Lecture sur un rocher

Feuilles d’avril

En avril, j’essaie de me recentrer sur ce que je préfère en ce moment : les documentaires.

Encore une fois avec Flow, une lecture doudou. Je suis fan de cette couverture citronnée. J’ai beaucoup aimé l’article sur les soft skills, ces compétences ou valeurs humaines (à savoir la créativité et l’empathie par exemple). L’article sur Daisy Patton, Mémoire vivante, m’a beaucoup inspiré·e : elle réutilise de vieux albums photos qu’elle transforme en peintures vivantes et colorées. Maintenant j’ai juste envie (enfin j’avais déjà eu cette idée avant) de travailler avec des photographies anciennes.

Alors j’avais repris ce livre en relecture / note en début de mois, et d’autres recherches me l’ont fait oublier. Mais il est toujours très bien.

Je me suis ennuyée avec ce numéro de Néon.

Partant d’une idée reçue sur la place des femmes dans la société, leur caractère, etc. l’autrice les développe pour montrer en quoi elles sont fausses. Mouais. Ce n’est pas inintéressant mais pas spécialement inspiré ou original, et l’écriture ne m’a pas marqué·e.

Je m’attendais à un documentaire dans le genre de My rendez-vous with a femme fatale, typique de la collection du Goût des Mots de chez Pocket, une bonne touche de linguistique, peut-être avec de l’humour, mais quelque chose d’assez digeste (d’autant que Marina Yaguello a un livre publié dans cette collection, je crois que j’ai fait l’amalgame avec cette ancienne édiiton).

C’est tout le contraire. C’est un livre très lourd, sociologique, ethnologie, bien plus universitaire que grand public et ce n’était pas du tout ce dont j’avais envie en ce moment. Je ne l’ai donc pas terminé.

Acheté dans le cadre d’un évènement de découverte de la littérature québécoise, j’espérais une découverte de cette littérature, en suivant une jeune fille qui a quitté la maison de ses parents et n’a nulle part où aller. Au final, je n’ai pas du tout été touchée. Certes il y a un amour des livres, mais tout va trop vite, il n’y a pas tant de titres en particulier mentionnés, on a une agression assez rapidement (ce n’est pas trop mal mené mais quand même) et c’est extrêmement prévisible.

Un dossier plutôt intéressant avec des héroïnes que je ne connaissais pas. Emilie du Châtelet, par exemple, je n’en avais entendu parler qu’un peu en classe. L’article sur George Sand m’a beaucoup plu. Marie Curie et Camille Claudel, si j’avais une vague idée de ce qui leur arrive, m’ont fasciné·e. Je crois avoir lu un chapitre sur Alexandra David-Néel dans 200 femmes de l’Histoire, des origines à nos jours mais cet article est très vivant et j’aurais aimé qu’il dure plus que deux pages.

Depuis le temps que j’attends de lire ce livre … je suis vraiment déçu·e. Le principe est de présenter différents mots sur le thème (ici la Belle Epoque) à partir d’une oeuvre d’art (tableau, sculpture, vêtement, etc.). Moui. Je n’ai pas trop apprécié les oeuvres – il n’y a même pas Mucha ou Klimt – et je n’ai pas trop perçu de lien entre les oeuvres et les mots choisis, ou alors c’est bateau. L’écriture est soporifique. Le livre, à côté du Dictionnaire de curiosités que j’ai repris ce même mois, ne m’intéresse pas du tout et ne m’a rien appris.

Ça, c’est une écriture documentaire magnifique. J’ai eu l’impression qu’Anne Edwards déroulait un film de la vie de Vivien Leigh tellement elle écrit de manière prenante et visuelle. Pour moi qui ne connaissais Vivien Leigh que d’Autant en emporte le vent (et peut-être une version de Cléopâtre dont je garde un souvenir très drôle), j’ai appris énormément de choses (il aurait peut-être juste été intéressant de résumer un peu les pièces dans lesquelles elle a joué, toutes ne font pas partie de la connaissance populaire). J’ai adoré.

J’ai retrouvé ce hors-série d’Esprit Yoga qu’on peut considérer comme le numéro zéro d’Esprit Veggie. Il est justement bien dans cet esprit et ne dénote pas à côté des dernières livraisons. C’est juste un peu ironique que je trouve mieux fait son petit article/dossier sur les buddha bowls quand le numéro entier consacré au sujet me paraissait léger ^^,.

Je me suis un peu ennuyé·e avec ce numéro. Peut-être trop éloigné des réalités actuelles, le suivant sera probablement centré là-dessus.

C’est amusant, autant la première partie m’a plutôt intéressé·e sur les mécanismes de la lecture, du cerveau, autant les exercices, pas tant que ça, et je ne pouvais pas terminer la deuxième plus rapidement. Et puis je ne me vois pas reprendre, même en simplifiant tout ça pour mes élèves. C’est vraiment plus à destination des adultes qui veulent améliorer leur rythme de lecture avec les différents types : survol, écrémage, profondeur.

Je poursuis et arrête là ma lecture des nouvelles éditions du Paris des Merveilles. Le moment est passé, je me suis ennuyé·e, je n’avais pas envie de suivre les personnages, et on change de période pour une partie du livre alors que la Belle Epoque est ce qui m’intéressait le plus, un cadre que je n’ai pas senti aussi important que lors de ma découverte.

Autre documentaire, jeunesse cette fois, que j’avais depuis longtemps et jamais ouvert ^^, je n’ai pas trop l’habitude des pop-up non plus. Déception, on ne démarre pas par des pages informatives et humoristiques comme d’habitude avec Terry Deary, mais le récit de cinq personnes qui projettent de cambrioler la tombe de Toutankhamon, ce qui m’a ennuyée. Le pop-up en lui-même est joli, mais je ne sais pas à quel point je peux l’ouvrir et je me demande si la deuxième scène n’est pas cassée, elle s’ouvre beaucoup moins que les deux autres :/

Alors c’est beau, mais qu’est-ce que c’est lourd ! Surtout pour lire avant de dormir, je m’endors à moitié dessus/ Mais avec plaisir, contrairement aux récits de fiction précédents … Je suis dans la partie historique et technique, les débuts de la photographie, et c’est superbe.

