Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Lectures de doc’

Je vous disais dans mon bilan lecture de 2020 vouloir séparer mes lectures professionnelles et personnelles, on va tenter ça avec ce premier article. Je ne sais pas encore à quelle fréquence je vais vous proposer ce nouveau rendez-vous, ça dépendra probablement des occasions, en cas de commande par exemple.

Le titre n’est pas du tout forcément appelé à rester, je n’ai pas trop d’inspiration, si vous avez des idées ?

Pour ce premier article, quelques revues, une première commande 2021 et un magazine de prépublication.


On démarre avec un Point Presse.

Pour l’Eco, janvier 2020.

Découvert lorsqu’il est sorti, ce magazine qui n’aurait pas du tout dû me plaire (économie, pas du tout mon rayon), s’est révélé passionnant.

Je suis moins fan du changement de maquette depuis la rentrée 2020.

Dans le cadre de ce numéro en particulier, l’article sur Amazon a attiré mon attention.

J’adore la revue suivante. J’adore les rubriques comme Ma vie en droit où on suit une jeune femme depuis ses études, dans les différentes étapes de sa vie, sous le prisme de la loi ; le débat, qui démarre par une présentation du sujet ; la photo décryptée, etc.

Kezako Mundi, décembre 2020.

Ce numéro de Ma vie en droit, sur la maladie d’Alzheimer et les notions de tutelle, m’a moins plu. En revanche, le débat sur la 5G ou surtout les informations m’ont intéressé. L’article féministe sur les métiers interdits aux femmes dans le monde est très léger.

Quelle déception … Premier numéro reçu au boulot, il est bien plus décevant que ceux que j’ai lus avant et qui m’ont donné envie d’abonner le CDI. Le dossier jeux vidéo est pauvre, et une catégorie pour les parents se balade. Ce qu’elle fiche là, je n’en sais rien. Ils ont carrément des psychologues pour parler aux parents … dans une revue à destination des 12-15 ans.

J’espère que le numéro de janvier sera plus intéressant, sinon on termine l’abonnement et ça s’arrête là.


J’ai aussi reçu ma première commande de l’année, dont j’ai lu environ la moitié.

On va démarrer avec le livre qui a lancé la commande, suite à la demande d’un de mes collègues de lettres au lycée.

La narratrice, une jeune femme africaine en France, mène une vie rythmée entre travaux domestiques dans sa vie professionnelle et appels à répétitions de son jeune frère resté en Afrique. Il est obsédé par le football, par un joueur italien, et elle doit très souvent lui envoyer des revues ou des accessoires. Il finit par lui demander de l’aider à venir et France aka lui payer billet et logement lorsqu’elle joint difficilement les deux bouts.

J’en suis à près de 65%. Pas très enthousiaste. On détaille plein de personnages de l’entourage africain et le taux de sexisme est über élevé.

Si j’apprécie le fait qu’il présente le monde de la BD avec trois grands univers : français, américain et japonais pour la BD franco-belge, les comics et mangas, le fonctionnement de la collection Tothème me fait un peu tiquer (même si je le connaissais un peu) : pas de classement chronologique mais un mélange de thématiques : une page sur des personnages peut succéder à un point auteur, ou genre, ou univers, voire repères (histoire de la BD) ou étapes (dans sa création). L’aspect fait un peu fouillis et quand on est pas lecteur assez habitué, ça risque très fortement de le perdre.

Autre point négatif : sur 24 portraits d’auteurs, juste une autrice : Marjane Satrapi … Cool, cool, cool. Au moins ya une page sur le thème des héroïnes, hein.

J’ai aussi trouvé étrange que sur une page consacrée à un auteur, ce soit un de ses personnages qui en fasse la description. La manière de parler de certains n’est pas du tout naturelle (Snoopy, par exemple).

Petit recueil de nouvelles sur le thème de la société de consommation.

Clic clac Kodak : je suis fan de ce titre. J’aime beaucoup la maman qui n’a que des robes dont la marque commence par Z ! Et puis il mentionne un appareil Kodak Instamatic … et je crois que c’est un garçon qui se maquille et essaie de s’habiller comme une star au féminin ! La description des marques est déstabilisante, mais on sent que l’auteur veut arriver quelque part avec. Enfin, à part prouver le monde de consommation dans lequel on vit, je n’en ai pas l’impression. Le début est très prometteur, mais rien n’est lancé, rien n’est résolu, c’est un peu décevant.

Black Friday : ahahah bien vu le PineApple Store. Mais les gens sont complètement cinglés ma parole, en mode troupeau je vais tout déquiller. Je n’ai pas arrêté de me bidonner avec toutes les expressions utilisées. Et cette chute XD

Obsolescence : cette idée appliquée aux gens, aux parents en particulier … c’est culotté. Mais sans conséquences, juste balancé comme ça … bof.

Jusqu’ici tout va bien : heu, je ne vois pas. On est sensé suivre un gamin en mode passeur de drogue, qui ramène le fric d’un côté puis le paquet de l’autre ? Je n’accroche pas.

RDC : bon, un perso s’appelle Hector. Ça commence bien, après un titre un peu nébuleux. Et en fait c’est un renne du père Noël qui est mort. Okay. Bon, évoquer le cobalt, ressource principale pour fabriquer de la high tech, oui. Mais là on est limite pathos tire larme, je ne suis pas fan. Surtout pour une chute pareille. Autant le fait que la douane connaisse le père Noël ça aurait pu être fun, mais là je ne trouve pas ça drôle, et l’humour noir devrait avoir une dimension un minimum drôle ou ironique.

Naissance et vie de Laurent : okay, l’appareil photo qui fait micro ondes pour les petits encas dans les pubs, j’avoue, j’ai ri. La description du gamin qui s’arrondit de plus en plus pour grignoter tout et n’importe quoi … pas tant que ça. L’acceptation collective, encore moins (bon le père a l’air de se réveiller). Okay, heum, c’est peut-être parce que je suis en surpoids, mais c’est une nouvelle qui me fait encore moins rire, surtout la fin. Encore une fois, je ne comprends pas cet humour.

Je suis déçu. J’espérais vraiment pas mal de ce recueil, notamment pour ma collègue en 3ème pro qui aurait pu le faire étudier, mais aussi comme base d’une séquence sur la consommation avec mes 2nde. Je ne suis vraiment pas convaincu de pouvoir concrétiser cet ajout, à moins de leur proposer, en mode écriture créative, de garder certains éléments pour chaque nouvelle et d’en réimaginer d’autres. Ça, ça peut le faire. (Non, j’ai pas honte).

