Lectures sur un rocher

Feuilles de mai

En mai, je me plonge davantage dans des revues que dans des livres, et à part les découvertes numériques, ce sont surtout des documentaires.

J’ai repris Vampire Academy, en VO cette fois et sur mon Ipad. Je ne comprends pas pourquoi j’ai arrêté au deuxième tome en VF, je ne me retrouve plus dans ma critique. J’ai énormément apprécié lire cette série en anglais, la mythologie du vampire une fois encore, les personnages, les retournements de situation. Je pense que je me pencherai sur les autres séries de l’autrice.

Dans mon deuxième CDI, il y a la série Lou, très appréciée des élèves, et ma collègue a commandé le tome 8. J’avais bien aimé le début, tout en légèreté, malgré un dessin balbutiant, et trouvé le tome 7 (je crois ? avec les cristaux) ridicule, rien à voir avec l’histoire de base, et j’avais détesté cette dimension. Celui-ci ferme cet arc et semble revenir au côté un peu doux-amer qui m’avait fait tellement apprécier la série. Mais j’attends de voir, je me suis ennuyée – je crois que ces fichus cristaux ont fait beaucoup de mal.

Et honnêtement, il ne se passe pas grand-chose. Lou se balade. Voit des gens. Regarde les paysages. S’amuse un peu. C’est plus que contemplatif, pour moi, c’est ennuyeux. A voir si la suite parvient à proposer quelque chose d’autre.

Sita avait été extrêmement enthousiaste dans sa présentation du Prince et de la couturière. J’avoue que je ne l’ai pas autant été. Si le dessin est vraiment mignon, le sujet touchant … je n’ai pas été emportée. Je ne saurais pas trop dire pourquoi.

J’attendais autant de ce documentaire que des autres livres sur l’histoire de la mode que j’ai lus dernièrement : des illustrations inspirantes, diverses, quelques textes pour apprendre des petites choses et rêvasser. C’est assez manqué. Si l’introduction à chaque chapitre, pour le démarrage d’une période historique, me plaît assez, je n’aime pas du tout le style des illustrations de mode qui paraissaient dans les gazettes et c’est l’essentiel du dessin du livre. Les légendes ne me semblent pas toujours claires pour rattacher l’un à son descriptif et ça me lasse.

J’apprécie bien davantage ce documentaire qui évoque par décennie les journaux de mode comme Vogue, appartenant à Condé Nast, pendant le XXème siècle. On touche un peu à l’histoire de la mode, beaucoup à l’évolution de la photographie de ce genre, que je découvre, et j’adore. Passionnant, juste pas très pratique à déployer !

Et vous, vos lectures de mai ?

Lectures sur un rocher

Feuilles d’avril

En avril, les lectures partent un peu dans tous les sens ^^, (ce qui n’est pas le cas des billets de blog puisque j’étais en vacances donc le blog s’est reposé aussi !)

Fry Chronicles … je ne sais pas ce que j’attendais de cette autobiographie d’un acteur que je connais peu, au final. Ce n’était pas inintéressant, mais je n’ai jamais réussi à entrer dans le récit.

Vintage tea time, en revanche, est une superbe lecture. Le livre en lui-même est magnifique, il y a des recettes que j’ai vraiment envie de tester (c’est la première fois que ça m’arrive ^^,), des petites idées déco, le tout dans une écriture charmante et prenante.

La vie compliquée de Léa Olivier en BD est l’une des trouvailles des 48h de la BD. Pour moi, elle vaut surtout pour son côté québécois, l’aspect adolescence est noyée dans la romance passée et présente et donc pas du tout à mon goût. Enfin, il y a des chances qu’elle plaise à mes élèves.

Les beaux étés est adorable. On suit une petite famille lors d’un été de vacances. L’aspect tranche de vie est simple mais fonctionne bien.

Colonisation est une autre sélection BD, en SF cette fois. Ce n’est pas franchement un réussite à mes yeux, c’est long, complexe, pas très bien expliqué même s’il y a des éléments intéressants (la réalité virtuelle) et j’avoue que le côté ironique m’a beaucoup fait rire (on envoie des colons dans l’espace pour une looongue exploration, mais en fait des extraterrestres vont presque tout de suite après fournir la super technologie de déplacement ^^,).