Et vous, vos lectures d’avril ?

Lecture sur un rocher

On désherbe ! édition fiction

Ces temps-ci, je n’ai plus trop envie de lire. Même si le temps devrait aider, certains lisant beaucoup plus. Ce n’est pas mon cas, je n’ai plus envie de lire autant – surtout si c’est pour trouver 85% de mes lectures mensuelles décevantes au mieux, exaspérantes au pire.

Même si j’ai fait du tri en fin d’année dernière et réfléchi au moment du déménagement, je me suis trouvé·e devant mes étagères sans aucun enthousiasme. J’ai hésité à attendre l’été pour le désherbage estival, et puis zut. J’ai le temps et j’ai envie d’emmener mes bibliothèques et mes lectures dans une autre direction.

Donc, zou, réduction de collection. Ce sont surtout les fictions qui ont quitté mes étagères puisque je n’ai plus envie d’en lire.

Enfin, une fois n’est pas coutume, j’ai démarré par les livres de cuisine.

Rien parmi les livres d’écriture, mais j’ai fait un bon tri parmi ceux de boulot. Tous ne sont pas présents puisque pas dans le stock d’images du blog.

Et enfin, les livres sortis de mes étagères principales.

Au final, le compteur est à 359, le total de livres sortis des étagères (et squattant donc ma table pour un temps indéterminé) est de 73.

Et vous, ça se passe comment la lecture ces temps-ci ?

Lecture sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Lectures obligatoires à l’université, deuxième semestre

Dernier (à moins que mes lectures de profdoc vous intéressent ^^, ou mes étagères de doc hein parce que si on doit parler des lectures vraiment faites il va être court ce billet XD) rendez-vous bilan de cycle avec ce deuxième semestre où il sera question de mes deux derniers cycles universitaires : mon année spéciale en Métiers du Livre et mon Master de Documentation.

Et on ne peut PAS dire que les lectures corvées aient été fun. Enfin, ironiquement parlant, surtout durant mon année de Métiers du livre aka pour devenir bibliothécaire.

On commence par le côté technique et je dois avouer que j’ai un peu honte de dire que c’est tout ce que j’ai « lu » en la matière cette année-là. Certes le rythme était franchement soutenu avec les cours et les révisions ordinaires mais quand même …

Oui, « lu », parce que vous êtes bien mignons mais le livre de catalogage, non, pas lu. Feuilleté en examen et au concours (petite anecdote : le code à noter quand j’ai passé le concours de bibliothécaire était F.E.E. J’ai donc passé le concours pour être fée – et je me suis loupé·e XD), jamais lu en entier parce que bon des listes de normes c’pas le plus passionnant non plus.

Sachant que le reste des lectures de l’année a été tout aussi enquiquinant. Mais je m’avance.

Je n’ai honnêtement aucun souvenir du livre du milieu. Heureusement que j’utilisais déjà Goodreads à l’époque parce je ne dois pas en avoir retiré grand-chose. Le métier de bibliothécaire était mon exemplaire personnel et je me souviens avoir passé des mois dessus … C’est un phénomène qui s’est déclenché durant cette année d’études : j’étais et suis encore now incapable de lire un livre théorique / professionnel sans y passer trois plombes. Je m’endors littéralement dessus, je relis trente-six fois les mêmes phrases … Même pas convaincu·e d’avoir encore des souvenirs de ce livre, en fait.

J’ai apprécié Mémoires d’une jeune fille rangée pour l’aspect historique, vie quotidienne. Le reste est allée du meh (L’écume des jours) à l’exécrable moment (tout le reste).

Après ce petit retour, je peux vous dire que c’est ce cycle de littérature qui me laisse le goût le plus amer. Déjà parce que la contemporaine est loin d’être mon genre favori. Ensuite pour la manière dont ces cours ont été menés.

Une liste nous avait été balancée à l’inscription, le cours était au 2e semestre. Une fois arrivé à ladite classe, j’ai appris qu’on n’étudierait pas ces ouvrages. Qu’on n’en parlerait même pas. Je suis donc resté·e sur mon dégoût, sur mon indignation, sur mon déplaisir général sans même pouvoir les partager ou comprendre pourquoi j’avais tort. Certains ont été vaguement mentionnés. Mais pour la plupart strictement rien. Honnêtement, pour ce type de classe en amphithéâtre, il aurait mieux valu ne rien nous demander de lire en amont vu l’utilité. Je n’ai pas tout lu de ladite liste, loin de là ; ça ne m’a absolument pas manqué. J’en ai lu quelques-uns, le résultat a été le même.

I.N.U.T.I.L.E. Et ça me fait mal au coeur de le réaliser encore maintenant.


On en arrive à mon dernier passage en date à l’université, mon master en documentation. Là, en revanche, en deux ans, j’en ai lu … Je vous propose de les séparer par genre / cours pour que ce soit un chouïa plus digérable.

A part Le métier de documentaliste que j’avais acheté sans me rendre compte, avant de commencer ma formation, qu’il ne correspondait pas à ce métier (doc d’entreprise), j’ai adoré ces livres que j’ai trouvés tellement utiles et passionnants. Je regrette que les deux derniers soient seulement des emprunts au CANOPE d’Epinal, ils sont tellement vivants – et lorsque je me galérais au boulot, j’avoue qu’ils me faisaient rêver en me montrant justement que c’était possible, d’avoir un CDI vivant.

(Ça, of course, c’était avant les cache-cache dans le noir au CDI avec les Première hein … I miss them T_T )

Alors j’ai toujours le lexique d’infocom dont je me sers encore au boulot lorsque j’ai besoin de définitions – elles ne sont vraiment pas spécialement compliquées. Je vous ai parlé de Lire dans un monde numérique ici. Et, hum, je n’ai pas grand souvenir des autres ^^,

On va séparer la télé / les médias des livres sur les séries en particulier parce qu’on va se perdre, sinon ^^,

Pour être honnête, j’ai surtout lu ces livres parce que je pensais y être un peu obligé·e. Comme mon sujet de mémoire était les séries télé, j’avais dans l’idée que pour parler de la présence / l’utilisation de séries télé au CDI bah il fallait voir de la théorie sur la télévision, la culture populaire, la culture adolescente en même temps que l’utilisation de la télévision par l’école.

