Netflix & Me [Avril-Mai]

Un jour, je serai suffisamment à l’heure pour vous en faire un rendez-vous mensuel.

Un jour.

Au menu, cette fois-ci, pas mal de films, notamment français, ce qui n’arrive pas très souvent. Des revisionnages plaisir, ou un peu moins appréciés, et quelques belles découvertes.

Quand Harry rencontre Sally. En mode test de comédie romantique un peu vintage, surtout après la vidéo de la Nostalgia Chick sur les films de Meg Ryan, je peux vous dire que je me suis ennuyée comme un rat mort et que je ne vois toujours pas l’utilité ^^,

Degrassi : The New Class, saisons 1 et 2. J’ai découvert cette série sur le blog de Mirion Malle, recommandée comme étant plutôt diverse, d’un point de vue tant ethnique que de genre ou de sexualités. Et ça fonctionne plutôt bien -je suis juste un peu déçue, c’est la troisième ou quatrième série Degrassi, j’aurais préféré démarrer par la première.

Madagascar 2 est un retour que j’ai trouvé un peu plus intéressant et original que le premier. La scène d’ouverture sur le petit lion est terrible et m’a retourné les sangs ! J’aurais volontiers enchaîné sur le troisième film.

Alceste à bicyclette. Luchini ❤ Luchini est génial dans ce petit film sur un acteur terré sur l’ile de Ré qui veut rester à l’écart de tout et en sort grâce au pouvoir des mots de Molière. Magnifique.

DUFF. J’ai retrouvé avec plaisir Mae Whitman et la protagoniste de Chloe King (la blonde sur le bandeau vert, au milieu) pour un récit terriblement américain, mais que l’héroïne rend plutôt pas mal. Bon, j’ai été un peu agacée par les stéréotypes quand même.

Mad Men, saisons 1-7. En parlant de stéréotypes et clichés … bon, ce coup-ci, je suis parvenue à arriver au bout de la série (la première fois j’avais dû m’arrêter à la première saison tellement je ne supportais pas certains acteurs/personnages et la vision de la femme et de son traitement). Je ne supporte toujours pas January Jones ou Vincent Kartheiser, difficilement Elisabeth Moss, et je trouve qu’on se traîne clairement en longueur sur la fin (vive la résolution de Joan d’ailleurs, jetée de la boîte comme une vieille chaussette). Photographie et musique sont toujours excellentes, mais tellement de choses m’ont dérangée que je ne peux pas vous dire avoir vraiment passé un bon moment. (J’ai fini pour finir et savoir ce qui allait se passer).

The Borrowers est un petit téléfilm sur ces êtres tout petits qui vivent dans notre monde, avec un Stephen Fry très méchant et un Nine (Christopher Eccleston ^^,) adorable. Mignon, mais terriblement prévisible.

One for the Money. Pouh … j’avais beaucoup aimé la série de romans, je peux comprendre ce qu’on reproche à cette adaptation. Heigl est très plate, j’ai peu ri, le lead masculin ne casse pas trois pattes à un pauvre canard, je me suis plutôt ennuyée. Dommage, il y avait du potentiel, peut-être à adapter en série …

Suits, saisons 1-5. Alors la situation de base est fun, mais ce côté secret est tellement répétitif comme fil rouge. Les protagonistes masculins sont bien sympathiques, mais manquent de relief. J’ai du mal avec la directrice que je détestais dans Angel, je n’ai jamais réussi à croire ce personnage. Et pour Meghan Markle … je l’ai trouvée ennuyeuse et prévisible. Je ne sais pas, ces personnages sont bien plats et ne parviennent pas à sauver le fil rouge morne. Un peu déçue, j’avais entendu tellement de bien de cette série.

Girlboss, saison 1, tirée d’une histoire vraie, parle d’une jeune fille qui se lance dans la création de sa boutique de mode. Le milieu est plutôt bien rendu, l’action intéressante, mais quelle héroïne vulgaire et agaçante ! A chaque épisode ou presque elle a réussi à m’énerver.

The Butler. J’avoue que je n’ai pas apprécié ce film, même s’il est intéressant. Autant les acteurs sont très bien choisis, autant je l’ai trouvé long, et il m’a manqué quelque chose.

