Lecture sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Lectures obligatoires à l’université, deuxième semestre

Dernier (à moins que mes lectures de profdoc vous intéressent ^^, ou mes étagères de doc hein parce que si on doit parler des lectures vraiment faites il va être court ce billet XD) rendez-vous bilan de cycle avec ce deuxième semestre où il sera question de mes deux derniers cycles universitaires : mon année spéciale en Métiers du Livre et mon Master de Documentation.

Et on ne peut PAS dire que les lectures corvées aient été fun. Enfin, ironiquement parlant, surtout durant mon année de Métiers du livre aka pour devenir bibliothécaire.

On commence par le côté technique et je dois avouer que j’ai un peu honte de dire que c’est tout ce que j’ai « lu » en la matière cette année-là. Certes le rythme était franchement soutenu avec les cours et les révisions ordinaires mais quand même …

Oui, « lu », parce que vous êtes bien mignons mais le livre de catalogage, non, pas lu. Feuilleté en examen et au concours (petite anecdote : le code à noter quand j’ai passé le concours de bibliothécaire était F.E.E. J’ai donc passé le concours pour être fée – et je me suis loupé·e XD), jamais lu en entier parce que bon des listes de normes c’pas le plus passionnant non plus.

Sachant que le reste des lectures de l’année a été tout aussi enquiquinant. Mais je m’avance.

Je n’ai honnêtement aucun souvenir du livre du milieu. Heureusement que j’utilisais déjà Goodreads à l’époque parce je ne dois pas en avoir retiré grand-chose. Le métier de bibliothécaire était mon exemplaire personnel et je me souviens avoir passé des mois dessus … C’est un phénomène qui s’est déclenché durant cette année d’études : j’étais et suis encore now incapable de lire un livre théorique / professionnel sans y passer trois plombes. Je m’endors littéralement dessus, je relis trente-six fois les mêmes phrases … Même pas convaincu·e d’avoir encore des souvenirs de ce livre, en fait.

 

J’ai apprécié Mémoires d’une jeune fille rangée pour l’aspect historique, vie quotidienne. Le reste est allée du meh (L’écume des jours) à l’exécrable moment (tout le reste).

Après ce petit retour, je peux vous dire que c’est ce cycle de littérature qui me laisse le goût le plus amer. Déjà parce que la contemporaine est loin d’être mon genre favori. Ensuite pour la manière dont ces cours ont été menés.

Une liste nous avait été balancée à l’inscription, le cours était au 2e semestre. Une fois arrivé à ladite classe, j’ai appris qu’on n’étudierait pas ces ouvrages. Qu’on n’en parlerait même pas. Je suis donc restée sur mon dégoût, sur mon indignation, sur mon déplaisir général sans même pouvoir les partager ou comprendre pourquoi j’avais tort. Certains ont été vaguement mentionnés. Mais pour la plupart strictement rien. Honnêtement, pour ce type de classe en amphithéâtre, il aurait mieux valu ne rien nous demander de lire en amont vu l’utilité. Je n’ai pas tout lu de ladite liste, loin de là ; ça ne m’a absolument pas manqué. J’en ai lu quelques-uns, le résultat a été le même.

I.N.U.T.I.L.E. Et ça me fait mal au coeur de le réaliser encore maintenant.


On en arrive à mon dernier passage en date à l’université, mon master en documentation. Là, en revanche, en deux ans, j’en ai lu … Je vous propose de les séparé par genre / cours pour que ce soit un chouïa plus digérable.

A part Le métier de documentaliste que j’avais acheté sans me rendre compte, avant de commencer ma formation, qu’il ne correspondait pas à ce métier (doc d’entreprise), j’ai adoré ces livres que j’ai trouvés tellement utiles et passionnants. Je regrette que les deux derniers soient seulement des emprunts au CANOPE d’Epinal, ils sont tellement vivants – et lorsque je me galérais au boulot, j’avoue qu’ils me faisaient rêver en me montrant justement que c’était possible, d’avoir un CDI vivant.

(Ça, of course, c’était avant les cache-cache dans le noir au CDI avec les Première hein … I miss them T_T )

 

Alors j’ai toujours le lexique d’infocom dont je me sers encore au boulot lorsque j’ai besoin de définitions – elles ne sont vraiment pas spécialement compliquées. Je vous ai parlé de Lire dans un monde numérique ici. Et, hum, je n’ai pas grand souvenir des autres ^^,

On va séparer la télé / les médias des livres sur les séries en particulier parce qu’on va se perdre, sinon ^^,

Pour être honnête, j’ai surtout lu ces livres parce que je pensais y être un peu obligé·e. Comme mon sujet de mémoire était les séries télé, j’avais dans l’idée que pour parler de la présence / l’utilisation de séries télé au CDI bah il fallait voir de la théorie sur la télévision, la culture populaire, la culture adolescente en même temps que l’utilisation de la télévision par l’école.