Ernest & Rebecca nous plonge dans l’univers des virus. C’est choupi, mais sans plus pour moi.

Un éclat de givre est une très belle surprise. J’ai eu cette impression d’explosion dans tous les sens, mais je me suis laissée porter avec plaisir dans ce Paris futuriste.

Graines de futurs m’a exaspérée. La première nouvelle a déjà failli passer par la fenêtre. Woupee une héroïne. Deux pages on parle déjà d’une relation amoureuse. Et on a franchement plus l’impression que l’enjeu c’est de deviner qui est son mari fraîchement épousé que ce qui est arrivé dans l’affaire en cours. De là, vraiment, je lisais un texte à la fois sans grand enthousiasme. Même celui de Christian Grenier ne m’a pas transcendée (et il faut le faire !).

J’espérais d’Agnès Price de la fantasy urbaine teintée de mythologie nordique, aventure. Pas de référence au sexe, au manque de celui-ci, ou les envies de l’héroïne devant un personnage masculin de l’entourage. Et le langage …. j’ai détesté l’écriture, jamais naturelle. Je me suis arrêtée assez rapidement tellement j’étais agacée et honnêtement pas intéressée.

Je pensais poursuivre et terminer ma série Fly en rentrant chez les parents où ils y étaient tous. Mais je me suis arrêtée en cours de l’un d’entre eux et sans motivation, donc je ne sais pas. J’étais contente de ma lecture mais je les connais vraiment par coeur. En fait, je ne sais toujours pas si je conserve ou pas, j’en suis à peu près au même point qu’avant de démarrer ma relecture.

Boy’s Next Door est aussi une relecture, imprévue celle-ci. Mais le côté trash ne m’impressionne plus, la pseudo enquête policière bof également, je ne vois plus trop l’intérêt de ce titre en fait – déjà à l’époque je ne l’avais pris que parce que c’était du Kaori Yuki …

Sea Glass m’a une fois encore emportée. J’aime beaucoup la découverte des Stormdancers de cette série, de l’univers du verre, et j’ai un faible pour Kade en prime. En revanche, Spy Glass m’a un tout petit peu déçue pour Devlen. Si j’ai bien aimé ce revirement, la magie de sang, celle d’Opal, j’aurais préféré ce fameux Kade ^^, on est pas loin de la girouette par moment. L’arrivée des plus jeunes, même si je n’aime pas les enfants, est tout de même bien amené et la trilogie se clôt agréablement.

Airborne 44 … ouais. Prévisible, notamment la scène de sexe à la fin et j’ai détesté le dessin.

Le Réseau Papillon est agaçant, mais pas pour les mêmes raisons. La mention des oeuvres d’art m’a plu, mais qu’est-ce que le dessin fait brouillon, et j’ai trouvé l’histoire un peu sexiste par moment (la demoiselle est une princesse, il faut la protéger …).

Shadow Study demarre la nouvelle trilogie sur les Chroniques d’Ixia et de Sitia. C’est un peu dommage pour un récit intitulé Soulfinders que la magie de Soulfinder de Yelena disparaisse aussi rapidement … et si j’ai adoré le point de vue de Valek en plus de retrouver celui de Yelena, je n’ai pas apprécié qu’il y en ait tant de différents, et surtout, surtout … la clé de l’ennemi et sa motivation vienne d’un texte marqué .6 sur Goodreads. Genre les .5 sont des textes entre deux, pour prolonger un peu (j’en ai lu un qui n’apportait pas grand-chose). Si c’est une séquelle vraiment importante (tout le monde parle du personnage et de ce qu’il a fait comme si c’était de notoriété publique), tu fais apparaître ça comme un roman à part entière dans la série. Exaspérant.

Américaines n’est pas en reste question exaspération. Fallait-il ramener TOUS ces destins ou presque à Hillary Clinton? J’ai eu presque l’impression d’un pamphlet politique ! Ça m’a gâché les points intéressants de la lecture comme les découvertes de ces personnes.

Night Study n’améliore pas trop les points qui m’ennuyaient précédemment, et s’y ajoute un autre : trop de chassé-croisé pour deviner les motivations de chacun. C’est trop tiré par les cheveux au bout d’un moment. Mais un point positif : l’évolution de Valek et son retour dans sa famille. Moment très intéressant et touchant.

