Lecture sur un rocher

Feuilles de mars

En mars, tout est bouleversé et je n’ai plus tant le coeur à lire.

L’autrice raconte une période de sa vie, au Liban, lorsque la ville subit des bombardements. Les différents habitants de son immeuble se retrouvent dans une pièce de l’appartement de ses parents, la plus en sécurité. La galerie de personnages est intéressante et j’ai plutôt aimé le style graphique.

J’avais lu l’extrait de librairie il y a quelques temps. Le dessin est adorable, très doux, et j’avais beaucoup apprécié le côté nostalgique et la pluie. L’héroïne, Akira, est attachante (elle faisait partie de l’équipe d’athlétisme et s’est blessée, une base à laquelle je disais pourquoi pas). C’est vraiment le coeur de l’histoire qui me dérange profondément. Elle tombe amoureuse de son patron, un homme de plus de quarante ans (donc vingt ans voire davantage de plus qu’elle, et doit-on parler de la différence hiérarchique aussi ?). Le pire c’est que lorsque je lis des critiques (Manga News notamment) elles parlent de « soulever un tabou » pour « vivre cet amour » … Non. Juste, non.

Je n’ai jamais été spécialement attiré par les mangas sur des personnages musiciens (moins que les mangas sportifs, par exemple). Ici, c’est l’histoire d’un adolescent qui suite à un blocage psychologique n’entend plus le son du piano lorsqu’il joue. Ce n’est pas inintéressant. Ce que je n’ai vraiment pas apprécié, c’est le côté rentre-dedans des amis du héros, qui le frappent assez souvent et c’est complètement traité à la rigolade même lorsqu’on plaisante qu’il a le visage en sang. Et puis le dessin ne m’a pas trop parlé.

D’habitude, Jean-Loup Chiflet me fait toujours rire. Là, pas tant que ça. Si j’ai trouvé ce livre toujours aussi intéressant que d’habitude, aussi bien écrit, il ne m’a pas arraché un sourire, au contraire, et j’ai préféré ne pas le terminer plutôt que me forcer.

Lecture commune avec Snow.  J’avais lu la première édition du livre en Médiathèque il a quelques années et en avais gardé un excellent souvenir ; lorsque cette nouvelle édition est sortie, je n’ai pas hésité à me jeter sur les trois tomes. La première lecture était il y a huit ans, je découvrais la fantasy urbaine historique. Et entre-temps, j’ai exploré la fantasy urbaine plus avant (peut-être pas en historique), décidé d’orienter un de mes projets littéraires dans cette direction … la passion n’a pas été au rendez-vous de cette relecture. L’avis de Snow ^^

Emprunt au hasard à la Médiathèque (dont les collections mangas au final ne sont pas trop mon truc 😦 ), on suit une cellule rouge dans le corps humain. C’est donc un manga très scientifique et instructif. Mais un de mes 5e a vraiment accroché et compris, ça doit être plutôt bien expliqué. L’un des problèmes, justement, c’est que c’est trop expliqué. J’ai horreur des patates de textes en manga, ça rappelle Death Note à ce niveau (d’ailleurs le dessin du personnage à gauche m’y a fait penser aussi) en vraiment moins passionnant et je n’ai pas terminé cette lecture.

J’avais entendu parler de ce roman graphique il y a quelques années, peut-être parce que Sita en avait fait une chronique dessinée. Je pensais que ce serait une réflexion sur l’apparence physique du personnage qui ne correspond pas aux standards de beauté actuels. Et ce n’est juste absolument pas ça, on parle plutôt de sa relation du moment dans laquelle elle s’installe alors que cela ne correspond pas à son idéal. Je me suis vraiment ennuyé au final.

Une très jolie édition. La sélection est charmante et les textes de description (ce à quoi les gens portant ces prénoms ressemblent) m’a fait rire mais sans grande surprise.

Je m’étais dit que j’allais poursuivre voire terminer la série, elle est tout entière à la Médiathèque … ou pas, en fait. Tome 2, moins de moments choupis avec l’héroïne mais un personnage masculin qui lui fait du chantage lorsqu’il découvre qu’elle est amoureuse du patron. Tome 3, le côté adorable de l’héroïne prend un côté ennuyeux comme la pluie (ha, ha, je sais) à part un passage qui présente une bibliothèque comme un aquarium, le côté aquatique avec les livres est superbe. Et sinon comme je me crispe à chaque page en me disant qu’on va passer en mode glauque, j’avais juste hâte à la fin. J’en reste là.

En revanche, je passe toujours un aussi bon moment avec cette histoire. L’alien professeur est terriblement attachant, tout comme les gamins.

Encore une différence entre mes attentes et le récit en lui-même. Mais avec un titre pareil, je m’attendais à un couple de longue date dont les sentiments s’érodent … pas à un couple de seniors qui se rencontrent et forment une relation. Enfin, pour être honnête, ce n’est pas ça qui m’a dérangée, c’est la fin. La ménopause de madame qui fait une pause à 62 ans et bam grossesse. Je n’y ai jamais cru et trouvé ça ridicule, ruinant le côté attachant et poétique que le récit avait atteint avec cette perspective assez rare (âge des protagonistes). Et le dessin ajoute au charme du début.

Un garçon est sensé devenir un puissant roi démon et son précepteur commence son éducation. Je l’avais lu début 2000s lors des débuts de Saphira et gardais le souvenir d’une histoire mignonne comme tout et très drôle. Mes souvenirs étaient définitivement plus intéressants que l’histoire que j’ai relue ce mois-ci … Il y a un côté niais et l’humour ne me parle plus autant.