Au final, j’ai le regret d’avoir fait ce travail avant qu’il y ait beaucoup de recul sur le streaming, sur Youtube, d’un point de vue éducatif. Il y aurait tellement, tellement de choses à dire sur le sujet. Les trucs un peu socio comme Bourdieu m’ont enquiquiné·e à l’extrême, les livres la télévision sont über anciens (ça se voit déjà tellement aux couvertures !) mais ceux sur la culture adolescente / lycéenne, j’avais adoré. Et oui, on parle bien d’Hélène et les garçons et d’autres sitcoms bieeen datées dans La culture des sentiments XD je m’étais bidonné·e tout du long.

A par le bleu vert, l’avant-dernier, j’ai vraiment aimé toutes ces lectures. Je regrette en prime que  les 50 ans de sitcoms américaines décryptées n’ait pas vraiment été dans mon sujet, je ne me suis autorisé·e que deux chapitres plaisir à lire, il était vraiment intéressant et l’écriture prenante.

J’en ai encore une bonne partie dans mes bibliothèques, excepté Sociologie d’un attachement culturel, De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?, Les séries télévisées : l’avenir du cinéma (qui m’a tellement marqué·e que j’ai gardé une partie du titre comme titre de mon mémoire) et Séries : une addiction planétaire (désherbé parce que s’il était beau il n’apportait vraiment pas beaucoup de choses, d’un point de vue universitaire ou même juste lecture) et le Librio (au boulot).

Les Séries télé pour les Nuls et Sériescopie sont pas mal du tout lorsque vous vous intéressez aux séries de manière plutôt mainstream mais que vous voulez faire des découvertes. Séries cultes et culte de la série et Décoder les séries télé sont plus poussés. Je me rappelle que le premier était fascinant dans sa manière de parler de ce qu’on « retirait » d’une série, que ce soit les fanfictions ou fanarts, ou encore comment elle pouvait vous accompagner, et j’avais senti cette lecture vraiment très proche de moi personnellement. C’est drôle parce que c’était aussi assez éloigné de ma culture puisque livre canadien et que je ne connaissais pas trop les séries évoquées à part Angela, 15 ans de nom, il faudrait que je m’y repenche now que j’ai dévoré un certain nombre de saisons de Degrassi (qui apparemment est vraiment une série canadienne phare).

Et puis c’est difficile de ne pas mentionner Martin Winckler. C’est juste un des auteurs qui a été le plus importants durant cette période et m’a donné envie de parler de séries télé, insistant sur le fait que ce n’était pas ridicule, que ça avait tout autant de valeur que d’autres médias.

Le cours de littérature jeunesse était plutôt chouette. Je cherche un livre pour un enfant, sur les deux niveaux (naissance à 7 ans et de 8 à 16 ans) étaient mes petits compléments. Les albums étaient mignons, sans plus, ce n’est pas ce que je préfère.

Je crois qu’on a eu un cours sur la BD et le manga, mais j’avoue qu’il ne m’a laissé aucun souvenir (enfin il était déjà mieux que celui de l’iut où l’intervenant extérieur nous a dit que les mangas n’étaient pas uniquement du sexe et de la violence mais nous a fait passer une prépublication japonaise avec ces seuls types de mangas et en guise de cours a fait un tour de table pour nous demander ce qu’on savait. J’ai l’impression qu’au final, une fille de la classe dont le frère dessinait des mangas et moi avons fait cours …).

Mention spéciale à tous ces livres que j’ai achetés pour le concours et finalement jamais lus XD Merci à la bouquinerie du centre de Metz d’avoir eu tout ça à disposition et m’avoir permis d’enrichir ma petite collection de futur prof doc à l’époque XD

Et vous, à l’université ? Vous avez dû lire des choses chouettes ou pas du tout ?

C’est la fin de cette série sur mes lectures obligatoires, du collège à l’université. J’espère qu’elle vous a plu, peut-être qu’elle vous a donné des idées de lecture ou rappelé de (bons) souvenirs !

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Ne vous disputez jamais avec un spectre

Gudule (autrice). Corbeau (illustrateur). 2018, 155 p. Le Livre de Poche Jeunesse. Fantastique .

Et si un jour, subitement, votre petite soeur se transformait en créature de cauchemar ? Si, au cours d’une banale dispute, elle cherchait à vous assassiner ? Et si, comble de l’horreur, vous étiez le seul au courant de sa métamorphose et que tout le monde vous croit fou ? Cyril échappera-t-il à l’esprit vengeur qui a pris possession de sa petite sœur ?

Ce livre, je l’ai repéré il y a près de deux ans, en avril. Je cherchais des idées d’achats et surtout de lecture d’Halloween – mes cyclones m’enquiquinant toujours pour une soirée Chair de Poule, j’étais partie en quête d’horreur soft jeunesse mais intrigante et originale.

Je suis tombée sur cette couverture qui m’a tout de suite parlé. J’ai lu les premières lignes. Bam. J’étais scotchée.