Geek Art est une petite pépite … bien trop courte ! Très beau livre sur différentes réalisations, dans des arts divers et variés, avec des autrices et auteurs du monde entier, un tourbillon de culture geek qui m’a donné plein d’idées et fait découvrir des choses merveilleuses.

L’atelier des sorciers est une autre découverte des 48h de la BD, et une des plus jolies. La version de la magie est adorable, l’aventure est au rendez-vous, le dessin choupi. Pourquoi il faut que ça s’arrête?

March comes in like a lion a un côté un peu contemplatif et je pensais qu’il m’ennuirait, d’autant qu’il parle de shogi, un jeu auquel je ne connais rien. Mais je me suis laissée porter par le récit de Rei, ce garçon orphelin de 17 ans et déjà professionnel dans ce domaine, replié sur lui-même jusqu’à ce qu’il rencontre trois soeurs énergiques. C’est beau, c’est doux.

Téléphones : 130 ans d’innovation est un très beau documentaire beau livre. J’adore me plonger dans l’histoire des technologies anciennes, même si je trouve qu’il aurait gagné à développer l’évolution du téléphone portable (pas de Nokia 3310 quoi XD ou le blackberry). Et j’aurais trop voulu être demoiselle du téléphone 😀 (oui, je sais que ce n’était pas le job idéal non plus, mais je m’en fiche).

L’arcane de l’ombre …. j’avais adoré le premier tome, mais je me demande si le côté long, notamment des chapitres, n’avait pas été estompé par les conditions de lecture aka un train ayant plus d’une heure de retard. Là en lecture d’avant dodo ça m’ennuie, je ne m’intéresse pas, et ça me peine.

Faut-il être végétarien ? Pour la santé et la planète est une lecture planifiée de longue date – enfin j’ai surtout planifié de la refiler à ma mère une fois terminée, histoire qu’elle s’inquiète moins (non mais, pensez donc, sans viande, je vais me ratatiner ! pour ceux qui m’ont déjà vue IRL, c’est très ironique XD). J’avoue que je patauge un peu, je me rends compte à quel point les termes scientifiques, mêmes basiques comme protéines et tout le bazar me perd complètement et qu’il me faudrait plutôt un guide nutrition pour les nuls avant tout ^^, Mais j’ai beaucoup aimé certaines remarques, notamment l’insistance sur le fait qu’il n’y ait pas un besoin vital de produits d’origine animale à chaque repas (voire du tout) et cette notion de culture de la santé, à creuser.

Les âmes sœurs, je crois, me parlait pour le rapprochement entre l’héroïne, maman de trois enfants qui a l’air un peu empêtrée dans sa vie quotidienne, et la protagoniste du roman qu’elle lit, photographe qui perd tout juste son amoureux. Je me suis ennuyée dès les premières pages. Trop « contemporaine », sans autre genre/aspect auquel me raccrocher, même si j’espérais un peu du côté photographie.

La singulière tristesse du gâteau au citron, en revanche, fait partie de ces livres pour lesquels vous savez dès les premières pages qu’ils vont vous captiver sans effort. Rose, l’héroïne, est une petite fille qui se fait une joie de manger le gâteau au citron de sa maman, mais il a un goût très étrange, un goût de tristesse. A partir de ce moment, elle est capable de ressentir les émotions de ceux qui préparent la nourriture qu’elle mange. C’est intriguant, très touchant et doux-amer.

365 expressions latines expliquées n’a rien à voir avec son grand frère sur les personnages littéraires. C’est terne, aride, et ne donne absolument pas envie d’y retourner (la preuve, démarré le 7 avril, je l’avais oublié).

L’amour comme par hasard est aussi un début de lecture réussi (oui en ce moment j’ai 4, 5 voir 6 ouvrages entamés à la fois) sur deux demoiselles des années 50 qui se rencontrent et ont une passion en commun, un chanteur nommé Johnnie Ray. J’adore le langage, la complicité entre elles, les choses qui ont l’air d’aller tellement de soi avec un naturel qui a ce côté évident et reposant, lorsque vous rencontrez un/e meilleur/e ami/e. J’ai peur de le dire, mais ça a la saveur d’une lecture doudou.

