Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Mars]

En mars, je retourne à une vente de livres que je commence à bien connaître et je refais le plein de BD et mangas parce que j’ai presque grignoté toutes mes réserves !

J’ai ENFIN déniché le premier tome des Livres de sang de Clive Barker, dans l’édition de poche ! A voir si ça me plaît, j’aime beaucoup leurs titres ironiques, et j’ai beaucoup entendu parler de l’auteur. La vente des bibliothèques hospitalières a été mince, mais avec de jolies surprises : un roman de Xinran (dont j’avais adoré Chinoises), un autre de chez Philippe Picquier, et un hors série de la série Spiderwick sur les créatures de ce bel univers (j’ai aussi trouvé les deux premiers tomes pour le boulot ^^).

Suite à une conférence, ma mère m’a aussi offert ce livre de développement personnel, Vers une transformation souhaitable de nous-mêmes. Je ne pense pas que ce soit un message subliminal mais c’est bien la première fois qu’elle me ramène un livre sans que je le lui aie demandé avant, ou laissé une liste ^^,

Deux petites commandes sur Internet : le très bel artbook Seasons d’Alexandra V. Bach (malheureusement, je crois qu’il est rupture de stock 😦 ). Et en tombant sur un favori oublié, je me suis rappelé le livre de Tony Beaufils, du groupe éponyme Qantice ! J’en ai profité pour acheter leur album The cosmocinesy, instrumentales, qui précède The Phantonauts avec lequel j’ai découvert le groupe (et la voix du chanteur PelleK que j’adore <3). Les musiques sont toujours aussi puissantes et étranges.

Ma petite moisson de librairie BD/manga et plus générale (mais en café-librairie *u*). Vous le verrez dans le bilan demain, mais Stray Dog est complètement génial et il me fallait la suite. De manière plus posée, j’étais très curieuse de poursuivre les aventures d’Enola en BD, même si je n’ai lu que le premier tome en roman, et La vague devrait fermer la série de Durpaire et Boudjellal sur La Présidente (j’ai à la fois hâte de savoir et pas du tout, un peu comme pour les élections en somme. Pardon pour  le commentaire politique ^^,). J’ai déjà découvert avec plaisir Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu de Mathieu Sapin, dont je vous reparle demain.

Ma librairie manga proposait un extrait de L’enfant et le maudit qui m’a plutôt intriguée, dans ses traits étranges et son histoire mystérieuse (cette maladie qui affecte certaines personnes, ce maudit qui prend soin de l’enfant, ces contrées dévastées), et puis il y avait un petit badge de The Ancient Magus Bride avec ^^, j’aurais bien pris la suite de cette série, mais il a fallu la commander (j’ai peut-être rajouté deux titres à la liste, mais c’est une autre histoire pour un autre jour ^^,). Et j’adore Le Comte de Monte-Cristo, j’ai très hâte de découvrir cette réécriture (la version SF d’Oren Miller m’avait enthousiasmée), j’ai juste un peu peur parce qu’en le parcourant, j’ai l’impression qu’il y a une part de folie dans les yeux du protagoniste qui entre un peu en contradiction avec l’image que je m’en fais … A voir.

Un peu d’Histoire avec des personnages dont on n’a pas retenu le nom (Les Oubliés de l’Histoire), de contemporaine avec Il était une lettre) et surtout du policier un peu vintage (années 30 à Berlin) et une enquêtrice dans Jardin d’hiver (j’espère juste que comme c’est un tome 2 le premier ne me manquera pas trop).

Et vous ? De belles surprises en mars ?

Lectures sur un rocher

L’Epouse du Dieu de l’eau

épouse du dieu de l'eau 1Habaek 1. Mi-kyung Yun (autrice). Loïc Gendry, Keum suk Gendry-Kim (traduction). 2006 (VO), 2010 (VF), 184 p. Clair de Lune (Encre de Chine). Manhwa – Sunjeong. 7,95€.