J’ai dû un peu batailler et carrément téléphoner à une librairie pour savoir s’il était encore dispo puisque marqué du contraire sur Decitre et pas possible à ladite librairie de me le trouver. Sans honte, je suis passée par Amazon. Il me le FALLAIT, juste, pour la rentrée.

Le début est génial. Ca me rappelle l’histoire que j’avais commencée à écrire avec mon cousin quand j’étais enfant. Un peu clichée avec pas mal d’éléments typiques de fantastique mais qui parle tellement aux plus jeunes. Gudule monte son atmosphère étrange et angoissante à la perfection, avec les circonstances d’acquisition de la maison, son environnement immédiat, l’intérieur, les changements qui s’opèrent avec la petite sœur.

A mon sens, ça tombe à plat lorsque le héros va à l’école et rencontre la demoiselle rouquine dont je n’avais rien à casquer – et ce n’est pas que moi, mon pré assistant qui l’a lu après la soirée Halloween est d’accord. Je crois qu’elle a voulu introduire des éléments amoureux qui n’ont rien à voir avec le récit et c’est dommage.

Mais on en reparle dans la partie consacrée à la soirée en elle-même.

Donc, effectivement, jusqu’aux 3/4, je trouve ça vraiment excellent, montée dans l’angoisse et le suspense jusqu’à ce que la rouquine arrive (avec des jeux de mots bien idiots, et terriblement ancré dans les années 90, j’ai l’impression. C’est difficile de rester actuel avec des réflexions adolescentes mais là j’ai trouvé ça daté. Enfin ce n’est pas pire que Crime city de la même autrice dont la narration en général souffre de ce manque de naturel puisque le point de vue est celui d’un adolescent aussi et qu’il parle de manière bien trop soutenue …)

Et la fin est vraiment, vraiment très plate, à l’image de l’introduction forcée de cette relation amoureuse naissante. Mais je crois que dès l’école, je n’ai plus aimé ces passages. Ils détournent l’attention de la maison et de la petite soeur. Il aurait mieux valu qu’on soit pendant les vacances d’été, je pense. Pour ajouter un petit côté étouffant. D’autant qu’à part des réflexions vaseuses sur le nom du héros et le fait qu’il ait peu d’amis, ça n’apporte rien, ou un vague vernis quotidien qui retire à l’angoisse censée être au cœur du récit.

J’ai attendu jusqu’au bout un petit twist que le début et l’intrigue en général méritaient. Peut-être aussi à cause de ces fameux Chair de Poule qui ont toujours un retournement final qui peut vous tordre l’estomac – croyez-moi, je m’éclate toujours avec cette partie au moment de la mise en voix !  Mais ça l’aurait tellement plus servie que cette bouillabaisse de bons sentiments !

Et le spectre est trop gentil. J’aurais préféré qu’elle cherche à se venger pour de vrai, zut quoi.

En bref, une lecture prenante mais qui retombe comme un soufflé vers les trois quart pour se loger au ras des pâquerettes aux dernières pages. Snif.


Donc, ce livre, à la base, je l’avais choisi dans le but spécifique de le mettre en voix pour une soirée lecture. J’avais même commencé par lire l’extrait dispo sur Amazon à voix haute et frémi. Si, si. Potentiel, je vous dit.

Et bon comme c’était la lecture d’Halloween, je suis peut-être partie sur une tenue adaptée. Non, je ne montrerai pas de photo, mais disons que j’avais l’impression d’être ridicule, mais un de mes grands m’a dit que sur une échelle de 1 à 10, j’étais seulement à 8, donc ça aurait pu être pire 😛

Ma première impression de la soirée a été franchement négative. J’ai mis vingt minutes à les poser (ils étaient une douzaine, de la 6ème à la 4ème). C’est la première fois qu’ils étaient aussi enquiquinants. Et mes pauvres bébés 6ème dont c’était la première lecture étaient tout déprimés. J’ai fini par en renvoyer un pour enfin pouvoir commencer.

Plutôt que de m’installer sur une table pour lire, comme d’habitude (oui oui je m’asseois sur les tables, c’est mieux que les chaises – surtout quand elles sont juste devant les graaaands miroirs et qu’on lit le Chair de Poule sur le sujet XD) je me suis posée sur le rebord de fenêtre. J’ai trouvé ça plus approprié.

Surtout au moment bien climactique, bien frissonnant …

Où la lumière a été coupée.

Je vous jure. Les gamins ont paniqué de suite. Encore plus dans l’ambiance.

J’ai adoré. J’aurais vraiment voulu organiser ça, mais je ne pensais pas que ma collègue aurait laissé passer. En fait ce sont les grands, les lycéens surveillants, qui ont cru que j’étais déjà partie et ont coupé les feux.

Les petits, morts de trouille, ont voulu courir remettre la lumière, mais j’ai proposé de continuer.

A la lumière du lampadaire de la rue derrière.