Storytelling m’a pris un certain nombre de pages avant de vraiment comprendre le concept (le fait d’utiliser une histoire pour expliquer une marque, par exemple, et le fait que ça ait remplacé le logo ou le slogan). Il y a un côté passionnant dans ces histoires (et je me demande si je n’aurais pas aimer travailler dans ce milieu) mais j’avoue que j’ai encore du mal à bien saisir les choses.

Comment écrire des histoires d’Elisabeth Vonarburg ne sera peut-être pas une lecture d’avant dodo, comme la plupart de celles du bilan, puisqu’il y a pas mal de notions de grammaire, contrairement aux livres d’Orson Scott Card que j’ai lus sur le sujet, par exemple.

Fangirl est une petite pépite. Cath est fan de la série de roman fantasy sur un futur mage nommé Simon Snow et écrit des fanfictions. Elle entre tout juste à l’université où elle est séparée de sa jumelle qui veut rencontrer de nouvelles personnes. Je n’en suis qu’au début mais j’adore. C’est léger, fun, Cath est adorable et les réflexions sur l’écriture en général, les fanfics en particulier et le milieu en question sont pertinentes et me rappellent des souvenirs.

Et vous, vos lectures d’avril ?

Lectures sur un rocher

Feuilles de mars

En mars, on est plutôt manga sur la Falaise !

Arthur ou le bonheur de vivre n’est pas de la fiction, comme je le pensais lorsque je l’ai déniché, mais une autobiographie de l’autrice. Beaucoup trop survolé pour moi, malheureusement, qu’il s’agisse d’évènements historiques ou d’anecdotes personnelles, ce choix de rester en survol permanent est très décevant.

En revanche, j’ai beaucoup plus ri que je ne l’aurais cru avec 100 mots à sauver de Michel Pivot. Les termes étaient parfois une découverte, parfois non, et toujours accompagnés de commentaires très drôles. Une belle lecture légère !

J’ai repris les Eclat(s) d’âme pour les terminer (et honnêtement leur adjoindre un papillon de niveau au boulot : lecture à partir de la 4ème, 3ème ou 2nde). Ces deux tomes valent plus pour les personnages qui gravitent autour du protagoniste que pour lui, que j’ai trouvé égoïste. Le dessin garde ce côté étrange et ensorcelant du début.

Bon. J’avoue. J’ai terminé la trilogie des Portes du secret en français et j’ai enchaîné sur une relecture en VO numérique. J’adore. Mais Diantre pourquoi a-t-on renommé Yelena, l’héroïne VO en Elena VF? C’est à cause de The Vampire Diaries ? Parce que c’est bien bête.

Le tome 4 d’Eclat(s) d’âme est tout aussi convaincant et clôt bien l’histoire. L’évolution du personnage principal passe bien mieux ici, et j’ai presque regretté de quitter cet univers.

No sex : avoir envie de ne pas faire l’amour aborde la question de l’asexualité vu par quelqu’un qui ne donne pas du tout l’impression de l’être. C’est vraiment plus un ouvrage documentaire et sociologique (j’ai envie de dire bien lourd au vu des chiffres), et qui parle de la chasteté et de l’abstinence qui ne vont pas forcément de pair avec l’asexualité. Et en prime, je ne sais pas si c’est une marque de fabrique de la Musardine mais franchement qu’est-ce qu’on est limite dans le langage parfois, notamment pour les témoignages.

Le recruteur est une très belle surprise. Univers futuriste surpeuplé, où tout le monde n’a pas forcément du travail, il existe une solution : s’embaucher dans des chantiers spatiaux. Hélas, c’est dangereux, et pas exactement bien payé. C’est pour ça que les recruteurs usent de stratagèmes divers et variés pour pousser les chômeurs à s’engager. C’est un livre qui a eu son compte de « C’est horriiiiiible ! C’est géniaaaal ! Mais c’est horriiible ! Mais attends c’est génial ! » pendant ma lecture ^^, Percutant.

La guerre de Catherine est indiscutablement une de mes plus belles lectures de cette année. Le dessin et les couleurs sont tellement doux, et on aborde la photographie d’une manière si belle que je n’ai pu qu’être touchée.

