Lectures sur un rocher

Feuilles d’avril

En avril, les lectures partent un peu dans tous les sens ^^, (ce qui n’est pas le cas des billets de blog puisque j’étais en vacances donc le blog s’est reposé aussi !)

Fry Chronicles … je ne sais pas ce que j’attendais de cette autobiographie d’un acteur que je connais peu, au final. Ce n’était pas inintéressant, mais je n’ai jamais réussi à entrer dans le récit.

Vintage tea time, en revanche, est une superbe lecture. Le livre en lui-même est magnifique, il y a des recettes que j’ai vraiment envie de tester (c’est la première fois que ça m’arrive ^^,), des petites idées déco, le tout dans une écriture charmante et prenante.

La vie compliquée de Léa Olivier en BD est l’une des trouvailles des 48h de la BD. Pour moi, elle vaut surtout pour son côté québécois, l’aspect adolescence est noyée dans la romance passée et présente et donc pas du tout à mon goût. Enfin, il y a des chances qu’elle plaise à mes élèves.

Les beaux étés est adorable. On suit une petite famille lors d’un été de vacances. L’aspect tranche de vie est simple mais fonctionne bien.

Colonisation est une autre sélection BD, en SF cette fois. Ce n’est pas franchement un réussite à mes yeux, c’est long, complexe, pas très bien expliqué même s’il y a des éléments intéressants (la réalité virtuelle) et j’avoue que le côté ironique m’a beaucoup fait rire (on envoie des colons dans l’espace pour une looongue exploration, mais en fait des extraterrestres vont presque tout de suite après fournir la super technologie de déplacement ^^,).

Ernest & Rebecca nous plonge dans l’univers des virus. C’est choupi, mais sans plus pour moi.

Un éclat de givre est une très belle surprise. J’ai eu cette impression d’explosion dans tous les sens, mais je me suis laissée porter avec plaisir dans ce Paris futuriste.

Graines de futurs m’a exaspérée. La première nouvelle a déjà failli passer par la fenêtre. Woupee une héroïne. Deux pages on parle déjà d’une relation amoureuse. Et on a franchement plus l’impression que l’enjeu c’est de deviner qui est son mari fraîchement épousé que ce qui est arrivé dans l’affaire en cours. De là, vraiment, je lisais un texte à la fois sans grand enthousiasme. Même celui de Christian Grenier ne m’a pas transcendée (et il faut le faire !).

J’espérais d’Agnès Price de la fantasy urbaine teintée de mythologie nordique, aventure. Pas de référence au sexe, au manque de celui-ci, ou les envies de l’héroïne devant un personnage masculin de l’entourage. Et le langage …. j’ai détesté l’écriture, jamais naturelle. Je me suis arrêtée assez rapidement tellement j’étais agacée et honnêtement pas intéressée.

Je pensais poursuivre et terminer ma série Fly en rentrant chez les parents où ils y étaient tous. Mais je me suis arrêtée en cours de l’un d’entre eux et sans motivation, donc je ne sais pas. J’étais contente de ma lecture mais je les connais vraiment par coeur. En fait, je ne sais toujours pas si je conserve ou pas, j’en suis à peu près au même point qu’avant de démarrer ma relecture.

Boy’s Next Door est aussi une relecture, imprévue celle-ci. Mais le côté trash ne m’impressionne plus, la pseudo enquête policière bof également, je ne vois plus trop l’intérêt de ce titre en fait – déjà à l’époque je ne l’avais pris que parce que c’était du Kaori Yuki …

Sea Glass m’a une fois encore emportée. J’aime beaucoup la découverte des Stormdancers de cette série, de l’univers du verre, et j’ai un faible pour Kade en prime. En revanche, Spy Glass m’a un tout petit peu déçue pour Devlen. Si j’ai bien aimé ce revirement, la magie de sang, celle d’Opal, j’aurais préféré ce fameux Kade ^^, on est pas loin de la girouette par moment. L’arrivée des plus jeunes, même si je n’aime pas les enfants, est tout de même bien amené et la trilogie se clôt agréablement.