Je me faisais une joie de lire de nouveaux textes sur le thème de l’écologie de manière vaste. J’ai très vite déchanté. Sur les neufs nouvelles de ce recueil, trois font partie de Nouvelles de votre planète, un ouvrage de chez Hatier que je connais bien : c’est un des premiers que j’ai mis en voix à l’internat … Avant même la lecture, je suis agacé. (Bon ce n’est pas vraiment leur faute, la version Hatier est de 2018 et celle-ci de 2005). Je n’ai pas encore lu les autres textes.

Je suis aussi tombé sur le dernier tome de la prépublication Ki-Oon Mag. Je me disais justement cette semaine que j’avais loupé celui de 2020 ! En effet, c’est un annuel. Le principe : à la manière de l’édition japonaise, Ki-Oon sort un magazine de prépublication où il tease ses futures sorties. C’est gratuit, c’est une superbe patate (entendez : c’est épais ^^,) et le choix des première et quatrième de couverture sont toujours top.

L’Eden des sorcières : top ! Un univers fantasy végétal où l’homme a fait disparaître faune et flore. Seules les sorcières peuvent entendre la voix des plantes et s’en occuper, elles vivent dans des oasis de verdure et se cachent des humains. L’héroïne, Pilly, essaie de partir à la recherche de médicaments ou d’un médecin pour sauver Toura, qui l’a recueillie et lui enseigne son art – pour lequel elle n’est pas bien douée, mais va causer sa propre perte. J’adore les dessins réalistes, détaillés, l’importance de la nature.

Léviathan : on part en SF dans l’espace. La colorisation des premières planches est très spéciale, ça me rappelle des tableaux, dans des tons gris, bleu gris, quelques touches de rouge. Des astronautes découvrent, sur un vaisseau abandonné, un carnet appartenant au passager du voyage lorsque le vaisseau a disparu. Il s’agissait d’élèves en voyage scolaire. Je suis moins fan des dessins des personnages que des extérieurs du vaisseau qui sont saisissants en couleur. Le suspense est plutôt bien mené (pas sur les causes de la destruction du vaisseau mais ce qui est arrivé ensuite) et je suis curieux de savoir, mais ça me plaît moins que le premier extrait.

Outsiders : récit de vampires qui ajoute une touche de loup-garou en mode peuples qui se battent depuis toujours à la sauce shojo. Une lycéenne décide d’aider le loup-garou à en finir avec le vampire qui a hypnotisé sa grande soeur après avoir bu son sang et se met donc dans un pataquès pas possible. J’aime bien le dessin, qui est classique sans être trop cliché. L’héroïne est un peu idiote (elle essaie quand même de s’attaquer toute seule au vampire). L’extrait n’est pas trop mal, c’est sans plus pour la suite.

Coco – l’île magique : le dessin m’a tellement donné envie de dormir … Certes, c’est en couleur, c’est pour les plus jeunes, mais c’est très plat. Récit de magie comme le premier, il n’a aucun dynamisme. Coco est une sorcière maladroite mais qui en fait a un pouvoir immense. On n’est pas dans l’originalité absolue, alors ajouter un côté tellement statique et endormi, meh.

Je pense qu’on va s’arrêter ici pour ce premier numéro (j’ai deux revues qui sont arrivées plus l’autre moitié de la commande mais c’est déjà long ^^,). Vous connaissez certains de ces documents, ils vous tentent ?

J’espère que ce nouveau logo vous plaît 🙂 Je cherche une nouvelle idée pour un nom de catégorie mais l’image devrait rester.

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Lectures obligatoires à l’université, deuxième semestre

Dernier (à moins que mes lectures de profdoc vous intéressent ^^, ou mes étagères de doc hein parce que si on doit parler des lectures vraiment faites il va être court ce billet XD) rendez-vous bilan de cycle avec ce deuxième semestre où il sera question de mes deux derniers cycles universitaires : mon année spéciale en Métiers du Livre et mon Master de Documentation.

Et on ne peut PAS dire que les lectures corvées aient été fun. Enfin, ironiquement parlant, surtout durant mon année de Métiers du livre aka pour devenir bibliothécaire.

On commence par le côté technique et je dois avouer que j’ai un peu honte de dire que c’est tout ce que j’ai « lu » en la matière cette année-là. Certes le rythme était franchement soutenu avec les cours et les révisions ordinaires mais quand même …

Oui, « lu », parce que vous êtes bien mignons mais le livre de catalogage, non, pas lu. Feuilleté en examen et au concours (petite anecdote : le code à noter quand j’ai passé le concours de bibliothécaire était F.E.E. J’ai donc passé le concours pour être fée – et je me suis loupé·e XD), jamais lu en entier parce que bon des listes de normes c’pas le plus passionnant non plus.

Sachant que le reste des lectures de l’année a été tout aussi enquiquinant. Mais je m’avance.

Je n’ai honnêtement aucun souvenir du livre du milieu. Heureusement que j’utilisais déjà Goodreads à l’époque parce je ne dois pas en avoir retiré grand-chose. Le métier de bibliothécaire était mon exemplaire personnel et je me souviens avoir passé des mois dessus … C’est un phénomène qui s’est déclenché durant cette année d’études : j’étais et suis encore now incapable de lire un livre théorique / professionnel sans y passer trois plombes. Je m’endors littéralement dessus, je relis trente-six fois les mêmes phrases … Même pas convaincu·e d’avoir encore des souvenirs de ce livre, en fait.

J’ai apprécié Mémoires d’une jeune fille rangée pour l’aspect historique, vie quotidienne. Le reste est allée du meh (L’écume des jours) à l’exécrable moment (tout le reste).

Après ce petit retour, je peux vous dire que c’est ce cycle de littérature qui me laisse le goût le plus amer. Déjà parce que la contemporaine est loin d’être mon genre favori. Ensuite pour la manière dont ces cours ont été menés.

Une liste nous avait été balancée à l’inscription, le cours était au 2e semestre. Une fois arrivé à ladite classe, j’ai appris qu’on n’étudierait pas ces ouvrages. Qu’on n’en parlerait même pas. Je suis donc resté·e sur mon dégoût, sur mon indignation, sur mon déplaisir général sans même pouvoir les partager ou comprendre pourquoi j’avais tort. Certains ont été vaguement mentionnés. Mais pour la plupart strictement rien. Honnêtement, pour ce type de classe en amphithéâtre, il aurait mieux valu ne rien nous demander de lire en amont vu l’utilité. Je n’ai pas tout lu de ladite liste, loin de là ; ça ne m’a absolument pas manqué. J’en ai lu quelques-uns, le résultat a été le même.

I.N.U.T.I.L.E. Et ça me fait mal au coeur de le réaliser encore maintenant.


On en arrive à mon dernier passage en date à l’université, mon master en documentation. Là, en revanche, en deux ans, j’en ai lu … Je vous propose de les séparer par genre / cours pour que ce soit un chouïa plus digérable.