L’art des listes, une relecture, est toujours aussi agréable à parcourir. L’écriture de Dominique Loreau est toujours aussi intéressante et apaisante.

Découvert au travail, Le mauvais exemple rassemble des souvenirs d’adolescents vraiment chouettes, surtout qu’il s’agit de raconter des bêtises que l’auteur faisait.

Nos années science-fiction est une autre excellente pioche issue des Imaginales. Je me suis perdue avec bonheur dans la cacophonie de couleurs et d’encarts qui allaient de pair avec une multitude de séries de genre, certaines connues, d’autres beaucoup moins. L’humour est au rendez-vous en prime. Petit regret, on s’arrête dans les années 1990 !

J’ai retrouvé des mangas que je lisais ado avec un vrai plaisir. Hoshin, l’investiture des dieux a magistralement ouvert le bal, suivi par Meru Puri, Märchen Prince et Fly. J’ai aimé retrouver, pour le premier et le dernier, une énergie, un rythme shonen qui me passionnait déjà lorsque je découvrais ce genre, et un humour über choupi pour le second !

Brise-glace est terminé. Si j’ai aimé certains thèmes, comme le slam (qui fonctionne parfaitement bien avec l’écriture percutante de Blondel), je n’ai pas pu m’empêcher de m’ennuyer un peu et de m’attendre à la révélation. Mais l’ensemble est très bien pensé et fonctionne.

Depuis le temps que je devais découvrir Mirai Nikki au travail, c’est chose faite en voulant m’assurer qu’il entre bien dans le thème de SF des 3èmes. C’est ce à quoi je m’attendais : un thème SF plutôt bien pensé, une belle énergie, des personnages qui démarrent bien. Bon je ne le conseillerais peut-être pas au 6ème vu les attaques à la bombe du premier ^^, mais c’est un excellent départ !

Les Chroniques d’Ixia, dans la première trilogie les aventures de Yelena (Poison Study, Magic Study, Fire Study) se poursuivent dans la trilogie consacrée à Opal, déjà rencontrée (et l’opale sans majuscule merci Darkiss du 3ème tome VF). J’aime beaucoup le travail sur le verre, qui apporte une magie originale, mais je suis moins fan des quatre ans de battement entre les deux séries 😦

Depuis le temps que Copain des geeks traînait chez moi ^^, on aborde le numérique et la culture geek dans ses différents aspects. J’en suis à la partie technique, ordinateur, internet, périphérique, et c’est bien cool et les explications sont simples. Je vais le passer à mon père pour qu’il bosse un peu là-dessus tiens 😛

Et vous, vos lectures de mars?

Lectures sur un rocher

On désherbe !

Diantre, on désherbe encore (et on achète rien) !

Pour rappel, le désherbage c’est cette opération qui consiste à sortir des livres d’un fonds documentaire – en l’occurence mes bibliothèques. Ca peut être un livre lu, relu ou pas encore et dont je me dis bah en fait non !

Cette deuxième édition …

J’ai du mal avec le vocabulaire parfois cru et le côté étude sociologique. Si je veux une historique de l’abstinence ou de la chasteté, je chercherai de ce côté, mais pour moi on n’est pas toujours dans le sujet qui devait être l’asexualité.

Je sens qu’il y en a qui vont crier au sacrilège XD

Tout simplement, je me suis ennuyée, Morwenna m’a presque poussée hors du récit par son côté froid et même les références SF ne m’ont pas suffi – après, c’est peut-être parce que la SF ne fait pas partie de mon adolescence, tiens, et n’est pas liée à mes souvenirs de cette époque. Hm, piste à creuser.

Et c’est tout pour ce mois-ci, mais il y en a encore une pile dans la pyramide à chroniquer, donc je vous dis à dans quelques semaines 😀

Lectures sur un rocher

Memo 657

Thierry Robberecht (autreur). Annick Masson (illustratrice). 2015, 150 p. Mijade (Zone J). Science-fiction. 6,50€.

Le collège de Palo Alto forme l’élite de la société – des jeunes qui, plus tard, seront appelés à des postes élevés. Harold, un ancien élève du collège devenu conseiller du président des Etats-Unis, disparaît dans un crash d’avion… et Jonas reçoit d’étranges messages de celui qui est censé être mort : Ouvrir, sur le serveur du collège, le fichier Memo 657. En découvrant Memo 657, Jonas se demande avec effroi qui il est ? Qui sont-ils tous ? Et dans quel dangereux programme a-t-il mis les pieds ?