Si ça franchement c’est pas la classe de la lecture d’Halloween 😀

Et j’ai changé la fin. Comme le livre est assez long déjà j’ai coupé la plupart des passages à l’école, j’envisage de zapper ça entièrement si je relis, pour minimiser l’importance de la copine guimauve, et appuyer le côté inquiétant du spectre. La fin guimauve originale propose d’envoyer la petite soeur toute seule dans le caveau de la demoiselle qui la hante et revenir bien vite guérie youpla on est contents.

Eh bah, non. Elle ne revient pas et le grand frère doit partir derrière, dans le caveau bien sombre. Je crois que je me suis arrêtée à la première lecture sur la description dudit caveau, d’un grand craquement et des yeux luisants et annoncé la fin.

Ils ont eu un peu peur.

Enfin pas autant dans le deuxième groupe du lendemain – j’ai rapatrié mes bébés 6ème, franchement, ils n’avaient pas fait le bazar, s’ils voulaient rester ils étaient très calmes et ravis. Un des 4ème était limite à claquer des dents, et ses camarades m’ont rassurée, il était toujours comme ça, donc on continue. J’ai un peu appuyé sur la fin, le côté glaçant dans le caveau et le fait que quelque chose agrippe le héros. Clap de fin sur l’échine qui se hérisse. Ils sont morts de trouille.

Je suis toujours pas satisfaite XD j’aurais bien voulu tester avec mes anciens bébés 3ème devenus des secondes, pour encore remodeler la fin. En tout cas, beaucoup de potentiel pour deux soirées d’Halloween, qui ont été vraiment intéressantes malgré le fait que les gamins avaient vraiment la bougeotte !

J’aimerais bien relire cette histoire à l’occasion – enfin avec mes modifications 😀 ❤


J’étais persuadée de vous avoir déjà posté ce billet ^^, comme je ne le fais que maintenant je peux vous parler de ce que ça a donné cette année !

J’ai donc repris ce spectre pour mon cycle d’épouvante, encore une fois. J’étais un peu embêtée pour ceux qui l’avaient déjà entendu mais ils m’ont TOUS assuré qu’ils voulaient cette histoire. Enfin, j’ai pris un Chair de Poule pour les 6ème, je trouvais certains passages un peu sombres (et mes 6ème cette année font bien plus bébés 6ème que ceux de l’an passé).

Et j’ai complètement changé la fin et modifié le milieu. Virée, la rouquine surnommée Dico à cause du Larousse … virés, les éléments sur l’école. C’est l’été, c’est la canicule, le gamin est coincé avec sa soeur à la maison et obligé de veiller sur elle.

Et au moment de retourner dans le caveau … et ben il n’y a plus de spectre tout mignon.

Je trouve ces changements beaucoup plus a propos et qu’ils donnent lieu à une histoire plus intéressante. Seul problème ? Ça reste du roman. Donc, long. Et lorsque j’essaie de bien mettre le ton j’y mets le temps aussi. Cette gestion du temps a été compliquée cette année puisqu’elle a été de pair avec des changements à l’internat. On m’a bien demandé de finir en une heure (voire moins) et caser une pause snack …

Si j’aime toujours autant cette histoire, cela ne s’est pas si bien passé. J’ai dû virer bien deux 5ème rien que pour commencer, les 3ème ont bavardé, les 3ème pro m’ont carrément posé un lapin (suite au sondage de début d’année une douzaine était intéressé. J’arrive, plus personne. Plus de soirée lecture 3ème pro cette année au final).

Les quelques collégiens de l’internat des lycéens avec un de mes anciens 3ème ont été beaucoup plus réceptifs et calmes (malgré leur comportement d’habitude remuant).

Le pire a été l’internat des filles. C’est la première fois que je pars sans avoir terminé une lecture. Lorsqu’une élève (qui m’interromps régulièrement et me contredis) m’a arrêtée pour me dire qu’il ne se passait pas ça / que ça ne se passait pas comme ça dans le livre … je me suis juste levée et je suis partie. (Déjà il avait déjà fallu près d’une demi-heure pour démarrer parce que beaucoup de mauvaise volonté, des bavardages, etc.). Le contraste était juste total avec leur première soirée lecture où elles étaient deux fois plus nombreuses sur un autre thème et juste impeccables.

Donc voilà. Je ne sais pas si je reprendrai le cycle d’épouvante avec Ne vous disputez jamais avec un spectre au prochain Halloween. La longueur du texte en fait toujours une lecture difficile à proposer et ça fera la troisième fois pour certains élèves. On verra bien !

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Textes et Document pour la Classe, n°1104 : Les discours médiatiques

tdc-discours-mediatiques1er juin 2016, 65 p. Canopé. Information – Communication.

Après Les combats féministes, je me suis lancée dans cet autre numéro de la revue TDC, plus pour le boulot que par curiosité personnelle.

Ici, on s’intéresse plus particulièrement à la presse de nos jours, soit avec la montée en puissance d’Internet et des appareils connectés.

