Soul Eater, tome 1

Auteur : Atsushi Ohkubo.

Traducteur : Kurokawa.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2004. VF : 2009.

Éditeur : Kurokawa (Collection : Shonen).

Genre : Manga – Shonen.

Prix : 6,60€.

Résumé éditeur :  Afin d’accéder au rang suprême de « Death Scythe », une arme démoniaque doit ingérer 99 âmes humaines et 1 âme de sorcière. Cette mission est confiée aux Meisters, des spécialistes du combat qui vont récolter les âmes au péril de leur propre vie. Dans Soul Eater, partez à la chasse aux âmes en compagnie des élèves de l’institut Shibusen, école de formation pour faucheurs d’âmes !

J’entends énormément de bien sur Soul Eater depuis des années, j’ai été ravie de dénicher cette série au boulot.

Je suis vraiment mitigée devant le résultat.

Autant, je trouve qu’il y a énormément de positif. C’est un shonen plein de légèreté, d’humour, de personnages passionnants et bien campés. Les meisters, les armes (même si je ne comprends pas trop le concept), les âmes à capturer, l’école à la fin, sont tout autant d’éléments que j’ai vraiment appréciés. Le dessin est léger, humoristique, très adapté aux collégiens. Le dieu de la mort est très drôle.

Mais. J’y ai trouvé un très gros mais. La manière de montrer les personnages féminins. Elle est des plus sexistes, et sexualisée. Je ne vous dit pas les réflexions que prend déjà Maka, la petite demoiselle de droite de couverture, parce qu’elle est plate comme une planche à pain (c’est charmant, mais c’est pas le pire).

Le pire c’est déjà la manière dont la sorcière à sa gauche est montrée, en plein bain, en train de se frotter contre Soul Eater. Ce sont les deux armes d’un autre gamin qui n’hésite pas à regretter leur absence de symétrie en parlant de leur différence de poitrine et n’hésite pas à la palper chez chacune, tranquille émile. Black Star, pour faire parler un zombie, déshabille son « arme », avec un superbe plan culotte/décolleté, et Soul Eater qui montre le sous-vêtements de Maka aussi, en insistant presque sur son inutilité puisque trop petite … J’ai halluciné. On ne parle pas de Black Star qui épie la demoiselle au bain, accessoirement.

Et c’est vraiment à destination des plus jeunes. Le message est plutôt clair, aucun problème à voir une fille seulement pour son corps, voire le toucher sans sa permission (parce que vous pensez bien que le petit con ne demande pas). Tout est présenté comme très normal. Je trouve ça un peu inquiétant, surtout avec cette actualité dérangeante au moment de ma lecture (ce con de présentateur qui trouve parfaitement acceptable d’embrasser la poitrine d’une jeune femme qui a refusé).

Au final, je suis très mitigée. Je n’aurais probablement pas vu ces problèmes il y a quelques années et aurais adoré le titre pour ce qu’il est. Je ne peux pas arrêter de voir ça maintenant, et j’hésite à poursuivre, parce que je m’y connais assez en manga pour savoir que c’est son identité et qu’il la conservera tout au long de la série …

Nombre de tomes parus : 25 (série finie).

Chuchoter aux quatre vents

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