A part Le métier de documentaliste que j’avais acheté sans me rendre compte, avant de commencer ma formation, qu’il ne correspondait pas à ce métier (doc d’entreprise), j’ai adoré ces livres que j’ai trouvés tellement utiles et passionnants. Je regrette que les deux derniers soient seulement des emprunts au CANOPE d’Epinal, ils sont tellement vivants – et lorsque je me galérais au boulot, j’avoue qu’ils me faisaient rêver en me montrant justement que c’était possible, d’avoir un CDI vivant.

(Ça, of course, c’était avant les cache-cache dans le noir au CDI avec les Première hein … I miss them T_T )

Alors j’ai toujours le lexique d’infocom dont je me sers encore au boulot lorsque j’ai besoin de définitions – elles ne sont vraiment pas spécialement compliquées. Je vous ai parlé de Lire dans un monde numérique ici. Et, hum, je n’ai pas grand souvenir des autres ^^,

On va séparer la télé / les médias des livres sur les séries en particulier parce qu’on va se perdre, sinon ^^,

Pour être honnête, j’ai surtout lu ces livres parce que je pensais y être un peu obligé·e. Comme mon sujet de mémoire était les séries télé, j’avais dans l’idée que pour parler de la présence / l’utilisation de séries télé au CDI bah il fallait voir de la théorie sur la télévision, la culture populaire, la culture adolescente en même temps que l’utilisation de la télévision par l’école.

Au final, j’ai le regret d’avoir fait ce travail avant qu’il y ait beaucoup de recul sur le streaming, sur Youtube, d’un point de vue éducatif. Il y aurait tellement, tellement de choses à dire sur le sujet. Les trucs un peu socio comme Bourdieu m’ont enquiquiné·e à l’extrême, les livres la télévision sont über anciens (ça se voit déjà tellement aux couvertures !) mais ceux sur la culture adolescente / lycéenne, j’avais adoré. Et oui, on parle bien d’Hélène et les garçons et d’autres sitcoms bieeen datées dans La culture des sentiments XD je m’étais bidonné·e tout du long.

A par le bleu vert, l’avant-dernier, j’ai vraiment aimé toutes ces lectures. Je regrette en prime que  les 50 ans de sitcoms américaines décryptées n’ait pas vraiment été dans mon sujet, je ne me suis autorisé·e que deux chapitres plaisir à lire, il était vraiment intéressant et l’écriture prenante.

J’en ai encore une bonne partie dans mes bibliothèques, excepté Sociologie d’un attachement culturel, De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?, Les séries télévisées : l’avenir du cinéma (qui m’a tellement marqué·e que j’ai gardé une partie du titre comme titre de mon mémoire) et Séries : une addiction planétaire (désherbé parce que s’il était beau il n’apportait vraiment pas beaucoup de choses, d’un point de vue universitaire ou même juste lecture) et le Librio (au boulot).

Les Séries télé pour les Nuls et Sériescopie sont pas mal du tout lorsque vous vous intéressez aux séries de manière plutôt mainstream mais que vous voulez faire des découvertes. Séries cultes et culte de la série et Décoder les séries télé sont plus poussés. Je me rappelle que le premier était fascinant dans sa manière de parler de ce qu’on « retirait » d’une série, que ce soit les fanfictions ou fanarts, ou encore comment elle pouvait vous accompagner, et j’avais senti cette lecture vraiment très proche de moi personnellement. C’est drôle parce que c’était aussi assez éloigné de ma culture puisque livre canadien et que je ne connaissais pas trop les séries évoquées à part Angela, 15 ans de nom, il faudrait que je m’y repenche now que j’ai dévoré un certain nombre de saisons de Degrassi (qui apparemment est vraiment une série canadienne phare).

Et puis c’est difficile de ne pas mentionner Martin Winckler. C’est juste un des auteurs qui a été le plus importants durant cette période et m’a donné envie de parler de séries télé, insistant sur le fait que ce n’était pas ridicule, que ça avait tout autant de valeur que d’autres médias.

Le cours de littérature jeunesse était plutôt chouette. Je cherche un livre pour un enfant, sur les deux niveaux (naissance à 7 ans et de 8 à 16 ans) étaient mes petits compléments. Les albums étaient mignons, sans plus, ce n’est pas ce que je préfère.

Je crois qu’on a eu un cours sur la BD et le manga, mais j’avoue qu’il ne m’a laissé aucun souvenir (enfin il était déjà mieux que celui de l’iut où l’intervenant extérieur nous a dit que les mangas n’étaient pas uniquement du sexe et de la violence mais nous a fait passer une prépublication japonaise avec ces seuls types de mangas et en guise de cours a fait un tour de table pour nous demander ce qu’on savait. J’ai l’impression qu’au final, une fille de la classe dont le frère dessinait des mangas et moi avons fait cours …).

Mention spéciale à tous ces livres que j’ai achetés pour le concours et finalement jamais lus XD Merci à la bouquinerie du centre de Metz d’avoir eu tout ça à disposition et m’avoir permis d’enrichir ma petite collection de futur prof doc à l’époque XD

Et vous, à l’université ? Vous avez dû lire des choses chouettes ou pas du tout ?

C’est la fin de cette série sur mes lectures obligatoires, du collège à l’université. J’espère qu’elle vous a plu, peut-être qu’elle vous a donné des idées de lecture ou rappelé de (bons) souvenirs !

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Ne vous disputez jamais avec un spectre

Gudule (autrice). Corbeau (illustrateur). 2018, 155 p. Le Livre de Poche Jeunesse. Fantastique .

Et si un jour, subitement, votre petite soeur se transformait en créature de cauchemar ? Si, au cours d’une banale dispute, elle cherchait à vous assassiner ? Et si, comble de l’horreur, vous étiez le seul au courant de sa métamorphose et que tout le monde vous croit fou ? Cyril échappera-t-il à l’esprit vengeur qui a pris possession de sa petite sœur ?

Ce livre, je l’ai repéré il y a près de deux ans, en avril. Je cherchais des idées d’achats et surtout de lecture d’Halloween – mes cyclones m’enquiquinant toujours pour une soirée Chair de Poule, j’étais parti·e en quête d’horreur soft jeunesse mais intrigante et originale.

Je suis tombé·e sur cette couverture qui m’a tout de suite parlé. J’ai lu les premières lignes. Bam. J’étais scotché·e.

J’ai dû un peu batailler et carrément téléphoner à une librairie pour savoir s’il était encore dispo puisque marqué du contraire sur Decitre et pas possible à ladite librairie de me le trouver. Sans honte, je suis passé·e par Amazon. Il me le FALLAIT, juste, pour la rentrée.