Habaek, le Dieu de l’eau, offre la pluie en échange de l’offrande d’une femme vierge. Soah décide d’épouser Habaek, car son village souffre de la sécheresse depuis bien trop longtemps. Sa famille est rongée par la tristesse, mais malgré cela elle se rend dans le pays de l’eau pour y rencontrer Habaek. Mais quelle n’est pas sa surprise de le voir si différent qu’elle ne l’avait imaginé !

J’adore cette série. C’est ce qui est encore plus frustrant dans la communication désastreuse de l’éditeur et les incertitudes de publication. J’aime l’élégance de ce titre, dans ses dessins déjà, absolument magnifique, léchés, détaillés.

Le contexte est parfait. Cette époque médiévale asiatique, dans la beauté de ses costumes, s’ajoute aux superbes décors. S’ils sont riches en détails, je les trouve néanmoins subtils dans une discrétion toute élégante. Le monde de l’eau est merveilleux.

J’ai juste un peu de mal avec les personnages, à part Soah, Habaek et sa mère, qui apparaît en fin de volume. Leurs prénoms sont assez simples, moins pour les autres, comme je connais peu les noms coréens.

En ce qui concerne le récit, il me rappelle fortement l’histoire d’Eros et Psyché. Soah fait le sacrifice de sa vie de mortelle pour être mariée au dieu de l’eau, Habaek, qui se révèle être un enfant … le jour. La nuit, il est un jeune homme. Lorsqu’elle le rencontre, il lui déclare s’appeler Mooi, parce qu’il est trop tôt pour qu’elle sache la vérité. Sans explication, l’auteure commence à semer des mystères, ainsi qu’au sujet de sa première épouse, Nakbine.

J’ai juste trouvé le moment où on aborde le sujet pour la première fois sorti un peu de nulle part. Et dans la discussion de l’auteur en fin de manhwa (où elle se représente en panda), c’est très surprenant d’apprendre que sa soeur l’a trouvée « perverse » parce qu’un personnage grandissait pendant la nuit … ça fait juste un peu mauvais esprit à mes yeux. Jusqu’à ce qu’elle ajoute que la série a failli être interdite aux moins de 18 ans … sérieusement ? Je vous avoue que jusqu’à présent, je n’y vois pas de raison, en tout cas absolument pas ici.

Un premier tome qui présente la situation et les personnages et donne un merveilleux aperçu visuel du talent de l’auteur.

Lectures sur un rocher

The Ancient Magus Bride

Mahou Tsukai no Yome 1. Koré Yamazaki (autrice). Fédoua Lamodière (traductrice). 2014 (VO), 2015 (VF), 175 p. Komikku. Manga – Seinen. 7,90€.

Chise à le pouvoir spécial de voir des choses que d’autres ne peuvent voir.

Un magicien étrange, dont la tête est un crâne tout aussi bizarre, est le premier à déceler le don de Chise. Il achètera cette jeune fille à des enchères au Japon pour la modique somme de 5 millions de livres sterling.

De retour ensemble en Angleterre, Chise deviendra l’apprenti du magicien et est supposée l’épouser dans le futur.

Je me suis lancée dans cette petite lecture sur suggestion d’une de mes libraires. Et je dois admettre que je suis totalement charmée par cet univers, la magie, les dragons (<3), les personnages …

Chise et le magicien me rappellent une autre histoire, peut-être La Belle et la Bête, ou L’épouse du dieu de l’eau, je ne sais pas, il y avait une petite touche d’influence, mais jamais de déjà vu. Je ne me suis pas ennuyée, bien au contraire.

Le dessin, très réaliste, est magnifique, et je regretterais presque qu’il n’y ait pas plus de pages colorisées. Le soin du trait me fait penser à Bride Stories, Le Maître des Livres, Arte … délicieusement agréable.

J’ai aussi beaucoup apprécié la tendresse qui se développe entre Chise et le magicien, lorsqu’elle est encore sa disciple et qu’il prend soin d’elle.

En matière de magie, la lettre qui s’envole d’elle-même est très bien trouvée. L’auteur développe sa propre mythologie en matière de magie et sorcellerie, à différencier, encore une fois bien pensé. Le passage sur les dragons est magnifique !