The Sweetest Thing, autre pseudo comédie romantique qui tombe totalement à plat avec moi. Je l’ai trouvé d’une vulgarité choquante, pas d’autre mot, absolument pas léger, mais vraiment agaçant. Par contre, il assume totalement ses héroïnes féminines et leur passion pour le sexe, ce qui étonne plutôt.

Murder, saison 2J’avoue que mon engouement est bien passé avec cette saison, j’étais à la limite de l’ennui. Si la structure en flash-backs me plaît toujours, l’enquête est d’un ennui (les frère et soeur adopté, mouais), et je me doutais bien qu’il y avait quelque chose avec la prof et l’élève. Et Fammke Janssen … mouais bis, si la romance lesbienne ne m’a pas trop dérangée, le personnage ne m’a pas intéressée.

Life Partners, petite comédie sur deux amies, l’une hétéro, l’autre non, qui essaie de concilier leur amitié malgré un changement dans la vie de l’une d’entre elle. Ça se laisse regarder, ça a un côté choupi, j’ai bien aimé revoir Adrian Brody et Leighton Meester, mais ça n’est pas exceptionnel.

House Bunny, comédie typique de relooking à l’américaine, présente Anna Faris en Bunny de Playboy qui apprend qu’elle est renvoyée du Manoir parce qu’elle est trop âgée. Elle se retrouve dans une université où elle réussit à trouver une place comme responsable de maison de sororité, et va les aider à attirer de nouveaux adhérents (pledges, quoi). Encore une fois, ça ne casse pas trois pattes à un canard, même si j’ai moins ressenti le côté obligation du maquillage et de la mode que dans d’autres films du même genre, et l’actrice principale est plutôt fun.

Freaks and Geeks, saison 1. J’avais adoré cette série lorsque je l’ai vue la première fois,il y a quelques années. Mais j’avoue que j’étais plus mitigée, surtout devant le côté drogue assez présent, et le côté un peu trop go with the flow de l’héroïne, qui préfère le garçon populaire mais sort avec son ami un peu loser (qui est tout de même plutôt chouette tant qu’il ne prend pas de substance diverse). La rébellion de l’héroïne face à ses parents, même appuyée par son conseiller d’orientation, est par contre toujours aussi intéressante à suivre.

The Hit Girls. J’en avais beaucoup entendu parler fut un temps, effectivement, ça n’est pas mal. Je ne suis pas si enthousiaste, mais le principe du concours vocal me plaît bien, même si la rivalité avec le groupe de garçons et la chef du groupe vocal me tentent moins. Une comédie plutôt sympathique.

Bienvenue à bord est une petite surprise. Je ne regarde pas de films français et je suis loin d’être fan de Dubosc, mais j’avoue que j’apprécie énormément Valérie Lemercier – et puis il y avait Léodagan de Kaamelott ^^ Valérie Lemercier embauche donc Dubosc (je ne retiens jamais les noms des personnages) sur un paquebot de croisière en tant qu’animateur même s’il n’y connaît strictement rien, pour se venger de Léodagan qui a une fois encore refusé de quitter sa femme pour elle (après des années de relation). Et puis je déteste les bateaux, la mer, tout ça xD mais au final, j’ai vraiment beaucoup ri et apprécié suivre cette petite histoire.

28 Days n’est absolument pas une comédie légère comme je m’y attendais, comme Sandra Bullock en a fait de nombreuses. Non non c’est sur une addict en cure de désintox (ça caaalme). Il y a un côté prévisible mais on s’attache aux personnages secondaires, moins à l’héroïne, j’ai trouvé, même si on a bien sûr envie qu’elle s’en sorte. Je n’ai pas détesté, mais pas apprécié non plus, je reste mitigée.

La croisière suit quant à elle un groupe de femmes sur un paquebot, comme pour Bienvenue à bord. J’ai beaucoup apprécié l’humour de ce film, avec Charlotte de Turkheim qui cherche son mari blagueur (mes dieux les blagues affreuses qu’il lui réserve habituellement), Marilou Berry (working woman survoltée), Line Renaud et son toutou, et Armelle en personnel de bord qui essaie désespérément de remettre la main sur le mari de la première et le resquilleur qui se fait passer pour une femme et tombe amoureux de Charlotte de Turkheim (quiproquo plutôt bien fait). Nora Arnezder en revanche ne m’a pas du tout convaincue, actrice comme personnage, et m’a agacée.

