Moisson ! [Février]

En février, je fais quelques jolies trouvailles et je reçois le contenu d’un financement participatif.

Darryl Ouvremonde est un très beau et très grand roman, arrivé avec sa petite cour de marque-pages, cartes, badge, etc.

Je me lance dans la découverte de la maison d’édition Plume Blanche avec ce beau livre fantastique, j’adore déjà la couverture. Et j’ai enfin déniché Hétéro par-ci, homo par le rat dans une boîte à livres, depuis le temps que je le cherchais un peu partout !

Vente privée est passée par là ^^, avec une sélection de beaux livres dont je suis particulièrement friande. Je me suis laissée tenter par une touche de vintage, de Belle Epoque et d’art. Ils sont très jolis.

Et vous ? De belles surprises en février ?

Métaquine, tome 1 : Indications

métaquine 1Auteur : François Rouiller.

Illustrateur : leraf.

Nombre de pages : 362.

Parution : 2016.

Éditeur : L’Atalante (Collection : La Dentelle du Cygne).

Genre : Science-fiction.

Prix : €.

Résumé éditeur Régis, dernier de la classe, ne veut pas prendre de Métaquine®, le médicament qui transforme les cancres en écoliers modèles. Des millions d’enfants inadaptés bénéficient pourtant du traitement, au grand soulagement des profs et des parents. Mais Régis craint que la chimie dissolve le Duché, la contrée fabuleuse d’où son imagination tire châteaux, dinosaures et compagnons de jeu invisibles.

La mère du gamin s’est enfermée sous un casque de cybertox, son beau-père rumine des fantasmes de tueur en feuilletant d’abjects magazines. Il n’y a guère qu’une voisine, neuropsy à la retraite, pour l’aider à défendre ses rêves. Ou peut-être, en ville, cette politicienne remuante qui milite contre la distribution de psychotropes à l’école.

Mais que peuvent deux idéalistes face à un géant pharmaceutique et aux milliards de son budget marketing, alors qu’on découvre à la Métaquine® des vertus toujours plus prometteuses et que la planète entière a déjà gobé la pilule ?

J’ai découvert cette série et son auteur aux Imaginales 2016 (diantre, et déjà lu, quel choc). Le pitch me parlait plutôt, sur cette substance étrange inoculée aux enfants, le côté pharmacie/marketing contre les héros, etc.

La collection étant la même que Doregon, j’avais la furieuse impression que c’était un récit jeunesse, ce qui n’est pas du tout le cas. J’ai d’ailleurs été plutôt étonnée par le côté polyphonique du texte, passant d’un contexte / personnage à un autre, avec son style de langage, limite vulgaire pour les marketeurs, plus scientifiques pour la voisine du gamin – qui n’est d’ailleurs pas au centre du récit, ce à quoi je m’attendais aussi.

Ce n’était pas vraiment le moment pour un récit de SF assez poussé, j’ai eu beaucoup de mal à compléter cette lecture. Je l’ai trouvée longue, pesante, avec un aspect confus, pas mal de vocabulaire scientifique (vous me direz, comme je lisais ça le soir avant de dormir, ça aide …). Beaucoup de personnages sont présents, et une bonne partie ne m’intéressaient pas, comme le côté plus éthéré de ceux qui se perdent dans la réalité virtuelle.

J’ai aussi eu cette impression que la narration partait dans tous les sens. Le gamin (qui accessoirement a un univers dans sa tête qui peut devenir réalité, ce qui sort un peu de nulle part), la voisine ancienne universitaire (donc paf les termes techniques dans la tête), Métaquine par le biais du mec de l’entreprise, les casques de réalité virtuelle qui font à leur sauce avec le réparateur, qui est accessoirement le beau-père du gamin qui s' »occupe » de la mère (guillemets parce qu’il en profite .. chouette dans un récit que je pensais à destination de la jeunesse). La mère qui est donc dans ce coma mais a une certaine conscience, et je ne sais pas si on touche à la métaphysique ou la philo, mais elle a des interlocuteurs presque immatériels, certains peuvent être récupérés par les humains (le mec de Métaquine a encore frappé, on suit aussi ça en parallèle, aurais-je omis de le mentionner?) …

Une tapisserie qui m’a noyée dans ses fils.

Rencontre manquée, donc, et j’hésite à terminer cette série.

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).

Ludwig Fantasy, tome 1

Titre VO : Ludwig Gensôkyoku.

Auteur : Kaori Yuki.

Traducteur : Margot Maillac.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2014. VF : 2013.

