Moisson ! [Avril]

En avril, je suis toujours en mode achat de BDs et manga (c’est pas ma faute, j’y allais déjà pour le boulot, je vous en reparle dans le bilan ^^).

Mais avant d’en parler, un petit mot pour les éditions du Riez qui cessent leur activité et essaient de vendre leurs livres pour leur éviter le pilon … j’aime de plus en plus le travail de Veronica Bach, et déjà l’an dernier j’avais déjà très envie d’acheter leur Cabinet de curiosités, voilà qui est chose faite.

Je suis donc repassée par ma librairie BD manga, comme l’atteste cette petite razzia. Je vous ai déjà parlé de The Ancient Magus Bride, et j’avais adoré le premier tome de Mytho. J’ai hâte de retrouver Mathieu Sapin et son style documentaire, ici pour reprendre la campagne présidentielle de 2012 avec des pages bonus pour cette année.

J’avais commandé Ainsi soit Benoite Groult de Catel. J’avais adoré Ainsi soit-elle de cette grande dame, je suis curieuse de découvrir sa vie sous forme de BD, d’autant qu’elle avait dit tout de go à l’illustratrice ne pas être fan de BD.

Et puis deux achats totalement imprévus, même si le second me trottait dans la tête depuis que j’ai lu le blog de ce dessinateur. Lady Mechanika, comic steampunk, et le premier tome des Notes de Boulet. C’est pas ma faute, votre Honneur, il a dessiné un Mirai Trunks dans un futur version steampunk, je n’avais plus toute ma tête xD

Intermède musical avec une petite commande CD sur EMP, site que je vous recommande pour ses vêtements, accessoires et musique metal, gothique, etc. Cette commande a d’ailleurs été plutôt folklorique, il manque un album, resté en stock fournisseur pendant des semaines, et quand ce colis est arrivé, il y en avait un autre qui ne correspondait absolument pas et que j’ai renvoyé ^^, Mais leur service après-vente est très efficace et il devrait arriver mardi (j’espère, j’ai hâte de l’écouter !).

Amaranthe est un groupe de power metal, j’adore le rythme et l’énergie de ces deux albums, Amaranthe et Nexus, la superbe voix de la chanteuse Elize Ryd. J’ai découvert Dragon Force et HammerFall, également power metal, avec PelleK, qui a repris plusieurs de leurs chansons que j’adore, comme Cry Thunder, Symphony of the Night, Heroes Of Our Time pour Dragon Force, et Hector’s Hymn ❤ pour ce dernier. J’adore la musique, les paroles de ces groupes.

Un peu déçue, j’ai trouvé ce tome de la saga des Spellmans dans un arbre aux livres, mais c’est le quatrième :/ en revanche, ravie de ma trouvaille chez un bouquiniste tout à côté sur le steampunk ❤

Hier s’est tenu un salon de la BD dans un des collège-lycée où je travaille. Sur le thème de l’air et de l’espace avec des auteurs de série comme Buck Danny ou Tania, c’était très impressionnant, et j’ai déniché de petites choses très sympathiques pour le boulot, je vous en reparlerai dans le bilan. Pour moi, j’ai acquis ces trois jolies BD, adaptation de l’oeuvre de Marcel Pagnol. Le scénariste et le dessinateur travaillent avec les ayants-droits de l’auteur et toute son oeuvre doit être réalisée sous cette belle forme. Je n’ai parcouru qu’un peu La Gloire de mon Père et j’ai entendu les voix des acteurs du film, j’ai revu l’oncle de Marcel, ça m’a rappelé de très beaux souvenirs ❤

Et puis je suis tombée sur ce livre sur les films et séries de SF, forcément, il me le fallait ^^

Accessoirement, j’ai aussi gagné une Pléiade à la tombola xD Je ne sais absolument pas ce que je vais en faire, probablement un cadeau !

Et vous, vous avez fait de belles surprises en avril ? La prochaine Moisson sera très certainement celle de l’année : Imaginales en approche …

Bacha Posh

bacha-poshAuteur : Charlotte Erlih.

Nombre de pages : 181.

Parution : 2013.

Éditeur : Actes Sud (Collection : Junior).

Genre : Drame.

Prix : 10,20€.

Résumé éditeurA 15 ans, Farrukh voit enfin son rêve se réaliser : son club d’aviron, le seul d’Afghanistan, a obtenu un bateau professionnel. Si son équipe tentait de se qualifier pour les Jeux olympiques ?! Mais Farrukh est un « bacha posh ». Dans les familles afghanes qui n’ont que des filles, on appelle ainsi les jeunes filles transformées en garçons et élevées comme tels, jusqu’à l’âge de la puberté … S’il est découvert, c’est son rêve et sa liberté qui s’évanouissent, le déshonneur pour les siens.