Si j’ai beaucoup apprécié le hors-série sur les 20 femmes qui feront 2020, je n’ai pas été particulièrement enthousiasmé par ce numéro, même si j’ai apprécié l’interview de Gloria Allred.

Une relecture qui me fait beaucoup rire. Je l’avais découvert il y a quatre ans et c’est amusant comme mes réponses ont un peu changé en ce qui concernent les vêtements et comme je fais le parallèle avec les livres qui restent une « période passée ». J’envisage de vous proposer certaines des questions des différentes checklists en articles Lookbook ^^.

… Quand on me dit que c’est du théâtre jeunesse, pour moi, c’est une pièce de théâtre pour les plus jeunes. Enfants ou jeunes ados. Là, c’est une pièce sur des enfants. Absolument pas pour les plus jeunes. C’est un mic mac à suivre même pour un adulte. Entre le concept de zombie, de panda, les ombres à la fin, le fantôme … Et j’ai juste eu envie de le faire voler en lisant les remarques sexistes d’une des familles (lorsque l’autre est composée de deux mamans), les questions de genre super mal abordées, les stéréotypes de genre … J’ai détesté.

Pièce de théâtre jeunesse achetée en même temps que la précédente (je cherchais des textes différents des classiques comme Molière pour un projet théâtre), elle me laisse une impression un peu meilleure. Enfin c’est terriblement barré mais le loup a un côté choupi.

Je l’avais beaucoup vu passer au travail et eu quelques fous rires avec des élèves devant les rédactions. Mais une fois que je le lis « normalement », ce n’est plus du tout ça. Les commentaires de la prof font durs et pas du tout créatifs (c’est peut-être mon côté prof justement ^^,) et lorsque je vois que dans les noms inventés des élèves ils ont estimé fun de sortir Laura Norexique … ou comment se moquer d’un trouble du comportement alimentaire, je dis stop.

J’aime beaucoup cette collection de La Martinière Jeunesse. Je viens de démarrer ce documentaire sur un thème que j’aime beaucoup et il ne déçoit pas. Les informations sont simples, bien écrites, et j’aime beaucoup les illustrations.

Le dessin est très carré, austère, donne un côté un peu ancien à ce manga qui se passe dans les années 60. Je ne pensais pas du tout apprécier mais en fait c’est plutôt intéressant. Le héros est un pianiste qui découvre le jazz, vient d’une famille compliquée, rencontre un adolescent difficile … j’ai envie de poursuivre ma découverte.

Récit de vampire. C’est la demoiselle qui est vampire et le jeune homme à côté humain, détective privé et écrivain. Tous deux vivent ensemble et il est question de chercher celui qui a assassiné des membres de leur famille. J’ai lu un chapitre ou deux. Je trouve le dessin très plat (et démarrer le manga sur la recherche d’un chat perdu … heu c’est une histoire bonus éventuellement, pas le début), les enfants vampires ne m’ont jamais passionnée et savoir qu’il y a une histoire d’amour entre les deux, puisque la demoiselle reste une enfant, me plaît moyennement aussi. J’ai rapidement abandonné.

Et vous, vos lectures de mars ?

Lecture sur un rocher

Les hommes dénaturés

Maximum Light. Nancy Kress (autrice). Jean-Marc Chambon (traducteur). 1998 (VO), 2001 (VF), 262 p. Flammarion. Science-fiction.

Encore plus pernicieux qu’on ne le prévoyait, les effets de la pollution chimique ont entraîné une chute radicale du taux de la fertilité dans le monde. Il n’y naît pratiquement plus d’enfants. A tel point que certaines personnes en mal de progéniture en arrivent à traiter leurs animaux domestiques comme d’authentiques bébés … Mais cette situation entraîne probablement de plus sombres déviations, comme le soupçonne Shana Walders, une jeune appelée de l’armée américaine, quand, participant à l’évacuation d’une zone rendue dangereuse par le déraillement d’un transport de produits toxiques, elle se retrouve face à l’inconcevable dans une société où les manipulations génétiques sont soumises à de sévères limitations. Les Etats-Unis seraient-ils en train de se transformer en une nouvelle île du docteur Moreau ?

J’ai découvert ce roman  il y a quelques années en Médiathèque et l’avais inscrit à mon challenge ABC. Malheureusement, suite à un déménagement, je l’ai zappé (et n’ai donc pas pu terminer le challenge cette année-là …). Lorsque je suis retombée dessus à la vente d’une autre Médiathèque, je n’ai pas hésité et me suis lancée, d’autant que je n’ai pas encore découvert Nancy Kress.

Et la rencontre est définitivement manquée. Pire encore, j’ai détesté cette lecture et n’ai pas pu la terminer aussi rapidement que je l’aurais voulu.

Le démarrage en mode commando armé est déjà moyennement passé, mais très vite, l’héroïne, Shana, m’a agacée. Elle a un tempérament égocentrique et n’hésite pas à en rajouter une couche sur son apparence physique impeccable, ce qui a le don de m’énerver. Surtout quand ça arrive dès la deuxième page … Un langage familier s’en est mêlé, ainsi que pas mal de références au sexe passablement inutiles.

A la base, ce concept d’humanité qui aurait éradiqué tant de maladies, mais en contrepartie ne produirait plus autant d’enfant, me paraissait intéressant. Et la référence à l’île du docteur Moreau, à l’attachement aux animaux domestiques, why not. Mais le traitement ne m’a absolument pas plu. Si on ressent un certain rythme, les dangers auxquels font face les protagonistes, je ne me suis pas intéressée à leur sort (excepté peut-être Atuli, le danseur homosexuel).