Éditeur : Tonkam.

Genre : Manga – Shojo – Contes de fées.

Prix : 6,99€.

Résumé éditeur Le prince Ludwig a tout pour lui : une noble famille, une grande beauté et une intelligence hors-norme. Mais malheureusement, il est doté d’un caractère des plus extravagants… Un jour il part en quête d’une épouse parfaite avec son valet Wilhelm. En effet, il croise bon nombre de princesses sur son chemin : Blanche Neige, la princesse Ronce, le Petit Chaperon Rouge mais son souhait ne se réalise pas. Le prince décide de prendre la mer et de sortir de l’univers de Grimm et se rendre dans celui de Andersen.

En terminant Ludwig Revolution, j’ai espéré, espéré, que l’auteur publie une suite, puisque les aventures du héros n’étaient pas finies. J’adore ce personnage bizarre, baroque, déjanté, et tous les personnages secondaires qui gravitent autour de lui.

La reprise ne s’est pas faite sans accrocs. Il y a des coquilles, plusieurs, et la traduction précédente ne m’avait pas habituée à ça.

J’ai aimé le passage du rouge au bleu pour la couverture, qui symbolise le passage sur la mer de Ludwig vers d’autres aventures. L’auteur me gâte aussi en ne s’attardant pas sur les diverses traversées – j’ai horreur de ça. Je croyais m’embarquer pour des réécritures d’Andersen, mais il apparaît que ce sera plus varié. Dans ce volume, ce sera La Petite Sirène et La princesse Kaguya (que je connais de Sailor Moon mais qui est très différent, en fait).

Le premier conte est toujours aussi drôle, avec une sirène au franc-parler impressionnant, comme toute sa famille. J’ai trouvé son dessin particulièrement joli, entre ses longs cheveux ondulés et ses grands yeux. Le dessin de cette mangaka m’a beaucoup manqué… Pour communiquer car elle prétend être muette, elle se sert de pancartes avec des mots plus familiers barrés, ce qui m’a fait beaucoup rire.

La princesse Kaguya recouvre plusieurs chapitres. C’est donc un conte traditionnel japonais, une petite fille trouvée dans un bambou noyé de lumière et élevée par des gens pauvres, fascinée par la lune. Il est un peu plus sérieux, moins de blagues, mais très beau. J’avoue que j’ai surtout hurlé de rire dans la dernière case, avec le retour de la mère de Ludwig, ce phénomène que j’adore : « Dis, je suis venue parce que tu as dit que c’était la guerre, dans ta lettre, alors on ne pourrait pas en profiter pour envoyer un boulet ou deux? » et Ludwig « Comme tu veux » … J’espère qu’elle restera un peu dans le volume suivant ! Je ne connaissais pas ce conte, donc j’ai peu à en dire, si ce n’est que l’aspect dramatique occulte peut-être un peu l’humour.

La reprise est donc bonne, à part ces quelques coquilles qui m’ont dérangée, j’attends la suite – même si je me demande vraiment quand ce sera : j’ai lu ce manga peu après sa sortie, soit fin 2014, et on en est toujours au même point, y compris au Japon …

Nombre de tomes parus (série en cours) : 1.

Quatre soeurs, tome 2 : Hortense

quatre-soeurs-2Auteur : Malika Ferdjoukh.

Nombre de pages : 138.

Parution : 2003.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Médium).

Genre : Jeunesse.

Prix : 8€.

Résumé éditeurHortense, sur SA falaise, tient SON journal intime.

Elle y raconte combien c’est dur d’être 1 sur 5, une parmi la multitude, surtout quand cette multitude est composée de :

– Charlie qui veut tout réparer à la Vill’Hervé et regarder à la dépense au lieu d’épouser Basile le docteur, de vivre à ses crochets et de fêter Noël au foie gras.

– Geneviève qui ment alors qu’elle ne ment jamais.

– Bettina qui est odieuse avec les êtres les plus sensibles de l’univers, à savoir : elle, Hortense, et Merlin Gillespie, le livreur magicien de Nanouk Surgelés, très, très laid à l’extérieur, mais si, si beau à l’intérieur.

– Et Enid qui a des conversations à bâtons rompus avec son ami Gnome de la Chasse d’eau.

Hortense se demande ce qu’elle va devenir. Architecte de monuments éternels ? Zuleika Lester, du feuilleton Cooper Lane ? Chirurgienne de maladies incurables ? Et si c’était comédienne ? Une idée folle, complètement Saint-Pierre-et-Miquelon, comme dirait Muguette, la locataire malade de la maison voisine.