Et qu’est-ce qu’il en sera des sentiments troubles de Sohrab à son endroit ?

J’ai découvert ce titre lors d’une Masse critique Babelio il y a de ça plusieurs mois. Le thème me paraissait passionnant, le sport original, le gender-swap. Cette lecture a rempli la plupart de ces promesses.

Farrukh est passionnant à suivre. Que ce soit dans son quotidien simple, en famille, ou dans son club d’aviron avec ses amis, surtout que je ne connais rien à l’Afghanistan, l’écriture coule avec beaucoup de naturel.

Avec ce bémol que je grinçais des dents lorsque je voyais la différence du traitement entre les garçons et les filles d’une famille, le coeur du récit : lorsque Farrukh a ses premières règles, iel « redevient » une fille et c’est sa jeune soeur qui doit subir la transition, ses libertés lui sont brutalement retirées. C’est très triste et douloureux, surtout que son meilleur ami la rejette violemment lorsqu’il découvre la supercherie.

Et arrive ma grande déception. J’avoue que j’espérais un peu que le meilleur ami se ravise, et que quitte à devoir tous les deux se marier, autant que ce soit ensemble, histoire que ce soit avec une personne avec laquelle ils s’entendent et partagent des intérêts. Et non.

La fin n’en est pas une, en fait. On pense que Farrukh s’enfuit. Pour faire quoi, on ne sait pas. Elle disparaît dans la nuit et c’est tout. Et j’ai vraiment trouvé que c’était manqué, et un peu plat, très dommage à côté de la puissance et de la tristesse du récit depuis le début.

Une lecture foudroyante, malgré une fin oubliable.

Aya, conseillère culinaire, tome 1

aya 1Titre VO : Aya no Shiki 1.

Auteur : Saburô Ishikawa.

Traducteur : Julien Pouly.

Nombre de pages : 208.

Parution VO : 2004. VF : 2007.

Éditeur : Doki-Doki.

Genre : Manga – Seinen.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur Aya Kisaragi est conseillère culinaire pour la société Food Project. Sa mission : redresser les restaurants qui battent de l’aile. Ses armes : un sens du goût exceptionnel et un caractère bien trempé. En compagnie de son assistant gaffeur Ippei Komaï, partez à la découverte du monde du goût nippon, de ses techniques secrètes et de ses réalités.

Gordon Ramsay, sors de ce manga 😛 Plus sérieusement, le concept du manga culinaire est plutôt sympathique en soi, et J’aime les sushis m’a énormément plu, de même que Yakitate Ja-Pan ! J’avais déjà repéré cette série, mais comme elle n’est plus commercialisée, je ne pensais pas pouvoir la découvrir. Et puis je suis tombée dessus par hasard à tout petit prix, donc, nous voilà.

Je suis vraiment très agréablement surprise. Le trait du mangaka est réaliste et clair, simple et sympathique. Aya a l’air un peu blasée mais dévouée à son métier. Ippei, son assistant, est l’émotif du duo. Il se prend toujours de pitié pour leurs clients, panique, fait beaucoup de bruit … Les deux personnages fonctionnent bien.

Le concept de conseil culinaire n’est pas sans rappeler des émissions connues, et il fonctionne parfaitement ici. On a droit en prime à des recettes. Je me suis rapidement laissée prendre aux enjeux, aux différents clients, restaurants, sous-intrigues. Et j’en redemande.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Les Clés de l’Histoire Contemporaine

cles-de-lhistoire-contemporaineAuteur : Max Gallo.

Nombre de pages : 890.

Première parution : 1989. Cette édition : 2006.

Éditeur : Le Livre de Poche.

Genre : Histoire.

Prix : 9,50€.

Résumé éditeur : La Révolution française de 1789, Trafalgar ou Austerlitz, la guerre de Sécession, le krach de 1929 ou celui de 1987, la bataille de Stalingrad, la fondation du Marché commun, la conquête de l’espace, la catastrophe de Tchernobyl ou la grande peur du sida, la guerre du Golfe et les attentats du 11 septembre 2001 à New York font partie de l’histoire. Racontés, analysés dans leurs origines et leurs implications, ils éclairent le sens de l’histoire contemporaine.

Ces événements sont autant de clés qui permettent ainsi de saisir ce qui s’est passé d’essentiel depuis 1789, cette grande fracture de l’histoire nationale, européenne et donc mondiale.