Ah, parlant de lui. On aurait, à mon sens, franchement pu se passer des nombreuses réflexions homophobes dans le livre. C’est lourd et ça n’amène pas grand-chose – ok, la société future n’est toujours pas sécurisante pour les personnes homosexuelles, mais ce n’est peut-être pas la peine d’en rajouter régulièrement dans les insultes et les réflexions.

J’ai eu l’impression de ne pas du tout être étonnée. Est-ce moi qui suis plus cynique, ou juste totalement désintéressée par le livre, je n’en suis pas sûre. (Oh, et puis aucun suspense sur ce brave Nick malade, j’étais certaine qu’il s’en sortirait aussi).

Une lecture qui me laisse peu de souvenirs, excepté de l’agacement.

Lecture sur un rocher

Lectures obligatoires à l’université, premier semestre

En matière de premier semestre, il sera question de mon premier cycle universitaire : mon année unique en lettres modernes (on va rire XD) et ma licence d’anglais (Hell of a lot better).

Tout ça, une fois encore, pour vous faire découvrir quelques lectures obligatoires qui m’ont marqué – ou pas !

Lettres Modernes

En 1ère année de Lettres, plusieurs modules de littérature étaient au choix. Et étrangement, alors qu’ado j’adorais le polar (mais plutôt Agatha Christie, là je ne connaissais pas les auteurs), je me suis orientée vers la SF. Pourquoi, alors que je détestais ça auparavant ? Mystère. Bon, je crois que c’est à cause de l’extrait de 1984 étudié en 1ère L qui m’avait fascinée.

Über bien m’en a pris. Je suis tombé dedans pour ne plus jamais vraiment en sortir. Le meilleur des mondes m’a laissé sans mots. Fascination de la découverte du genre, je ne sais pas, mais de l’univers, c’est sûr. Le Retour n’est pas une fiction mais plutôt un essai sur les vingt ans qui se sont écoulé entre les deux livres et les avancées scientifiques et technologiques ayant eu lieu, il me laisse un bon souvenir aussi.

En revanche, j’ai détesté La planète des singes XD Je ne sais pas pourquoi, je ne supporte pas ce texte ^^, est-ce le côté voyage dans l’espace auquel je ne suis pas encore habituée ? Les castes, le côté très vieillot du langage ? Je n’en sais rien, mais je n’ai jamais apprécié.

Le petit recueil de Jacques Baudou était une lecture introductrice qui ne me laisse plus aucun souvenir aujourd’hui, si ce n’est que je l’ai trouvé utile, fonctionnelle, un Que sais-je plutôt bien fait (oui j’avais le réflexe de me tourner vers cette collection à l’époque quand je voulais compléter mes connaissances sur un sujet).

Or donc en première année j’avais choisi d’étudier la Littérature.

Vraiment pas la décision la plus inspirée.

Les trois premiers sont des choix personnels pour essayer de suivre – puisque déjà je n’en voyais pas trop l’intérêt … le Précis n’était pas inintéressant, mais bon. La versification, je n’en ai aucun souvenir et Si le grain ne meurt est totalement inintéressant.

C’est quand même gé-nial quand vous vous lancez dans des études de lettres lorsque vous adorez lire et que les 3/4 des cours sont plats et résolument sans intérêt dans la matière.

Un peu plus intéressant, mon option d’Histoire. Enfin, on n’en est pas au niveau de Jean Des Cars, ces lectures n’ont pas été passionnantes (mais c’était déjà franchement mieux que les cours de grammaire et autres).

Si ça a l’air plus fun, c’est parce que c’est le cours de recherche documentaire. Ironie du sort, je n’avais aucune idée de ce que je faisais (ça sera pareil en master XD) et j’ai choisi de travailler sur le vampire dans la littérature, donc voilà quelques lectures que j’ai retrouvées. Le Petit guide, je l’avais lu ado et beaucoup aimé, il est plutôt drôle et fonctionne bien comme documentaire jeunesse. Les maîtres du fantastique en littérature vient d’une collection qui me laisse un très bon souvenir aussi, Les Compacts, qui propose plein d’idées lecture. Le Que-sais-je ? reste un peu aride.

Pour être honnête, il y a eu des livres fortement suggérés que je n’ai jamais touchés, notamment de la prof de grammaire qui demandait qu’on achète son propre livre. Mais bon, j’ai de trèèès mauvais souvenirs des cours de grammaire en lettres (bizarrement c’est passé crème en anglais).

Anglais

(On me pardonnera le non découpage en années XD)

Le premier reste généraliste et je l’ai très peu utilisé dans cette langue. La Syntaxe simple a été dument surlignée, je m’en souviens ^^, et les deux livres de vocabulaire m’ont laissé m’arracher les cheveux assez longtemps sur des mots dont je n’avais aucune utilité genre crane pour la grue de chantier et l’oiseau XD

Je ne m’y attendais pas mais j’ai adoré les livres sur la structure des mots et le fonctionnement de la langue (bon, le dernier sur le thème n’est pas spécialement intéressant). J’ai même conservé le Précis de lexicologie et The Study of Language.

Histoire et civilisation. Pas de mauvais moments passés.

