Lectures sur un rocher

Le Court des Miracles

court-des-miraclesMansour Bahrami (auteur). 2006, 213 p. Le Cherche-Midi. Autobiographie – Tennis. Disponible d’occasion.

Enfance pauvre à Téhéran, exil forcé, débuts difficiles de clandestin et, enfin, le succès sur les courts : la vie de Mansour Bahrami, le célèbre tennisman iranien, est en effet hors du commun. Rien ne destinait l’apprenti joueur qui n’avait qu’un bâton de bois pour raquette, à affronter les plus grands lors de matchs à l’ambiance survoltée? Noah, McEnroe ou Borg ont tous été conquis par le charme et la sensibilité de cette figure atypique du tennis mondial. 

En l’honneur de l’US Open dont la finale s’est tenue ce week-end (et que je n’ai pas regardée XD), je vous propose cette lecture tennis !

Il y a quelques années, je vous avais chroniqué avec plus ou moins de régularité un été à Roland-Garros. Je ne le fais plus maintenant parce que ça demande pas mal de temps et que je n’arrive plus à passer mes journées devant les matchs, même si j’aime toujours autant en savourer quelques sets.

Je vous avais parlé à cette occasion de Mansour Bahrami, un joueur Iranien de double passionnant, qui rendait le tennis tellement drôle et plaisant à voir, et dont j’ai été ravie de trouver l’autobiographie (D’ailleurs c’est très drôle parce qu’elle est dédicacée, pas à mon nom, mais presque mon prénom IRL version masculine xD).

J’ai adoré découvrir le parcours de ce joueur. J’ai été très touchée, aussi, par les difficultés que l’auteur a rencontré, trop pauvre pour avoir l’autorisation de jouer au tennis lorsqu’il était plus jeune, les problèmes financiers, les histoires de papiers …

Un élément auquel je ne m’attendais pas a été de découvrir des bribes de l’histoire iranienne. C’est d’autant plus intéressant que je venais de relire Persépolis pour le boulot, moi qui ne connais rien à l’histoire de ce pays, d’avoir des points de vue aussi différents, des perspectives aussi lointaines.

Je n’ai pas été en manque de tennis non plus, il y a un bel équilibre entre anecdotes personnelles, familiales, et jeu. Même si j’avoue que je connais très peu de joueurs d’avant les années 2000, c’est aussi une découverte que j’adore dans les livres sur le sujet.

L’écriture de Mansour Bahrami est tellement vivante. Je n’ai eu aucun mal à me représenter les lieux, les gens, les évènements (même si certains sur l’Iran de la fin des années 70 sont assez difficiles, ou son agression lorsqu’il est enfant). Et elle renvoie à quelqu’un de tellement bien, et vrai. Qui a une vision du tennis, du jeu, que j’adore : jouer pour le plaisir de jouer, de faire un beau spectacle, et tant pis pour la compétition et la victoire.

Malheureusement, ça se lit bien trop vite, comme en plus il y a plusieurs pages de photos (mais pas en couleurs, zut), les pages défilent. J’aurais volontiers poursuivi sur trois ou quatre cents pages. Le livre en lui-même est passionnant et m’a offert un merveilleux moment de lecture.

(Et oui, j’ai pleuré comme une madeleine. Mais chut.)

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.