Ce livre peut se lire comme une histoire du monde contemporain depuis 1789. Il est aussi un dictionnaire chronologique raisonné des deux derniers siècles et une chronique des années les plus riches de l’histoire mondiale dont nous sommes issus. 

Notez le sous-titre : Histoire du monde. Je veux bien qu’on commence par la Révolution française, parce qu’il faut bien définir un point de départ, mais que sur 150 pages on ne parle que d’épisode consacrés à la France, ou presque, je trouve ça un peu ennuyeux, même sur près de 900 pages.

Oui, 150, parce que c’est là que je me suis arrêtée. Pas définitivement, je risque de reprendre dans l’avenir, dans ce cas j’éditerai son billet, mais pour l’instant, j’ai ma dose. Déjà que c’est assez long et pesant et qu’un ou deux épisodes par soirée m’endormait déjà. Que ce côté très ethno-centré m’a ennuyée parce que j’aspirais à découvrir des épisodes de l’histoire mondiale dont je n’avais absolument pas idée.

Et puis qu’arrivée page 150 on a parlé de deux femmes. L’ex de Napoléon et la future. Olympe de Gouges et consoeurs, vous pouvez vous rhabiller, on se fout totalement de vous. Autant je n’espérais pas une entrée qui leur serait consacrée, et on peut encore découvrir une année consacrée à une ou des femmes par la suite (d’autant que ce principe d’une année une entrée, j’apprécie, je trouve ça intéressant), autant une mention dans les entrées consacrées à la Révolution française, ça ne mangeait pas de pain.

Je reprendrai très certainement dans l’avenir, en espérant découvrir plus d’entrées étrangères et la reconnaissance de femmes dans l’Histoire, mais pour l’instant, je suis trop ennuyée et blasée.

Les gens normaux

gens normauxAuteur : Collectif.

Nombre de pages : 229.

Parution : 2013.

Éditeur : Casterman.

Genre : BD.

Prix : 16€.

Résumé éditeur  Normaux, vous avez dit normaux ? Qu’est-ce que la normalité ? Qui peut se targuer d’être normal ? Comment se situer par rapport à la norme quand on appartient à une minorité discriminée en fonction de son orientation sexuelle ?

Ce recueil présente, sous forme BD, différentes expériences de vie, dans le quotidien. Les styles graphiques changent avec chaque récit, ce qui n’est pas ce que je préfère (j’avais déjà du mal avec les Sandman), même si certains sont plutôt sympathiques.

Les différentes histoires sont toutes intéressantes. J’ai beaucoup apprécié celle du point de vue des parents qui essaient de comprendre leur fille, différente de ce à quoi ils s’attendaient, ou cette infirmière qui se refuse de parler avec ses relations avec d’autres femmes avec ses collègues de travail, ou encore ce jeune homme qui évoque la religion et la tolérance, ses problèmes avec sa famille aussi. Le récit de la jeune femme transsexuelle est particulièrement touchant.

Si ce recueil évoque la sexualité, je ne l’ai pas trouvé choquant, au contraire (à part ce témoignage où un jeune homme a des rapports non protégés avec son compagnon séropositif, mais bon, ce n’est pas l’aspect choquant auquel on peut faire référence en évoquant ces histoires). Je l’ai plutôt trouvé touchant, dans son message de tolérance. Je n’en ferais pas l’acquisition, mais je ne regrette pas cette lecture.

100 idées qui ont changé la mode

100-idees-qui-ont-transforme-la-modeTitre VO : A 100 ideas that changed fashion.

Auteur : Harriet Worsley.

Traducteur : Paul Lepic.

Nombre de pages : 215.

Parution VO : 2001. VF : 2011.

Éditeur : Seuil.

Genre : Beau livre.

Prix : 29€.

Résumé éditeur : 100 idées qui ont transformé la mode raconte l’histoire des révolutions qui ont bouleversé la mode féminine occidentale de 1900 à aujourd’hui grâce à des inventions marquantes comme la fermeture Éclair ou le nylon ou, plus indirectement, par les effets de grands événements politiques ou économiques comme les deux guerres mondiales, la libération des femmes, la production en série ou la mondialisation. En effet, comment aurait-on pu se figurer à l’époque des corsets et des robes amples, qu’apparaîtraient un jour le bikini, la minijupe ou les achats par Internet ? Si le XXIe siècle est à la hauteur du siècle dernier, il apportera probablement des défis et des innovations encore inimaginables aujourd’hui. 

Harriet Worsley nous entraîne dans l’Histoire de la mode à travers cent idées, qui vont des tissus, formes des vêtements, types de vêtements, accessoires, publicité/communication, mannequins … Il n’y a pas de classement par catégorie, et j’avoue que parfois je me suis posée la question de l’ordre des idées. On reste dans l’inattendu et donc on ne s’ennuie pas, mais j’aime les catégories, donc je ne comprenais pas bien comment l’auteur classait tout ça.

