Bibliothèques Lynnaennes - Piles à Lire

Moisson ! [Mai – Imaginales]

En mai arrive l’évènement littéraire attendu de l’année, les Imaginales. Cette année, je ne vous ai pas fait de petit billet pour en parler d’avance (parce qu’apparemment plus les mois passent, plus je deviens paresseuse, c’est très angoissant – ou pas, hein), et je ne pense pas qu’il y aura de petit bilan. C’était chouette, c’était trop court, j’ai hâte d’y retourner et de vous présenter mes petites trouvailles.

J’ai retrouvé avec plaisir cette année la libraire de Farfafouilles, devenue la libraire du Chat Borgne, avec une sélection d’ouvrages toujours aussi sympathiques, notamment cette édition de Faery City, dans ma wish depuis quelques années pour le dessin d’Amandine Labarre (avec une déception : j’ai la franche impression que le jeu de tarot est en carton … c’est über désagréable). Elle m’a offert ce petit livret de Neil Gaiman que j’espère depuis des années sans savoir où me le procurer ❤ J’ai aussi déniché sur son stand Métaphysique du vampire – j’étais en pleine lecture de L’Héritière de Jeanne-A. Debats à ce moment, c’est un roman situé dans le même univers en poussant sur le devant de la scène un autre personnage, Navarre, donc zou, dans la PAL !

Comme chaque année, j’essaie de préparer une liste d’achats que je souhaite faire sur le salon. Elle est rarement achetée à 100% puisqu’il arrive que je change d’avis suivant des recommandations diverses et variées ou que les livres ne soient pas/plus/pas encore disponibles. Heureusement, j’ai choisi d’acheter L’empire électrique, un recueil de nouvelles dans un univers steampunk uchronique (dynastie Napoléon) très prometteur, de Victor Fleury, le vendredi, puisque le dimanche, d’empire il n’y avait plus. Yay. Il était déjà dans ma liste, mais le charmant pitch de son non moins charmant auteur l’y aurait très certainement propulsé en tête.

Mon petit craquage roman du dimanche, issu essentiellement de la liste ^^, et encore, je n’ai pas tout trouvé. Deux romans que je guignais au Chat n’étaient plus disponibles (Bal Masqué victime de son succès, et le premier tome d’Elvira Time en rupture de stock !).

Sur le stand de L’Homme sans nom, j’ai été über ravie de découvrir que J’agonise fort bien, merci, que je venais de terminer, avait une enquête « soeur », pas vraiment suite ni préquelle sous la forme d’A présent, vous pouvez enterrer la mariée, que je voyais comme un autre roman stand-alone. J’avais déjà repéré l’an dernier La 25ème heure pour son côté polar XIXème siècle avec une touche de fantastique, et la adoré la couverture du deuxième tome, j’ai donc profité du beau coffret proposé pour les deux acquis sur le salon. En cadeau, j’ai reçu un recueil de textes sur Noël – absolument pas une fête qui me parle plus que ça (oui, je suis un Grinch et j’assume totalement), mais l’attention est agréable et l’objet très joli.

Arrêt obligatoire auprès de Manon Fargetton avec grand plaisir (et yay je devrais la revoir au Livre sur la Place à la rentrée ^^) pour savoir si la nouvelle édition d’Aussi libres qu’un rêve (que je viens aussi juste de lire, la PAL pré-Imaginales a été de toute beauté) changeait beaucoup, comme pour sa trilogie June – il s’avère que seul le prénom d’une des jumelles a été modifié, une très bonne idée à mon sens même s’ils sont très beaux. Et, bien sûr, il me fallait Les illusions de Sav-Loar, vu mon adoration de L’Héritage des rois-passeurs.

J’en ai profité pour prendre le tome 2 des Nécrophiles anonymes, comme j’avais déjà le troisième, même si je n’ai pas eu l’occasion de papoter avec Cécile Duquenne, juste entr’aperçue sur le salon.