Surprise, surprise : j’ai vraiment aimé ces documentaires. Probablement davantage que des lectures intégrales ^^, J’aime beaucoup le côté panel littéraire, l’histoire de la littérature, la découverte de thèmes, etc. C’est triste que c’est un élément de fac de lettres qui m’ait toujours ennuyée.

Voilà pour les livres que j’ai dû lire, en fiction essentiellement, pour les cours de littérature générale. Alice est plutôt fun mais en première lecture VO c’est assez ardu (je comprenais les mots séparément mais pas ensemble XD). Dr Jekyll est un classique de SF très bien passé.

Shakespeare m’a plu pour King Richard II et Twelfth Night mais Romeo & Juliet … disons que j’ai découvert des adaptations chouettes l’année-là mais en même temps les cours étaient à oublier.

Si j’avais beaucoup aimé Robinson Crusoe enfant, la version VO a été un calvaire et m’a ennuyée. Enfin, Scenes from Deep Time ne m’a pas du tout intéressée. Ce n’était pas vraiment un livre mais plus une étude de représentations graphiques sur les dinosaures … barré mais pas dans le genre qui me plaît.

Viennent ensuite les livres des cours de litté spécialisée. Il y a eu des lectures merveilleuses, des choses intéressantes, et une hor-reur. Coraline m’a énormément plu et permis de découvrir Neil Gaiman, avec Miroirs et fuméeTimbuktu est un récit adorable du point de vue d’un toutou, il m’avait énormément touchée.

Ashes to Ashes et Betrayal sont deux pièces de théâtre moderne. Je regrette un peu mon manque total de souvenirs et je pense aussi que j’aurais vraiment aimé étudier ce sujet plus avant, vu comme j’adore le théâtre classique français. C’était le cas avec The Real Inspector Hound aussi, une pièce de théâtre dans la pièce avec une enquête policière. Une touche d’absurde en prime et voilà une petite lecture très fun, même des années après.

On en arrive à l’horreur. Women in Love. Déjà que j’ai horreur des romances pour la romance, mais les relations décrites dans le livre m’avaient exaspérée, sans parler des détails sur le sexe.

Petite haie d’honneur pour les lettres classiques dont j’ai profité pendant une petite année, mais quelle année. J’ai adoré faire du grec ancien, j’ai savouré ces belles sonorités. J’étais tout particulièrement fan des manuels de lycée Hachette, que j’utilisais tout le temps pour mes devoirs, plus que mes cours presque ^^, Le latin était plus un pâle complément, j’en avais eu ma belle dose au lycée avec ma super prof, mais le grec a été une de mes révélations à l’université. C’est un petit regret que j’ai de ne plus l’utiliser au travail maintenant.

En deuxième langue, j’avais choisi de prendre italien (parce que hem … c’est compliqué avec l’allemand XD on en reparlera peut-être ^^,). J’avais surtout utilisé le Pratique de A à Z pour bosser la grammaire puisqu’on n’en faisait peu et je pensais en avoir absolument besoin. (Résultat … on va pas parler du résultat XD).

Enfin, ma petite collection de livres sur les dragons. Parce que mon TER (non pas le train que je prenais en fin de semaine XD), Travail d’Etude et de Recherche de L3 portait sur le dragon dans les mythes celtes.

Si c’est pas la classe à Dallas, les enfants.

J’ai donc découvert cette merveille que l’encyclopédie de Carol Rose que j’utilise encore actuellement pour l’écriture. Les autres m’ont laissé un peu moins de souvenir à part cette période de travail, même le livre de tarot. Je l’ai conservé longtemps mais plus par habitude et l’ai finalement laissé partir au dernier désherbage. Ma collègue choupette d’arts l’a récupéré ^^ Une belle période de recherche.

Pour rester dans le thème du vampire qui a terminé ma sélection de lettres, je vous donne mon obsession de première année d’anglais. Même pas honte.

Remarquez, je suis fière de moi. Les deux tomes sont dispos sur Amazon (à 120€ XD), ce qui n’était pas le cas à l’époque, et jamais de la vie je ne pense à essayer de les acheter XD

Pour être honnête, je crois que les vampires, c’est une partie de ma vie qui est derrière moi. J’ai désherbé la plupart des livres sur le sujet (même des Marigny ^^,), j’essaie d’explorer d’autres contrées folkloriques pour l’écriture (même si je ne jette pas mes personnages déjà existants avec l’eau du bain non plus – déjà parce que c’est pas écolo XD) et je suis aussi passée à autre chose en fiction. That’s life.

Voilà voilà ! Et vous, vos lectures universitaires, s’il y en a eues ? Plaisantes, rageantes ?

Lecture sur un rocher

Ma tête a rétréci

How I Got My Shrunken Head. R.L. Stine (auteur).  (traducteur).  (illustrateur). 1995 (VO), 1997 (VF), 132 p. Bayard Poche (Chair de Poule). Jeunesse – Aventure. 5,90 €.

Invité sur l’île Baladora, Marc découvre avec stupeur que sa tante a disparu. Cette disparition a t-elle un lien avec le pouvoir magique qui obsède les habitants de l’île ? Marc mène son enquête au pays des réducteurs de têtes. Et si la sienne était la prochaine ?

Au boulot, il y a une collection plutôt belle de Chair de Poule. Je n’ai jamais spécialement pensé à les lire – j’ai passé l’âge, je les trouvais déjà assez prévisible quand j’étais ado – et puis je suis tombée sur celui-ci.