Au final, j’ai le regret d’avoir fait ce travail avant qu’il y ait beaucoup de recul sur le streaming, sur Youtube, d’un point de vue éducatif. Il y aurait tellement, tellement de choses à dire sur le sujet. Les trucs un peu socio comme Bourdieu m’ont enquiquiné·e à l’extrême, les livres la télévision sont über anciens (ça se voit déjà tellement aux couvertures !) mais ceux sur la culture adolescente / lycéenne, j’avais adoré. Et oui, on parle bien d’Hélène et les garçons et d’autres sitcoms bieeen datées dans La culture des sentiments XD je m’étais bidonné·e tout du long.

A par le bleu vert, l’avant-dernier, j’ai vraiment aimé toutes ces lectures. Je regrette en prime que  les 50 ans de sitcoms américaines décryptées n’ait pas vraiment été dans mon sujet, je ne me suis autorisé·e que deux chapitres plaisir à lire, il était vraiment intéressant et l’écriture prenante.

J’en ai encore une bonne partie dans mes bibliothèques, excepté Sociologie d’un attachement culturel, De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?, Les séries télévisées : l’avenir du cinéma (qui m’a tellement marqué·e que j’ai gardé une partie du titre comme titre de mon mémoire) et Séries : une addiction planétaire (désherbé parce que s’il était beau il n’apportait vraiment pas beaucoup de choses, d’un point de vue universitaire ou même juste lecture) et le Librio (au boulot).

Les Séries télé pour les Nuls et Sériescopie sont pas mal du tout lorsque vous vous intéressez aux séries de manière plutôt mainstream mais que vous voulez faire des découvertes. Séries cultes et culte de la série et Décoder les séries télé sont plus poussés. Je me rappelle que le premier était fascinant dans sa manière de parler de ce qu’on « retirait » d’une série, que ce soit les fanfictions ou fanarts, ou encore comment elle pouvait vous accompagner, et j’avais senti cette lecture vraiment très proche de moi personnellement. C’est drôle parce que c’était aussi assez éloigné de ma culture puisque livre canadien et que je ne connaissais pas trop les séries évoquées à part Angela, 15 ans de nom, il faudrait que je m’y repenche now que j’ai dévoré un certain nombre de saisons de Degrassi (qui apparemment est vraiment une série canadienne phare).

Et puis c’est difficile de ne pas mentionner Martin Winckler. C’est juste un des auteurs qui a été le plus importants durant cette période et m’a donné envie de parler de séries télé, insistant sur le fait que ce n’était pas ridicule, que ça avait tout autant de valeur que d’autres médias.

Le cours de littérature jeunesse était plutôt chouette. Je cherche un livre pour un enfant, sur les deux niveaux (naissance à 7 ans et de 8 à 16 ans) étaient mes petits compléments. Les albums étaient mignons, sans plus, ce n’est pas ce que je préfère.

Je crois qu’on a eu un cours sur la BD et le manga, mais j’avoue qu’il ne m’a laissé aucun souvenir (enfin il était déjà mieux que celui de l’iut où l’intervenant extérieur nous a dit que les mangas n’étaient pas uniquement du sexe et de la violence mais nous a fait passer une prépublication japonaise avec ces seuls types de mangas et en guise de cours a fait un tour de table pour nous demander ce qu’on savait. J’ai l’impression qu’au final, une fille de la classe dont le frère dessinait des mangas et moi avons fait cours …).

Mention spéciale à tous ces livres que j’ai achetés pour le concours et finalement jamais lus XD Merci à la bouquinerie du centre de Metz d’avoir eu tout ça à disposition et m’avoir permis d’enrichir ma petite collection de futur prof doc à l’époque XD

Et vous, à l’université ? Vous avez dû lire des choses chouettes ou pas du tout ?

C’est la fin de cette série sur mes lectures obligatoires, du collège à l’université. J’espère qu’elle vous a plu, peut-être qu’elle vous a donné des idées de lecture ou rappelé de (bons) souvenirs !

Lecture sur un rocher

Cher pays de notre enfance

Benoît Collombat (scénariste). Étienne Davodeau (scénariste, dessinateur). 2015, 218 p. Futuropolis. BD – Histoire.

Juillet 1975, le juge Renaud, forte tête réputée incorruptible, est abattu à bout portant. Dans les 70’s, Allemagne et l’Italie n’ont pas le monopole de la violence politique. Sous Pompidou puis sous Giscard, 47 assassinats politiques sont perpétrés. Derrière les petites frappes, des noms sulfureux : le gang des lyonnais, le SAC.

Autant de fantômes qu’Etienne Davodeau et Benoît Collombat, grand reporter à France Inter, sont allés réveiller. Dans ce premier volet d’une enquête en six parties*, ils déroulent les fils de ces scandales politico-financiers. Une époque révolue ? Peut-être… mais elle a façonné tout une génération de décideurs. Dans la pelote d’intrigues que nos deux reporters démêlent avec ténacité, peut-être trouverez-vous les prémices de Bygmalion ou de Clearstream.

J’ai très probablement croisé cette Enquête sur les années de plomb de la Vème République en librairie, parce que le titre et la couverture me sont bien restés un an en tête. J’étais très intrigué·e. Ce n’est pas un secret, j’adore l’Histoire, même si avec la Vème République on tourne à un peu proche de nous, je suis plus habitué·e à la Belle Epoque, ou aux guerres mondiales lorsque j’étais plus jeune (non, plus maintenant. Quand vous en lisez tellement que vous finissez par vous glisser sous la table en criant « les allemands » quand un avion passe … c’est que vous en avez trop lu).

Honnêtement, je ne connaissais pas du tout les affaires dont il est question dans cette superbe BD. Pas même le SAC, ce qui m’étonne un peu (on n’est pas allé jusqu’à cette période en terminale ? J’ai un doute. Mais on avait un super prof, ça ne m’aurait pas étonné·e … ou alors les assassinats politiques ne sont pas vraiment au programme ^^,).