C’est une série qui recèle beaucoup de magie, de mystère, d’humour, avec des personnages passionnants. A découvrir !

Lectures sur un rocher

Détenu 042

Yua Kotegawa (autrice). Guillaume Abadie (traductrice). 2002 (VO), 2006 (VF), 216 p. Kana (Big Kana). Manga – Seinen. 7,35€.

Le gouvernement japonais lance une expérience : Ryohei Tajima, « le détenu 042 », en sera le cobaye ! Condamné à mort pour 7 meurtres, il verra sa peine commuée en travaux à perpétuité, à la condition d’accepter l’implantation dans sa tête d’une puce capable de détecter la moindre pulsion destructrice, de le localiser et de fournir des données sur lui. A la moindre envie de meurtre, la puce explosera, causant ainsi des lésions irréversibles au cerveau. C’est sous cette épée de Damoclès et selon cette liberté toute relative, que le jeune condamné commence son travail d’intérêt général…

Je n’avais jamais entendu parler de cette série avant de la trouver sur les étagères manga du boulot. (Heureusement qu’on l’a en entier d’ailleurs puisqu’elle n’est plus commercialisée).

Si le trait est honnête, réaliste, il n’est pas des plus attractifs – mais je suis difficile. Le manga vaut surtout pour son histoire, et le personnage principal.

On sait qu’il est un meurtrier, qu’il a semble-t-il tué sans états d’âme sept personnes, et l’auteur dévide doucement son histoire : sa vie dans une secte, les secrets concernant sa famille. Il a beaucoup de simplicité, s’exprime très peu, apprécie le jardinage et la compagnie des plantes, ainsi qu’une lycéenne aveugle.

Mais, heu, sérieusement ? Un criminel anciennement condamné à mort fait partie d’une expérience scientifique pour tester une puce électronique sensée contrôler ses pulsions, et on le fait travailler dans un lycée ? Heu, c’est pas chouïa dangereux avec les ados ? J’avoue que cette partie de l’intrigue est un peu trop difficile à croire.

C’est une série courte que je vais poursuivre, je suis curieuse d’en savoir plus sur le protagoniste et l’issue de l’expérience.

Lectures sur un rocher

Fairy Cube

Yôsei Hyôhon 1. Kaori Yuki (autrice). Kureha (traduction). 2005 (VO), 2007 (VF), 160 p. Tonkam. Manga – Shojo – Contes de fées. 6,99€.

Depuis toujours, Ian Hasumi peut voir les fées et autres créatures surnaturelles. En particulier, il voit régulièrement un double de lui, Tokage, qui le déteste et fait le mal autour de lui. Jusqu’au jour où Tokage parvient à faire assassiner Ian et prendre sa place. Ian, qui n’est plus qu’un esprit, fera tout pour reprendre sa place !

Il y a quelques années, Kaori Yuki était ma mangaka préférée, et j’achetais toutes ses séries dès leur parution. Ce n’est plus tellement le cas maintenant (depuis la déception de The Royal Doll Orchestra, j’ai peiné à finir le premier volume et n’ai jamais poursuivi), mais il y a plusieurs de ses séries que j’adore et que je ne me lasse pas de relire.

Fairy Cube n’en fait pas partie. C’est la série qui avait au pitch tout pour me plaire et au final m’a ennuyée. Dès le premier volume, je ne me suis jamais sentie proche des personnages, qu’il s’agisse d’Ian, qui peut voir les fées, ou Line (peut-être est-ce la proximité de prénom aussi) battue par sa mère …

En faisant cette relecture, j’ai essayé de mettre des mots sur ce sentiment. Ce n’est pas parfaitement réussi, mais je vais vous faire partager ça.

On est jeté, à mon sens, bien trop rapidement dans le vif du sujet. Pas d’introduction, juste baf, Ian nous balance son enfance après 3 pages, une consacrée à son passé sans visages, deux consacrées à Ainsel la fée avec l’introduction des fairy cube.