En ce qui concerne le choix des idées, il est plutôt intéressant puisqu’il est large. Si je m’attendais à certains comme la minijupe ou les talons, le pantalon ou le punk, d’autres étaient une surprise. L’acte de s’habiller toute seule pour une femme de la bonne société, par exemple, laissant tomber le corset au début du siècle, est un angle qui m’a bien accrochée. J’ai beaucoup apprécié de replacer chaque idée dans son contexte historique.

Cet élément est renforcé par la superbe illustration proposée ici. Entre photographies, dessins, affiches publicitaires, couvertures de revues glam, photos d’archives ou de défilés, j’ai été servie. Le lecteur est bien plongé dans chaque période historique, et c’est amusant de voir l’évolution des techniques photographiques également.

Je regrette juste un soupçon de diversité – même si le milieu de la mode n’est pas connu pour cette qualité, malgré des efforts assez récents. Si le thème consacré à Black is beautiful est important, qu’il y a une « idée » sur le design japonais, c’est très européen-américain. Pas un mot sur les mannequins plus-size non plus, mais je suppose que 2001 est trop loin pour espérer en parler – si en 2017 on tourne encore autour du pot … pas eu l’impression non plus de voir passer des modèles masculins, qui font pourtant partie de la mode aussi.

Bref. Les choix sont intéressants, mais j’aurais aimé que l’auteure aille un peu plus loin.

Erased, tome 1

Auteur : Kei Sanbe.

Traducteur : David Le Quéré.

Nombre de pages : 208.

Parution VO : 2012. VF : 2014.

Éditeur : Ki-Oon (Collection : Seinen).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 6,85€.

Résumé éditeur :  2006. Aspirant mangaka dont la carrière peine à décoller, Satoru Fujinuma travaille comme livreur de pizzas pour joindre les deux bouts. Effacé et peu enclin à s’ouvrir aux autres, il observe le monde qui l’entoure sans vraiment y prendre part. Pourtant, Satoru possède un don exceptionnel : à chaque fois qu’un incident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher l’inévitable avant qu’il se produise…

Cette anomalie de l’espace-temps lui vaut un séjour à l’hôpital le jour où, pour rattraper le conducteur d’un camion fou, il est percuté par un autre véhicule de plein fouet. Après l’accident, petit à petit, les souvenirs effacés de l’enfance traumatisante de Satoru resurgissent…

Autre série dénichée au boulot, Erased m’a rapidement ennuyée par un dessin un peu plat à mon goût et un démarrage ennuyeux : le mangaka qui ne parvient pas à percer et travaille dans une pizzeria pour joindre les deux bouts.

Et puis la science-fiction est arrivée par petites touches, avec ce don de revenir dans le passé pour empêcher un élément de se produire, à la Demain à la une, comme m’a rappelé un élève, ou Tru Calling. Ca n’est pas très nouveau ni original, mais c’est amené avec intérêt.

Ce don semble lié à l’enfance du héros et un traumatisme qu’il s’est efforcé de refouler, des enlèvements d’enfants, et un jeune homme arrêté, qui était son ami et dont il n’a jamais cru à la culpabilité. Arrivée à ces secrets, à cette histoire qui se dévide, j’étais plus intéressée (surtout que la série n’est pas longue).

C’est plus la mère du héros qui m’a intéressée, avec son côté envahissant et enquiquinant avec son fils, mais son esprit qui fonctionne à cent à l’heure, lorsqu’elle parvient à préserver une petite fille d’un enlèvement et que l’on découvre le cheminement de sa pensée, ses souvenirs retrouvés. J’ai regretté ce qui lui arrivait, c’est pour ça que j’ai aimé la chute de ce premier volume.

Spoilers, donc.

Lorsque Satoru, le héros, ne parvient pas à sauver sa mère en effectuant un flash back (j’ai tout de même été étonnée qu’il puisse les lancer sur commande), il insiste et demande à être envoyé le plus en arrière dans le temps possible. Et il se retrouve enfant avant ces évènements. Je trouve ça génial, j’aime le fait qu’il puisse avec son esprit d’adulte essayer de comprendre ce qui s’est passé à l’époque, peut-être même l’éviter et sauver son camarade, ainsi que sa mère.

Mais bon, le dessin ne me plaît toujours pas ^^, une histoire plutôt intéressante, sinon, qui se laisse découvrir sur la durée. Une découverte à poursuivre donc.

Nombre de tomes parus : 8 (série finie).