La revue démarre par des repères temporels, une liste de vocabulaire, puis une liste d’articles sur les thèmes de la transparence chez les journalistes (qui aborde le fait que tout le monde puisse prétendre au travail de journaliste avec le web et les réseaux sociaux), la métamorphose de la manière dont l’actualité est retransmise (avec une historique bienvenue), les réactions du public suite à l’information et comment une information peut être répétée à outrance voire déformée, la manière de raconter un récit via un média, l’écriture journalistique, le fait divers, l’analyse des images dans les médias, l’irruption de nouveaux outils numériques utilisés pour retranscrire l’information (comme le smartphone), l’utilisation des chiffres et sondages dans les médias, la vulgarisation scientifique, le rôle joué par la radio dans le génocide des Tutsi, la place de l’école dans cet apprentissage des médias (<3 éducation aux médias et à l’information here we come), les quatre langages nécessaires à sa compréhension.

Pfiouh.

Je vous avoue que cette lecture a quelques années et que j’ai bien envie de m’y replonger à l’occasion pour éventuellement piocher des idées de cours avec mes cyclones ou pour ma gestion du CDI dans les activités quotidiennes ou animations ponctuelles.

La revue s’achève par une affiche qui ressemble joliment à du Mucha (mais je ne vois pas le nom de l’auteur noté, ce qui est dommage ; la seule référence est celle du copyright Réseau Canopé, Musée national de l’éducation 2016 et le fait que le visuel provienne de la BNF, mais qui est l’auteur ?).

La liste des ressources en toute fin est une mine d’informations pour quiconque travaille dans le milieu et fait remonter pas mal de souvenirs de master (coucou McLuhan). Classés par thèmes : histoire des médias, fabrique de l’information, médias et société, journalisme et littérature, sciences et médias, médias et images, à l’heure du numérique, éducation aux médias, catalogue Canopé et références TDC. TDC, je vous aime, c’est officiel. (Pourquoi je vous ai pas connus en préparant mon concours ? On aurait pu avoir une histoire tellement forte T_T)

Bref, vous l’aurez compris, c’est un excellent outil pour les professionnels de l’information, encore une fois pour bien comprendre le phénomène, les différents tenants et aboutissants et éventuellement préparer des séquences.

(Et oui j’ai encore eu du mal à le lire, je n’ai plus l’habitude des textes un peu universitaires, spécialement en science de l’information et de la communication. Un jour j’arriverai à lire tout un livre ou une revue sur le sujet sans somnoler mais je suis bien incapable de vous dire quand ça arrivera).


Ça faisait longtemps, un article lecture ! Et très porté boulot en prime ^^, Blague à part, je vais continuer à vous proposer les billets déjà rédigés mais je doute d’en préparer de nouveaux dans les jours à venir. Les bilans mensuels seront toujours là et si vous voulez un avis ponctuel j’en laisse de plus en plus sur Goodreads, vous pouvez le voir sur le widget à droite. Mais c’est en anglais. J’adore rédiger en anglais 😀 J’espère que ça ne vous rebute pas trop !

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Moisson ! [Septembre]

En septembre, j’ai flâné dans un salon littéraire, et j’en suis revenue avec un livre de boulot.

C’est ma collègue qui a attiré mon attention dessus. Je ne sais pas si elle avait lu la quatrième mais le petit pitch sur l’autrice est effectivement très à propos : Bérengère Stassin est prof à l’IUT où j’ai étudié un an et forme des professeurs documentalistes.

(cyber) harcèlement classifie les différents types de harcèlement, ce qu’on peut mettre en place pour y mettre fin (notamment dans l’éducation à l’empathie, aux médias et à l’information et à l’esprit critique). Je crois qu’elle évoque aussi des adolescents en particuliers, ce qui risque d’être douloureux à lecture.

Et la même collègue, cette adorable !

Petit cadeau surprise, juste totalement parfait ❤ Ça faisait longtemps que je n’avais pas reçu de livre en cadeau inattendu et ce choix tombe de manière impeccable. J’avais le guide de Mari Kondo en anglais, le manga, je suis ravie de ce petit ouvrage qui approfondit la méthode (et remontre comment on plie les vêtements. C’est toujours utile).

Enfin, j’ai reçu un mail très choupi des éditions du Petit Caveau qui proposaient en service presse le tome 3 des aventures des vampires de la non moins choupi Lia Vilorë (j’avais adoré le premier ici et savouré le second juste là). La couverture de ce troisième est juste superbe, bravo à Catherine Nodet !

Et vous ? Vous avez acheté des livres, vous en avez reçu dernièrement ? A bientôt pour le bilan lecture !

Ce mois-ci, pas de bilan visionnage en perspective puisque je n’ai vu qu’une ou deux séries.

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Mieux vaut en rire

Roald Dahl (auteur). Grégoire Solotareff (illustrateur). 2005 (VF), 261p. Gallimard (Jeunesse). Humour.