Chalk It Up. Petit film sans prétention sur une étudiante qui crée une équipe de gymnastique de compétition et l’entraîne pour arriver au sommet. En ayant vu plusieurs dans le genre, je trouve celui-ci très plat et ennuyeux, sans intérêt.

Handsome est une petite comédie policière qui m’a bien fait rire sur le moment mais dont j’ai tout oublié quelques semaines après. A part le dalmatien très choupi.

The Social Network. J’ai eu du mal avec la structure de ce film qui m’a paru très lourde, et un protagoniste antipathique – sans parler des prémisses sexistes du réseau social, mais bon, je les connaissais déjà.

Dix pour cent, saisons 1-2. C’est vraiment une surprise, puisque je ne regarde pas de série française. On suit un cabinet d’agents de star (telles que Virginie Efira, Line Renaud, vous les voyez sur l’affiche) avec ses bisbilles, ses secrets, ses tentatives désespérées de faire plaisir à leurs clients. J’ai trouvé ça, à ma grande surprise, très drôle, tellement que pour voir la dernière saison sortie je suis allée sur le replay de la chaîne française.

10 Things I Hate About You. J’adore cette petite adaptation de La Mégère apprivoisée, une pièce bien sexiste de Shasha, film qui réussit le pari de se dépêtrer un peu de cette vilaine image et de le retransposer dans les années 90s. Julia Stiles et Heath Ledger sont très drôles et touchants, les personnages secondaires (la soeur, le père, le nouvel élève, etc.) font beaucoup rire aussi.

Q.I., saisons 1-3. J’étais surtout intéressée par le côté études de philo et la passion que développe l’héroïne pour ce sujet. J’ai été vite énervée par sa mère, qui préfère qu’elle reste dans le porno plutôt que de reprendre des études, et surtout déçue : la philo s’arrête à la fin de la saison 1, alors que Candice a encore plein de question … j’ai envie de dire que c’est très français de s’arrêter aussi abruptement. La suite, entre psycho de bas étage, spiritisme (et que je donne mon nom de scène que j’utilise tout le temps comme prénom de ma soeur morte à la naissance, pas glauque du tout), religion puis gourou, grossesse et science des trous noirs … est un bazar sans nom et je ne comprends pas pourquoi on est passé de la philo à ça. (Oh et puis sincèrement pourquoi la mettre en Licence, soit L3, et pas L1 ? ça aurait occasionné moins de problèmes et de falsification de diplômes !).

Anne with an E, saison 1. Je vous ai déjà parlé des romans (premier tome). Découverts lorsque j’étais petite, je les ai tout de suite adorés. La minisérie m’a plu aussi, même si les réalisateurs ont modifié les dates pour qu’Anne et Gilbert prennent part eux-mêmes à la Première Guerre mondiale et non leurs enfants, et pas mal modifié à partir de Windy Willows, je dirais. Bref. Quand j’ai découvert que Netflix préparait son adaptation, j’étais ravie. Je me suis mise à rêver à une saison pour le premier tome, puis une pour le second et une autre pour le troisième, les années d’université d’Anne, volume que j’avais adoré. J’ai enquiquiné Mathilda avec cette nouvelle série. Elle démarrait tellement bien. L’héroïne est parfaite, choupette, joliment naïve et avec une si belle imagination (après je vais peu râler sur le casting qui a été très bien fait). Je n’ai pas trouvé étrange qu’on insiste sous forme de flash backs sur la vie qu’Anne a vécue avant d’atterrir à Green Gables, ça ne m’a pas choquée qu’elle ait été aussi dure, ni que les réalisateurs proposent une version différente de l’arrivée de l’héroïne : les autres critiquent son statut d’orpheline plus longtemps, se moquent d’elle (un des frères de Jane Andrews, qui soit dit en passant fait de la figuration ici, aboie à son approche). Pourquoi pas. Mais lorsqu’on commence à me dire qu’elle doit carrément éteindre un incendie chez Ruby Gillis par elle-même … euh, WTF ? pour être acceptée, ça fait beaucoup. Et les malheurs, le côté dramatique, s’empilent. Pourquoi, Netflix ? La vie d’Anne telle que Lucy Maud Montgomery la présente n’était pas assez dure et vendeuse pour vous ? Je suis déçue. Je trouve que dès la moitié de la saison on perd ce doux émerveillement pour ajouter dans le pathos et le déprimant. Et ce n’est pas Anne. Ce n’est pas cette imagination virevoltante et cette optimisme à tout épreuve. C’est trop.