Le début est génial. Ca me rappelle l’histoire que j’avais commencée à écrire avec mon cousin quand j’étais enfant. Un peu clichée avec pas mal d’éléments typiques de fantastique mais qui parle tellement aux plus jeunes. Gudule monte son atmosphère étrange et angoissante à la perfection, avec les circonstances d’acquisition de la maison, son environnement immédiat, l’intérieur, les changements qui s’opèrent avec la petite sœur.

A mon sens, ça tombe à plat lorsque le héros va à l’école et rencontre la demoiselle rouquine dont je n’avais rien à casquer – et ce n’est pas que moi, mon pré assistant qui l’a lu après la soirée Halloween est d’accord. Je crois qu’elle a voulu introduire des éléments amoureux qui n’ont rien à voir avec le récit et c’est dommage.

Mais on en reparle dans la partie consacrée à la soirée en elle-même.

Donc, effectivement, jusqu’aux 3/4, je trouve ça vraiment excellent, montée dans l’angoisse et le suspense jusqu’à ce que la rouquine arrive (avec des jeux de mots bien idiots, et terriblement ancré dans les années 90, j’ai l’impression. C’est difficile de rester actuel avec des réflexions adolescentes mais là j’ai trouvé ça daté. Enfin ce n’est pas pire que Crime city de la même autrice dont la narration en général souffre de ce manque de naturel puisque le point de vue est celui d’un adolescent aussi et qu’il parle de manière bien trop soutenue …)

Et la fin est vraiment, vraiment très plate, à l’image de l’introduction forcée de cette relation amoureuse naissante. Mais je crois que dès l’école, je n’ai plus aimé ces passages. Ils détournent l’attention de la maison et de la petite soeur. Il aurait mieux valu qu’on soit pendant les vacances d’été, je pense. Pour ajouter un petit côté étouffant. D’autant qu’à part des réflexions vaseuses sur le nom du héros et le fait qu’il ait peu d’amis, ça n’apporte rien, ou un vague vernis quotidien qui retire à l’angoisse censée être au cœur du récit.

J’ai attendu jusqu’au bout un petit twist que le début et l’intrigue en général méritaient. Peut-être aussi à cause de ces fameux Chair de Poule qui ont toujours un retournement final qui peut vous tordre l’estomac – croyez-moi, je m’éclate toujours avec cette partie au moment de la mise en voix ! Mais ça l’aurait tellement plus servie que cette bouillabaisse de bons sentiments !

Et le spectre est trop gentil. J’aurais préféré qu’elle cherche à se venger pour de vrai, zut quoi.

En bref, une lecture prenante mais qui retombe comme un soufflé vers les trois quart pour se loger au ras des pâquerettes aux dernières pages. Snif.


Donc, ce livre, à la base, je l’avais choisi dans le but spécifique de le mettre en voix pour une soirée lecture. J’avais même commencé par lire l’extrait dispo sur Amazon à voix haute et frémi. Si, si. Potentiel, je vous dit.

Et bon comme c’était la lecture d’Halloween, je suis peut-être parti·e sur une tenue adaptée. Non, je ne montrerai pas de photo, disons juste que j’avais l’impression d’être ridicule, mais un de mes grands m’a dit que sur une échelle de 1 à 10, j’étais seulement à 8, donc ça aurait pu être pire 😛

Ma première impression de la soirée a été franchement négative. J’ai mis vingt minutes à les poser (ils étaient une douzaine, de la 6ème à la 4ème). C’est la première fois qu’ils étaient aussi enquiquinants. Et mes pauvres bébés 6ème dont c’était la première lecture étaient tout déprimés. J’ai fini par en renvoyer un pour enfin pouvoir commencer.

Plutôt que de m’installer sur une table pour lire, comme d’habitude (oui oui je m’asseois sur les tables, c’est mieux que les chaises – surtout quand elles sont juste devant les graaaands miroirs et qu’on lit le Chair de Poule sur le sujet XD) je me suis posé·e sur le rebord de fenêtre. J’ai trouvé ça plus approprié.

Surtout au moment bien climactique, bien frissonnant …

Où la lumière a été coupée.

Je vous jure. Les gamins ont paniqué de suite. Encore plus dans l’ambiance.

J’ai adoré. J’aurais vraiment voulu organiser ça, mais je ne pensais pas que ma collègue aurait laissé passer. En fait ce sont les grands, les lycéens surveillants, qui ont cru que j’étais déjà parti·e et ont coupé les feux.

Les petits, morts de trouille, ont voulu courir remettre la lumière, mais j’ai proposé de continuer.

A la lumière du lampadaire de la rue derrière.

Si ça franchement c’est pas la classe de la lecture d’Halloween 😀

Et j’ai changé la fin. Comme le livre est assez long déjà j’ai coupé la plupart des passages à l’école, j’envisage de zapper ça entièrement si je relis, pour minimiser l’importance de la copine guimauve, et appuyer le côté inquiétant du spectre. La fin guimauve originale propose d’envoyer la petite soeur toute seule dans le caveau de la demoiselle qui la hante et revenir bien vite guérie youpla on est contents.

Eh bah, non. Elle ne revient pas et le grand frère doit partir derrière, dans le caveau bien sombre. Je crois que je me suis arrêté·e à la première lecture sur la description dudit caveau, d’un grand craquement et des yeux luisants et annoncé la fin.

Ils ont eu un peu peur.

Enfin pas autant dans le deuxième groupe du lendemain – j’ai rapatrié mes bébés 6ème, franchement, ils n’avaient pas fait le bazar, s’ils voulaient rester ils étaient très calmes et ravis. Un des 4ème était limite à claquer des dents, et ses camarades m’ont rassuré·e, il était toujours comme ça, donc on continue. J’ai un peu appuyé sur la fin, le côté glaçant dans le caveau et le fait que quelque chose agrippe le héros. Clap de fin sur l’échine qui se hérisse. Ils sont morts de trouille.

Je suis toujours pas satisfait·e XD j’aurais bien voulu tester avec mes anciens bébés 3ème devenus des secondes, pour encore remodeler la fin. En tout cas, beaucoup de potentiel pour deux soirées d’Halloween, qui ont été vraiment intéressantes malgré le fait que les gamins avaient vraiment la bougeotte !

J’aimerais bien relire cette histoire à l’occasion – enfin avec mes modifications 😀 ❤


J’étais persuadée de vous avoir déjà posté ce billet ^^, comme je ne le fais que maintenant je peux vous parler de ce que ça a donné cette année !

J’ai donc repris ce spectre pour mon cycle d’épouvante, encore une fois. J’étais un peu embêté·e pour ceux qui l’avaient déjà entendu mais ils m’ont TOUS assuré qu’ils voulaient cette histoire. Enfin, j’ai pris un Chair de Poule pour les 6ème, je trouvais certains passages un peu sombres (et mes 6ème cette année font bien plus bébés 6ème que ceux de l’an passé).