Hortense sait que pour devenir comédienne, il faut une présence, une voix, de la mémoire, mais surtout de l’entraînement. Alors elle referme SON journal, elle quitte SA falaise, et elle fonce.

J’ai retrouvé cette petite famille avec plaisir. Les personnages sont définitivement le point fort de l’histoire, puisque l’auteur les détaille tellement, avec ces petites choses qui les rendent plus vrais que nature.

Ici on suit donc Hortense, plutôt sympathique, même si les passages consacrés à Bettina font long et un peu datés, surtout dans ses discussions « cool » avec ses camarades, et le temps qu’il lui faut pour comprendre que le brave livreur, Merlin, est vraiment chouette.

J’étais surtout captivée par la narratrice, dans sa découverte du théâtre, son quotidien plein de charme. Même la tante Lucrèce, dans son côté très agaçant, garde le récit humoristique sans trop en faire. Le gros défaut du livre reste sa longueur : si vous avez l’occasion, privilégiez la version intégrale, mais ne passez pas à côté de cette histoire adorable.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

Tome 1 : Enid.

Le chant de la poupée, tome 2

Titre VO : Inhyeong ga.

Auteur : Lee Sun Young.

Traducteurs : Yeong-hee Lim, Françoise Nagel.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2010. VF : 2012.

Éditeur : Clair de Lune (Collection : Encre de Chine).

Genre : Manhwa – Sunjeong.

Prix : 7,95€.

Résumé éditeur : Les dieux ont fait aux hommes cadeau de l’amour. Comme c’est triste pour les autres de ne pas connaître ce sentiment !

Encore un beau moment de douceur et de poésie.

On découvre un nouveau personnage qui recherche depuis dix ans le village des prunelliers, tout en dignité, pour retrouver la femme qu’il aime. Et qu’il n’y arrive pas parce qu’il n’a aucun sens de l’orientation et qu’une fois encore, il fait route en sens inverse. J’ai ri. Ça commençait très bien.

Les illustrations sont toujours charmantes, comme la patronne de l’établissement, qui se révèle un peu différente que je ne pensais (une renarde à neuf queues, encore une belle incursion du folklore local dans le récit), dans un dessin délicat aux traits ensanglantés. J’ai beaucoup aimé détailler un peu son personnage, je ne m’attendais pas à ce qu’elle gagne en importance, et c’est très plaisant. Elle est poursuivie par Samsik, petit-fils de prêtresse qu’on découvre, et qui veut la séduire. Il a un côté gringalet plutôt amusant également. J’ai très hâte de savoir ce que sa grand-mère voulait dire à la jeune femme (j’ai adoré aussi la manière dont elle éjecte Samsik !).

J’aime beaucoup la manière qu’a l’auteur de mélanger les différents registres, une touche d’horreur est suivie par quelques notes dramatiques puis humoristiques, par exemple. C’est parfaitement bien exécuté, on ne s’ennuie pas.

Je retiens aussi une magnifique double page, illustrée par des fleurs de cerisiers et Mun-hee ainsi que son créateur. Le texte est également très agréable. Comme dans le reste du livre d’ailleurs ^^

L’héroïne est toujours délicate, fragile, j’attends que le jeune homme la retrouve, j’ai surtout suivi ces quelques personnages, en espérant avoir quelques réponses dans le volume 3.

Nombre de tomes parus  : 5 (série finie).

Tome 1

Chasseuse de vampires, tome 4 : La lame de l’archange

chasseuse-de-vampires-4Titre original : Guild Hunter, book 4 : Archangel’s Blade.

Auteur : Nalini Singh.

Traducteur : Luce Michel.

Couverture : Ilona Wellmann / Trevillion.

Nombre de pages : 447.

Parution VO : 2012. VF : 2012.

Éditeur : J’ai Lu.

Genre : Fantastique urbain.

Prix : 8.90€.

Résumé éditeur« Un jeune vampire décapité présentant un tatouage sur la joue, voilà normalement une affaire pour la Guilde. Sauf que Dmitri, le second de Raphael, a décidé en son absence de se charger de l’enquête. Et bien entendu, c’est moi, Honor, chasseuse spécialiste des langues anciennes, qui ai été envoyée pour donner un coup de main. 

Qui aurait cru que notre collaboration réveillerait des souvenirs enfouis depuis des siècles ? 