D’ailleurs c’est un artefact qui ne m’a jamais intéressée. Certes il permet aux fées de posséder des humains, ça devrait être passionnant … mais, non. Pas cette fois.

Le jumeau maléfique d’Ian, Tokagé, n’est pas passé non plus. Et Ian a cette manie de remettre des mots sur ce qu’on essaie de lire … il est plutôt agaçant. Et pourquoi la présence de Line permet-elle à Ian de révéler le monde des fées ?

Bref, malgré la petite mention de créatures féériques (devant le passage d’Ian et Ainsel dans leur monde (j’aurais peut-être préféré prolonger ce passage, surtout qu’elles sont celtes) je suis restée sur ma faim pour ce thème.

Je me dis toujours que le tome 2 pourra me faire apprécier cette série, mais j’ai un doute. A part le dessin toujours aussi impeccable, je ne vois rien qui me plaît …


Yôsei Hyôhon 2. Kaori Yuki (autrice). Kureha (traduction). 2006 (VO), 2007 (VF), 160 p. Tonkam. Manga – Shojo – Contes de fées. 6,99€.

Depuis toujours, Ian Hasumi peut voir les fées et autres créatures surnaturelles. En particulier, il voit régulièrement un double de lui, Tokage, qui le déteste et fait le mal autour de lui. Jusqu’au jour où Tokage parvient à faire assassiner Ian et prendre sa place. Ian, qui n’est plus qu’un esprit, fera tout pour reprendre sa place !

J’ai essayé d’expliquer en quoi le tome 1 de la série me laissait de marbre. Je ne suis pas sûre d’y avoir très bien réussi, et j’ai poursuivi avec ce deuxième tome (le troisième devrait suivre bientôt, puisqu’ils sont tous dans ma bibliothèque).

Quelques éléments m’ont plu dans celui-ci, mais on est très loin de l’émotion de Comte Cain, Le Parfum (POURQUOI celui-ci n’est PAS une série ??) ou Angel Sanctuary qui m’avaient définitivement retournée.

Ian et Line sont toujours d’un plat complet. J’ai apprécié la grand-mère d’Eliah pour son histoire (über courte), sa jeunesse et sa rencontre avec une fée. Pourquoi est-ce si court? C’est beaucoup plus intéressant à mon goût que de faire mumuse avec des cubes de fées à notre époque ! Je n’ai jamais, à aucun moment, perçu le danger que ces accessoires représentaient pour la Terre – parce que oui, c’est sensé avoir une dimension épique. Pour moi Ian veut retrouver son corps et sa copine. Basta.

Dans les autres personnages, on découvre la tante d’Ian, une fée, et les origines de Tokagé. Je suppose que j’aurais dû être émue, mais ça tombe tellement de nulle part, le fait que le jumeau démoniaque ne soit pas manichéen et qu’il ait ses raisons, qu’on ait jamais soupçonnées au début – encore une fois bien trop précipité.

Et on retombe dans un cliché : les héros amoureux qui ne peuvent pas se toucher parce qu’ils prennent feu. Bon, la manière est un détail mais c’est tellement typique que les séries télé ont un nom pour ça que j’ai oublié. Ça a tué une série avec Bruce Willis, si je me trompe pas. Regardez Angel et Buffy. Max et Logan. Regardez dans les 3/4 des séries. C’est un ressort ultra éculé …

J’ai été plus intéressée par le personnage de Shira, la responsable de l’organisation qui souhaite mettre en place la guerre des fées contre les humains. J’aurais préféré la suivre, d’autant que Lei-Vun, son garde du corps, a une histoire d’origine qui m’a plu (elle le rapproche de la fée qui « prête » Ainsel à Ian). Elle a une histoire complexe, des buts mystérieux, un caractère particulier.

Soupir. Je sais, j’ai l’air très dure dans mes critiques. Mais si vous saviez à quel point j’aimais cette mangaka, ses séries (je vous ai parlé de Ludwig Revolution), je ne comprends pas ce qui s’est passé ici.