Et j’ai complètement changé la fin et modifié le milieu. Virée, la rouquine surnommée Dico à cause du Larousse … virés, les éléments sur l’école. C’est l’été, c’est la canicule, le gamin est coincé avec sa soeur à la maison et obligé de veiller sur elle.

Et au moment de retourner dans le caveau … et ben il n’y a plus de spectre tout mignon.

Je trouve ces changements beaucoup plus a propos et qu’ils donnent lieu à une histoire plus intéressante. Seul problème ? Ça reste du roman. Donc, long. Et lorsque j’essaie de bien mettre le ton j’y mets le temps aussi. Cette gestion du temps a été compliquée cette année puisqu’elle a été de pair avec des changements à l’internat. On m’a bien demandé de finir en une heure (voire moins) et caser une pause snack …

Si j’aime toujours autant cette histoire, cela ne s’est pas si bien passé. J’ai dû virer bien deux 5ème rien que pour commencer, les 3ème ont bavardé, les 3ème pro m’ont carrément posé un lapin (suite au sondage de début d’année une douzaine était intéressé. J’arrive, plus personne. Plus de soirée lecture 3ème pro cette année au final).

Les quelques collégiens de l’internat des lycéens avec un de mes anciens 3ème ont été beaucoup plus réceptifs et calmes (malgré leur comportement d’habitude remuant).

Le pire a été l’internat des filles. C’est la première fois que je pars sans avoir terminé une lecture. Lorsqu’une élève (qui m’interromps régulièrement et me contredis) m’a arrêtée pour me dire qu’il ne se passait pas ça / que ça ne se passait pas comme ça dans le livre … je me suis juste levé·e et je suis parti·e. (Déjà il avait déjà fallu près d’une demi-heure pour démarrer parce que beaucoup de mauvaise volonté, des bavardages, etc.). Le contraste était juste total avec leur première soirée lecture où elles étaient deux fois plus nombreuses sur un autre thème et juste impeccables.

Donc voilà. Je ne sais pas si je reprendrai le cycle d’épouvante avec Ne vous disputez jamais avec un spectre au prochain Halloween. La longueur du texte en fait toujours une lecture difficile à proposer et ça fera la troisième fois pour certains élèves. On verra bien !

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Textes et Document pour la Classe, n°1104 : Les discours médiatiques

tdc-discours-mediatiques1er juin 2016, 65 p. Canopé. Information – Communication.

Après Les combats féministes, je me suis lancé dans cet autre numéro de la revue TDC, plus pour le boulot que par curiosité personnelle.

Ici, on s’intéresse plus particulièrement à la presse de nos jours, soit avec la montée en puissance d’Internet et des appareils connectés.

La revue démarre par des repères temporels, une liste de vocabulaire, puis une liste d’articles sur les thèmes de la transparence chez les journalistes (qui aborde le fait que tout le monde puisse prétendre au travail de journaliste avec le web et les réseaux sociaux), la métamorphose de la manière dont l’actualité est retransmise (avec une historique bienvenue), les réactions du public suite à l’information et comment une information peut être répétée à outrance voire déformée, la manière de raconter un récit via un média, l’écriture journalistique, le fait divers, l’analyse des images dans les médias, l’irruption de nouveaux outils numériques utilisés pour retranscrire l’information (comme le smartphone), l’utilisation des chiffres et sondages dans les médias, la vulgarisation scientifique, le rôle joué par la radio dans le génocide des Tutsi, la place de l’école dans cet apprentissage des médias (<3 éducation aux médias et à l’information here we come), les quatre langages nécessaires à sa compréhension.

Pfiouh.

Je vous avoue que cette lecture a quelques années et que j’ai bien envie de m’y replonger à l’occasion pour éventuellement piocher des idées de cours avec mes cyclones ou pour ma gestion du CDI dans les activités quotidiennes ou animations ponctuelles.

La revue s’achève par une affiche qui ressemble joliment à du Mucha (mais je ne vois pas le nom de l’auteur noté, ce qui est dommage ; la seule référence est celle du copyright Réseau Canopé, Musée national de l’éducation 2016 et le fait que le visuel provienne de la BNF, mais qui est l’auteur ?).

La liste des ressources en toute fin est une mine d’informations pour quiconque travaille dans le milieu et fait remonter pas mal de souvenirs de master (coucou McLuhan). Classés par thèmes : histoire des médias, fabrique de l’information, médias et société, journalisme et littérature, sciences et médias, médias et images, à l’heure du numérique, éducation aux médias, catalogue Canopé et références TDC. TDC, je vous aime, c’est officiel. (Pourquoi je vous ai pas connus en préparant mon concours ? On aurait pu avoir une histoire tellement forte T_T)

Bref, vous l’aurez compris, c’est un excellent outil pour les professionnels de l’information, encore une fois pour bien comprendre le phénomène, les différents tenants et aboutissants et éventuellement préparer des séquences.

(Et oui j’ai encore eu du mal à le lire, je n’ai plus l’habitude des textes un peu universitaires, spécialement en science de l’information et de la communication. Un jour j’arriverai à lire tout un livre ou une revue sur le sujet sans somnoler mais je suis bien incapable de vous dire quand ça arrivera).


Ça faisait longtemps, un article lecture ! Et très porté boulot en prime ^^, Blague à part, je vais continuer à vous proposer les billets déjà rédigés mais je doute d’en préparer de nouveaux dans les jours à venir. Les bilans mensuels seront toujours là et si vous voulez un avis ponctuel j’en laisse de plus en plus sur Goodreads, vous pouvez le voir sur le widget à droite. Mais c’est en anglais. J’adore rédiger en anglais 😀 J’espère que ça ne vous rebute pas trop !

Bibliothèques Lynnaennes·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Moisson ! [Septembre]

En septembre, j’ai flâné dans un salon littéraire, et j’en suis revenue avec un livre de boulot.

C’est ma collègue qui a attiré mon attention dessus. Je ne sais pas si elle avait lu la quatrième mais le petit pitch sur l’autrice est effectivement très à propos : Bérengère Stassin est prof à l’IUT où j’ai étudié un an et forme des professeurs documentalistes.

(cyber) harcèlement classifie les différents types de harcèlement, ce qu’on peut mettre en place pour y mettre fin (notamment dans l’éducation à l’empathie, aux médias et à l’information et à l’esprit critique). Je crois qu’elle évoque aussi des adolescents en particuliers, ce qui risque d’être douloureux à lecture.

Et la même collègue, cette adorable !