Mais avant de découvrir ce qui nous lie, nous avons une énigme à résoudre, et pas de moindres… »

Je n’avais pas lu le résumé avant de me lancer, j’ai été très surprise de voir que le focus principal s’est déplacé d’Elena-Raphael à un autre couple, en l’occurence Dmitri et Honor. Bon, je n’ai été qu’à moitié étonnée puisque l’auteure varie à chaque tome pour sa série Psy-Changeling, mais j’avais dans l’idée qu’on poursuivait avec Elena.

Elle ne disparaît pas tout à faire, quelques chapitres sont consacrés à son point de vue et Honor, la narratrice, fait référence à sa nouvelle vie. Celle-ci travaille pour la Guilde également, chasseuse mais surtout spécialiste de langues anciennes, ce qui m’a beaucoup plu. Et j’ai beaucoup aimé que Dmitri soit le lead masculin, pour mettre les vampires sous les projecteurs après les anges et les archanges.

Leur relation, si elle se teinte souvent d’un vocabulaire à la limite (^^,) est plutôt intéressante dans son développement, surtout qu’Honor revient d’une expérience traumatisante où elle a été séquestrée et violentée par des inconnus, leur recherche prenant une partie du tome, la partie enquête que j’ai beaucoup appréciée. La seconde, sur le mystérieux tatouage, complète plutôt bien le récit.

J’ai quelques réserves sur le lien entre Honor et Dmitri, ou du moins le fait qu’elle soit la « réincarnation » de sa défunte femme. Il y a ce côté choupi, mais je penche plutôt du côté hum, est-ce qu’il l’aime pour elle ou pour cette raison ? Ce n’est jamais clairement adressé.

A part cet élément, j’ai beaucoup apprécié le rythme de ce volume, l’action, le développement de la relation principale, celles entre Honor et ses camarades de la Guilde – on ressent toute l’amitié, les liens familiaux entre eux. Un très bon moment de lecture.

Nombre de tomes parus : 8 (série en cours).

Tome 1 : Le sang des anges.

Tome 2 : Le souffle de l’archange.

Tome 3 : La compagne de l’archange.

Cesare, tome 1

Titre VO : Cesare – Hakai no sôzôsha 1.

Auteurs : Fuyumi Soryo, Hara Motoaki.

Nombre de pages : 12.

Parution VO : 2006.   VF: 2013.

Éditeur : Ki-oon.

Genre : Manga – Seinen – Historique.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

Il est difficile de ne rien attendre de ce premier tome. Mon exemplaire porte un sticker « recommandé par Historia », qui atteste d’une certaine véracité historique. J’espérais donc beaucoup de ce point de vue, même si je n’ai pas beaucoup lu sur Cesar, excepté la série de You Higuri, qui est très orientée fantastique, mais s’ancre dans une réalité historique. Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer les deux Cesar (avec un petit faible pour la série d’Higuri), entre autres pour le dessin des auteurs.

Celui-ci me rappelait quelque chose, sans parvenir à mettre le doigt dessus. Fuyumi Soryo est l’auteur de la série Mars, dont j’avais lu plusieurs volumes il y a des années et qui ne m’avait pas plu du tout, entre autre pour ce trait caractéristique qui à mon sens n’allait pas avec un shojo (qui tire déjà plus vers le josei, et dans ma période shojo scolaire tout mignon, ça ne me convenait pas), mais il colle beaucoup plus au seinen historique.

J’ai beaucoup aimé une illustration de Cesar sur une page entière, ce qui est plutôt rare en manga classique, et l’approche du roman graphique. L’auteur se joue des cases, ce qui est toujours agréable (je pense notamment à Bride Stories).

Le héros, Angelo, est plutôt ennuyeux et passe son temps à s’attirer des ennuis. Avec lui, on apprend plutôt ce qu’il ne faut pas faire ou pas dire. Certes, on découvre la vie et la société à Pise à travers ses yeux innocents, mais ils sont aussi bien agaçants par ses bourdes. Mais le réalisme du trait et le mystère du protagoniste font l’intérêt de l’œuvre (avec, apparemment, sa véracité historique).

Citer ses sources à la fin me fait toujours plaisir, surtout que l’auteur en fait une bibliographie thématique (sur les personnages, Pise, la période, l’histoire culturelle par chapitre), et en différentes langues, s’il vous plaît. J’ai vraiment aimé cette note de recherche.

Malgré un petit ennui, je suis donc agréablement surprise par ce premier tome et compte poursuivre la série.

Nombre de tomes parus : 11 (série en cours).