Ma tête a rétréci, c’est un des livres que j’ai lu le plus lorsque j’avais sept ou huit ans et que ma bibliothèque n’était pas énormément fournie (championne de la relecture). Je l’ai relégué à la cave au collège ou au lycée et il a fait partie de mon premier désherbage – ce que je ne regrette absolument pas. Mais c’est amusant de retomber dessus aujourd’hui.

Par nostalgie, j’ai profité de la pause de midi pour le bouquiner. C’est encore plus court que dans mon souvenir et ça n’a pas duré bien longtemps. La police d’écriture était vraaaiment grande ^^, il y a quand même pas mal de confort de lecture.

C’est amusant, parce que s’il y a une touche de fantastique (cette fameuse tête rétrécie et le Pouvoir découvert par la tante de Marc), c’est plus l’aventure qui prime ici, comparé aux autres Chair de Poule dont j’ai le souvenir. L’adolescent fait le trajet de chez lui (probablement des Etats-Unis, hein, auteur américain oblige) jusqu’à une petite île, part à la recherche de sa tante, il y a course-poursuite, affrontement avec le méchant, etc. Ce n’est pas trop mal rythmé.

La partie imaginaire est mignonne, et j’avoue que j’aime toujours autant la chute ^^, Marc est un héros plutôt sympathique à suivre. Les personnages ne sont pas spécialement recherchés mais ils font le boulot.

Pour l’aspect un peu négatif, je trouve la traduction un peu lourde, pas naturelle, parfois – mais après, c’était le lot des 3/4 des traductions jeunesse des années 90. Et encore, je n’ai pas eu l’impression d’avoir vu d’horreur non plus (alors c’est marrant parce que je viens de voir que le titre italien utilise le terme momie pour la tête rétrécie … mais mais les gars, c’est pas une momie, ce truc !). Et puis toujours ce côté un peu prévisible, mais c’est la marque de fabrique de la série, je m’y attendais. Sauf pour la chute. Je me souviens avoir regretté que l’histoire ne soit pas partie dans cette direction, même toute petite !

Une relecture amusante.

Lecture sur un rocher

Le parfum

Kaori Yuki (autrice). Fédoua Thallal (traductrice). 2004 (VO), 2008 (VF), 198 p. Tonkam. Manga – Shojo.

Kanadé est ce qu’on appelle un « nez », un parfumeur de génie à l’odorat extrêmement développé. Capable de distinguer toutes les odeurs qui existent. Il peut également reconnaître de manière certaine n’importe quel parfum déjà senti auparavant. Ce don va le conduire avec sa cousine Anaïs à dénouer de mystérieuses affaires de meurtres, d’impostures et de vengeances sanglantes.

Car si le parfum peut troubler les sens, Kanadé veut démontrer que sa raison d’être est avant tout de rendre les gens heureux.

Il y a quelques étés (2016, on n’est pas encore à l’hécatombe de l’hiver 2018), je me suis sentie en mode lecture / relecture de mangas, pour vous faire partager des livres souvent très appréciés. Le Parfum fait partie de ces derniers.

J’adore ce manga. Le thème du nez, la capacité du héros de distinguer les odeurs ou reconnaître des parfums est originale (parlez-moi de Süskind si ça vous amuse, il m’a endormi, donc bon) et j’aime la manière dont la mangaka la relie à des affaires étranges, voire des crimes. C’est peut-être un gimmick, mais la réalisation a de l’élégance et donne envie de lire.

Le thème est servi par des personnages attachants et intéressants. Kanadé, le jeune parfumeur dévoré de passion pour les parfums, m’a beaucoup plu dans son sérieux, sa rigueur (refus de pratiquer les techniques du dojo de famille lorsqu’il renonce à la succession, comme promis), son intensité lorsqu’il aborde ce qu’il aime. Anaïs, sa cousine, a ce côté un peu violent et vif, contrepartie vive et énergique au jeune homme plus réservé. J’aurais aimé davantage de moments plus calmes avec elle, comme dans certaines fins de chapitres.

Les personnages secondaires sont bien construits également, des victimes aux coupables en passant par l’ennemi de Kanadé, issu de son passé, jaloux de son succès en France, même s’ils auraient gagné à être connus davantage. Plus sur ce point d’ici quelques paragraphes.

J’apprécie également l’humour de l’auteur. Kanadébile, c’est facile, mais ça passe bien. L’opposition entre les deux personnages principaux occasionne aussi de nombreuses situations humoristiques, ainsi que dans leur personnalité (la maladresse de Kanadé, l’agressivité d’Anaïs).

Je ne sais pas quoi vous dire de plus sur le dessin. J’en suis toujours aussi folle, dans sa délicatesse, son élégance, ses détails. (Yup, encore une fois, l’Hiver 2018 n’est pas encore passé par là XD).

Le seul élément que je déplore est le fait que ce soit un one-shot – oui, comme pour Gravel Kingdom. Là, ce n’est pas uniquement pour des chapitres rushés (même s’ils auraient pu prendre davantage leur temps) mais plus pour le fait que je trouve que le récit n’est pas terminé avec ce volume.

L’auteure déclare dans un de ses free talks que Kanadé et Anaïs ne s’aiment pas encore. Wait, c’est prévu ? Ce n’est pas vraiment le cas, elle le martyrise, on ferme juste l’histoire sur la fin d’une enquête – l’enquête précédente les montre discuter de la promesse qu’il lui a fait de créer un parfum pour son mariage, son regard espiègle à elle et surpris à lui … j’aurais presque préféré terminer le récit sur cette notion, elle aurait été plus logique dans cette optique.

