Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Historian

historianElizabeth Kostova (autrice). 2006, 605 p. Sphere. Fantastique. 9,50€. Livre lu en anglais.

Dans la bibliothèque de son père, une jeune fille découvre par hasard un étrange ouvrage : une couverture ancienne de cuir fané, un livre vierge de toute écriture à l’exception d’une unique image centrale sur laquelle un dragon aux ailes déployées protège entre ses griffes un unique mot, DRAKULA. Le livre s’accompagne de quelques lettres qui commencent par ces mots : « Cher et infortuné successeur, … ».

Commence alors une quête palpitante où Histoire et légendes se confondent sur les traces de Vlad Tepes, plus connu en tant que Drakula. Mais que cache ce mystérieux ouvrage et quelles épreuves attendent les infortunés possesseurs de ce livre ?

Lors de mon premier ABC, il y a bien trois ans de ça, j’avais sélectionné ce livre que j’avais déniché en Irlande (comme le Skal). Je ne sais pas pourquoi, alors que le thème me parlait vraiment bien, il m’est littéralement tombé des mains au bout d’une page. Bon. Je n’ai donc pas achevé mon challenge cette année-là mais j’avais bien l’intention de le reprendre.

Arrive donc 2016 et mon challenge spécial vampires. L’occasion, donc, de découvrir cette historienne et cette version de Dracula – d’autant que le livre, s’il fait un peu pavé, a une couverture très jolie, dans ces tons de rouge sombre, noir, les gouttes de sang en surbrillance. La police interne est agréable, aérée. Il vaut mieux, parce que le temps paraît très long.

J’ai abandonné cette lecture, elle m’est tombée des mains au bout d’un peu plus longtemps que la première fois. Autant l’écriture peut être vraiment belle dans sa description des voyages, de l’école, autant elle m’a également perdue. L’auteur mélange trois temporalités : celle de l’héroïne sans nom, l’historienne, qui parle de son adolescence ; celle de son père, qui raconte ses souvenirs d’étudiant, toujours relatifs à d’étranges événements ; enfin, celle du professeur de son père, M. Rossi, qui livre sa version de l’étrange. Si cette dernière est plutôt claire (présentée sous forme de lettre et en italique), j’ai souvent confondu le narrateur, entre le père et la fille. Il n’y a pas de différence visuelle, en anglais les pronoms ou les termes féminins sont plus rares et il n’y a pas de précision de date ou de point de vue en début de chapitre ou de partie. J’ai eu du mal à comprendre de qui il s’agissait, et situer les différents extraits.

Si l’écriture est belle, elle fait aussi parfois contemplative, un peu longuette, rejoignant un autre problème : le manque d’action. Et de vampires T_T J’ai passé la page 150, je ne suis pas convaincue d’en avoir croisé. Et c’est dommage. On voyage. On raconte des souvenirs. On vole un cahier, attention. Et on voyage, et on discute. Que de longueurs malgré une belle écriture qui ne meuble pas, je trouve …

Le cadre avait tout pour séduire, pourtant, avec la période historique (années trente, cinquante, je dirais), l’Angleterre, l’Europe, le père enseignant, la jeune fille perdue dans ses études à laquelle je pouvais m’identifier sans peine. La rencontre, pour l’instant, est manquée, mais je n’abandonne pas, je le reprends dans trois ans ^^,

6 commentaires sur “The Historian

  1. J’ai été très étonnée de voir que ce livre avait été un best-seller. Pareil que toi : il me tombait régulièrement des mains et son style était terriblement lourd (encore plus dans la traduction mais déjà en anglais)… et puis cette histoire était bizarrement construite, elle aussi pesait… Si tu as envie d’en rire à présent, j’avais fait une critique sur Babelio après l’avoir lu : http://www.babelio.com/livres/Kostova-LHistorienne-et-Drakula-tome-1/10395 🙂

    1. J’avoue que j’ai plus ri avec ta critique qu’avec le roman. Mais je n’ai pas pu l’apprécier à sa juste valeur, comme je ne l’ai pas fini, ce brave Dracula … En revanche, je ne suis pas étonnée de son succès, le côté classique dans le style plaît beaucoup à ceux qui s’y connaissent peu, d’autant que si je me souviens bien France Loisirs le martelait énormément à l’époque de sortie.

      Merci de ton passange Olti ^^

  2. De rien ! Cela me rassure toujours un peu quand je vois que je ne suis pas la seule à n’avoir pas du tout apprécié ce livre bien trop encensé 🙂 !

Chuchoter aux quatre vents

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