Après moult recherches, j’ai réussi à trouver Sebastian Bernadotte dont la série Agnès Price, fantasy urbaine sous le soleil nordique, me tentait bien, avec qui j’ai partagé mon étonnement du peu d’imaginaire, surtout polar, de cette littérature.

Un petit détour sur le stand du Chat Noir, où j’ai pu trouver le premier tome d’Octavie d’Urville et Eros Automaton, que je voulais depuis quelques temps déjà mais avec le swap steampunk dernier j’étais interdite d’achat dans le genre 😛

Dans les invités inconnus avant cette occasion j’ai pu rencontrer Jim Hines, très sympathique (et quel plaisir de parler anglais !), avec son livre jeunesse sur les livres et les bibliothèques et Sofia Samatar (plaisir anglais bis ^^), dont l’imaginaire m’a beaucoup parlé. Petit regret : les livres que j’avais choisis n’étaient pas dispos en VO … même si ce sera un plaisir de découvrir Lionel Davoust avec cette traduction.

Finalement, cette année, je n’ai participé qu’une fois à la tombola – je me suis demandée combien de fois j’étais passée l’an passé puisque le responsable se souvenait très bien de moi xD Le choix était plutôt sympathique, comme d’habitude, et j’ai privilégié une découverte canadienne avec Nancy Kilpatrick, et – what else – des vampires ❤

Après bien des inquiétudes pour le dimanche après-midi (les auteurs commencent à partir T_T), j’ai pu faire la connaissance de Céline Landressie, dont j’ai juste adoré le premier tome de Rose Morte (semaine pré-Imaginales aussi !), je vous en reparle dans quelques jours. La rencontre a été charmante, Céline Landressie est aussi chouette qu’on me l’avait dit ^^Et j’ai eu droit à une très jolie illustration d’Arthus qui trône sur ma cage à épingler ^^

L’an dernier, j’avais partagé un petit goûter très sympa avec Vanessa du Frat et des amies. Cette année, elle s’était proposée de recréer l’occasion, mais le samedi, jour où j’étais de Portes ouvertes au boulot T_T je n’ai donc pu la croiser qu’en coup de vent vendredi et dimanche. J’ai tout de même eu mon cinquième tome de sa série Les Enfants de l’Ô 🙂

Dans ma liste, j’avais également noté Sorcières associées d’Alex Evans, autre roman aux couleurs steampunk, et Jardin d’hiver dont je n’ai pas pu rencontrer l’auteur (illustré par Aurélien Police <3).

Autre petite trouvaille chez une de mes libraires préférées, au Chat Borgne encore une fois : Les vampires, aux origines du mythe (non mais what else, une fois encore, je vous le demande. Je suis contente d’être tombée dessus, parce que d’habitude au Village du Livre je trouve plein de vieux documentaires sur le sujet, fantastique ou science-fiction, ou de belles éditions de romans … cette année c’était BD, mangas, fantasy urbaine et ado. Autant j’aime bien, autant je regrette la sélection habituelle. Et ils n’avaient pas le tome 5 de Psi Changeling, juste la suite).

En cours de lecture du premier tome de Testament de Jeanne-A. Debats, fantasy urbaine à la française avec une touche de SF (informatique, plutôt intéressante), il me fallait la suite (où l’on me prévient aussi que le début plante les codes du genre pour mieux les faire exploser dans cette suite ^^, c’est gentil de prévenir :P).

Totalement imprévus, je l’avoue : parce que ma sélection aux Indés de l’Imaginaire (les Moutons, Mnémos, ActuSF) n’était pas disponible, j’ai craqué sur ce magnifique roman d’Olivier Gechter, Le Baron Noir. Vous n’avez pas idée de son élégance vieillie.