Pourquoi vous méfieriez-vous de cette charmante hôtesse qui vous offre le plus confortable des logements et le plus chaleureux des accueils ? Demandez-le à l’un de ses locataires, si toutefois vous parvenez à les retrouver – vivants. Chacun de ces personnages, si inoffensifs en apparence, n’a-t-il pas quelque chose d’inquiétant ?

Pour préparer ma dernière lecture avec les internes de 3ème il y a deux ans, j’étais partie sur l’humour noir de Roald Dahl que j’avais découvert avec Coup de gigotJ’étais bien décidée par la nouvelle éponyme mais comme j’hésitais encore sur la suite, j’ai fouiné dans ce recueil, heureusement aussi présent sur les étagères de mon CDI secondaire.

Et je dois dire que c’est une petite déception dans cette optique. Aucune nouvelle à part la première n’a happé mon attention pour une lecture à voix haute. Si elles sont souvent drôles, ce n’est pas un humour que j’aurais pu transmettre à mes élèves ou alors il y a trop de références culturelles (notamment celle sur les meubles ou la machine à créer des auteurs et des livres à succès – quand ils ne s’intéressent déjà pas à la lecture :/).

J’ai retrouvé aussi le même « problème » que Coup de gigot : un vocabulaire bien soutenu et des textes plus longs aussi. Alors oui, je sais bien, Roald Dahl. Mais les textes jeunesse imaginaire de l’auteur se prêtent bien à la lecture à voix haute et ici, je ne trouve pas du tout. Tant pis, je me suis adaptée avec Coup de gigot.

En tant que lectrice, La Grande Grammatisatrice automatique m’a séduite sur la création d’une machine capable à partir d’algorithmes de « pondre » des récits qui vont se vendre. Madame Bixby et le manteau du Colonel ne m’a pas tellement plu parce qu’elle met plutôt bien en lumière la vision assez négative des femmes que l’auteur peut avoir et des relations (la dame Bixby qui trompe son mari avec le colonel et monte un bateau pour garder ledit manteau et on est sensés trouver que son mari lui joue un bon tour et le soutenir quand il la trompe lui-même).

Le Maître d’Hôtel ne m’a pas paru drôle, peut-être pour sa focalisation sur le vin, un sujet qui ne m’intéresse pas. Pareil pour Un homme du Sud, sur un pari qui manque de tourner mal (se couper le petit doigt pour gagner une voiture, heu) même si la chute est assez fun. La Logeuse est commune à d’autres recueils comme Tous les chemins mènent au ciel.

L’entourloupe d’Un beau dimanche m’a plu (un homme se fait passer pour un révérend afin de repérer de beaux meubles anciens chez des gens de la campagne) mais le texte se tire un peu en longueur – ou est-ce la police, le grand format ?

L’homme au parapluie m’a ennuyée aussi. Une mère et sa fille se voient proposer un très beau parapluie en échange d’un billet d’une livre par un monsieur fatigué pour prendre un taxi. La mère, méfiante, le suit dans un bar où elle le voit boire l’argent et voler un parapluie pour poursuivre le manège. Bof.

Gelée royale a un côté un peu fascinant sur cette petit fille souffrante, la mère inquiète, le père qui la soigne à sa façon. Le texte est très étrange mais plaisant dans sa bizarrerie.

A moi la vengeance SARL m’a plutôt bien parlé au début. Deux hommes se lancent dans une entreprise de vengeance : proposant à ceux qui le veulent de se charger de leur sale boulot pour eux. Un coup de poing, 500$, un oeil au beurre noir un peu plus etc. Problème, j’ai attendu la chute qui n’en est pas vraiment une et le récit ne va donc pas bien loin.

Le Connaisseur repart sur le sujet du vin, m’ennuyant un peu, surtout que là c’est un père qui essaie de faire deviner un cru à un autre homme qui demande comme récompense la main de la fille. Heu mon gars c’est pas une statue ou un sac de patates qu’on reçoit en cadeau, hein. Cou ne m’a pas laissé de grands souvenirs mais évoque encore une femme adultère et une relation de couple décevante.

Un recueil un peu décevant, à la fois en tant que lectrice mais aussi prof doc.

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Coup de gigot et autres histoires à faire peur

Lamb to the Slaughter. Roald Dahl (auteur). Quentin Blake (illustrateur). Elisabeth Gaspar, Hilda Barberis (traductrices). 1954 (VO), 2007 (VF), 123 p. Folio (Junior). Jeunesse.

Qui pourrait croire que derrière cette paisible ménagère, si tendre et si attentionnée avec son mari, se cache une terrible meurtrière ? Et cette logeuse débordante d’amabilité et de gentillesse, comment ne pas lui faire confiance ? Mais attention ! Les apparences sont parfois trompeuses.

Dans le cadre du défi britannique d’Evy, je me suis lancée dans une redécouverte de Roald Dahl au mois de septembre dernier. J’en ai profité pour découvrir deux petits ouvrages chipés au boulot mais j’ai manqué de temps et de motivation pour me lancer dans le recueil « adulte » Kiss Kiss. Dommage mais Coup de gigot à lui seul vaut le déplacement.

