Lectures sur un rocher

Feuilles d’avril

En avril, je traverse une période de doute livresque. J’ai du mal à m’intéresser à des livres que j’ai pu dévorer par le passé … et je me demande si je ne suis pas en train de changer en tant que lectrice. Et ça fait un peu peur.

Accessoirement, les 48h de la BD sont passées par là.

 

Le Baron Noir, c’est tout ce que j’aime. Le Second Empire, de l’aventure, des inventions (Clément Ader et sa bicyclette, par exemple), un Batman historique (vous ne me direz pas qu’Albert n’est pas inspiré d’Alfred 😛 ). Les personnages féminins pour l’instant sont peu nombreux et ne me conviennent pas, en revanche … et je n’arrive pas à le lire. Les détails sont passionnants mais je m’endors systématiquement dessus depuis deux semaines. Bad reader T_T

Mémo 657 suit Jonas, un adolescent asiatique issu d’un collège influent de Palo Alto. Avec ses camarades, il découvre que le fait que leurs prénoms commencent tous par un J et leurs ressemblances ne sont pas une coïncidences. Que c’est plat. Certes, c’est court, mais ça manque d’originalité, l’écriture n’est pas intéressante et je me suis ennuyée.

 

The Rising of the Shield Hero est toujours aussi chouette. L’univers, les personnages se développent. J’adore les acolytes du héros au bouclier (en espérant que le fait qu’elles soit toutes féminines et plus jeunes ne va pas partir plus avant en seinen un peu glauque), les autres héros sont agaçants à souhaits et il y a un dragon. J’adore.

Mistinguett n’est absolument pas pour moi. Une ado déménage et sa première préoccupation est de faire amie amie avec les pouffes pouffes superstars de l’école, être populaire et sortir avec un beau garçon. Okay, ça je peux le supporter, mais personne jamais ne lui dit qu’il y a autre chose dans la vie. Le dessin n’est pas du tout intéressant. Honnêtement, je ne l’ai lu que pour le boulot avant de le cataloguer avec les autres.

Tenjin n’est pas trop pour moi non plus, mais ça passe très bien. Un jeune veut à toute force devenir aviateur comme son père et on suit son évolution à l’école. C’est shonen, c’est prenant, mais ce n’est pas un univers qui m’attire particulièrement.

Pilo est une surprise. C’est très jeunesse, mais choupi sans être idiot. On parle carrément d’orientation, et du fait que c’est 1) un peu stupide d’attendre si tôt que les jeunes sachent ce qu’ils veulent faire durant leur vie, 2) parfois ils ont de meilleurs idées que les adultes qui leur disent bêtement que non, ça n’est pas possible. Beaucoup de douceur et de tendresse.

To Your Eternity : je n’ai rien compris. C’est un être immortel qui entame sa vie et passe d’une apparence à une autre, d’une civilisation à l’autre. Il y a sûrement quelque chose de très philosophique là-dedans mais ça ne m’a pas intéressée.

Le voyage extraordinaire … j’avoue que ce choix pour les 48h de la BD me déçoit. C’est un tome 4. Certes, il s’agit du début d’un nouveau cycle, mais il y a plein de choses qui se sont passés avant. Si l’auteur fait des rappels, on est vite perdus. Et le dessin ne m’a pas plu du tout, les yeux sont démesurés et bizarres … l’espionnage, la période 2nde guerre mondiale aurait pu m’intéresser, mais entre le dessin et l’impression constante d’avoir loupé un certain nombre de trains, ça m’a agacée.

A cheval est une autre petite surprise. Ce sont des gags sur une page, situés dans une école hippique. Mais on suit plus les chevaux et poneys que les petits jockeys, chacun ayant son identité. On n’est pas à l’abri du cliché mais c’est joliment fait et j’ai souvent ri.

Les enfants de la Résistance, la BD historique du lot, se démarque sans problème par son dessin délicat, son thème très bien traité, ses personnages hauts en couleur et plausibles. J’ai adoré. Même le fait que ce soient des enfants ne m’a pas dérangée.

Le premier tome de la BD de Kaamelott a été compliqué à dénicher ^^, une fois lu, je reste perplexe. On retrouve bien les personnages, leur manière de parler, j’ai vraiment eu l’impression de les entendre parler. En revanche, le démarrage fait très précipité, pas vraiment d’intro bam on y est, pareil pas de conclusion. Et le côté nécromancie m’a fait hausser un sourcil, je ne vois pas trop les zombies dans l’univers … mais la lecture est agréable. Je regrette la série 😦

 

La mode, une histoire de styles est un documentaire très choupi et qui n’hésite pas à parler du manque d’hommes dans la profession, ou du fait qu’on en parle peu. Ça se lit un peu comme un guide de découverte sur les différents styles et comment les adapter nowadays et c’est bien pensé. Pas sexiste ni superficiel !

Le siècle des sacres est ma lecture doudou du mois ❤ J’ai adoré ce beau livre, ces photos magnifiques, l’écriture toujours aussi cinématographique et prenante de Jean des Cars. Pourquoi c’est pas plus long T_T

Double faute me navre. Une fois encore, c’est un livre centré sur le tennis que je déteste. Sérieux, pourquoi faut-il toujours présenter ce sport génial comme une source de détresse ? Ici, c’est parce qu’un père a entraîné ses deux fils très tôt pour devenir champions qu’ils l’ont mal vécu, l’un s’est rendu malade … Si l’écriture n’est pas inintéressante et que certains points m’ont plu, j’en ai marre que le tennis soit vu de manière négative.

Métamorphoses de la reine … était dans ma wish depuis Bibliothèques de l’entre-monde de Francis Berthelot, qui évoquait un aspect féministe des contes de fées. Ouais. Non. Pas pour moi. Ou en tout cas le côté références sexuelles et actes dans toutes les adaptations de contes, ça ne m’intéresse pas. J’ai abandonné après deux ou trois histoires.

Sacs à main est une petite lecture détente, plus longue que prévue, sur l’histoire de cet accessoire. La plupart me navrent dans leur côté pas pratique/très vilain, très peu m’ont plu, mais c’était plutôt intéressant.

 

Petit illustré des gros clichés d’Hollywood et son Retour sont très fun. Les infographies sont simples et bien pensées, et je trouve font assez réfléchir sur les tropes de la culture populaire. Deux livres que je vais ramener à mes loulous ^^

Silhouettes from Popular Culture est superbe. Ce travail sur des silhouettes en ombre est simplissime, mais merveilleusement réalisé, et c’est si fun d’essayer de retrouver qui est qui. Il n’y a pas de corrigé, mais j’ai passé un excellent moment à rebrasser cette culture que j’adore. Achat impératif pour le boulot ❤

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en avril ?

Chuchoter aux quatre vents

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