Petit cadeau surprise, juste totalement parfait ❤ Ça faisait longtemps que je n’avais pas reçu de livre en cadeau inattendu et ce choix tombe de manière impeccable. J’avais le guide de Mari Kondo en anglais, le manga, je suis ravie de ce petit ouvrage qui approfondit la méthode (et remontre comment on plie les vêtements. C’est toujours utile).

Enfin, j’ai reçu un mail très choupi des éditions du Petit Caveau qui proposaient en service presse le tome 3 des aventures des vampires de la non moins choupi Lia Vilorë (j’avais adoré le premier ici et savouré le second juste là). La couverture de ce troisième est juste superbe, bravo à Catherine Nodet !

Et vous ? Vous avez acheté des livres, vous en avez reçu dernièrement ? A bientôt pour le bilan lecture !

Ce mois-ci, pas de bilan visionnage en perspective puisque je n’ai vu qu’une ou deux séries.

Lecture sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Mieux vaut en rire

Roald Dahl (auteur). Grégoire Solotareff (illustrateur). 2005 (VF), 261p. Gallimard (Jeunesse). Humour.

Pourquoi vous méfieriez-vous de cette charmante hôtesse qui vous offre le plus confortable des logements et le plus chaleureux des accueils ? Demandez-le à l’un de ses locataires, si toutefois vous parvenez à les retrouver – vivants. Chacun de ces personnages, si inoffensifs en apparence, n’a-t-il pas quelque chose d’inquiétant ?

Pour préparer ma dernière lecture avec les internes de 3ème il y a deux ans, j’étais partie sur l’humour noir de Roald Dahl que j’avais découvert avec Coup de gigotJ’étais bien décidée par la nouvelle éponyme mais comme j’hésitais encore sur la suite, j’ai fouiné dans ce recueil, heureusement aussi présent sur les étagères de mon CDI secondaire.

Et je dois dire que c’est une petite déception dans cette optique. Aucune nouvelle à part la première n’a happé mon attention pour une lecture à voix haute. Si elles sont souvent drôles, ce n’est pas un humour que j’aurais pu transmettre à mes élèves ou alors il y a trop de références culturelles (notamment celle sur les meubles ou la machine à créer des auteurs et des livres à succès – quand ils ne s’intéressent déjà pas à la lecture :/).

J’ai retrouvé aussi le même « problème » que Coup de gigot : un vocabulaire bien soutenu et des textes plus longs aussi. Alors oui, je sais bien, Roald Dahl. Mais les textes jeunesse imaginaire de l’auteur se prêtent bien à la lecture à voix haute et ici, je ne trouve pas du tout. Tant pis, je me suis adaptée avec Coup de gigot.

En tant que lectrice, La Grande Grammatisatrice automatique m’a séduite sur la création d’une machine capable à partir d’algorithmes de « pondre » des récits qui vont se vendre. Madame Bixby et le manteau du Colonel ne m’a pas tellement plu parce qu’elle met plutôt bien en lumière la vision assez négative des femmes que l’auteur peut avoir et des relations (la dame Bixby qui trompe son mari avec le colonel et monte un bateau pour garder ledit manteau et on est sensés trouver que son mari lui joue un bon tour et le soutenir quand il la trompe lui-même).

Le Maître d’Hôtel ne m’a pas paru drôle, peut-être pour sa focalisation sur le vin, un sujet qui ne m’intéresse pas. Pareil pour Un homme du Sud, sur un pari qui manque de tourner mal (se couper le petit doigt pour gagner une voiture, heu) même si la chute est assez fun. La Logeuse est commune à d’autres recueils comme Tous les chemins mènent au ciel.

L’entourloupe d’Un beau dimanche m’a plu (un homme se fait passer pour un révérend afin de repérer de beaux meubles anciens chez des gens de la campagne) mais le texte se tire un peu en longueur – ou est-ce la police, le grand format ?

L’homme au parapluie m’a ennuyée aussi. Une mère et sa fille se voient proposer un très beau parapluie en échange d’un billet d’une livre par un monsieur fatigué pour prendre un taxi. La mère, méfiante, le suit dans un bar où elle le voit boire l’argent et voler un parapluie pour poursuivre le manège. Bof.

Gelée royale a un côté un peu fascinant sur cette petit fille souffrante, la mère inquiète, le père qui la soigne à sa façon. Le texte est très étrange mais plaisant dans sa bizarrerie.

A moi la vengeance SARL m’a plutôt bien parlé au début. Deux hommes se lancent dans une entreprise de vengeance : proposant à ceux qui le veulent de se charger de leur sale boulot pour eux. Un coup de poing, 500$, un oeil au beurre noir un peu plus etc. Problème, j’ai attendu la chute qui n’en est pas vraiment une et le récit ne va donc pas bien loin.

Le Connaisseur repart sur le sujet du vin, m’ennuyant un peu, surtout que là c’est un père qui essaie de faire deviner un cru à un autre homme qui demande comme récompense la main de la fille. Heu mon gars c’est pas une statue ou un sac de patates qu’on reçoit en cadeau, hein. Cou ne m’a pas laissé de grands souvenirs mais évoque encore une femme adultère et une relation de couple décevante.

Un recueil un peu décevant, à la fois en tant que lectrice mais aussi prof doc.

Lecture sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Coup de gigot et autres histoires à faire peur

Lamb to the Slaughter. Roald Dahl (auteur). Quentin Blake (illustrateur). Elisabeth Gaspar, Hilda Barberis (traductrices). 1954 (VO), 2007 (VF), 123 p. Folio (Junior). Jeunesse.

Qui pourrait croire que derrière cette paisible ménagère, si tendre et si attentionnée avec son mari, se cache une terrible meurtrière ? Et cette logeuse débordante d’amabilité et de gentillesse, comment ne pas lui faire confiance ? Mais attention ! Les apparences sont parfois trompeuses.

Dans le cadre du défi britannique d’Evy, je me suis lancée dans une redécouverte de Roald Dahl au mois de septembre dernier. J’en ai profité pour découvrir deux petits ouvrages chipés au boulot mais j’ai manqué de temps et de motivation pour me lancer dans le recueil « adulte » Kiss Kiss. Dommage mais Coup de gigot à lui seul vaut le déplacement.

C’est amusant, il est paru dans la collection Junior de Folio mais il a un côté délicieusement noir qui semble loin de la littérature enfantine et qui m’a passionnée – enfin surtout pour la première nouvelle. Qui a d’ailleurs été adaptée par Hitchcock. J’avoue que j’ai eu un peu pitié de cette brave Mary, l’héroïne du texte qui donne son nom au recueil et j’ai adoré suivre son cheminement de pensée. Et quelle fin ! Délicieuse 😛 (enfin pas pour moi, je ne mange pas de viande xD) ça m’a rappelé Mise en bouche.