Airborne 44 … ouais. Prévisible, notamment la scène de sexe à la fin et j’ai détesté le dessin.

Le Réseau Papillon est agaçant, mais pas pour les mêmes raisons. La mention des oeuvres d’art m’a plu, mais qu’est-ce que le dessin fait brouillon, et j’ai trouvé l’histoire un peu sexiste par moment (la demoiselle est une princesse, il faut la protéger …).

Shadow Study demarre la nouvelle trilogie sur les Chroniques d’Ixia et de Sitia. C’est un peu dommage pour un récit intitulé Soulfinders que la magie de Soulfinder de Yelena disparaisse aussi rapidement … et si j’ai adoré le point de vue de Valek en plus de retrouver celui de Yelena, je n’ai pas apprécié qu’il y en ait tant de différents, et surtout, surtout … la clé de l’ennemi et sa motivation vienne d’un texte marqué .6 sur Goodreads. Genre les .5 sont des textes entre deux, pour prolonger un peu (j’en ai lu un qui n’apportait pas grand-chose). Si c’est une séquelle vraiment importante (tout le monde parle du personnage et de ce qu’il a fait comme si c’était de notoriété publique), tu fais apparaître ça comme un roman à part entière dans la série. Exaspérant.

Américaines n’est pas en reste question exaspération. Fallait-il ramener TOUS ces destins ou presque à Hillary Clinton? J’ai eu presque l’impression d’un pamphlet politique ! Ça m’a gâché les points intéressants de la lecture comme les découvertes de ces personnes.

Night Study n’améliore pas trop les points qui m’ennuyaient précédemment, et s’y ajoute un autre : trop de chassé-croisé pour deviner les motivations de chacun. C’est trop tiré par les cheveux au bout d’un moment. Mais un point positif : l’évolution de Valek et son retour dans sa famille. Moment très intéressant et touchant.

Geek Art est une petite pépite … bien trop courte ! Très beau livre sur différentes réalisations, dans des arts divers et variés, avec des autrices et auteurs du monde entier, un tourbillon de culture geek qui m’a donné plein d’idées et fait découvrir des choses merveilleuses.

L’atelier des sorciers est une autre découverte des 48h de la BD, et une des plus jolies. La version de la magie est adorable, l’aventure est au rendez-vous, le dessin choupi. Pourquoi il faut que ça s’arrête?

March comes in like a lion a un côté un peu contemplatif et je pensais qu’il m’ennuirait, d’autant qu’il parle de shogi, un jeu auquel je ne connais rien. Mais je me suis laissée porter par le récit de Rei, ce garçon orphelin de 17 ans et déjà professionnel dans ce domaine, replié sur lui-même jusqu’à ce qu’il rencontre trois soeurs énergiques. C’est beau, c’est doux.

Téléphones : 130 ans d’innovation est un très beau documentaire beau livre. J’adore me plonger dans l’histoire des technologies anciennes, même si je trouve qu’il aurait gagné à développer l’évolution du téléphone portable (pas de Nokia 3310 quoi XD ou le blackberry). Et j’aurais trop voulu être demoiselle du téléphone 😀 (oui, je sais que ce n’était pas le job idéal non plus, mais je m’en fiche).

L’arcane de l’ombre …. j’avais adoré le premier tome, mais je me demande si le côté long, notamment des chapitres, n’avait pas été estompé par les conditions de lecture aka un train ayant plus d’une heure de retard. Là en lecture d’avant dodo ça m’ennuie, je ne m’intéresse pas, et ça me peine.

Faut-il être végétarien ? Pour la santé et la planète est une lecture planifiée de longue date – enfin j’ai surtout planifié de la refiler à ma mère une fois terminée, histoire qu’elle s’inquiète moins (non mais, pensez donc, sans viande, je vais me ratatiner ! pour ceux qui m’ont déjà vue IRL, c’est très ironique XD). J’avoue que je patauge un peu, je me rends compte à quel point les termes scientifiques, mêmes basiques comme protéines et tout le bazar me perd complètement et qu’il me faudrait plutôt un guide nutrition pour les nuls avant tout ^^, Mais j’ai beaucoup aimé certaines remarques, notamment l’insistance sur le fait qu’il n’y ait pas un besoin vital de produits d’origine animale à chaque repas (voire du tout) et cette notion de culture de la santé, à creuser.