(Excusez-moi, je vais porter le deuil de mon rêve d’adaptation imaginatif choupi et souriant et je reviens après).

La vie est un long fleuve tranquille, que j’ai dû voir quand j’étais plus jeune. Je me rappelais surtout du très choupi Benoît Magimel et de l’opposition entre les deux familles. Alors effectivement, c’est plutôt drôle, mais je n’avais pas le souvenir de cette fin : il retourne dans sa riche famille biologique de nuit, et ensuite cap sur l’infirmière qui vit dans le Sud avec le gynéco ? gné ?

Le placard, qui à ma grande surprise date du début des années 2000 – je trouve qu’il fait très années 90. Daniel Auteuil prétend être gay pour ne pas être viré de son travail de comptable. Alors les acteurs sont plutôt drôles, mais on n’échappe pas à une brochette de clichés du genre, même si je ne crois pas avoir vraiment été choquée. Et le grand moment du film : Luq Hamet. LE doubleur de Michael J. Fox en français. Je ne vous dis pas le choc ❤

Angel-a. Durendal en avait dit tellement bien dans sa rétrospective sur Luc Besson, que comme pour Speed Racer il y a quelques temps, je me suis laissée tenter. Je me suis vite lassée du Paris en noir et blanc, de la pseudo-romance qui se développe entre les deux, du côté petite frappe de Jamel Debbouze. Pour moi, sans grand intérêt.

Les Misérables, la dernière adaptation au cinéma, plutôt adaptée de la comédie musicale que du roman d’ailleurs – j’imagine bien les râleries de mon père tiens, entre le côté comédie musicale + américain (« Ils savent rien faire de bien les américains, rien qu’à voir ce qu’ils ont fait du Comte de Monte-Cristo« , je vous en passe et des meilleures xD). Honnêtement, si ça va parfois bien trop vite d’une scène, d’un épisode, d’une période temporelle à l’autre, j’avoue que j’ai bien ri, notamment avec Russell Crowe, et d’autres petites scènes, mais qui ne me laissent pas grand souvenir. J’apprécie toujours autant Eponine, par contre.

L’amour dure trois ans confirme que Beigbeder et ses idées ne m’intéressent pas du tout. Qu’est-ce que je me suis ennuyée. Au moins avec 99Fr il y avait un petit quelque chose sur l’univers de la mode. Ici, je ne sais pas, peut-être avec un peu plus sur l’édition ? Ce sont les rares passages qui m’ont intéressée, parce que la romance, vraiment pas.

Stupeur et tremblements, adaptation du roman éponyme de Nothomb, auquel je pense faire un peu les mêmes critiques. L’auteur comme le réalisateur choisit de ne montrer que des passages atroces de sa vie au Japon, seulement d’un point de vue professionnel. Je trouve toujours un peu agaçant le fait de prétendre connaître la pensée japonaise et aller à l’encontre de celle-ci aussi souvent. Même si certaines images sont très belles, comme les sauts d’Amélie dans le vide, et Sylvie Testud qui colle très bien.

Odette Toulemonde, aussi une adaptation, cette fois d’un roman d’Eric-Emmanuel Schmitt que je n’ai pas lu, mais qui vient chaudement recommandé par ma mère qui a beaucoup apprécié le film. Je ne suis pas fan de l’auteur, mais je me suis laissée porter par la petite vie d’Odette, adorable Catherine Frot, même si je n’ai pas trop cru à l’irruption de l’écrivain dans sa vie et le début de leur relation.

Vous avez vu, vous comptez voir certain/e/s de ces films, de ces séries ? De belles trouvailles récemment ?