J’ai été estomaqué·e par le contenu de ce récit – et je ne dis pas récit dans le sens je n’y crois pas. Plus je tournais les pages, plus j’hallucinais. Ça s’est vraiment passé ? Ainsi ?? J’ai conscience d’avoir une certaine naïveté, mais autant de mauvaise foi, de bâtons dans les roues des enquêteurs, de fils et de ramifications … bien sûr, il y a eu cette petite déception à la fin, puisque rien n’est résolu exactement. Je suis faible, moi, j’ai l’habitude d’Hercule Poirot et d’avoir ma petite réponse finale.

Le dessin m’a étonné·e. Il n’est pas forcément esthétique, mais très pratique et correspond bien à ce style d’enquête, en noir et blanc, avec des touches de couleur. On comprend toujours où les auteurs veulent en venir et l’action est bien retransmise. J’avais un peu peur de ne pas du tout accrocher, mais c’est une très bonne surprise de ce côté-là également.

J’avoue que j’ai parlé de cette Bd avec mon père, qui n’en lit pas du tout. Je ne désespère pas de la lui faire découvrir, après tout, vu le sujet. Mais surtout, ce qui m’a étonné·e, c’est que s’il connaissait l’affaire du juge assassiné, le SAC lui était totalement inconnu … alors oui, il est né dans les années 50 et n’avait qu’une vingtaine d’années au moment où le récit se déroule, ça n’est pas une « excuse » (non mais j’entends tellement souvent mes cyclones me sortir ça xD), d’autant qu’il connaît plein de choses sur la guerre d’Algérie par exemple, durant laquelle il était bien plus jeune … Ou alors on vit juste dans un coin über paumé, ce qui est très possible aussi. A voir si cette lecture lui rappellerait des souvenirs.

Si j’en parle, c’est aussi parce que mon goût de l’Histoire me vient de lui. Vous en connaissez beaucoup, des parents qui racontent des anecdotes sur l’URSS (et pas U.R.S.S. hein en un mot) et ses sportifs dopés (oui oui, hormones et tout le bazar) à un·e gamin·e de sept ou huit ans ? (et qui à son âge avancé maintenant a accueilli sans aucune surprise l’annonce de la disqualification de l’URSS pardon de la Russie aux JO à venir ? voilà, c’était le point actu sur le blog xD – ne me demandez pas de quand date cette anecdote des JO XD).

Mince.

J’en étais où moi ? xD.

Une BD qui m’a définitivement donné envie de poursuivre ma découverte de l’Histoire sous ce format, et de lire davantage sur la Vème République. Une lecture qui en plus est arrivé·e à un moment où j’étais un peu déprimé·e et qui a parfaitement réussi à me faire tout oublier.

Lecture sur un rocher·Study Time

Mathéo et la tolle Mädchen

Myriam Gallot (autrice). 2017, 114 p. Syros (Tip Tongue).Science-fiction, Romance. Livre bilingue franco-allemand.

2044. Après une série de tempêtes venues de l’Atlantique, la côte landaise est dévastée. La famille de Mathéo décide de partir vivre en Allemagne, car madame Lamy est chercheuse en chimie organique, un domaine où l’Allemagne excelle. Mathéo est le seul de sa famille à parler un peu allemand, mais il n’a jamais beaucoup travaillé car il compte sur sa montre connectée qui fait traducteur automatique. 

Dès sa première journée au Gymnasium, il a un coup de foudre pour Finja, dont les grands-parents ont eux-mêmes émigré de Syrie en Allemagne trente ans plus tôt.  

Les prémisses me paraissaient séduisantes : l’Allemagne, un contexte de science-fiction intéressant, à destination des jeunes, un côté écologique … et un entraînement pas trop complexe à l’allemand ^^, au final, je ressors assez mitigé·e de ces attentes.

Malheureusement, le contexte de SF en est resté là. C’est juste un contexte, un temps pour mettre en place le sujet du récit : l’acclimatation de Mathéo grâce à sa romance avec Finja. Je ne suis pas fan de romance, et ce n’est vraiment pas subtil …

Les gadgets électroniques ont un côté fun, et très jeunesse (bonbons, montre traductrice, etc.), mais c’est un peu limité … certes, le côté acclimatation, l’apprentissage, est plaisant – sauf lorsque le héros triche avec des bonbons pour aider la mémoire 😛 Et j’ai aimé ce côté tolérance, le fait que Finja soit d’origine syrienne – sachant que j’ai appris au lycée la forte immigration qu’il y a eue en Allemagne, même si en l’occurence c’était l’ethnie turque.

J’ai eu un peu de mal avec la langue, ce qui m’a d’abord démoralisé·e … avant de voir que ce n’était pas le plus bas niveau mais le second ! HA ! Je suis nul·le mais pas à ce point 😛 Le principe en lui-même est vachement chouette. On passe progressivement de la langue maternelle à la langue source, des petits mots puis des phrases entières. Et surtout, ce que j’aime, c’est que ce changement fasse sens, ce n’est pas juste pour faire cool. J’ai déjà vu le cas d’une alternance sur deux chapitres et ce n’était pas très bien amené. Ici, le principe est bon et l’exécution très intéressante.

Lecture sur un rocher

Saga, tome 1

Brian K. Vaughan (scénariste). Fiona Staples (dessinatrice, coloriste). Jo Chen (couverture). Laurent Queyssi (traducteur). 2012 (VO), 2015 (VF), 118 p. Urban Comics. Science-fiction.

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles. Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante. Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore. Deux amants que tout oppose, Alana et Marko, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs. L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos.

J’avais beaucoup entendu parler de ce comics pour le côté SF très développé et la relation entre les protagonistes, Alana et Marko. J’avoue que je suis mitigé·e, presque déçu·e.

Le récit commence par un élément que je déteste franchement : un accouchement. Alors oui, ça ne dure pas longtemps et l’intrigue, la course-poursuite reprend très tôt … mais non, pas mon truc. J’avoue aussi que je ne suis pas très fan du dessin, les coups de stylo font un peu brouillon.

Mais j’avoue que mon gros problème c’est le fait que le récit tourne tellement autour du sexe, les personnages en parlent, en font, et le langage va souvent avec. Pour cet élément, je ne suis pas convaincu·e de continuer.