J’ai découvert ce petit livre dans mon CDI secondaire. Je m’attendais à un récit de découverte de la science-fiction pour les plus jeunes, devant le volume assez fin, sur des avancées technologiques peut-être dangereuses pour les humains, maybe du clonage ou de l’eugénisme (autant de thèmes que j’aime).

Certes, ce n’est pas long, mais ça manque aussi terriblement d’originalité, c’est très plat et on voit les choses venir d’assez loin. Même pour de la découverte, je n’en ai pas vu l’intérêt. Je me suis vraiment ennuyée et je ne me vois donc pas partager ce titre avec mes élèves, même si je suis à l’affût de titres courts qui pourraient leur parler.

Déjà, j’avoue que le fait que tous les jeunes de la classe de Jonas aient un prénom démarrant par la même lettre, heu, ça m’a paru prévisible de suite. La manière de parler des personnages, les réactions de l’école, je n’ai pas trouvé ça naturel.

Un élément m’a plu : le héros est d’origine asiatique. Ca n’a pas d’incidence particulière sur l’intrigue, mais ça n’arrive pas souvent, et j’aurais aimé que ce soit un peu plus exploité. Et c’est à peu près tout ce dont je garde souvenir. Il n’y a guère que l’ennui et le manque d’originalité qui me soit resté en tête à part ce détail.

Rendez-vous complètement manqué donc.

Lectures sur un rocher

Les oubliés de l’Histoire

Jean-Yves Le Naour (auteur). Jacques Malaterre (auteur). 2017, 343 p. Flammarion. Histoire. 19,90€.

« Si l’Histoire n’a retenu que les exploits du chasseur, c’est parce que le lion n’a pas d’historiens », écrit Jean-Yves Le Naour. A côté des grandes figures de proue, des êtres ordinaires ont eux aussi « fait » l’Histoire. Les destins des « oubliés » choisis ici éclairent d’un jour nouveau la vie politique ou sociétale du XXe siècle. »

Pour la petite histoire, j’avais complètement oublié que j’avais ce livre dans mes bibliothèques ^^, je l’ai déniché par hasard. Je n’ai pas lu de recueil de petites histoires sur l’Histoire depuis quelques temps, c’était l’occasion.

L’écriture des auteurs est intéressante, elle nous plonge sans mal dans les différentes périodes historiques et espaces géographiques choisis. Et très souvent, je me suis sentie touchée par ces personnages, que je ne connaissais pas la plupart du temps. Parfois, même, j’ai eu envie de noter le nom du héros ou de l’héroïne pour poursuivre des recherches.

Pour en revenir au sujet du livre : des êtres ordinaires qui ont fait l’Histoire. Pour certains, je suis tout à fait d’accord, notamment pour Louise Weiss. Pour d’autres, je trouve qu’ils n’avaient pas grand-chose à faire ici. S’il s’agissait de destins appréciés des auteurs, why not, mais sans impact un peu plus global, je ne trouve pas qu’il y ait de relation avec la grande Histoire.

Oh, et je vais m’en débarrasser tout de suite : je ne plaindrai pas un torero. Faut pas déconner non plus. Je considère cette « profession » comme de la barbarie pure et simple, alors quand le pauvre biquet est rattrapé par un jeunot et finit par mourir sous les coup d’une pauvre bête qui elle n’avait rien demandé, je m’en fiche complètement.

Ça, c’est fait.

J’ai beaucoup aimé découvrir Gala, muse d’Eluard puis de Dali, malgré les touches sexistes de l’époque (« la poésie est une chose sérieuse, une affaire d’hommes »). Le fait que les auteurs dénoncent l’hypocrisie dans le sport, en particulier le cyclisme, m’a plu. Au travers de l’histoire de Tom Simpson, qui a avoué qu’il pratiquait le « doping » (dopage, donc) alors que d’autres le cachaient, au moment où des mesures sont mises en place. Bon par contre vive les conditions du Tour de France dans les années 60 : interdiction de boire de l’eau O_O et du coup, il s’enfile de l’alcool en passant dans un café … bon au moins ça a fait bouger les choses sur les conditions de passage des cyclistes.