Les autres nouvelles (Tous les chemins mènent au ciel, La logeuse, William et Mary – un autre prénom d’héroïne aurait été pratique pour ne pas les confondre) gardent un humour très mordant même si c’est surtout Coup de gigot qui a retenu mon attention. Mais c’est typiquement ce qui me fait rire.

Pas pu m’empêcher de me dire que la brave Mme Foster de Tous les chemins mènent au ciel a eu bien raison, accessoirement, vu comment son mari la traite. Et cette élégance du langage aussi, dans la description de ses actions, avec ce côté délicieusement daté de la période. La logeuse, en plus d’humour noir, a pour moi une touche de fantastique et d’étrange (m’en fiche si c’est pas le cas, je la lis comme ça).

J’ai eu une petite impression de déjà vu avec le thème de William et Mary, peut-être en science-fiction mais plutôt du côté du phénomène scientifique, pas du point de vue de l’épouse. Et que c’est efficace. Une fois encore, une impression de juste punition et de satisfaction puisqu’on estime que les choses sont rentrées dans l’ordre. Et, effectivement, d’une manière bien grinçante et satisfaisante.

Ou c’est juste moi et mon côté glauque? 😀

Une petite lecture de laquelle je n’attendais vraiment pas grand-chose, et qui s’est révélée particulièrement chouette, et satisfaisante.


Quand mes 3èmes m’ont demandé de revenir pour une nouvelle soirée lecture, j’étais un peu perdue, aucune idée de quoi leur proposer. Et puis je me suis dit pourquoi pas un peu de cet humour un peu grinçant.

J’ai jeté un œil à Mieux vaut en rire, autre recueil de l’auteur, je vous en parle dans un billet futur. Mais je me suis focalisée sur deux nouvelles issues de Coup de gigot, finalement : le texte éponyme et William et Mary, sur la demande des jeunes (nan mais y a un côté un peu scientifique, un peu dégoûtant. Vous êtes sûrs ? okay ^^,)

La séance lecture a été un peu différente de la première fois. Comme il y a eu des changements et des ajouts dans l’internat, j’avais proposé au collègue surveillant de les emmener au CDI, ce sont des grands, ça va aller. Ça a un peu bougé, papoté, ri, mais en lien avec la lecture donc je ne me plains pas trop.

J’ai aussi essayé d’instaurer un dialogue pendant le texte pour ne pas les ennuyer, parce que je ne veux pas dire mais Dahl date un chouia, donc pour garder le rythme et l’humour, je les ai fait participer un peu. (J’étais un peu fatiguée, remarque, alors quand un des gamins a sorti que le M. de la première histoire trompait sa femme avec un gigot … j’ai ri.).

La deuxième nouvelle, William et Mary, a été un petit défi puisque longue et bourrée de vocabulaire scientifique et soutenu. J’ai essayé de simplifier tout ça et carrément taillé dans le vif du sujet en résumant avec des mots plus familier l’opération. Ça a aussi été l’occasion de mettre le ton, entre le côté froid et détaché de M. qui se fiche quand même un chouïa de sa femme (comme dans le premier texte), Mme qui est tout de même un peu perchée, et le scientifique entre tout ça.

Au final, je crois que mes loulous ont passé un bon moment et je me suis également bien amusée ^^ Et je crois qu’ils ont remarqué mon petit côté glauque en prime XD

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Amours d’Enfer – lecture à l’internat

Love is Hell. Scott Westerfeld ; Melissa Marr ; Laurie Faria Stolarz ; Justine Larbalestier ; Gabrielle Zevin (auteurs/rices). 2008 (VO), 2009 (VF), 254 p. Hachette (Black Moon). Nouvelles – Romance – Fantastique. 16€.

Tomber amoureux d’un fantôme, croire aux contes de fées, accepter l’impensable, se révolter contre un monde tout entier, sombrer dans la folie … Que ne ferait-on pas, par amour ! 

Il y a quelques années, je suis tombée par hasard sur ce recueil à la médiathèque. En voyant Westerfeld, je n’ai pas trop hésité même si je m’attendais à m’y casser les dents, puisque la romance et moi …

Au final, j’avais vraiment apprécié les différentes nouvelles, notamment celle de W. et de Melissa Marr (mon avis complet) et j’avais repensé à ce recueil pour une lecture à l’internat – je voulais proposer de la romance et de l’imaginaire.

Je me suis un peu inquiétée d’abord parce que les nouvelles étaient plus longues que dans mon souvenir et j’ai eu un coup de stress, est-ce que j’allais pouvoir être prête à temps. Oui non mais je stresse assez facilement sur les lectures, que ce soit le choix du texte, la préparation (relecture et éventuelles coupes) et la lecture en elle-même. Heureusement que ma collègue est bien plus zen.

La nouvelle de Westerfeld, Un Monde (presque) Parfait, était une évidence. Les différents adolescents, le contexte futuriste, les pointes d’humour, m’ont tout de suite sauté aux yeux pour la mise en voix.

J’avais très envie de leur faire découvrir le texte de Melissa Marr, Coup de foudre, mais il ne m’a fallu que quelques pages pour décider que ce n’était pas une très bonne idée. Je ne sais pas, le côté descriptif, les temps du passé, l’écriture un peu soutenue que je ne me sentais pas de changer, l’humour bien moins présent. En plus le côté ensorcellement avec les silkies ne me paraissait pas forcément très compatible avec le consentement. Je ne suis pas allée jusqu’à la fin.

J’étais partie sur Le fantôme de mes rêves de Laurie Faria Stolarz, sur une romance entre Brenda, une adolescente, et un fantôme donc. Problème, de son vivant, le jeune homme a eu une mort tout sauf paisible, frappé à mort par le petit-ami de sa mère et je n’ai pas pensé que ce côté violent (pourtant pas non plus tellement abordé en détail) pourrait remuer mes élèves. L’une d’entre elles n’avait vraiment pas l’air bien et j’ai coupé l’histoire avant la fin.

Nota bene pour moi-même : dès qu’il y a des thèmes un peu particuliers, on en parle avec la collègue à l’avance, histoire d’être sûre qu’il n’y a pas de possible écho pour des gamin/e/s.

Heureusement, j’avais aussi préparé Caprice de fan de Gabrielle Zevin. Le début est vraiment chouette, on s’adresse directement à une audience « vous », il est question de la bibliothèque du collègue (et pas CDI, les enfants, ce sont les States, c’pas la même réalité), d’une jeune fille timide qui rencontre un garçon parfait mais personne d’autre ne semble le connaître et il y a de curieuses ressemblances entre l’histoire qui se noue entre les deux et le livre que la bibliothécaire recommande à la demoiselle. Le côté mise en voix est vraiment chouette mais je déteste la fin. Il s’avère qu’Aaron n’est pas un fantôme mais le produit de l’imagination de Paige, qui termine l’histoire en camisole de force dans un asile.