Certes, Alana et Marko sont mignons et on espère qu’ils vont s’en sortir. La demoiselle fantôme est plutôt sympathique. Le fait qu’Hazel soit la narratrice m’a plu et l’arrivée des grands-parents en tambour et trompette ferme bien le volume. Mais à part ça (et j’ai dû chercher), je ne suis pas tenté·e par la suite.

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

Lecture sur un rocher

The Custard Protocol, tome 1: Prudence

Gail Carriger (autrice). 2015, 357 p. Orbit. Fantasy urbaine – Steampunk. Livre lu en anglais.

When Prudence Alessandra Maccon Akeldama (Rue to her friends) is given an unexpected dirigible, she does what any sensible female would under similar circumstances – names it the Spotted Custard and floats to India in pursuit of the perfect cup of tea. But India has more than just tea on offer. Rue stumbles upon a plot involving local dissidents, a kidnapped brigadier’s wife, and some awfully familiar Scottish werewolves. Faced with a dire crisis and an embarrassing lack of bloomers, what else is a young lady of good breeding to do but turn metanatural and find out everyone’s secrets, even thousand-year-old fuzzy ones?

A ce moment, je n’avais pas terminé Finishing School mais Zatoun m’avait offert cette nouvelle série. Et comme je n’avais pas d’autre Gail Carriger sous la main 😀

Prudence, c’est tout ce que j’aime chez cette autrice. Une héroïne forte, très bien construite (son côté blasé est un bel avantage), de l’aventure, des conventions, du mystère, des personnages hilarants (les jumeaux ^^, surtout Percy), une superbe amitié (Prudence et Primrose !) et une relation pimentée d’humour (Rue et Quesnel).

La lecture en a été longue (pas une très bonne période pour) mais j’ai savouré ce roman. L’écriture est toujours aussi agréable, les conventions bien présentes et hilarantes. J’ai juste été surpris·e, j’avais l’impression d’avoir manqué des épisodes – je sais qu’il s’est écoulé près de vingt ans depuis Sans Âge, mais pas mal d’indices laissent à penser que plein de choses se sont passées. J’espère qu’on lèvera le voile là-dessus !

Un petit manque de détails, aussi, peut-être, sur la ruche de la mère de Primrose, Ivy (devenue vampire sans Sans âge, and a queen to boot !), un personnage qui a toujours l’air aussi hilarant. J’ai adoré l’état de profonde détresse de Prim juste avant leur départ. Rue s’inquiète de ce qu’elle se soit trompée dans le format des cartes qu’elle a déposées en allant faire ses visites pour prendre congé … et en fait Prim a porté une robe de voyage au lieu d’après-midi. The horror. The shame XD

C’est typiquement ce genre de conventions que Gail Carriger maîtrise à la perfection, dans sa description mais aussi sa manière d’en tirer beaucoup d’humour.

J’avoue que je ne m’attendais pas trop au succès de Primrose et Percy vis-à-vis du sexe opposé, ils me paraissaient tous les deux plus en retrait, je pensais que Rue serait plus mise en avant. C’est inattendu.

J’ai aussi beaucoup aimé le fait que les créatures surnaturelles soient différentes, les règles différentes aussi. La manière dont tout ce petit monde interagit. L’héroïne navigue à travers ses propres connaissances de la société relativement policées de Londres et ses découvertes exotiques, tâtonne, de manière très plausible, pour une découverte d’univers encore une fois parfaitement menée. Il y a une petite réflexion sur la colonisation, aussi, la manière dont les Anglais interagissent avec les autochtones, et j’ai aimé la trouver là.

Encore une fois avec Gail Carriger, une belle réussite.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

Lecture sur un rocher

Feuilles de mars

En mars, tout est bouleversé et je n’ai plus tant le coeur à lire.

L’autrice raconte une période de sa vie, au Liban, lorsque la ville subit des bombardements. Les différents habitants de son immeuble se retrouvent dans une pièce de l’appartement de ses parents, la plus en sécurité. La galerie de personnages est intéressante et j’ai plutôt aimé le style graphique.

J’avais lu l’extrait de librairie il y a quelques temps. Le dessin est adorable, très doux, et j’avais beaucoup apprécié le côté nostalgique et la pluie. L’héroïne, Akira, est attachante (elle faisait partie de l’équipe d’athlétisme et s’est blessée, une base à laquelle je disais pourquoi pas). C’est vraiment le coeur de l’histoire qui me dérange profondément. Elle tombe amoureuse de son patron, un homme de plus de quarante ans (donc vingt ans voire davantage de plus qu’elle, et doit-on parler de la différence hiérarchique aussi ?). Le pire c’est que lorsque je lis des critiques (Manga News notamment) elles parlent de « soulever un tabou » pour « vivre cet amour » … Non. Juste, non.

Je n’ai jamais été spécialement attiré par les mangas sur des personnages musiciens (moins que les mangas sportifs, par exemple). Ici, c’est l’histoire d’un adolescent qui suite à un blocage psychologique n’entend plus le son du piano lorsqu’il joue. Ce n’est pas inintéressant. Ce que je n’ai vraiment pas apprécié, c’est le côté rentre-dedans des amis du héros, qui le frappent assez souvent et c’est complètement traité à la rigolade même lorsqu’on plaisante qu’il a le visage en sang. Et puis le dessin ne m’a pas trop parlé.

D’habitude, Jean-Loup Chiflet me fait toujours rire. Là, pas tant que ça. Si j’ai trouvé ce livre toujours aussi intéressant que d’habitude, aussi bien écrit, il ne m’a pas arraché un sourire, au contraire, et j’ai préféré ne pas le terminer plutôt que me forcer.