Et puis Les Seigneurs de Bohen d’Estelle Faye. J’allais lui faire un petit coucou avant de partir, comme elle a été très occupée à chaque fois que je passais devant son stand, et puis elle a expliqué à la personne devant moi en quoi consistait le roman. Apparemment, contrairement à ce que je pensais, pas de traversée maritime, ce dont elle m’a assurée lorsque je lui en ai parlé. (Oui non mais en plus elle se souvenait encore de mon antipathie pour ce genre ^^, ça fait toujours plaisir quand on se rappelle de vos bêtises xD).

Cette année a vu l’inauguration d’un pôle BD, idée que je trouve vraiment sympa. J’ai eu l’occasion de découvrir Valp, l’autrice qui m’a séduite avec Khéropolis (dont j’aurais aimé prendre le tome 2, mais il n’est sorti que quelques jours plus tard, et il n’y a pas eu d’avant première). Je n’ai pas pu rencontrer Croci, l’auteur de la BD Dracula en ma possession (et de celle consacrée à Auschwitz dont la seule vue de la première m’a traumatisée au lycée), malheureusement (et j’ai résisté à l’envie d’acheter une autre version de Dracu en BD, qui apparemment rassemble deux histoires et dont la couverture est vraiment plus jolie, mais bon, 35€ pour un risque de doublon m’ennuyait un peu).

Dans les petits achats totalement imprévus ^^, il y a eu Saga, série comics que j’ai découverte chez Lelf il y a bien longtemps, Cher pays de mon enfance, qui revient sur des affaires qui ont agité la France il y a quelques décennies, un sujet qui me parle bien. Le dessin est plutôt particulier, j’espère qu’il me plaira autant que celui de Mathieu Sapin. Et puis bon, je pouvais difficilement passer à côté de Metropolis (années 30 siège d’une Belle Epoque sans fin dans une mégapole franco-allemande …). Adolphe est une adaptation de Pascal Croci dont le style m’a encore une fois séduite (non mais c’est bien d’être séduite par des romans ou des BDs, faudrait voir à les lire maintenant hein …).

Et vous ? Quels achats pour vous en mai ? Vous avez fait des folies aux Imaginales ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Batman, les nouvelles aventures, tome 1

batman nouvelles aventures 1Scénaristes : Ty Templeton.

Dessinateurs : Bruce Timm, Rich Burchett, John Byrne, Dan DeCarlo, Klaus Janson, Glenn Murakami, Mike Parobeck, Matt Wagner.

Coloristes : Mark Chiarello, Glen Murakami, Rick Taylor, Bruce Timm.

Nombre de pages: 250.

Parution  : 2015.

Éditeur : Urban Kids.

Genre:  Comic.

Prix : 18€.

Contient : Le Pingouin élu maire de la ville, le Joker fou amoureux de Harley Quinn, Batman devenu hors-la-loi… Il est grand temps de pour le Chevalier Noir de remettre de l’ordre à Gotham City !

Une fois encore lorsqu’il s’agit d’une aventure de Batman, j’avais beaucoup d’attente, surtout qu’elle était précédée par le deuxième tome des aventures d’Harley qui m’ont définitivement laissée sur ma faim.

Les épisodes ne m’ont pas surprise, ils ne me laissent aucun souvenir quelques semaines plus tard, et le volume m’a semblé au final très léger. Je ne suis pas convaincue que le deuxième et dernier tome rattrapera tout ça.

Entre un Joker qui ne se soucie ni du crime ni de Batman (mais veut juste impressionner Harley qui ne le reconnaît plus) dans la première histoire, et un Joker qui veut épouser Harley (pour son argent, mais vive la mièvrerie) dans la deuxième (heureusement qu’Ivy est là, d’ailleurs, même si Harley ici ne mérite pas du tout qu’elle se décarcasse pour elle ; d’ailleurs genre c’est la chute du tome, elle veut s’en venger ? pas convaincue !), c’est une série vraiment courte et aux thèmes pas intéressants. J’ai beau adorer le Joker et Harley, qu’est-ce qu’ils m’ont enquiquinée ici. Je n’ai ri que lorsqu’il a appelé Ivy « les légumes ».