Yôsei Hyôhon 3. Kaori Yuki (autrice). Kureha (traduction). 2006 (VO), 2007 (VF), 160 p. Tonkam. Manga – Shojo – Contes de fées. 6,99€.

Depuis toujours, Ian Hasumi peut voir les fées et autres créatures surnaturelles. En particulier, il voit régulièrement un double de lui, Tokage, qui le déteste et fait le mal autour de lui. Jusqu’au jour où Tokage parvient à faire assassiner Ian et prendre sa place. Ian, qui n’est plus qu’un esprit, fera tout pour reprendre sa place !

Ce n’est qu’avec ce troisième tome que je me découvre une affection pour la série. J’en reste assez déçue puisque tellement d’éléments auraient dû me plaire (le folklore celte notamment) mais ce n’est qu’ici qu’ils fonctionnent.

Cette cérémonie pour ouvrir le portail des démons ne prend de l’envergure qu’au moment de l’ouvrir, avec la présence de Shira (personnage passionnant, mais mal amené, je trouve, et qui même à la fin n’arrive pas à prendre de l’ampleur – son ambiguïté, son côté androgyne, sa relation avec la mère de Ian … tout aurait dû contribuer à la mettre au premier plan), et démarre le récit avec plus de force qu’auparavant.

Les révélations sur la mère du héros et Tokagé (que je n’attendais même plus) sont bienvenues, touchantes, et vraiment inattendues, j’ai aimé son retour ainsi que celui de Doshi. C’est un peu tire-larmes, mais ça passe.

Retrouver l’histoire de Kaito est Lei-Vun est également un grand point, surtout qu’elle apporte de petits bouleversements que je n’avais pas vu venir non plus. Je me suis presque prise à regretter qu’ils ne soient pas les héros du récit, je les trouve plus intéressants que Ian et Line. Mais la toute fin m’a plu, enfin.

J’avais complètement zappé qu’après la fin, on avait une histoire bonus mettant en scène Lei-Vun et Isaiah. Je ne suis pas convaincue. Le principe est un peu éculé (ce démon des purikura qui exauce ton voeu et revient te chercher ensuite), et Isaiah n’est pas passionnant (et comme d’habitude, Lei-Vun est trop discret).

Lectures sur un rocher

Hikaru no Go

Yumi Hotta (auteur). Takeshi Obata (dessinateur). Yoshiaki Naruse, Julie Naruse (traduction). 1993 (VO), 2003 (VF), 192 p. Tonkam. Manga – Shonen. 6,99€.

En fouillant dans son grenier, le jeune Hikaru découvre un jeu de go, habité par l’esprit d’un ancêtre, un excellent joueur des temps anciens Sai Fujiwara. La passion de Sai pour ce jeu entraîne peu à peu Hikaru dans le monde du Go.

Si j’ai beaucoup entendu parler de cette série depuis des années, je n’y avais jamais mis le nez. Le go n’est pas un jeu que je connais, ni qui m’intéresse particulièrement, mais puisque je l’ai au boulot, autant me lancer.

Et je suis très agréablement surprise. J’ai aimé la simplicité du dessin, retrouver le côté nekketsu, cet esprit shonen, action dans un sport, même « tout petit ».

Hikaru est un gamin plutôt amusant à suivre, et Saï m’a beaucoup touchée. La manière dont il arrive dans notre monde est plaisante, et ce thème de la cohabitation me plaît toujours (elle me rappelle un peu Yu Gi Oh ^^).

Bon, pour être honnête, je ne comprends pas grand-chose aux règles du go, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier le récit et d’avoir envie de découvrir la suite. Simple et efficace.


Yumi Hotta (scénariste). Takeshi Obata (dessinateur). Yoshiaki Naruse, Julie Naruse (traducteurs). 1999 (VO), 2007 (VF), 192 p. Tonkam. Manga – Shonen. 6,99€.