Lecture commune avec Snow.  J’avais lu la première édition du livre en Médiathèque il a quelques années et en avais gardé un excellent souvenir ; lorsque cette nouvelle édition est sortie, je n’ai pas hésité à me jeter sur les trois tomes. La première lecture était il y a huit ans, je découvrais la fantasy urbaine historique. Et entre-temps, j’ai exploré la fantasy urbaine plus avant (peut-être pas en historique), décidé d’orienter un de mes projets littéraires dans cette direction … la passion n’a pas été au rendez-vous de cette relecture. L’avis de Snow ^^

Emprunt au hasard à la Médiathèque (dont les collections mangas au final ne sont pas trop mon truc 😦 ), on suit une cellule rouge dans le corps humain. C’est donc un manga très scientifique et instructif. Mais un de mes 5e a vraiment accroché et compris, ça doit être plutôt bien expliqué. L’un des problèmes, justement, c’est que c’est trop expliqué. J’ai horreur des patates de textes en manga, ça rappelle Death Note à ce niveau (d’ailleurs le dessin du personnage à gauche m’y a fait penser aussi) en vraiment moins passionnant et je n’ai pas terminé cette lecture.

J’avais entendu parler de ce roman graphique il y a quelques années, peut-être parce que Sita en avait fait une chronique dessinée. Je pensais que ce serait une réflexion sur l’apparence physique du personnage qui ne correspond pas aux standards de beauté actuels. Et ce n’est juste absolument pas ça, on parle plutôt de sa relation du moment dans laquelle elle s’installe alors que cela ne correspond pas à son idéal. Je me suis vraiment ennuyé au final.

Une très jolie édition. La sélection est charmante et les textes de description (ce à quoi les gens portant ces prénoms ressemblent) m’a fait rire mais sans grande surprise.

Je m’étais dit que j’allais poursuivre voire terminer la série, elle est tout entière à la Médiathèque … ou pas, en fait. Tome 2, moins de moments choupis avec l’héroïne mais un personnage masculin qui lui fait du chantage lorsqu’il découvre qu’elle est amoureuse du patron. Tome 3, le côté adorable de l’héroïne prend un côté ennuyeux comme la pluie (ha, ha, je sais) à part un passage qui présente une bibliothèque comme un aquarium, le côté aquatique avec les livres est superbe. Et sinon comme je me crispe à chaque page en me disant qu’on va passer en mode glauque, j’avais juste hâte à la fin. J’en reste là.

En revanche, je passe toujours un aussi bon moment avec cette histoire. L’alien professeur est terriblement attachant, tout comme les gamins.

Encore une différence entre mes attentes et le récit en lui-même. Mais avec un titre pareil, je m’attendais à un couple de longue date dont les sentiments s’érodent … pas à un couple de seniors qui se rencontrent et forment une relation. Enfin, pour être honnête, ce n’est pas ça qui m’a dérangée, c’est la fin. La ménopause de madame qui fait une pause à 62 ans et bam grossesse. Je n’y ai jamais cru et trouvé ça ridicule, ruinant le côté attachant et poétique que le récit avait atteint avec cette perspective assez rare (âge des protagonistes). Et le dessin ajoute au charme du début.

Un garçon est sensé devenir un puissant roi démon et son précepteur commence son éducation. Je l’avais lu début 2000s lors des débuts de Saphira et gardais le souvenir d’une histoire mignonne comme tout et très drôle. Mes souvenirs étaient définitivement plus intéressants que l’histoire que j’ai relue ce mois-ci … Il y a un côté niais et l’humour ne me parle plus autant.

Si j’ai beaucoup apprécié le hors-série sur les 20 femmes qui feront 2020, je n’ai pas été particulièrement enthousiasmé par ce numéro, même si j’ai apprécié l’interview de Gloria Allred.

Une relecture qui me fait beaucoup rire. Je l’avais découvert il y a quatre ans et c’est amusant comme mes réponses ont un peu changé en ce qui concernent les vêtements et comme je fais le parallèle avec les livres qui restent une « période passée ». J’envisage de vous proposer certaines des questions des différentes checklists en articles Lookbook ^^.

… Quand on me dit que c’est du théâtre jeunesse, pour moi, c’est une pièce de théâtre pour les plus jeunes. Enfants ou jeunes ados. Là, c’est une pièce sur des enfants. Absolument pas pour les plus jeunes. C’est un mic mac à suivre même pour un adulte. Entre le concept de zombie, de panda, les ombres à la fin, le fantôme … Et j’ai juste eu envie de le faire voler en lisant les remarques sexistes d’une des familles (lorsque l’autre est composée de deux mamans), les questions de genre super mal abordées, les stéréotypes de genre … J’ai détesté.

Pièce de théâtre jeunesse achetée en même temps que la précédente (je cherchais des textes différents des classiques comme Molière pour un projet théâtre), elle me laisse une impression un peu meilleure. Enfin c’est terriblement barré mais le loup a un côté choupi.

Je l’avais beaucoup vu passer au travail et eu quelques fous rires avec des élèves devant les rédactions. Mais une fois que je le lis « normalement », ce n’est plus du tout ça. Les commentaires de la prof font durs et pas du tout créatifs (c’est peut-être mon côté prof justement ^^,) et lorsque je vois que dans les noms inventés des élèves ils ont estimé fun de sortir Laura Norexique … ou comment se moquer d’un trouble du comportement alimentaire, je dis stop.

J’aime beaucoup cette collection de La Martinière Jeunesse. Je viens de démarrer ce documentaire sur un thème que j’aime beaucoup et il ne déçoit pas. Les informations sont simples, bien écrites, et j’aime beaucoup les illustrations.

Le dessin est très carré, austère, donne un côté un peu ancien à ce manga qui se passe dans les années 60. Je ne pensais pas du tout apprécier mais en fait c’est plutôt intéressant. Le héros est un pianiste qui découvre le jazz, vient d’une famille compliquée, rencontre un adolescent difficile … j’ai envie de poursuivre ma découverte.

Récit de vampire. C’est la demoiselle qui est vampire et le jeune homme à côté humain, détective privé et écrivain. Tous deux vivent ensemble et il est question de chercher celui qui a assassiné des membres de leur famille. J’ai lu un chapitre ou deux. Je trouve le dessin très plat (et démarrer le manga sur la recherche d’un chat perdu … heu c’est une histoire bonus éventuellement, pas le début), les enfants vampires ne m’ont jamais passionnée et savoir qu’il y a une histoire d’amour entre les deux, puisque la demoiselle reste une enfant, me plaît moyennement aussi. J’ai rapidement abandonné.

Et vous, vos lectures de mars ?

