Dans les veines

dans-les-veinesAuteur : Morgane Caussarieu.

Illustrateur : Bastien Lecouffe-Deharme.

Nombre de pages : 312.

Parution : 2012.

Éditeur : Mnémos (Collection : Dédale).

Genre : Fantastique – Horreur.

Prix : 19,50€.

Résumé éditeur : La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.

Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer. Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.

J’ai découvert l’écriture de Morgane Caussarieu avec son essai Vampires et bayous, qui m’avait vraiment plu par sa recherche et son écriture très fluide. Très peu portée horreur, j’ai quand même acheté son roman, la même année je crois, et j’en ai longtemps repoussé la lecture. (Oui parce que je lis avant de dormir, et merci Sire Cédric j’ai déjà eu des terreurs nocturnes ><). ABC vampires, cette année, je me lance !

Aucun regret. L’écriture est fluide, passionnante, (oserais-je le dire? :P) fascinante. J’ai eu beaucoup de mal à détacher mes yeux des mots choisis, parce qu’ils le sont à la perfection. Il y a presque une poésie dans le glauque, dans la gradation de l’horreur, de la violence. Je n’ai pas réussi à adorer, comme les termes trop crus restent loin de ma sphère, et il y a un côté un peu sexiste que je ne peux ignorer.

Les personnages, c’est le cas de le dire, sont hauts en couleur. J’y ai cru, j’ai adoré les suivre, même dans cette succession d’horreurs. Caussarieu construit ses vampires à la punk, dans le stupre et la fange, et ça fonctionne. Damian, JC, Seiko … et proposer de les suivre dans leurs débuts vampiriques est la touche que j’ai adorée, puisqu’on exploite différents lieux, différentes époques. J’avoue que le Londres punk des 80s est une destination qui me tenterait bien (et vu la fin ouverte, je continuerais bien à suivre JC!).

Ironiquement, c’est le personnage de Barron que j’ai détesté. Représentant de l’autorité, d’une certaine forme de justice, qui tombe totalement à plat lorsqu’il est question de sa fille et qu’il devient le monstre. Superbe retournement.

Attention, par contre, vraiment, âmes sensibles, je ne vous recommande pas ces vampires. Pour les autres, savourez : effectivement, ils ne brillent pas au soleil, et c’est un régal.

4 réflexions sur “Dans les veines

      • Il y a je pense un ou deux passages dedans qui vont te faire grincer des dents, mais je recommande l’ensemble si tu es prête à te lancer dans du sombre et sordide. franchement vendu comme ça je ne pense pas que j’aurais lu ce bouquin, mais la plume y fait tout ! 🙂 Et oui je veux bien, il faut que je reprenne un rythme de lecture correct mais pour le moment j’essaie de lire ce que tu m’a prêté pour t’en rendre dès que possible ^^

Chuchoter aux quatre vents

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