Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 12 : Betrayal in Death

Au nom du crime (VF). Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 268 p. Piatkus. Science-fiction – Policier. Livre lu en anglais.

Eve doit assurer la sécurité d’une vente aux enchères ultra prisée dans un grand hôtel, appartenant à devinez qui, mais ne pouvait pas prévoir le drame qui se déroule en coulisses : une femme de ménage est violée et assassinée, d’une manière particulièrement remarquable, qui l’amène à penser que c’est un professionnel qui s’en est pris à elle.

J’ai beaucoup aimé Magda, cette grande actrice qui propose ses souvenirs (robes et autres memorabilia) aux enchères, une fois encore amie de Roarke et qui se révèle plutôt sympathique. J’espère qu’elle sera récurrente dans la série (et qu’elle jouera un plus grand rôle, elle fait un peu potiche ici). Trina, qui terrifie Eve en voulant la maquiller et la forcer à prendre soin d’elle, elle revient pour la terrifier et se moquer un peu d’elle, avec beaucoup de plaisir de son côté et du mien.

Pour une fois, Eve dispose d’un visuel sur le crime, ce qui change. J’ai été étonnée qu’on en apprenne si vite sur lui, même si c’est son commanditaire qui se fait désirer. Mais j’ai eu un peu de mal à suivre l’enquête, bizarrement, ou m’intéresser à celui qui l’emploie, même si vers la toute fin j’ai commencé à me douter de son identité.

Elle est flanquée de deux agents du FBI, avec comme j’ai l’impression quotidiennement dans ce type de policiers, un abruti qui n’hésite pas à risquer ses collègues pour essayer de se démarquer. Pourquoi pas, mais un peu déjà vu.

L’évolution de la relation entre Eve et Delia (Peabody), lorsque la première la réconforte, ou essaie, du moins, est touchante à suivre.

L’un dans l’autre, un volume sympathique, mais pas spécialement marquant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Hikaru no Go, tome 2

Yumi Hotta (scénariste). Takeshi Obata (dessinateur). Yoshiaki Naruse, Julie Naruse (traducteurs). 1999 (VO), 2007 (VF), 192 p. Tonkam. Manga – Shonen. 6,99€.

En fouillant dans son grenier, le jeune Hikaru découvre un jeu de go, habité par l’esprit d’un ancêtre, un excellent joueur des temps anciens Sai Fujiwara. La passion de Sai pour ce jeu entraîne peu à peu Hikaru dans le monde du Go.

Je suis définitivement très fan du personnage de Saï. Toujours aussi touchant dans ce volume par son amour du jeu, j’ai également apprécié ses anachronismes, ses découvertes, ses petites crises de larmes et ses apparitions en général.

Hikaru est égal à lui-même, un petit garçon amusant qui découvre le go et souhaite surtout s’amuser. J’ai juste été ennuyée par l’utilisation du mot collège à deux reprises : pour dire qu’il n’y est pas encore (et donc risque d’être disqualifié du tournoi si ça se sait) et pour dire qu’il est dans tel collège … hum … peut-être un souci de relecture.

Mais le fait qu’il soit plus jeune en fait un héros intéressant. Juste un peu moins quand il y va de sa petite remarque sexiste avec son amie (c’est une fille, elle peut pas comprendre le go … merci Saï de lui rabattre son caquet – même si ce n’était pas son intention, il est trop gentil – en précisant que le go est pour tout le monde).

Le concept des petits tournois, des évolutions, ce côté très shonen, se retrouve avec plaisir. Les personnages ont aussi ce style très attachants où on prend plaisir à les suivre pendant un long cycle car on souhaite les voir évoluer.

Je trouve juste un peu dommage ce collège où Akira va (c’est sa future/nouvelle école? pas trop compris) et entre dans le club de go. L’atmosphère y est glacée, presque militaire, on ne s’y amuse pas, seules les performances importent et ça ne me plaît pas du tout – mais c’est fait exprès, je m’en doute.

Toujours aussi simple et efficace.

Nombre de tomes parus : 23 (série finie).

Tome 1

Au bord des mots, lectures sur un rocher

La Colonie

Marivaux (auteur). 1750 (VF), 2015 (VF), 103 p. Hachette (Biblio Lycée). Classique – Théâtre. 3€ .