Lecture sur un rocher

Les hommes dénaturés

Maximum Light. Nancy Kress (autrice). Jean-Marc Chambon (traducteur). 1998 (VO), 2001 (VF), 262 p. Flammarion. Science-fiction.

Encore plus pernicieux qu’on ne le prévoyait, les effets de la pollution chimique ont entraîné une chute radicale du taux de la fertilité dans le monde. Il n’y naît pratiquement plus d’enfants. A tel point que certaines personnes en mal de progéniture en arrivent à traiter leurs animaux domestiques comme d’authentiques bébés … Mais cette situation entraîne probablement de plus sombres déviations, comme le soupçonne Shana Walders, une jeune appelée de l’armée américaine, quand, participant à l’évacuation d’une zone rendue dangereuse par le déraillement d’un transport de produits toxiques, elle se retrouve face à l’inconcevable dans une société où les manipulations génétiques sont soumises à de sévères limitations. Les Etats-Unis seraient-ils en train de se transformer en une nouvelle île du docteur Moreau ?

J’ai découvert ce roman  il y a quelques années en Médiathèque et l’avais inscrit à mon challenge ABC. Malheureusement, suite à un déménagement, je l’ai zappé (et n’ai donc pas pu terminer le challenge cette année-là …). Lorsque je suis retombée dessus à la vente d’une autre Médiathèque, je n’ai pas hésité et me suis lancé·e, d’autant que je n’ai pas encore découvert Nancy Kress.

Et la rencontre est définitivement manquée. Pire encore, j’ai détesté cette lecture et n’ai pas pu la terminer aussi rapidement que je l’aurais voulu.

Le démarrage en mode commando armé est déjà moyennement passé, mais très vite, l’héroïne, Shana, m’a agacée. Elle a un tempérament égocentrique et n’hésite pas à en rajouter une couche sur son apparence physique impeccable, ce qui a le don de m’énerver. Surtout quand ça arrive dès la deuxième page … Un langage familier s’en est mêlé, ainsi que pas mal de références au sexe passablement inutiles.

A la base, ce concept d’humanité qui aurait éradiqué tant de maladies, mais en contrepartie ne produirait plus autant d’enfant, me paraissait intéressant. Et la référence à l’île du docteur Moreau, à l’attachement aux animaux domestiques, why not. Mais le traitement ne m’a absolument pas plu. Si on ressent un certain rythme, les dangers auxquels font face les protagonistes, je ne me suis pas intéressée à leur sort (excepté peut-être Atuli, le danseur homosexuel).

Ah, parlant de lui. On aurait, à mon sens, franchement pu se passer des nombreuses réflexions homophobes dans le livre. C’est lourd et ça n’amène pas grand-chose – ok, la société future n’est toujours pas sécurisante pour les personnes homosexuelles, mais ce n’est peut-être pas la peine d’en rajouter régulièrement dans les insultes et les réflexions.

J’ai eu l’impression de ne pas du tout être étonné·e. Est-ce moi qui suis plus cynique, ou juste totalement désintéressé·e par le livre, je n’en suis pas sûr·e. (Oh, et puis aucun suspense sur ce brave Nick malade, j’étais certain·e qu’il s’en sortirait aussi).

Une lecture qui me laisse peu de souvenirs, excepté de l’agacement.

Lecture sur un rocher

Lectures obligatoires à l’université, premier semestre

En matière de premier semestre, il sera question de mon premier cycle universitaire : mon année unique en lettres modernes (on va rire XD) et ma licence d’anglais (Hell of a lot better).

Tout ça, une fois encore, pour vous faire découvrir quelques lectures obligatoires qui m’ont marqué – ou pas !

Lettres Modernes

En 1ère année de Lettres, plusieurs modules de littérature étaient au choix. Et étrangement, alors qu’ado j’adorais le polar (mais plutôt Agatha Christie, là je ne connaissais pas les auteurs), je me suis orienté·e vers la SF. Pourquoi, alors que je détestais ça auparavant ? Mystère. Bon, je crois que c’est à cause de l’extrait de 1984 étudié en 1ère L qui m’avait fasciné·e.

Über bien m’en a pris. Je suis tombé dedans pour ne plus jamais vraiment en sortir. Le meilleur des mondes m’a laissé sans mots. Fascination de la découverte du genre, je ne sais pas, mais de l’univers, c’est sûr. Le Retour n’est pas une fiction mais plutôt un essai sur les vingt ans qui se sont écoulés entre les deux livres et les avancées scientifiques et technologiques ayant eu lieu, il me laisse un bon souvenir aussi.

En revanche, j’ai détesté La planète des singes XD Je ne sais pas pourquoi, je ne supporte pas ce texte ^^, est-ce le côté voyage dans l’espace auquel je ne suis pas encore habitué·e ? Les castes, le côté très vieillot du langage ? Je n’en sais rien, mais je n’ai jamais apprécié.

Le petit recueil de Jacques Baudou était une lecture introductrice qui ne me laisse plus aucun souvenir aujourd’hui, si ce n’est que je l’ai trouvé utile, fonctionnelle, un Que sais-je plutôt bien fait (oui j’avais le réflexe de me tourner vers cette collection à l’époque quand je voulais compléter mes connaissances sur un sujet).

Or donc en première année j’avais choisi d’étudier la Littérature.

Vraiment pas la décision la plus inspirée.

Les trois premiers sont des choix personnels pour essayer de suivre – puisque déjà je n’en voyais pas trop l’intérêt … le Précis n’était pas inintéressant, mais bon. La versification, je n’en ai aucun souvenir et Si le grain ne meurt est totalement inintéressant.

C’est quand même gé-nial quand vous vous lancez dans des études de lettres lorsque vous adorez lire et que les 3/4 des cours sont plats et résolument sans intérêt dans la matière.

Un peu plus intéressant, mon option d’Histoire. Enfin, on n’en est pas au niveau de Jean Des Cars, ces lectures n’ont pas été passionnantes (mais c’était déjà franchement mieux que les cours de grammaire et autres).

