Métaquine, tome 1 : Indications

métaquine 1Auteur : François Rouiller.

Illustrateur : leraf.

Nombre de pages : 362.

Parution : 2016.

Éditeur : L’Atalante (Collection : La Dentelle du Cygne).

Genre : Science-fiction.

Prix : €.

Résumé éditeur Régis, dernier de la classe, ne veut pas prendre de Métaquine®, le médicament qui transforme les cancres en écoliers modèles. Des millions d’enfants inadaptés bénéficient pourtant du traitement, au grand soulagement des profs et des parents. Mais Régis craint que la chimie dissolve le Duché, la contrée fabuleuse d’où son imagination tire châteaux, dinosaures et compagnons de jeu invisibles.

La mère du gamin s’est enfermée sous un casque de cybertox, son beau-père rumine des fantasmes de tueur en feuilletant d’abjects magazines. Il n’y a guère qu’une voisine, neuropsy à la retraite, pour l’aider à défendre ses rêves. Ou peut-être, en ville, cette politicienne remuante qui milite contre la distribution de psychotropes à l’école.

Mais que peuvent deux idéalistes face à un géant pharmaceutique et aux milliards de son budget marketing, alors qu’on découvre à la Métaquine® des vertus toujours plus prometteuses et que la planète entière a déjà gobé la pilule ?

J’ai découvert cette série et son auteur aux Imaginales 2016 (diantre, et déjà lu, quel choc). Le pitch me parlait plutôt, sur cette substance étrange inoculée aux enfants, le côté pharmacie/marketing contre les héros, etc.

La collection étant la même que Doregon, j’avais la furieuse impression que c’était un récit jeunesse, ce qui n’est pas du tout le cas. J’ai d’ailleurs été plutôt étonnée par le côté polyphonique du texte, passant d’un contexte / personnage à un autre, avec son style de langage, limite vulgaire pour les marketeurs, plus scientifiques pour la voisine du gamin – qui n’est d’ailleurs pas au centre du récit, ce à quoi je m’attendais aussi.

Ce n’était pas vraiment le moment pour un récit de SF assez poussé, j’ai eu beaucoup de mal à compléter cette lecture. Je l’ai trouvée longue, pesante, avec un aspect confus, pas mal de vocabulaire scientifique (vous me direz, comme je lisais ça le soir avant de dormir, ça aide …). Beaucoup de personnages sont présents, et une bonne partie ne m’intéressaient pas, comme le côté plus éthéré de ceux qui se perdent dans la réalité virtuelle.

J’ai aussi eu cette impression que la narration partait dans tous les sens. Le gamin (qui accessoirement a un univers dans sa tête qui peut devenir réalité, ce qui sort un peu de nulle part), la voisine ancienne universitaire (donc paf les termes techniques dans la tête), Métaquine par le biais du mec de l’entreprise, les casques de réalité virtuelle qui font à leur sauce avec le réparateur, qui est accessoirement le beau-père du gamin qui s' »occupe » de la mère (guillemets parce qu’il en profite .. chouette dans un récit que je pensais à destination de la jeunesse). La mère qui est donc dans ce coma mais a une certaine conscience, et je ne sais pas si on touche à la métaphysique ou la philo, mais elle a des interlocuteurs presque immatériels, certains peuvent être récupérés par les humains (le mec de Métaquine a encore frappé, on suit aussi ça en parallèle, aurais-je omis de le mentionner?) …

Une tapisserie qui m’a noyée dans ses fils.

Rencontre manquée, donc, et j’hésite à terminer cette série.

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s