Encore une déception comics !

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Très chouettes, ces Grecs

tres chouettes ces grecsAuteur : Terry Deary

Illustrateur : Martin Brown.

Traducteur : Anne Delcourt.

Nombre de pages : 281.

Parution VO : 1996. VF : 2003.

Editeur : Milan Jeunesse (Collection: Quelle Histoire!).

Genre : Humoristique – Historique.

Prix: 5,50€.

Résumé éditeur : C’était le temps des héros horribles, des sauvages soldats de Sparte, des philosophes fous et des dieux très puissants qui mangeaient leurs propres enfants. C’était le temps où pour se préparer au mariage, les jeunes femmes devaient courir et danser nues dans les bois en faisant semblant d’être des ourses. C’était comme ça chez les Grecs. Toutes ces choses et bien d’autres encore racontées avec énormément d’humour donneront au lecteur une vision réaliste de ce qu’était vraiment la vie à l’époque. L’Histoire n’a jamais été aussi horrible !

… Bon. Vous savez que j’adore Terry Deary et sa collection / série Horrible Histories. Je m’en lasse un chouïa, parce que j’en ai lu beaucoup, donc je fais une pause sur la lecture VO. Mais en tombant sur deux traductions françaises dans une vente d’occasion, je n’ai pas hésité à tester – pour voir si c’était aussi catastrophique que mon souvenir de la lecture d’Horrible Géographie il y a des années.

Et c’est tout ça et pis encore.

Non mais honnêtement, je vous jure, je partais neutre. Objective. Jurée. Je n’avais pas spécialement d’attente, d’autant que je ne l’ai pas encore lu en VO, celui-là. Mais j’ai rapidement déchanté.

La traduction a réussi à rendre le texte ennuyeux. Les jeux de mots sont lourds, ou plats, et je sais que c’est difficile, mais pour me forcer à poursuivre, il faut le faire.

Je suppose que c’est parce que je suis vraiment habituée à l’anglais, à la tournure des phrases de Terry Deary, qu’ici ce n’est pas du tout passé. Retrouver l’épisode d’Iphigénie est plaisant, et je suppose que ça peut plaire aux plus jeunes (mais pas trop, le texte est tout de même conséquent).

Franchement, il ne me reste que l’ennui, et une langue lourde.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Logan Family, tome 4 : Music in the Night

melody 4Titre VF : La famille Logan 4 : Petite musique de nuit.

Langue : anglaise.

Auteur : Virginia C. Andrews.

Couverture : Lisa Falkenstern.

Nombre de pages : 315.

Première parution :. Cette édition : 1998.

Éditeur : Pocket Books.

Genre : Drame.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur : De lourds secrets pèsent sur la famille Logan, régentée par la terrible et despotique Grandma Olivia. Lorsque Laura tombe amoureuse de Robert Royce, la redoutable vieille dame, implacable gardienne de l’honneur familial intervient. Pour avoir osé la défier, Laura subira la plus atroce des vengeances.

Je n’ai jamais aimé ce tome, lorsque j’étais adolescente. Je le voyais comme un passage obligé avant l’histoire d’Olivia, que je trouvais plus intéressante.

Ce sentiment s’est reproduit ici, en pire. C’est un tome ennuyeux, parce qu’on en connaît déjà l’issue depuis le précédent (Laura n’est pas morte lors de cette balade nautique avec Whatshisname, mais a été internée dans un asile par Grandma Dearest puisqu’elle avait perdu la mémoire), on sait qu’elle avait une vie parfaite avant et on sait qu’elle meurt noyée dans cette institution.