Parlant d’histoire pas à leur place, celle de George Best. Le premier footballeur british à devenir une superstar, monnayer son image et tout. Alors autant le processus est intéressant, autant en quoi il a impacté l’Histoire, ce type ? Ou de manière intéressante, parce que l’inclure à cause de ce phénomène des sportifs surpayés, mouais …

Le personnage qui ferme le recueil, Bobby Sands, m’a beaucoup plu, au contraire. Un jeune Irlandais catholique de Belfast qui s’est battu pour la liberté des catholiques en Irlande du Nord, a été arrêté et entamé une grève de la faim. Il est même élu membre du Parlement … bon, j’ai conscience que l’IRA, dont il était devenu membre, n’hésitait pas à recourir à la violence, mais ce n’est pas cet aspect qui ressort de son histoire, telle qu’elle est présentée ici. Et pour le coup, elle a un impact direct : attirer le regard du monde sur Belfast. Je ne m’y connais pas assez sur cette ville et sa condition …

L’un dans l’autre, des découvertes intéressantes, mais pas mal de longueurs, notamment pour des histoires qui n’ont pas leur place dans l’esprit de ce recueil.

Lectures sur un rocher·Writer's Musings

Dictionnaire des symboles, mythes et croyances

Corinne Morel (autrice). 2004, 958 p. L’Archipel. Dictionnaire, Folklore. 31,95€.

Animaux, fleurs, parties du corps, couleurs, nombres, signes zodiacaux, objets domestiques, divinités, héros mythiques ou personnages bibliques : tels sont les éléments de ce langage crypté, celui de l’ère de l’image où nous vivons, que ce dictionnaire se propose de déchiffrer.

Alors ça a l’air effrayant (vu le nombre de pages aussi) mais pas du tout.

Mon Morel, comme je l’appelle depuis mon année de première, est un dictionnaire qui se lit très bien, dont j’ai usé les pages à force de le bouquiner pour mes projets d’écriture. J’adore la symbolique, les références mythologiques ou mystiques, les textes basés sur des thèmes comme l’astronomie, etc. Et j’ai toujours trouvé tout ce dont j’avais besoin là-dedans.

Sauf il y a quelques étés, bien sûr, parce que ce ne serait pas drôle sinon. Mais entre temps j’ai étendu ma collection avec les livres des Moutons. Je vous en reparle.

En plus de cette source d’information, j’aime beaucoup la présentation claire et concise, le changement de police et taille par catégorie d’information. Il y a le titre de l’item en majuscules, à gauche, l’origine latine à droite, en gras dessous la symbolique principale. Des tableaux récapitulatifs parsèment l’oeuvre.

Le texte est très clair, compréhensif sans être familier, et ponctué de quelques illustrations, mais elles ne valent pas vraiment le coup. Est-ce un bien ou un mal, je ne m’en suis jamais plainte ou aperçue, j’étais plus focalisée sur ma lecture et son confort – de belles marges à droites et à gauche, des lignes espacées, et un texte toujours justifié. Ma maniaquerie est bien contente :p

Et c’est tellement plus agréable que la plupart des dictionnaires de symboliques que j’ai vus en médiathèque, toujours très axés sur leur aspect dico, écrits en touts petits caractères mais en même temps de gros pavés …

J’aime aussi beaucoup les notes que j’ai prises au fil des années dans les marges, sur mes différents projets d’écritures. Ca me rappelle plein de souvenirs, et donne de nouvelles idées. (Oui j’écris dans les marges de mes livres de « boulot », maudissez-moi sur sept générations xD).

Un regret : il y a une donnée dont je me suis inspirée pour mon roman, mais impossible de trouver la référence dans la bibliographie du livre ou même sur internet. Je ne sais pas si elle n’est pas orthographiée correctement, mais ça m’ennuie un brin, j’aurais pu pousser les recherches. Nan mais je vais broder autour, c’est pas grave, mais je vous avoue que faire des recherches, j’adore, et ça aurait pu m’inspirer encore davantage de trouver la source.

Un plaisir de lecture dont je ne me lasse pas après plus de dix ans.