Si ça a l’air plus fun, c’est parce que c’est le cours de recherche documentaire. Ironie du sort, je n’avais aucune idée de ce que je faisais (ça sera pareil en master XD) et j’ai choisi de travailler sur le vampire dans la littérature, donc voilà quelques lectures que j’ai retrouvées. Le Petit guide, je l’avais lu ado et beaucoup aimé, il est plutôt drôle et fonctionne bien comme documentaire jeunesse. Les maîtres du fantastique en littérature vient d’une collection qui me laisse un très bon souvenir aussi, Les Compacts, qui propose plein d’idées lecture. Le Que-sais-je ? reste un peu aride.

Pour être honnête, il y a eu des livres fortement suggérés que je n’ai jamais touchés, notamment de la prof de grammaire qui demandait qu’on achète son propre livre. Mais bon, j’ai de trèèès mauvais souvenirs des cours de grammaire en lettres (bizarrement c’est passé crème en anglais).

Anglais

(On me pardonnera le non découpage en années XD)

Le premier reste généraliste et je l’ai très peu utilisé dans cette langue. La Syntaxe simple a été dument surlignée, je m’en souviens ^^, et les deux livres de vocabulaire m’ont laissé m’arracher les cheveux assez longtemps sur des mots dont je n’avais aucune utilité genre crane pour la grue de chantier et l’oiseau XD

Je ne m’y attendais pas mais j’ai adoré les livres sur la structure des mots et le fonctionnement de la langue (bon, le dernier sur le thème n’est pas spécialement intéressant). J’ai même conservé le Précis de lexicologie et The Study of Language.

Histoire et civilisation. Pas de mauvais moments passés.

Surprise, surprise : j’ai vraiment aimé ces documentaires. Probablement davantage que des lectures intégrales ^^, J’aime beaucoup le côté panel littéraire, l’histoire de la littérature, la découverte de thèmes, etc. C’est triste que c’est un élément de fac de lettres qui m’ait toujours ennuyé·e.

Voilà pour les livres que j’ai dû lire, en fiction essentiellement, pour les cours de littérature générale. Alice est plutôt fun mais en première lecture VO c’est assez ardu (je comprenais les mots séparément mais pas ensemble XD). Dr Jekyll est un classique de SF très bien passé.

Shakespeare m’a plu pour King Richard II et Twelfth Night mais Romeo & Juliet … disons que j’ai découvert des adaptations chouettes l’année-là mais en même temps les cours étaient à oublier.

Si j’avais beaucoup aimé Robinson Crusoe enfant, la version VO a été un calvaire et m’a ennuyé·e. Enfin, Scenes from Deep Time ne m’a pas du tout intéressé·e. Ce n’était pas vraiment un livre mais plus une étude de représentations graphiques sur les dinosaures … barré mais pas dans le genre qui me plaît.

Viennent ensuite les livres des cours de litté spécialisée. Il y a eu des lectures merveilleuses, des choses intéressantes, et une hor-reur. Coraline m’a énormément plu et permis de découvrir Neil Gaiman, avec Miroirs et fuméeTimbuktu est un récit adorable du point de vue d’un toutou, il m’avait énormément touché·e.

Ashes to Ashes et Betrayal sont deux pièces de théâtre moderne. Je regrette un peu mon manque total de souvenirs et je pense aussi que j’aurais vraiment aimé étudier ce sujet plus avant, vu comme j’adore le théâtre classique français. C’était le cas avec The Real Inspector Hound aussi, une pièce de théâtre dans la pièce avec une enquête policière. Une touche d’absurde en prime et voilà une petite lecture très fun, même des années après.

On en arrive à l’horreur. Women in Love. Déjà que j’ai horreur des romances pour la romance, mais les relations décrites dans le livre m’avaient exaspérée, sans parler des détails sur le sexe.

Petite haie d’honneur pour les lettres classiques dont j’ai profité pendant une petite année, mais quelle année. J’ai adoré faire du grec ancien, j’ai savouré ces belles sonorités. J’étais tout particulièrement fan des manuels de lycée Hachette, que j’utilisais tout le temps pour mes devoirs, plus que mes cours presque ^^, Le latin était plus un pâle complément, j’en avais eu ma belle dose au lycée avec ma super prof, mais le grec a été une de mes révélations à l’université. C’est un petit regret que j’ai de ne plus l’utiliser au travail maintenant.

En deuxième langue, j’avais choisi de prendre italien (parce que hem … c’est compliqué avec l’allemand XD on en reparlera peut-être ^^,). J’avais surtout utilisé le Pratique de A à Z pour bosser la grammaire puisqu’on en faisait peu et je pensais en avoir absolument besoin. (Résultat … on va pas parler du résultat XD).

Enfin, ma petite collection de livres sur les dragons. Parce que mon TER (non pas le train que je prenais en fin de semaine XD), Travail d’Etude et de Recherche de L3 portait sur le dragon dans les mythes celtes.

Si c’est pas la classe à Dallas, les enfants.

J’ai donc découvert cette merveille que l’encyclopédie de Carol Rose que j’utilise encore actuellement pour l’écriture. Les autres m’ont laissé un peu moins de souvenir à part cette période de travail, même le livre de tarot. Je l’ai conservé longtemps mais plus par habitude et l’ai finalement laissé partir au dernier désherbage. Ma collègue choupette d’arts l’a récupéré ^^ Une belle période de recherche.

Pour rester dans le thème du vampire qui a terminé ma sélection de lettres, je vous donne mon obsession de première année d’anglais. Même pas honte.

Remarquez, je suis fièr·e de moi. Les deux tomes sont dispos sur Amazon (à 120€ XD), ce qui n’était pas le cas à l’époque, et jamais de la vie je ne pense à essayer de les acheter XD

Pour être honnête, je crois que les vampires, c’est une partie de ma vie qui est derrière moi. J’ai désherbé la plupart des livres sur le sujet (même des Marigny ^^,), j’essaie d’explorer d’autres contrées folkloriques pour l’écriture (même si je ne jette pas mes personnages déjà existants avec l’eau du bain non plus – déjà parce que c’est pas écolo XD) et je suis aussi passée à autre chose en fiction. That’s life.

Voilà voilà ! Et vous, vos lectures universitaires, s’il y en a eues ? Plaisantes, rageantes ?