Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Melancholy Death of Oyster Boy

Tim Burton. 2004, 128 p. Faber and Faber. Poésie. 11,36€. Livre lu en anglais.

Fidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l’enfant qui est en nous.

Je garde un très bon souvenir de ce (très, trop?) petit recueil.

De petits poèmes, parfois de quelques lignes, avec un charme et un style captivants. Burton crée des images, des petites histoires hors du commun, qui ont l’art d’éveiller la surprise et l’intérêt. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute.

Les poèmes sont servis par des dessins saisissants, illustrés dans le même esprit fantastique que les petites histoires, avec ces personnages. On nage en plein esprit Burtonien, et on n’a pas envie de refaire surface. Je l’ai lu en anglais, mais les textes sont simples et les illustrations apportent une aide à la compréhension, en cas de crainte d’un niveau juste. Il n’est pas question de niveau ici, juste de magie.

Même en le lisant en anglais à voix haute, il ne m’est resté entre les mains qu’une petite demi-heure ! C’est la seule déception que je puisse formuler pour cet adorable recueil.