Un adversaire de Kanadé, sur une histoire plutôt intéressante et inattendue d’ailleurs, est en cavale. Il devrait plutôt être comme une ombre qui les menace pendant quelques temps …

Et je suis certaine qu’il y avait encore de nombreuses enquêtes à développer, ainsi que l’histoire personnelle et familiale des héros, quitte à en faire une trilogie comme Fairy Cube (je trouve qu’il y a déjà plus matière à, mais c’est vraiment parce que je n’arrive pas avec cette série).

Vraiment, je trouve qu’il y a à la fois énormément de potentiel dans ce manga et pas de fin … C’est mon seul regret. (Ca et est-ce que vraiment un ongle coincé dans une porte de voiture peut rester noir pendant des années ? Je ne suis pas convaincue).

Ah, et puis merci Tonkam pour le cahier de vingt pages, une dizaine de pubs pour d’autres mangas de l’autrice et une dizaine toutes blanches. C’est bien, ça donne l’impression qu’on a un chapitre supplémentaire, quand on l’appelle de toutes ses forces, mais non, c’est juste pour remplir le livre …

Mais je ne peux que vous le recommander si le thème vous plaît.

Lecture sur un rocher

La Tour

Cécile Duquenne (autrice). Alexandra v. Bach (illustratrice) 2015, 157 p. Voy'[el]. Thriller-Science-fiction. 12€.

Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu’elle se trouve au sous-sol d’une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d’en sortir est de monter jusqu’au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l’ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués …

Je ne sais plus si c’est la couverture, frappante dans ses tons bleus et verts, ou ce pitch qui m’ont donné envie de lire ce court roman. Le principe du survival, ce n’est pas trop mon truc en temps normal (avec les récits de zombies par exemple), mais le contexte est plutôt intéressant, ainsi que le fait que l’héroïne n’ait aucune mémoire lorsqu’elle se réveille dans la tour.

Malheureusement, je n’ai pas vraiment d’avis positif sur La Tour. Ni même négatif, en fait. Je ne suis absolument pas entrée dans l’histoire, même si j’admets sans problème que l’écriture de Cécile Duquenne est très addictive et que j’avais tout de même envie de savoir ce qui était arrivé à Jessica. Enfin, je n’ai pas vraiment douté de son succès. Ni elle ni les autres personnages ne m’ont donné envie de m’intéresser à leur sort, peut-être ce côté narratrice omnisciente, cette dureté, une certaine froideur dans le langage (qui me rappelle un peu Katniss). Mais c’est définitivement très rythmé et angoissant.

J’étais un peu perturbée, en fait, par la police d’écriture très large et haute. Peut-être comme des grands caractères mais je n’en ai pas l’habitude et ça m’a dérangée (ce n’est plus du confort de lecture à ce stade, ça risque de me donner mal à la tête et j’ai la vague impression que c’est pour remplir des pages …).

Le mystère m’a davantage intéressée que ses résolutions, notamment le côté harcèlement sexuel et viol sur mineure, le fait que l’héroïne ne soit pas crue par les adultes ou sa vengeance …

Je retiens donc de cette histoire une écriture très prenante qui m’a donné envie de tourner chaque page malgré des personnages qui ne m’ont pas paru attachants et une présentation peu agréable, ainsi qu’une très jolie couverture.

Lecture sur un rocher

Lectures obligatoires au lycée

Passer par un bac littéraire m’aura fait lire des livres.

Quelques-un.

Loin d’être avec plaisir.

Quoique j’ai évité Zola et je peux l’envisager en mode why not now.

On poursuit donc aujourd’hui les lectures scolaires contraintes et forcées avec le cycle de lycée. Que peut-on bien y découvrir ?

Seconde

Alors, en seconde … ce n’est pas encore du littéraire mais un mélange de différentes orientations. Et si je n’avais pas été une lectrice à ce moment, je ne le serais certainement pas devenu avec ce cours de français (enfin bon quand la prof vous raconte qu’elle fait du français parce qu’elle est nulle en géographie … bref.)

Ceci dit, à part une HORREUR (oui les majuscules sont essentielles) j’ai adoré deux de mes trois lectures – ou deux dont j’ai le souvenir. Encore une fois on a travaillé avec le manuel et j’ai le souvenir d’une nouvelle, Quand Angèle fut seule, ennuyeuse comme la pluie à part la chute (empoisonner son mari, je crois bien) qui était fun et qu’on a utilisée pour apprendre à faire un commentaire de textes.

Spoilers : j’ai appris à faire un commentaire de texte en L2 d’Anglais. Jamais compris avant l’utilité ou la méthode. Trop carré pour moi. Trop peu de place laissée à l’imagination.

J’ai adoré Carmen. Ça m’a poussée vers d’autres récits de Mérimée que je connaissais de La Vénus d’Ille déjà, dont l’aspect fantastique me plaisait beaucoup, vers des textes plus classiques comme Colomba ou Mateo Falcone. Il y a une puissance dans les mots, une magie chez Carmen, dont j’adore le personnage principal, le contexte, les couleurs.

Iphigénie, c’est tout ce que j’aime dans le classique aussi. Du théâtre, de la mythologie, des mots martelés qui font rêver, la fatalité, le désespoir, ce sont des choses qui ont résonné pendant toute ma scolarité secondaire ❤ Des années après, je frémis encore.