Une île déserte est le théâtre d’une prise de bec mémorable : les femmes se révoltent et réclament les mêmes droits que les hommes. Femmes du peuple et femmes nobles veulent pouvoir exercer les mêmes métiers que ces messieurs, faire les lois, ne plus être soumises… Tout finira par s’arranger, mais les hommes ne perdent rien pour attendre, comme le dit Arthénice : « Et quand même nous ne réussirions pas, nos petites-filles réussiront. « 

Suite à ma lecture de 365 personnages littéraires expliqués, j’ai eu très envie de relire un peu de théâtre, depuis le temps que ça n’était plus arrivé … j’ai donc fait une razzia dans l’étagère consacrée à mon boulot, qui mérite d’ailleurs qu’on s’y penche, mais c’est un autre problème.

Dans la pile que j’ai ramenée pour mes vacances, il s’est trouvé ce très court texte. Je garde un excellent souvenir de Marivaux, que j’ai découvert via le challenge sur la littérature française que je faisais il y a quelques années, évoquant les sentiments de manière plutôt légère.

Ce petit ouvrage, s’il est assez attrayant – même si franchement la couverture n’a strictement rien à voir avec le texte, démarre par une présentation simple et claire de l’auteur, et une biographie sous forme de bande dessiné. Quelques indications sur le contexte ferment cette présentation, que je trouve assez simple en allant à l’essentiel. Le dossier final aborde l’utopie et les droits des femmes, avec des extraits et groupements de textes qui alourdissent peut-être un peu le propos.

En ce qui concerne la pièce, je n’ai pas vraiment ri. Les personnages sont sur une île qui semble déserte, arrivés là on ne sait trop comment (et vous savez que j’aime bien connaître ce genre de raison) et ils se disputent entre eux au moment de fonder leur société, que les femmes souhaiteraient égalitaire, et les hommes pas vraiment. (L’ennui c’est que pour certaines des femmes l’égalité ne passerait pas par le changement des classes … un des problèmes soulevés très rapidement).

J’apprécie les prémisses, sans problème, les disputes, les revendications. Je suis surtout déçue du fait que ça n’aille nulle part et que le résumé sort carrément « tout finit par s’arranger » parce que la situation ne change pas. Enfin apparemment y a un vague « souci des droits » à la toute fin parce que la colonie est attaquée donc chacun retourne à sa cuisine (c’est pas comme si Arthénice, la noble, disait au début qu’elles voulaient être associées aux questions militaires aussi) … Et elle se dissocie de sa camarade bourgeoise parce qu’il ne faudrait pas perdre de vue les choses importantes : femme certes, mais au-dessus des autres … moui, moui, moui …

Donc voilà, les femmes retournent à la cuisine et tout s’arrange.

Bon, j’ai fait mes petites recherches. La première version du texte a fait un flop total en représentation et Marivaux a changé le texte pour avoir quelque chose de bien politiquement correct, donc bien décevant. C’est choupi d’essayer, mais ça donne juste une vague impression de ne servir à rien.

Ah, et quand Mme Sorbin, la dame non noble, fait une grande déclaration selon laquelle l’homme ne devrait pas être déshonoré pour son infidélité comme une femme le serait, parce qu’il n’a pas de force, qu’elle compatit à sa faiblesse, qu’elle lui laisse la bride sur le cou (heu traduction tu es en train de dire qu’il peut aller voir ailleurs no soucy Lucy ?), que plus il est faible plus les femmes sont grandes ?

Non seulement c’est tordu mais question égalité c’est complètement à côté de la plaque. C’est une femme, Arthénice, qui souhaite ce principe d’égalité, et une autre qui lui dit que ce qu’elle sort ne vaut rien … je savais que ce texte allait m’énerver, en fin de compte … quand un des hommes trouve que cette idée égalitaire n’est pas mauvaise, Mme Sorbin renchérit avec la tirade mentionnée au-dessus. Okay …

Bref. Si c’est une tentative de dépeindre une société utopiste égalitaire, c’est très clairement manqué, et très mal fait au passage. Et franchement, c’est tellement court (un acte, mais dix-huit scènes) … en fait non, je trouve ça mal construit. Pour moi un acte, surtout pour une pièce classique, a moins de scènes, pour effectuer une coupure (déjà que dans une édition scolaire entre les scènes vous trouvez des études de texte). Dans ce cas présent, j’ai trouvé la pièce courte, même si les différentes scènes qui s’ajoutaient se tiraient en longueur, mais vraiment il s’y passe peu de choses. Beaucoup de bruit pour rien, en somme.