Les âmes sœurs, je crois, me parlait pour le rapprochement entre l’héroïne, maman de trois enfants qui a l’air un peu empêtrée dans sa vie quotidienne, et la protagoniste du roman qu’elle lit, photographe qui perd tout juste son amoureux. Je me suis ennuyée dès les premières pages. Trop « contemporaine », sans autre genre/aspect auquel me raccrocher, même si j’espérais un peu du côté photographie.

La singulière tristesse du gâteau au citron, en revanche, fait partie de ces livres pour lesquels vous savez dès les premières pages qu’ils vont vous captiver sans effort. Rose, l’héroïne, est une petite fille qui se fait une joie de manger le gâteau au citron de sa maman, mais il a un goût très étrange, un goût de tristesse. A partir de ce moment, elle est capable de ressentir les émotions de ceux qui préparent la nourriture qu’elle mange. C’est intriguant, très touchant et doux-amer.

365 expressions latines expliquées n’a rien à voir avec son grand frère sur les personnages littéraires. C’est terne, aride, et ne donne absolument pas envie d’y retourner (la preuve, démarré le 7 avril, je l’avais oublié).

L’amour comme par hasard est aussi un début de lecture réussi (oui en ce moment j’ai 4, 5 voir 6 ouvrages entamés à la fois) sur deux demoiselles des années 50 qui se rencontrent et ont une passion en commun, un chanteur nommé Johnnie Ray. J’adore le langage, la complicité entre elles, les choses qui ont l’air d’aller tellement de soi avec un naturel qui a ce côté évident et reposant, lorsque vous rencontrez un/e meilleur/e ami/e. J’ai peur de le dire, mais ça a la saveur d’une lecture doudou.

Storytelling m’a pris un certain nombre de pages avant de vraiment comprendre le concept (le fait d’utiliser une histoire pour expliquer une marque, par exemple, et le fait que ça ait remplacé le logo ou le slogan). Il y a un côté passionnant dans ces histoires (et je me demande si je n’aurais pas aimer travailler dans ce milieu) mais j’avoue que j’ai encore du mal à bien saisir les choses.

Comment écrire des histoires d’Elisabeth Vonarburg ne sera peut-être pas une lecture d’avant dodo, comme la plupart de celles du bilan, puisqu’il y a pas mal de notions de grammaire, contrairement aux livres d’Orson Scott Card que j’ai lus sur le sujet, par exemple.

Fangirl est une petite pépite. Cath est fan de la série de roman fantasy sur un futur mage nommé Simon Snow et écrit des fanfictions. Elle entre tout juste à l’université où elle est séparée de sa jumelle qui veut rencontrer de nouvelles personnes. Je n’en suis qu’au début mais j’adore. C’est léger, fun, Cath est adorable et les réflexions sur l’écriture en général, les fanfics en particulier et le milieu en question sont pertinentes et me rappellent des souvenirs.

Et vous, vos lectures d’avril ?

9 commentaires sur “Feuilles d’avril

  1. Sacré article !^^ Wow ! Que de lectures !
    Je suis contente que tu aies aimé L’atelier des sorciers !
    Pour ma part, j’ai acheté quelques titres des 48h bd, mais je ne les ai pas encore lus. J’espère apprécier autant que toi;

  2. « J’espérais d’Agnès Price de la fantasy urbaine teintée de mythologie nordique, aventure. Pas de référence au sexe, au manque de celui-ci, ou les envies de l’héroïne devant un personnage masculin de l’entourage.  » ouais bon, en même temps il me semble que beaucoup de Fantasy urbaine soit de cet acabit, non ? Je n’ai pas le résumé mais ça ne m’étonne pas outre mesure. Je suis juste désolée pour toi si le résumé semblait vendre le contraire. ^^^