Ce qu’on apprend, et qu’on avait BESOIN d’apprendre, n’est-ce pas, c’est que Cary, qui est construit pendant 3 tomes comme Le prince charmant de Melody, le mec parfait, réservé, loyal, passionné, etc. est en fait über creepy. Les détails seraient longs et c’est une découverte agaçante puisque je l’aimais bien moi, ce brave Cary, et Laura m’a tout gâché  ><

Le temps passé dans l’asile est assez intéressant, mais gâché également parce que l’on sait déjà la fin. Il y a un élément assez bizarre, avec le changement de docteur de Laura lorsqu’elle fait des progrès : Olivia veut-elle l’empêcher de guérir justement pour ne pas devoir rentrer ? Je me suis posé la question, elle ne serait pas au-dessus de ça, la vieille bique.

Autre détail agaçant : on passe de la relation ennuyeuse avec Robert, garçon parfait également, hein, dont on connaît déjà l’issue à encore une autre dans l’asile … autant, ce garçon-là, propose quelque chose de plus intéressant, autant on a l’impression que pour exister, elle a besoin d’une relation amoureuse … mais je crois que c’est chercher trop loin.

Et c’est complètement idiot : le texte est présenté comme son journal, mais va jusqu’au moment où elle se noie … on sait que le journal existe, Melody le commence en fin de tome précédent. Y a comme un souci, là …

Je ne pouvais pas le finir assez rapidement ^^,

Nombre de tomes parus : 5 (série terminée).

Tome 1 : Melody.

Tome 2 : Heart Song.

Tome 3 : Unfinished Symphony.

Tome 5 : Olivia.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Ravina the Witch?

ravina the witchAuteur : Junko Mizuno.

Traducteur : Hélène Dauniol-Rémaud.

Nombre de pages : 48.

Parution VO : 1998. VF : 2006.

Editeur : Soleil.

Genre : Album – Fantasy.

Prix: 17,95€.

Résumé éditeur : Junko Mizuno impose un style unique dans le manga contemporain : un style extravagant inspiré par le shojo et le manga d’horreur. Elle aime surprendre, proposer une autre vision – étrange, drôle et fantaisiste. Elle est essentiellement connue pour avoir détourné des contes classiques comme Cendrillon ou Hansel & Gretel. Une singularité qui se retrouve dans Ravina the Witch ? Cette fable nous conte l’histoire de Ravina, une jeune orpheline qui a grandi dans une décharge avec pour seule compagnie, une horde de corbeaux. Mais un jour, sa vie bascule : avant de succomber, une sorcière lui confie une mystérieuse baguette magique. Un nouveau monde s’ouvre alors à Ravina, celui des hommes…

J’ai découvert Junko Mizuno il y a quelques années avec son étrange manga Pure Trance. J’étais restée sur un dessin très spécial, adorablement choupi, tout dans les arrondis, mais aussi glauque par moment (ce qui n’était pas vraiment un défaut). J’ai retrouvé ici un dessin très soigné, plein de couleurs, avec quelques détails sanglants, plutôt appréciables.

Par contre, une question m’a turlupinée pendant toute ma lecture. C’est une sorcière, ou pas, l’héroïne? Non, mais ce point d’interrogation me perturbe ^^,.

On retrouve les détails spéciaux, comme le faut que Ravina ait été élevée par des corbeaux dans une décharge, fouette le derrière du monsieur qui la recueille, soit torturée … mais les dessins restent d’une grande beauté, d’une grande élégance, et pleins de couleurs.

L’histoire est plutôt originale, et Ravina une jeune fille intéressante. Je ne regrette pas cette petite lecture, j’apprécie de plus en plus le trait de cette mangaka.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Double jeu

double-jeuAuteur : Jean-Philippe Blondel.

Nombre de pages : 135.

Parution : 2013.

Éditeur : Actes Sud (Collection : Junior).

Genre : Contemporaine – Jeunesse.

Prix : 10,20€.