C’était bien d’essayer, Marivaux. Ou pas ^^,

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles de septembre

En septembre, la reprise est plutôt fatigante. Et pour la première fois, je commence plusieurs livres, ne ressent plus l’envie de les reprendre, les laisse mariner avant de décider de les laisser pour plus tard. Il y a aussi des déceptions.

L’aspect morne d’Animaux disparus et sa composition bien trop axée sur les oiseaux a eu raison de moi après une seule soirée et moins de cinquante pages. J’appréhendais la lecture du dernier tome de Luxe, parce que le 3 présageait le départ à l’armée d’Henry et la jeune demoiselle qui le suivait. Au final ce n’est pas tout à fait le cas, ce qui est mieux, mais je n’en suis pas bien loin et cette mise en place fait déjà pétard mouillé … et on se focalise sur Lina Broud, devenue Broad, que je n’ai jamais appréciée. Je ne sais pas, ce tome m’ennuie franchement, je pense que je vais laisser tomber aussi pour l’instant.

Ces trois mangas sont des cadeaux de mon libraire lors de la dernière commande. Passablement crevée en fin d’année, j’en ai repoussé la lecture. Au final c’était très agréable de revenir au boulot la première semaine et de les trouver là ^^Tous trois sont des seinen, et très sympathiques. Je commanderai la suite sans faute. J’ai particulièrement apprécié The Rising of the Shield Hero (un côté un peu jeu vidéo avec l’arrivée du héros dans un univers de ce style, même si le début et l’accusation et viol m’ont laissée effarée – le côté seinen, ça devient plutôt dark, d’autant que la choupette à côté de lui était esclave, et ça rend le titre différent des autres dans le style) et Iris Zero, avec ces jeunes ayant des dons de vision particuliers, sauf le héros, qui en est quitte pour un sens de l’observation très développé qui m’a rappelé Poirot ❤

Ce mois-ci, en imaginaire, je n’ai pas pu résister à l’envie de dévorer le dernier tome en date des aventures de Rebecca Kean (après moins de vingt-quatre heures sur mes étagères … il me faut attendre un an avant la suite maintenant T_T). S’il est toujours aussi rempli d’action, il apporte également son lot de réponses, ce qui est appréciable. J’avais raison pour certaines, pas d’autres, donc je suis satisfaite 😛

Je suis tombée sur De l’autre côté de l’île au boulot. Après une Grande Catastrophe, la Mère Nourricière (non ça va, on ne s’énerve pas trop devant la multitude de majuscules) a décidé de protéger les habitants des îles avec un grand, grand nombre de règles. C’est une dystopie plutôt fraîche, aux règles intéressantes, et j’ai aimé que si on a le point de vue d’une petite fille, Honor, qui désire s’y plier pendant la plus grande partie du livre, ce soient ses parents qui sont plus « indisciplinés ». La fin est cependant très frustrante.

Oren Miller m’avait séduite avec Le roi sombre puis J’agonise fort bien, merci, que j’avais tous les deux adorés. Peut-être de trop grandes attentes avec A présent, vous pouvez enterrer la mariée, qui m’a déçue. Silence radio sur les deux années qui suivent la première enquête d’Evariste et Isabeau, impression donc de manquer de beaucoup d’informations, et un milieu qui ne m’a pas autant séduite que la Bretagne et ses créatures mystérieuses du début. Et ça m’a paru tellement long … Pas à la hauteur du premier, sans être mauvais.

Quelques lectures jeunesse, déjà avec le mois Roald Dahl (je crois que j’ai oublié de vous en parler), organisé par Evy, même si je ne savais pas trop où / comment parler de mes lectures … Coup de gigot est très surprenant. Ce sont un peu des nouvelles à chute, très bien pensées. La première m’a beaucoup amusée, et c’était chouette de sortir un peu de la zone de confort féérique habituelle de l’auteur.

Fantastique Maître Renard n’est pas une aussi bonne surprise, beaucoup trop jeunesse pour moi, sur des animaux qui essaient d’échapper à des propriétaires terriens furieux d’avoir été volés trop souvent par le renard en question. Vraiment pour les tous petits, je me suis ennuyée.