    « Graines de futurs m’a exaspérée. La première nouvelle a déjà failli passer par la fenêtre. Woupee une héroïne. Deux pages on parle déjà d’une relation amoureuse. Et on a franchement plus l’impression que l’enjeu c’est de deviner qui est son mari fraîchement épousé que ce qui est arrivé dans l’affaire en cours.  » Là j’avoue que je ne te comprends pas : SF ne veut pas dire que tu ne trouveras rien en rapport avec l’amour ou la sexualité ? En tous cas je peux imaginer tout un tas de nouvelles ou histoires sf qui s’articulent autour de ces thèmes – sans tomber dans la romance, hein, mais par exemple cet histoire de mari mystérieux j’avoue que j’y vois plein de possibilités… est-il humain, par exemple ? De quel univers parle-t-on ? Comment réagit l’héroïne ? Peut-on faire un parallèle avec certaines pratiques actuelles, ou tendances, et lesquelles ?

    1. En fait avec les nouvelles de sf jeunesse j’ai eu plus l’impression que l’intrigue avait un côté romance puisque héroïne… mais il faudra qu’on en parle de vive voix ce sera plus simple ☺️

    2. Alors, oui, oui, beaucoup de fantasy urbaine répondent à cette définition … mais c’est pas celle que je préfère ^^, ou parfois l’immersion fonctionne et je peux passer outre. Là, non.

      Et pour la SF : peut-être aussi le fait que ce soit une nouvelle, donc peu de pages, donc vraiment pas subtil non plus XD Et on en reparle XD

  3. L’atelier des sorciers est donc aussi bien que ce que la couverture et 4e laissaient présager, cool ! Combien de tomes de prévus ? 🙂 (du coup j’ai bien fait de ne pas le prendre tout de suite, je n’avais pas envie d’en arriver comme toi à : arrgggh pas de suite pour le moment :p )

    Il date de quand le livre sur les téléphones ? Est-ce qu’il ne serait pas un peu vieux pour parler de portables ? (je ne me base que sur la couv pour dire ça ^^)

    En avril je lis du Hélios (Or et Nuit, de Ribero, que j’avais repéré depuis un moment – très inspiré des Mille et Une Nuit), et pour mai je commence Moorcock avec les aventures d’Elric, enfin ! Que je comptais lire depuis 15 ans. 😀 Pour le moment le début passe bien, mais je sais que c’est un auteur « ça passe ou ça casse », il est connu pour certains aspects violents et sombres, des personnages qui sont parfois des archétypes (ou le sont devenus, car ce’st un auteur des 70s), et en termes d’écriture je en sais pas trop. Enfin, à 20 pages je n’ai pour le moment rien rencontré qui me gêne, donc c’est plutôt prometteur.

    Si tu n’en veux pas je veux bien tenter le petit livre des expressions latines !

    1. Le livre sur les téléphones date de 2007 😁 donc un peu à dire tout de même j’aurais pensé !
      Helios me dit qqch il faudra que je regarde. Tu m’en as peut-être parlé ? Oh et tu me rediras pour Elric! Sais pas si c’est pour moi mais il a quelque chose de terrriblement tentant !
      Pas de souci pour le livre des expressions latines. Je vois si je le plante là ou si je feuillette encore et je te passe ça.

      1. Hélios c’est un éditeur des Imaginaires, « copain » de ActuSF et Moutons 🙂 C’est du poche plutôt joli, avec plein de choses et d’auteurs/trices qui me plaisent dedans (comme les Caussarieu par exemple)
        Je te redirai pour Elric, mais je te préviens tout de suite, je ne pense pas que ça soit très gentil ni très féministe ! XD (Ou en tous cas Moorcock n’est pas connu pour ça…) Que ça ne t’empêche pas de tester si tu en as envie.
        Ah mais je pensais que tu avais déjà lâché les expressions latines ! ce n’est pas pressé, je le veux juste bien à l’occasion, en prêt, ou tout court si tu veux t’en débarrasser. 😉

        1. Oh voui je vois now 😁 oui Elric le côté dark me fait penser que ça pourrait ne pas être mon truc 😅
          Non le livre des expressions traine laaaamantablement dans le salon Xd

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.