Je frémis encore pour Madame Bovary mais c’est plus parce que je vais être malade. Ce truc, ce n’est RIEN à côté de Fahrenheit ou Le Seigneur des anneaux (au moins il y avait Legolas XD). C’est plat, ennuyeux, l’héroïne est détestable, son comportement pitoyable, ses motivations aussi. Et franchement la fin … Et cette patate de texte pour ça, pour rien …

Il fallait bien une catastrophe pour l’année, surtout pour contrebalancer les deux très belles lectures qui l’ont accompagnée.

Première

Les deux premiers de la liste ne sont pas issus du corpus de français (honnêtement je n’ai une image du livre d’italien que parce que je l’ai trouvé en occasion quelques années plus tard XD et l’ai peu utilisé à l’époque ^^,).

Le premier livre, j’en ai déjà parlé en long en large et en travers dans cet article. Il est devenu ma pièce de théâtre préférée lorsque j’ai commencé à la découvrir au club théâtre du lycée pour le jouer en terminale, la veille de mes dix-sept ans. Une expérience fantastique, à la fois dans la découverte du livre et le fait de monter sur les planches (sans même me casser la figure, voyez-vous ça XD).

Je suis tombée amoureuse de l’histoire. J’aimais déjà énormément la mythologie, mais ce twist moderne (enfin 30s XD), le parallèle avec le contexte d’époque (l’entre deux guerres, les dangers d’un nouveau conflit mondial), l’humour omniprésent sans occulter les enjeux terribles, la fatalité une fois encore, les mots, le théâtre ❤ Plus que les livres que j’ai étudiés en français j’en garde un souvenir extrêmement vif, d’autant que c’était ma prof de latin adorée qui s’occupait de ce club. Elle enseignait aussi le français et était über passionnée. Ses cours étaient difficiles mais quand elle expliquait je comprenais toujours bien même s’il me fallait du temps et ses explications restaient longtemps. Honnêtement j’aurais eu beaucoup plus de facilité à vous disserter sur ce livre avec les bribes d’informations qu’elle fournissait que sur ceux que j’ai étudiés avec une autre prof en classe (pour être honnête j’ai lu deux profils de l’oeuvre aussi pour bien saisir tous les enjeux).

Les six livres suivants sont donc issus du cours obligatoire et un petit mot encore sur l’enseignante parce que j’ai toujours été sensible au sujet (même si je passe mon temps à dire à mes cyclones qu’il ne faut pas). C’était définitivement mieux qu’en seconde et elle n’était pas méchante, mais elle ne m’inspirait pas du tout. Elle était gentille mais sans le côté incisif et percutant de ma prof de latin. Je vois avec le recul qu’elle a souffert de la comparaison cette pauvre dame ^^, D’autant que le choix des oeuvres n’était pas vraiment sa faute, je ne pense pas qu’on ait tant de liberté que ça en 1ère L. Et j’ai découvert avec des textes hors oeuvres intégrales des choses que j’ai vraiment aimées comme les Lettres persanes de Montesquieu. Et parmi ceux qu’elle nous a demandé de lire en entier, certains se sont révélés des plaisirs de lecture.

Surtout le théâtre.

Diantre. J’avais oublié à quel point le théâtre avait fait partie intégrante de ma scolarité et de ma vie de lecteur/rice.

Ironiquement, sur les deux pièces lues cette année, l’une a emporté tous mes suffrages et j’ai détesté l’autre ^^, Beaumarchais m’a beaucoup plu, avec sa légèreté, son humour (d’autant qu’on en a joué de petites saynètes en classe) alors que j’ai trouvé Ruy Blas pompeux et grandiloquent (et le film, quelle horreur, les enfants). Ça se prenait beaucoup trop au sérieux – ce qui est ironique lorsqu’on sait que je trépigne pour Racine ^^, peut-être le côté « drame romantique », tout ce foin pour une histoire d’amour impossible … ou alors je ne suis tout simplement pas fan d’Hugo et de sa manière de parler (ou encore je suis classique et pas moderne, ce qui est très possible aussi).

En terme plus contemporain, j’ai dévoré Les mots de Sartre. Je crois que je suis une des seules de la classe à avoir apprécié. Le rapport de l’auteur à la lecture (peut-être à l’écriture plus tard, j’avoue que je ne sais plus) m’avait terriblement touchée.

Que vous dire de Candide sinon que le seul moment fun et digne d’intérêt est la fin lorsque Chichi sauve le monde des extraterrestres ?

Si, si, c’est arrivé. Enfin, juste au crayon et heureusement que la prof à l’oral du bac ne s’en est pas rendue compte parce que la scène finale faisait un peu partie de notre liste de textes …

Voilà. Conte philosophique bien enquiquinant, je hais la philo et on n’y est pas encore.

D’un point de vue plus léger avec les deux lectures « risquées » de l’année XD je ne saurais pas vous dire si j’avais déjà vu des adaptations des Liaisons dangereuses à part Sex intentions avec Sarah Michelle Gellar au collège (peut-être celles avec Colin Firth cette année de première) mais le livre n’est pas évident à lire. J’ai découvert à ce moment que je détestais l’épistolaire, que je trouvais ça chiant comme un rat mort parce que qu’est-ce qu’on s’en fiche des lettres des gamins entre eux, la seule manière de suivre l’action c’est entre Merteuil et Valmont (sans mauvais jeu de mot, on ne sait pas ce qui se passe sinon). Ca se traîne franchement en longueur. Et c’est une patate. Voir une adaptation est beaucoup plus simple rien que pour comprendre ce qui se passe. Une lecture que je n’ai pas appréciée, ce qui est dommage pour le côté historique et l’intrigue en elle-même parce que la forme est juste incroyablement enquiquinante.

