennui s’est installé très rapidement. Je me suis pressée pour le lire en un peu moins d’une journée pour en finir rapidement, comme il ne m’a pas du tout plu. Ce fameux système de castes dont j’attendais tant, malheureusement, depuis, j’ai découvert la version de Jasper Fforde, qui m’a beaucoup plus parlée. Peut-être dans sa légèreté, je ne saurais pas dire.

Et tout ou presque m’a paru axé sur le sexe, ce qui m’agace tellement. L’obsession est presque généralisée chez tous les personnages – ça m’a rappelé d’autres ouvrages de SF que j’ai démarrés, datant des années 60-70, et je n’apprécie pas du tout. Autre source d’énervement : le vocabulaire. J’ai eu cette impression très forte qu’il y en avait beaucoup d’inventé ou peu courant, et je ne sais jamais si c’est important ou pas que je comprenne (genre hétaïre …).

Cette fameuse révolte est allée à mon sens bien trop vite. Ce n’est pas subtil en plus de se voir à trente kilomètres à la ronde.

En ce qui concerne les personnages, j’ai un peu apprécié Sélèn, dans ce concept de danseur et de métamorphose, mais c’est bien le seul.

Enfin, l’aspect féministe. J’ai compris son principe, mais les inégalités m’ont vraiment fait hurler … vraiment, un roman qui n’était pas du tout fait pour moi, et dont je suis restée totalement en-dehors.

16 : Lire un livre de SFFF féministe. 

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s