Lectures sur un rocher

PxP

Wataru Yoshizumi (autrice). Sylvie Siffointe (traductrice). 2007 (VO), 2010 (VF), 192 p. Glénat (Shojo). Manga – Shojo.

Ruri Himeno est la vice-présidente du Conseil des élèves au lycée Seiô. Le sujet de la réunion du jour porte sur « P », un mystérieux voleur qui dérobe essentiellement des vieux objets sans valeur, et ce dans l’enceinte de l’établissement. Qui se cache derrière le personnage énigmatique de l’histoire ?

Baby it’s you.

Les séries de Wataru Yoshizumi font partie de mes premières découvertes en matière de manga.

PxP est un one-shot que j’ai lu à sa sortie mais après les grandes séries. J’étais déjà à la fac lorsque je l’ai découvert ; Mint Na Bokura et Ultra Maniac dataient de mes années lycée. Mais je ne pense pas que cela soit la raison pour laquelle j’ai moins apprécié.

Il y a beaucoup de points positifs. Déjà, le dessin est toujours aussi appuyé, impeccable, joliment shojo. J’ai aimé le changement d’âge des protagonistes qui sont au lycée et non plus au collège. Ruri et Yumâ forment un couple intéressant. Le thème de la voleuse est plutôt chouette, avec un côté Cat’s Eye en moins complexe également – one-shot oblige.

Et c’est là que le bât blesse. C’est un one-shot. L’auteur a compacté l’histoire de Ruri en trois chapitres. C’est trop peu pour développer ce concept de voleuse de choses sans intérêt, construire sa relation amoureuse avec le petit génie qui l’accompagne et proposer des « enquêtes » intéressantes.

Les personnages secondaires souvent très réussis chez la mangaka sont mentionnés : le président des élèves amoureux de Ruri, son amie d’enfance présidente du club de journalisme qui découvre l’identité de P, la voleuse, en un claquement de doigt (alors que du suspense aurait été appréciable). A peine. Il aurait été tellement chouette de la voir faire sa sauce un peu plus longtemps.

La traduction m’a dérangée. Voir Ruri sortir « c’est chaud ! » lorsqu’elle pique quelque chose et le veilleur de nuit et sa lampe ne sont pas loin ne fait absolument pas naturel. J’imagine que l’effet voulu était jeune et hip mais là c’est l’extrême inverse, gauche et superficiel. Je n’y ai pas cru et ça m’a sortie de ma lecture.

La deuxième histoire a très peu d’intérêt. Une jeune fille sportive est choisie pour faire partie d’un spectacle de danse à la manière de la troupe Takarazuka, composée uniquement de femmes. Classique, elle aurait pu être mignonne si on n’avait pas un énième cas de relation amoureuse entre un professeur et son élève. Si la mangaka n’y voit aucun mal, ce n’est pas mon cas. Elle est aussi des plus prévisible et même sans ce détail n’apporte rien.

PxP a définitivement du potentiel mais un peu bâclé. Dommage.

Chuchoter aux quatre vents

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