C’est amusant, il est paru dans la collection Junior de Folio mais il a un côté délicieusement noir qui semble loin de la littérature enfantine et qui m’a passionnée – enfin surtout pour la première nouvelle. Qui a d’ailleurs été adaptée par Hitchcock. J’avoue que j’ai eu un peu pitié de cette brave Mary, l’héroïne du texte qui donne son nom au recueil et j’ai adoré suivre son cheminement de pensée. Et quelle fin ! Délicieuse 😛 (enfin pas pour moi, je ne mange pas de viande xD) ça m’a rappelé Mise en bouche.

Les autres nouvelles (Tous les chemins mènent au ciel, La logeuse, William et Mary – un autre prénom d’héroïne aurait été pratique pour ne pas les confondre) gardent un humour très mordant même si c’est surtout Coup de gigot qui a retenu mon attention. Mais c’est typiquement ce qui me fait rire.

Pas pu m’empêcher de me dire que la brave Mme Foster de Tous les chemins mènent au ciel a eu bien raison, accessoirement, vu comment son mari la traite. Et cette élégance du langage aussi, dans la description de ses actions, avec ce côté délicieusement daté de la période. La logeuse, en plus d’humour noir, a pour moi une touche de fantastique et d’étrange (m’en fiche si c’est pas le cas, je la lis comme ça).

J’ai eu une petite impression de déjà vu avec le thème de William et Mary, peut-être en science-fiction mais plutôt du côté du phénomène scientifique, pas du point de vue de l’épouse. Et que c’est efficace. Une fois encore, une impression de juste punition et de satisfaction puisqu’on estime que les choses sont rentrées dans l’ordre. Et, effectivement, d’une manière bien grinçante et satisfaisante.

Ou c’est juste moi et mon côté glauque? 😀

Une petite lecture de laquelle je n’attendais vraiment pas grand-chose, et qui s’est révélée particulièrement chouette, et satisfaisante.


Quand mes 3èmes m’ont demandé de revenir pour une nouvelle soirée lecture, j’étais un peu perdue, aucune idée de quoi leur proposer. Et puis je me suis dit pourquoi pas un peu de cet humour un peu grinçant.

J’ai jeté un œil à Mieux vaut en rire, autre recueil de l’auteur, je vous en parle dans un billet futur. Mais je me suis focalisée sur deux nouvelles issues de Coup de gigot, finalement : le texte éponyme et William et Mary, sur la demande des jeunes (nan mais y a un côté un peu scientifique, un peu dégoûtant. Vous êtes sûrs ? okay ^^,)

La séance lecture a été un peu différente de la première fois. Comme il y a eu des changements et des ajouts dans l’internat, j’avais proposé au collègue surveillant de les emmener au CDI, ce sont des grands, ça va aller. Ça a un peu bougé, papoté, ri, mais en lien avec la lecture donc je ne me plains pas trop.

J’ai aussi essayé d’instaurer un dialogue pendant le texte pour ne pas les ennuyer, parce que je ne veux pas dire mais Dahl date un chouia, donc pour garder le rythme et l’humour, je les ai fait participer un peu. (J’étais un peu fatiguée, remarque, alors quand un des gamins a sorti que le M. de la première histoire trompait sa femme avec un gigot … j’ai ri.).

La deuxième nouvelle, William et Mary, a été un petit défi puisque longue et bourrée de vocabulaire scientifique et soutenu. J’ai essayé de simplifier tout ça et carrément taillé dans le vif du sujet en résumant avec des mots plus familier l’opération. Ça a aussi été l’occasion de mettre le ton, entre le côté froid et détaché de M. qui se fiche quand même un chouïa de sa femme (comme dans le premier texte), Mme qui est tout de même un peu perchée, et le scientifique entre tout ça.

Au final, je crois que mes loulous ont passé un bon moment et je me suis également bien amusée ^^ Et je crois qu’ils ont remarqué mon petit côté glauque en prime XD

Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Amours d’Enfer – lecture à l’internat

Love is Hell. Scott Westerfeld ; Melissa Marr ; Laurie Faria Stolarz ; Justine Larbalestier ; Gabrielle Zevin (auteurs/rices). 2008 (VO), 2009 (VF), 254 p. Hachette (Black Moon). Nouvelles – Romance – Fantastique. 16€.

Tomber amoureux d’un fantôme, croire aux contes de fées, accepter l’impensable, se révolter contre un monde tout entier, sombrer dans la folie … Que ne ferait-on pas, par amour ! 

Il y a quelques années, je suis tombée par hasard sur ce recueil à la médiathèque. En voyant Westerfeld, je n’ai pas trop hésité même si je m’attendais à m’y casser les dents, puisque la romance et moi …

Au final, j’avais vraiment apprécié les différentes nouvelles, notamment celle de W. et de Melissa Marr (mon avis complet) et j’avais repensé à ce recueil pour une lecture à l’internat – je voulais proposer de la romance et de l’imaginaire.

