Au bord des mots, lectures sur un rocher

Cherish

Titre VO : Cherish.

Auteur : Wataru Yoshizumi.

Nombre de pages : 187.

Parution VO : 2006 VF : 2010.

Éditeur : Glénat.

Genre : Manga – Shojo – Romance.

Prix : 6,50€.

Résumé Chihiro est élevée par un couple gay ! Mais lorsqu’elle retrouve Masanori, son ancien amoureux, à l’université, la jeune fille est troublée. Celui-ci l’avait en effet plaquée à cause de sa situation familiale …

J’ai retrouvé avec plaisir une mangaka que j’adorais adolescente.

Le dessin m’a paru s’éloigner un peu des précédents récits de l’auteure, très orientés adolescents, avec de très nombreuses scènes à l’école. Non que je m’en plaigne, hein, cela me plait toujours beaucoup. Mais c’était un changement intéressant.

Ici le sujet est plus adulte, l’univers aborde une relation parentale homosexuelle et de la manière dont la nouvelle peut être accepté par les proches de l’héroïne. Il est traité avec la même douceur et légèreté qui est coutumière à l’auteur.

Je ne dis pas que c’est un portrait fidèle des réactions japonaises à l’homosexualité et aux gays qui veulent élever des enfants. Mais j’ai bien aimé le traitement qu’en a fait l’auteur. Elle s’est centrée sur Chihiro, qui vit bien cette situation, qui n’en a pas honte, mais qui a été atterrée et si triste lorsque son petit ami, au collège, lui a dit par lettre ne pouvoir accepter cette situation.

J’ai préféré Cherish à la deuxième histoire du recueil, Happiness, qui se situe dans le domaine de l’édition. Le personnage principal, Akatsu, tombe amoureux d’une auteure dont il s’occupe. Mais celle-ci a un enfant et ne veut pas imposer cette responsabilité. Les choses s’enveniment lorsque la nouvelle femme du père fait son apparition.

Cherish traite de la tolérance autant que des relations amoureuses, et même si Happiness a été amusant et intéressant, pas du tout ennuyeuse, j’ai préféré le début. J’ai particulièrement aimé les passages avec la mère de l’héroïne, Haruka, si drôles et si touchants.