Et pour finir en mode glauque, j’ai adoré Les Fleurs du mal surtout les poèmes bien grinçants comme sur le vampire ou Une charogne. Forcément par contre je me suis retrouvée avec L’invitation au voyage gnan gnan à souhait à l’oral (alors que le garçon après moi a eu 1984 >< y a pas de justice, ma bonne dame).

L’un dans l’autre, une année de découvertes intéressantes. C’est dommage qu’à part Les lettres persanes je ne me souvienne plus franchement des textes séparés qu’on a étudiés pour l’oral ou dans le manuel.

Terminale

J’ai l’impression de faire gonfler les stats avec les profils mais pas le choix les enfants XD Sans ça j’aurais été tellement largué pour l’épreuve finale vu ce que le cours a donné cette année.

Allons-y pour le walk of shame XD

Je n’ai STRICTEMENT rien fichu en cours cette année-là. Littérature. Pff. Plus pompeux, tu meurs. J’ai détesté le professeur qui dès le début de l’année nous a vendu un « contrat de confiance » en promettant de ne pas faire de différence avec les élèves mais s’est posé tout de suite avec une manière différente de faire dans l’autre classe (et par là je pense à passer de la musique en cours, pas une pédagogie variée). J’ai détesté le choix des livres.

Pour infos, les livres variaient chaque année, je suppose que le ministère décidait. Enfin, nous on s’est tapé quatre briques bien pourries et l’année d’après ils ont eu Roméo et Juliette.

Je hais ce truc mais au moins c’est du théâtre. Et parfois ils n’avaient que deux trucs. Et des films. Enfin bref.

Soit dit en passant c’est grâce à l’épreuve de littérature que j’ai eu le bac XD j’ai tellement eu de chance que j’ai encore de mal à y croire ^^,

Bon, pour en revenir aux images, elles sont plus dans un ordre chronologique que par matière. Ce sont des choses que j’ai lues en Littérature / Lettres donc, Philo, et je vous ai inclus la partition qu’on a étudiée en musique parce que why not XD.

Ayant un petit côté ésotérique jusqu’en décembre de terminale (oui y a une histoire et non je ne vous la raconterai pas XD), lorsqu’on a dû lire 3 livres en philo j’ai eu envie de lire quelque chose sur les rêves. Je n’ai strictement rien compris au bazar, heureusement qu’on ne m’a rien demandé de produire après lecture sur le machin parce que j’étais complètement larguée. Et en prime je n’en ai aucun souvenir. Si ce n’est que Freud ben erk quoi. Le livre de Sartre est mieux passé puisqu’il s’apparentait un peu plus à un essai, je dirais, et touchait à des questions de société. J’en garde un souvenir un brin plus agréable. (Et s’il fallait effectivement lire 3 livres en tout j’ai peut-être vaguement dit eff no).

Pff. Il faut vraiment en arriver à la littérature ? Non parce qu’après cette année-là c’est un miracle que j’ai tout de même tenté les lettres modernes à la fac après tout ce bazar (enfin vu la note de feu que j’ai eue au bac …).

Soupir. Disons-le tout de suite, Perceval m’a sauvé mon année. Par bonheur, j’avais déjà lu au collège un livre de Chrétien de Troyes, j’aimais la chevalerie, j’étais fan de Kamelott, j’ai suivi plus ou moins régulièrement (plus que moins, franchement) le cours sur le premier trimestre.

Après c’est parti complètement en cacahuète. Un roi sans divertissement proposait une enquête policière, je crois qu’il y avait plus de symboles que de mystère et un personnage féminin appelé Saucisse en prime, merci le ridicule. Les Caractères est une suite de portraits totalement inintéressant, sans intrigue, ennuyeux comme la pluie. Et Kafka est une abomination. Même la bonne bouille d’Anthony Perkins dans le film ne l’a pas sauvé. Je crois que je n’ai jamais terminé ce foutu livre, ennuyeux comme la pluie, illogique, à se taper la tête contre un mur.

Honnêtement, la veille du bac (oui, je sais, je n’arrive pas à croire now en écrivant ça, mais j’ai révisé la veille), j’ai relu soigneusement le profil de Perceval ; en diagonale celui d’Un roi ; 2-3 pages de celui des Caractères.

Le procès a valsé dans la poubelle avec son profil.

(Je crois que je n’allais pratiquement plus en cours de lettres à ce moment tellement je faisais un rejet. J’ai eu 3 ou 5 de moyenne et pas 0 parce que je faisais latin et je crois que c’était un critère pour le prof).

Au bac, à l’épreuve écrite, il y avait deux sujets au choix. Perceval et je crois Les Caractères. J’ai appris quelques mois plus tard que c’était un sujet de remplacement et qu’il y aurait dû y avoir les deux autres livres.

Encore une fois, j’ai choisi Perceval et j’ai eu 15. Sans ça, je n’aurais pas eu mon bac littéraire. Sacrée année bien pourrie d’un point de vue livresque.

Le pire, c’est que j’ai choisi de faire lettres ensuite.

Vraiment, vraiment pas le meilleur choix que j’ai fait dans mon orientation.

Mais on en reparle.


C’est donc un beau pavé que je vous ai proposé cette fois. Est-ce que ces livres vous disent quelque chose ? Est-ce que vous les avez lus, appréciés ?

Et vous, vos souvenirs de lectures lycéennes ?

A bientôt pour l’université !