Résumé éditeur« Changer. C’est ce qu’ils veulent tous. Il faut que j’arrête de poser des problèmes aux adultes. Que je cesse d’être dans leur ligne de vision, de mire, de tir. Que je bouge de là. C’est ce que je voudrais, oui. A l’intérieur, je bous. J’aimerais être loin. Loin, genre à l’autre bout du monde. Me réinventer une existence avec un début moins pourri ». Quentin, nouveau dans son lycée, est enrôlé dans un cours de théâtre pour jouer dans la pièce de Tennessee Williams La Ménagerie de verre. Comme le personnage qu’il interprète, le garçon est tiraillé entre l’envie de tout plaquer pour voir le monde et celle de se battre. D’affronter, Les parents, Les profs, Les élèves, Les spectateurs, l’avenir.

Il y a quelques années, j’avais passé deux très beaux moments de lecture avec Blog et G229 de Jean-Philippe Blondel, que je vous recommande. Les thèmes du théâtre et du nouvel univers au lycée me parlent beaucoup, en général, et j’avoue que l’extrait du résumé plonge déjà dans l’écriture prenante de l’auteur.

Cette plume est fidèle au souvenir que j’en avais, forte, plongeant dans l’univers du héros, Quentin. J’ai aimé, une fois encore, le suivre dans son changement de vie (propulsé seul de son groupe dans un « bon » lycée de la ville, plus exigeant) et ses tourments intérieurs, magistralement servis par les mots choisis, chargés de force et de justesse.

J’ai quelques regrets, comme les ellipses narratives (surtout après des éléments qu’on a l’impression d’être importants) et l’utilisation de flash-backs, et le fait de ne pas avoir lu la pièce dont il est question,  La ménagerie de verre.

Mais c’est une superbe lecture, rapide et passionnante.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Monster, tome 1

Auteur : Naoki Urasawa.

Traducteur : Thibaud Desbief.

Nombre de pages : 220.

Parution VO : 1995. VF : 2001.

Éditeur : Kana (Collection : Big).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,45€.

Résumé éditeur 1986. Kenzo Tenma est un brillant neurochirurgien pratiquant son art à l’hôpital Eisler de Düsseldorf (Allemagne). Tenma est comblé, il vient de sauver la vie d’un chanteur d’opéra célèbre… Promis à la belle Eva Heineman, la fille du directeur de l’hôpital, son avenir est tout tracé. Tout lui sourit… Jusqu’à la nuit où arrivent deux enfants, Anna et Johann Liebert, dont les parents ont été découverts sauvagement assassinés. En choisissant de sauver le petit garçon plutôt que le maire de la ville, le docteur perdra tout… Amour, gloire et honneur laisseront place à solitude, rupture et alcool… Surtout qu’autour des deux enfants, les morts se multiplient. Tenma n’aurait-il pas sauvé un MONSTRE…

J’avais découvert ce premier tome il y a cinq ans et je n’avais pas trop accroché (si je me souviens bien, dessin par trop réaliste, histoire qui démarrait en mode médical, et juste pas une envie dévorante de tourner la page). Je crois que depuis j’ai découvert Pluto du même auteur, que j’apprécie beaucoup, et en retombant sur cette série au boulot, j’ai eu envie de la reprendre.

Et c’est beaucoup mieux passé cette fois. Je me suis intéressé au héros, Dr Tenma, qui préfère suivre ses convictions et sauver des enfants qu’une personnalité, et perd sa position avantageuse. Ce démarrage très manipulations et politiques et intéressant, mais je ne pense pas qu’on poursuive dans cette veine.

Il s’agirait plutôt de thriller, à la recherche de ce monstre que Tenma a finalement sauvé, et dont il est responsable des crimes, dans sa vision des choses. J’ai très envie d’en savoir plus à son sujet. Et de voir comment Tenma va se dépatouiller de l’inspecteur qui se demande s’il n’est pas responsable d’une série de crimes commis par ce « monstre » (et puis des bonbons empoisonnés, j’adore !).

Le dessin m’ennuie toujours un peu, il a ce côté très réaliste qui m’accroche ou pas, et il ne fonctionne pas ici. Mais l’intrigue et l’action compensent cet aspect. Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite !

Nombre de volumes parus : 18 (série finie).