Au boulot, je suis aussi tombée sur ces deux lectures de mon enfance ! Ma tête a rétréci est un des deux Chair de Poule que j’avais dans ma bibliothèque. Le côté aventure, exotisme, avec une pointe de fantastique, m’a rappelé de très bons souvenirs, même si ça reste léger.

Entre-deux fait aussi ressortir un aspect léger que j’avais forcément manqué quand j’étais petite, mais je suis restée aussi prise dans ce récit sur un jeune qui change de club sportif et n’ose pas informer ses amis restés dans le premier. Déception tout de même quand il finit par confronter le nouveau coach sur le fait qu’il ne le fait jamais jouer et qu’il fait semblant de ne pas voir ses équipiers l’ignorer et que l’autrice nous annonce de manière guillerette qu’on ne saura absolument pas quelle a été la teneur de leur conversation. Désolée, ça sonne comme une mauvaise blague ou de la fainéantise, pour moi. Moment important passé sous silence, surtout quand on a fait monter la mayonnaise pendant aussi longtemps, ça m’agace qu’il ne soit pas décrit, pas même un tout petit peu.

J’avais très envie de découvrir cette biographie mâtinée d’essai de Caitlin Moran, avec ses réflexions sur la féminité. J’en suis au début, et je suis assez estomaquée de voir les explications de la mère à la fille sur ses règles. Oui, ça va faire mal, c’est normal … bon, c’est déjà mal parti à mes yeux, mais quand on découvre l’équipement tellement cheap mis à disposition (les serviettes tellement nazes qu’elles partent en morceaux quand la jeune marche et qu’elle décide donc de ne plus trop se déplacer, surtout que ses premières règles durent TROIS MOIS) … la mère est aux abonnés absents, comme elle attend son huitième enfant … si l’autrice me paraît intéressante, je suis choquée de la non-présence de la mère dans cette expérience qui me semble franchement traumatisante O_O

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en septembre ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

365 personnages littéraires expliqués

Yann Caudal, Nicole Masson (auteurs). 2006, 240 p. Chêne. Littérature. 15,90 €.

La littérature mondiale, qu’il s’agisse de théâtre ou de romans, est marquée par la création de personnages forts qui frappent l’imagination et accompagnent encore longtemps le lecteur, même une fois le livre refermé. Certains sont même restés des types humains comme Don Juan, ou Harpagon, d’autres sont passés dans les noms communs comme Dulcinée. Tous ces personnages constituent des clés pour entrer dans les chefs-d’oeuvre du patrimoine littéraire mondial.

Après ma dernière lecture Littérature (Au bonheur des titres, une catastrophe), j’étais à la fois mitigée de replonger dans ce thème, et j’avais envie de m’en changer les idées très rapidement. Ce petit livre a été parfait.

Il est déjà très joli, dans son petit format relié, avec une couverture un peu style mousse comme pour la BD Trash Cancan. L’intérieur est adorable aussi, plein de couleur, de fond, de police, des petites illustrations. Tout ça rend la lecture très agréable.

Le titre parle de personnages « expliqués ». On n’est pas dans une analyse au sens strict du terme. Les auteurs abordent un personnage, racontent un peu son histoire (parfois un peu trop !), ce qu’il symbolise, si on le retrouve ailleurs. Et ils m’ont donné envie de me replonger dans des récits classiques, ou découvrir des contemporains. Reprendre ce côté éclectique que j’ai toujours apprécié avant de trop entendre qu’il y avait les « bonnes » et les « mauvaises lectures » …

Le choix de personnages est varié, et c’est aussi un élément que j’adore. Classique et contemp’ comme je l’ai dit, mais aussi fantasy (Frodon voisine avec la petite Fadette ^^), l’érotique (bon j’avoue que ne pas voir Christian Grey ici ne m’aurait pas dérangée), du théâtre, de l’historique (Angélique fait une apparition ❤ ), de la SF (Big Brother !), des contes, du policier (Poirot ❤ ) … j’adore ce mélange.

Très légers bémols. Pas de BD ou mangas (mais le panorama en matière de roman est très appréciable, donc je ne boude pas). Et un focus sur la littérature française, européenne ou nord-américaine, donc au final peu de vraies découvertes.

