Quoi de neuf chez les filles ? entre stéréotypes et libertés

Auteurs : Christian Baudelot, Roger Establet.

Nombre de pages : 141.

Parution : 2007.

Éditeur : Nathan (Collection : L’enfance en questions).

Genre : Essai.

Prix : 22€.

Résumé éditeur Près de 35 ans après la publication en Italie de Du côté des petites filles d’Elena Gianini Belotti, ce livre est traversé par un fil rouge : la part personnelle énorme que chaque enfant met, dès l’âge le plus tendre, dans la construction de son identité sexuée.

Le bilan qui en sort est très différent de celui que tirait Belotti à son époque. La domination masculine est toujours là, mais la marche des garçons vers l’âge adulte est alourdie par le poids encombrant des armes traditionnelles du pouvoir masculin, alors que dans la construction de leur identité, les filles disposent de marges de liberté et de créativité plus grandes que les garçons.

Cette liberté de mouvement est en phase avec l’une des tendances fortes de l’évolution de la société qui fonde de plus en plus le lien social sur l’autonomie des individus.

Je me suis lancée dans cette lecture après l’ouvrage de Belotti, histoire de voir ce qu’il en disait et sa remise à jour.

J’ai été beaucoup moins attentive. Deux raisons à cela, je pense, la première étant l’omniprésence des chiffres, statistiques, diagrammes. Je comprends que ce soit important, mais que ça m’ennuie … Belloti décrivait des situations, ce livre est plus dans les statistiques, moins mon truc.

La seconde est probablement un détail. L’oeuvre est aérée. Très. Marge au-dessus du texte, en-dessous, des deux côtés, et très larges, de plus la police est très grande. J’avoue que j’ai toujours tendance à penser que c’est pour gagner des pages, lorsque c’est publié chez un grand éditeur comme Nathan …

J’ai apprécié la contribution externe d’une historienne sur différents épisodes de l’Histoire (voyez, sortez des chiffres, mes mirettes s’ouvrent ^^,).

J’ai eu mon moment de désespoir quand les auteurs ont évoqué le grec et latin comme les matières nobles de l’époque. (Forcément).

J’ai aussi mon moment de dénégation lorsque les auteurs disent que les livres, contrairement aux jouets, n’ont pas de sexe. Malheureusement, c’est faux. Combien de fois ai-je entendu mes trolls ou mes elfes me dire « Mais madame ! C’est un livre de fille / de garçon ! », avec, au choix, l’intonation plaintive / atterrée / traumatisée / dans les aigus / désespérée / c’est la fin du monde attendez madame déjà qu’on lit mais si vous nous sortez des trucs roses de fille / bleus de mec … au choix, au choix. Soyez assurés que la créature susnommée a pris un discours de trente pieds de longs sur le fait qu’il n’y a pas de livre de fille ou de garçon, juste le plaisir de le lire. Il n’en reste pas moins que cette maladie contagieuse du genre des jouets s’est étendue, via le marketing, la couleur, etc. Regardez les collections comme Geronimo Stilton (jaune, aventure, garçon) et Théa Stilton (rose, musique, école, fille) … je vous en passe, c’est juste que j’ai vu ces deux collections au boulot cette année et que seules des filles se sont approchées de l’objet rose. (Techniquement, personne ne s’est approché du jaune, mais je ne pense pas que ça compte). Donc … malheureusement, oui, le livre est souvent considéré comme ayant un sexe aussi, ce qui me met en furie et que je combat régulièrement au boulot.

Au final, une lecture qui ne m’a passionnée (probablement mon mauvais esprit envers les chiffres), à part cette question du livre pour garçon/pour fille.

Chuchoter aux quatre vents

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