Je me suis un peu inquiétée d’abord parce que les nouvelles étaient plus longues que dans mon souvenir et j’ai eu un coup de stress, est-ce que j’allais pouvoir être prête à temps. Oui non mais je stresse assez facilement sur les lectures, que ce soit le choix du texte, la préparation (relecture et éventuelles coupes) et la lecture en elle-même. Heureusement que ma collègue est bien plus zen.

La nouvelle de Westerfeld, Un Monde (presque) Parfait, était une évidence. Les différents adolescents, le contexte futuriste, les pointes d’humour, m’ont tout de suite sauté aux yeux pour la mise en voix.

J’avais très envie de leur faire découvrir le texte de Melissa Marr, Coup de foudre, mais il ne m’a fallu que quelques pages pour décider que ce n’était pas une très bonne idée. Je ne sais pas, le côté descriptif, les temps du passé, l’écriture un peu soutenue que je ne me sentais pas de changer, l’humour bien moins présent. En plus le côté ensorcellement avec les silkies ne me paraissait pas forcément très compatible avec le consentement. Je ne suis pas allée jusqu’à la fin.

J’étais partie sur Le fantôme de mes rêves de Laurie Faria Stolarz, sur une romance entre Brenda, une adolescente, et un fantôme donc. Problème, de son vivant, le jeune homme a eu une mort tout sauf paisible, frappé à mort par le petit-ami de sa mère et je n’ai pas pensé que ce côté violent (pourtant pas non plus tellement abordé en détail) pourrait remuer mes élèves. L’une d’entre elles n’avait vraiment pas l’air bien et j’ai coupé l’histoire avant la fin.

Nota bene pour moi-même : dès qu’il y a des thèmes un peu particuliers, on en parle avec la collègue à l’avance, histoire d’être sûre qu’il n’y a pas de possible écho pour des gamin/e/s.

Heureusement, j’avais aussi préparé Caprice de fan de Gabrielle Zevin. Le début est vraiment chouette, on s’adresse directement à une audience « vous », il est question de la bibliothèque du collègue (et pas CDI, les enfants, ce sont les States, c’pas la même réalité), d’une jeune fille timide qui rencontre un garçon parfait mais personne d’autre ne semble le connaître et il y a de curieuses ressemblances entre l’histoire qui se noue entre les deux et le livre que la bibliothécaire recommande à la demoiselle. Le côté mise en voix est vraiment chouette mais je déteste la fin. Il s’avère qu’Aaron n’est pas un fantôme mais le produit de l’imagination de Paige, qui termine l’histoire en camisole de force dans un asile.

Bah du coup, vous savez quoi ? Je n’ai pas lu la fin aux gamines.

Je ne sais plus où exactement je me suis arrêtée mais je leur ai dit qu’on n’allait pas découvrir la fin de l’autrice, (même si je ne dis pas autrice mais auteure, au travail, c’est déjà compliqué comme ça) mais qu’elles allaient imaginer la leur.

Malheureusement, c’était la fin de l’année et je n’ai pas trop eu l’occasion d’en reparler, donc je ne sais pas ce qu’elles ont pensé – elles ont un peu boudé, par contre 😛

Mais ça m’a donné une idée pour d’autres soirées à l’internat – pourquoi pas imaginer leurs propres histoires ? J’y ai repensé pendant ces vacances d’été, et j’en reparlerai à ma collègue, mais ça me parle bien.

Les élèves ont plutôt bien répondu à ces deux nouvelles – la demoiselle qui veut éprouver des émotions dans un univers où ça n’est plus la peine mais où un cours les force à revenir  » à l’âge de pierre » donc à notre époque – les a bien fait rire dans celle de Westerfeld et à part le petit bémol sur le fantôme du texte du milieu, je crois que ça s’est bien passé, celle qui ne se sentait pas trop bien a été contente de la fin.

Elles sont surtout bien ri quand l’une a posé continuellement la même question en mode running gag « Du coup Madame elle s’est pris un râteau ? » pour Paige. J’avoue, j’ai ri aussi.

Pour une prochaine soirée romance – imaginaire, j’ai l’autre recueil Black Moon. Mais je me demande, en fait. Est-ce que je peux faire des relectures ? Est-ce que ça leur plairait ? Avec d’autres textes, par exemple, ou pas tant que ce sont les mêmes demoiselles ? Parce qu’elles sont peu nombreuses comparées à l’internat garçon, en général elles sont toutes là, pas besoin d’organiser deux soirées sur le même thème.

C’est un peu ma question pour cette année aussi, en fait. Reprendre des textes déjà préparés me permettrait d’angoisser moins et d’avoir une charge de préparation d’autant diminuée. Mais est-ce que je risque d’ennuyer les élèves ?

Voilà, une soirée qui m’a laissée avec plus de questions que les précédentes mais qui a été intéressante aussi.