Mais ça n’empêche pas ce livre d’être un petit bijou, écrit clairement, et qui me donne envie de m’intéresser non seulement à cette collection mais aux éditions Chêne en général, même pour le boulot. Avec cette lecture, on peut découvrir avec simplicité un grand nombre de personnages-clés, un plaisir à lire et à manipuler.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Elles au XXème siècle

Christine Lavaquerie-Klein, Laurence Paix-Rusterholtz (auteurs). 2016, 128 p. Larousse. Beau Livre – Féminisme. 30,90 € .

De Suzanne Lenglen à Simone de Beauvoir, de Simone Veil à Brigitte Bardot, du droit de vote à l’IVG, du baccalauréat au congé parental, retrouvez, dans un livre animé richement illustré, les grands moments de l’histoire des femmes françaises au XXe siècle dans tous les domaines, du sport à la science, en passant par la politique, les arts, le travail, la presse, etc.

Le fonds sur les femmes d’un de mes CDI est une merveille. J’ai chipé ce beau livre lors d’un retour, il n’a pas revu la couleur de son étagère ^^, Vraiment, il est aussi beau qu’on puisse le supposer. Vous voyez, l’espace vertical à droite ? c’est un rabat pour fermer le livre, et ça ajoute encore à son aspect d’objet élégant.

En mode beau livre, il est superbe, et j’envisage de l’acquérir pour mon CDI principal. Il propose de nombreuses illustrations, comme on le devine avec la première de couverture, photographies, publicités vintage, dessins, affiches de films, coupures de presse. Certains articles de journaux ou des affiches de propagande sont reproduites sur un papier dans le style de l’époque et disponible dans de petites pochettes agrafées au centre de la page en question (oui, j’ai un peu peur des dégradations, mais je trouve que ça en vaudrait la peine, au risque de le sortir du prêt – pardon pour le mode boulot, mais j’ai envie d’aborder cet aspect aussi ^^).

Plus que dans l’essai féministe, on est dans le documentaire historique sur les femmes qui ont fait le siècle, tant d’un point de vue politique que scolaire (l’ouverture de l’école élémentaire puis secondaire et enfin les grandes écoles), les évolutions de la mode (surtout la disparition du corset), en passant par le sport (mes dieux les tenues de tennis du début de siècle, j’adore ! je vous avouerai bien que dans un roman … une autre histoire pour un autre jour ;D).

C’est vraiment une réussite, tant sur le fond que la forme. A découvrir.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Camden, tome 1 : Un murmure de voix

Pauline Andreani (autrice). Nicolas Jamonneau (illustrateur). 2016, 160 p.  Éditions du Petit Caveau. Fantastique. 12,90€ .

Je m’appelle Humphrey. Simplement Humphrey. Ce soir-là, j’ai perdu mon travail en voulant sauver un ahuri qui prétendait pouvoir communiquer avec l’au-delà. Par curiosité, je l’ai ensuite suivi dans l’une de ses aventures, et devinez quoi ? Le gamin disait vrai.

La famille Flemington, s’étant vue affligée de la disparition de leur fils et de la mort de leur bonne, ne se doute pas que cette dernière est bien présente, ni qu’elle sait ce qui est arrivé à leur bambin. . .

Lors de ma dernière razzia au stand du Petit Caveau, aux Imaginales, j’ai trouvé ce petit roman très joliment illustré. Je ne suis pas une grande fan de fantômes, mais pourquoi pas, on se lance.

Je retrouve avec plaisir une maison d’édition que j’adore, et une fois de plus une autrice à la plume pleine d’élégance. Si je ne suis pas intéressée par les créatures qu’elle choisit de mettre en oeuvre, sa manière de le faire a suscité mon intérêt, même si je me demande un peu ce que le narrateur, Humphrey, peut apporter à Camden qui semble très bien se débrouiller tout seul.

C’est la petite faiblesse de ce tome : on se situe dans une introduction. Une introduction à l’univers, aux personnages, même s’il y a une petite enquête, sa résolution est trop rapide, je n’ai pas eu assez le temps de m’inquiéter.

Mais ça donne envie sans peine de poursuivre et de savoir où Pauline Andreani veut nous entraîner. Camden est plutôt attachant, et son frère n’est pas dépeint de manière manichéenne, il est agaçant mais se soucie du plus jeune, et leur domaine intéresse également.

Une lecture vraiment intéressante et une série prometteuse.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).