En fouillant dans son grenier, le jeune Hikaru découvre un jeu de go, habité par l’esprit d’un ancêtre, un excellent joueur des temps anciens Sai Fujiwara. La passion de Sai pour ce jeu entraîne peu à peu Hikaru dans le monde du Go.

Je suis définitivement très fan du personnage de Saï. Toujours aussi touchant dans ce volume par son amour du jeu, j’ai également apprécié ses anachronismes, ses découvertes, ses petites crises de larmes et ses apparitions en général.

Hikaru est égal à lui-même, un petit garçon amusant qui découvre le go et souhaite surtout s’amuser. J’ai juste été ennuyée par l’utilisation du mot collège à deux reprises : pour dire qu’il n’y est pas encore (et donc risque d’être disqualifié du tournoi si ça se sait) et pour dire qu’il est dans tel collège … hum … peut-être un souci de relecture.

Mais le fait qu’il soit plus jeune en fait un héros intéressant. Juste un peu moins quand il y va de sa petite remarque sexiste avec son amie (c’est une fille, elle peut pas comprendre le go … merci Saï de lui rabattre son caquet – même si ce n’était pas son intention, il est trop gentil – en précisant que le go est pour tout le monde).

Le concept des petits tournois, des évolutions, ce côté très shonen, se retrouve avec plaisir. Les personnages ont aussi ce style très attachants où on prend plaisir à les suivre pendant un long cycle car on souhaite les voir évoluer.

Je trouve juste un peu dommage ce collège où Akira va (c’est sa future/nouvelle école? pas trop compris) et entre dans le club de go. L’atmosphère y est glacée, presque militaire, on ne s’y amuse pas, seules les performances importent et ça ne me plaît pas du tout – mais c’est fait exprès, je m’en doute.

Toujours aussi simple et efficace.

Nombre de tomes parus : 23 (série finie).

Lectures sur un rocher

Drug & Drop

Clamp (autrices). 2012 (VO), 2013 (VO), 176 p. Kazé (Shonen up!). Manga – Seinen. 7,99 €.

Kazahaya Kudo et Rikuo Himura travaillent toujours pour Green Drug, tout en faisant leurs missions un peu spéciales la nuit en usant de leurs habilités surnaturelles. Kazahaya et Rikuo sont les seuls à pouvoir s’acquitter de ces missions : par apposition des mains sur une simple photo, Kazahaya peut localiser l’objet ou la personne représentés, tandis que Rikuo a la faculté de détruire de petits objets par la pensée. Au fil des affaires, Kazahaya va peu à peu s’interroger sur les agissements de Green Drug et sur ces implications dans le monde de l’occulte.

Ma dernière lecture des Clamp, relecture de Sakura exceptée, a été Lawful Drug, pour sa réédition, qui ne m’a pas plu du tout et ne m’a pas intéressée. Drug and Drop en est donc sa suite, que j’avais achetée en même temps. Je m’y suis lancée un peu à reculons, pour être honnête, et pour pouvoir le désherber en même temps si elle ne me plaisait pas.

J’ai retrouvé dans le dessin les Clamp, il y a moins de minimalisme qui fait vide, j’ai reconnu les personnages, cet aspect est mieux passé. Les mystères sont également mieux dosés et m’ont plu, on est dans ce fantastique et étrange que j’aime, qui me rappelle XXXHolic que j’ai débuté récemment.

A ceci près que je crois que j’ai été bien spoilée sur Holic, justement. Ce qui m’a franchement agacée. Sérieusement, jusqu’à présent je n’avais rien contre la manie des auteurs d’entrelacer toutes leurs séries, mais si maintenant il faut une chronologie pour savoir sans quel ordre les lire, j’en ai vraiment marre !

Sans parler, bien sûr, de tous les trucs de Lawful Drug pas rappelés ici, ou au compte goutte. Mouais. J’ai l’impression qu’on m’avait dit que cette série pouvait se lire indépendamment, ce qui m’agace aussi.

Sinon, l’intrigue est plutôt intéressante, mais devant ces éléments énervants, je ne pense pas poursuivre.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours) .