La Dernière Conquête du Major Pettigrew

Titre VO : Major Pettigrew’s Last Stand.

Auteur : Helen Simonson.

Traducteur : Johan-Frédérik Hel-Guedj.

Nombre de pages : 491.

Parution VO : 2010. Cette édition VF :  2012.

Éditeur : NiL.

Genre : Contemporaine.

Prix : 21,30€.

Résumé éditeurÀ Edgecombe St. Mary, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger. Désormais veuf, ce parfait gentlemann retraité du Royal Sussex a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf – tous occupés à fuit leurs dames patronnesses. Et ce n’est guère son fils, dévoré par l’ambition et les jeux de pouvoir de la City, qui saurait être le complice de ses vieux jours.

Quand l’amour se présente soudain à lui sous les traits de la douce et gracieuse de Mme Ali – l’épicière d’origine pakistanaise et de confession musulmane -la communauté villageoise s’émeut, l’équilibre familial vacille., Le major, si respectueux des traditions,, saura-t-il ramener sa dernière conquête contre les convenances, la vox populi et … lui-même ?

Helen Simonson nous plonge avec délice dans un univers so british de campagne anglase, de folklore et d’imaginaire colonial, et le confronte aux questions de notre temps. Sous sa plume alerte, on se laisse envoûter par la romance et les charmes éternels du royaume de sa Gracieuse Majesté.

J’avais l’impression que ce roman était définitivement vintage, mais il s’est avéré qu’il était très récent (années 90, au moins, je dirais). Pourtant, cela n’enlève rien à son charme délicieusement british.

Le Major Pettigrew, le héros, est tellement réel. Très digne, posé, presque empesé, j’ai adoré le suivre dans son quotidien si flegmatique. C’est surtout son fils qui m’a énervée, à le prendre pour acquis et estimer que tout lui est acquis justement … étonnamment, sa fiancée marque dans le sens inverse.

Et Mme Ali est adorable. Toute cette intrigue sur la tolérance, les pieds dans le plat de certains personnages insupportables sur le colonialisme, est très bien menée, sans jamais perdre de ce charme inné. J’ai également aimé l’originalité d’une relation amoureuse entre deux personnages qui peuvent être considérés comme seniors, ce qui arrive très peu souvent. Surtout avec de telles différences de cultures. Deux cultures qu’on aborde avec douceur et justesse.

L’écriture n’est pas en reste, fluide, addictive. On note de nombreuses descriptions, puisque le quotidien du protagoniste est au centre de l’histoire.

Quelques très maigres défauts. Parfois des longueurs, je trouve, notamment dans cette sous-intrigue des fusils. De très nombreux personnages, j’ai eu quelques difficultés à les replacer (mais je me suis laissée porter par le Major et le récit). J’avoue que j’ai souvent bondi devant les réflexions des membres masculins de la famille de Mme Ali, qui entendent régenter sa vie sous couvert de religion.

Mais à part cela, une très belle réussite.

2 réflexions sur “La Dernière Conquête du Major Pettigrew

Chuchoter aux quatre vents

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