Bah du coup, vous savez quoi ? Je n’ai pas lu la fin aux gamines.

Je ne sais plus où exactement je me suis arrêtée mais je leur ai dit qu’on n’allait pas découvrir la fin de l’autrice, (même si je ne dis pas autrice mais auteure, au travail, c’est déjà compliqué comme ça) mais qu’elles allaient imaginer la leur.

Malheureusement, c’était la fin de l’année et je n’ai pas trop eu l’occasion d’en reparler, donc je ne sais pas ce qu’elles ont pensé – elles ont un peu boudé, par contre 😛

Mais ça m’a donné une idée pour d’autres soirées à l’internat – pourquoi pas imaginer leurs propres histoires ? J’y ai repensé pendant ces vacances d’été, et j’en reparlerai à ma collègue, mais ça me parle bien.

Les élèves ont plutôt bien répondu à ces deux nouvelles – la demoiselle qui veut éprouver des émotions dans un univers où ça n’est plus la peine mais où un cours les force à revenir  » à l’âge de pierre » donc à notre époque – les a bien fait rire dans celle de Westerfeld et à part le petit bémol sur le fantôme du texte du milieu, je crois que ça s’est bien passé, celle qui ne se sentait pas trop bien a été contente de la fin.

Elles sont surtout bien ri quand l’une a posé continuellement la même question en mode running gag « Du coup Madame elle s’est pris un râteau ? » pour Paige. J’avoue, j’ai ri aussi.

Pour une prochaine soirée romance – imaginaire, j’ai l’autre recueil Black Moon. Mais je me demande, en fait. Est-ce que je peux faire des relectures ? Est-ce que ça leur plairait ? Avec d’autres textes, par exemple, ou pas tant que ce sont les mêmes demoiselles ? Parce qu’elles sont peu nombreuses comparées à l’internat garçon, en général elles sont toutes là, pas besoin d’organiser deux soirées sur le même thème.

C’est un peu ma question pour cette année aussi, en fait. Reprendre des textes déjà préparés me permettrait d’angoisser moins et d’avoir une charge de préparation d’autant diminuée. Mais est-ce que je risque d’ennuyer les élèves ?

Voilà, une soirée qui m’a laissée avec plus de questions que les précédentes mais qui a été intéressante aussi.

Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc·This little life of mine and other stuff

Boho Berry Challenge – Juin : 2018, so far

Oui oui je sais qu’on est en juillet et que le mois se termine XD

J’ai suivi pendant quelques mois les challenges de Boho Berry, en octobre sur le blog, novembre et décembre sur Instagram. Mais comme c’est assez chronophage, j’ai laissé tombé jusqu’à juin où le thème m’a paru particulièrement intéressant.

En juin, on fait le point sur le début d’année et on commence à cogiter sur les six derniers mois de 2018. Je vous propose de comparer mes réponses avec celles de décembre puisqu’il y a pas mal de choses en commun.

1) Hello, I’m … Today is the day for introductions !

Décembre 2017 : Welcome to December #bohoberrychallenge ! This month will be about thinking about 2017 to make 2018 even more amazing. As for introduction today, I’m Lynnae, just turned 30 this fall, blogger, aspiring writer, about to start my day as a #teacherlibrarian under some very mean snow. I really don’t like snow 😅

Juin 2018 : je regretterais presque la neige XD J’ai toujours trente ans, toujours blogueuse, romancière amateur et professeur documentaliste en vacances. C’est dur d’oublier cette étiquette pour l’instant.

2) This year so far – How would you describe your year so far ?

Décembre 2017 : how to sum up 2017 in three words? I’ll go for daring, healthy and creative. Love that i started again a sport I love badminton and get some healthy habits. I’ve been trying to get out of my shelf and be more daring which is turning out to be a good idea! And I love that I’ve been able to write so much and enjoy my pages, going back to photography is great as well. 

Juin 2018 : instructif, je dirais. J’ai encore appris énormément de choses, à la fois sur le travail, mon environnement et moi-même, ce qui me ravit.

3) Favorite Memory What was your favourite moment of 2018 so far ?

Décembre 2017 : that’s the hard one. I’m gonna be an optimistic and say it’s still gonna come 😁but spending the first day of the year in Dublin is a tough contender!

Juin 2018 : j’ai toujours du mal à choisir un moment en particulier.

4) Biggest Accomplishment – What was your biggest accomplishment this year? How did you achieve it?

Décembre 2017 : Definitely my work. It’s my second year in this school that I love and I get to do many things as a teacher librarian. I’m a very shy person and it’s hard for me to go out of my way to organize something with my colleagues and the kids. I feel like this year I’ve tried and done stuff that was very well received. I did so by trusting myself and letting go of the idea that I, well, sucked, as my tutors led me to believe two years ago. And talking with my beloved colleagues, of course.  

Juin 2018 : j’ai osé les lectures à voix haute avec mes gamins. Non seulement en soirée lecture à l’internat, mais j’ai écrit une nouvelle pour le cours d’une collègue et je l’ai lue devant mes bébés 3ème. Je me suis sentie morte de trouille d’autant qu’ils ont très mal compris (on saura qu’il ne faut pas lire à l’avant de la salle sur la chaise de la prof derrière le bureau, juste, non. Je me suis assise sur une table avec la deuxième classe). Ça a fait tellement bizarre de leur dire que c’était moi qui avais écrit le texte.

5) Biggest Challenge – What was your biggest challenge or obstacle this year ? How did you overcome it ?

Décembre 2017 : It’s a tough one. I’m blessed to be in a relative good health as well as my family and friends and I have the closest thing there is to my dream job. Self doubt maybe. I’m working on that every day. And that’s in relation to work as well as writing and being sociable… getting surrounded by positive people definitely helps, as well as open minded. And funny 😁im not sure I’ve laughed as much the previous years… 

Juin 2018 : ma santé ^^, après la cervicalgie en décembre, à la rentrée de janvier, je me suis fait une déchirure musculaire suivie par ma première gastro depuis des années et enfin une tendinite. Moi qui ne suis pas malade souvent, c’est perturbant. J’ai essayé … de ne pas trop y penser? ^^,

6) This year, I … – 

Décembre 2017 : Well I kinda answered it yesterday, silly me. This year, I feel happy. So happy. Just happy. Hasn’t happened that often in the past ten years and never that much. So, yeah. 2017 is a happy year. What do you expect, it started in Dublin.

Juin 2018 : cette année, j’ai l’impression d’être de plus en plus moi-même, de me comprendre, ce qui m’amène à vivre plus sereinement. 

7) Time Well Spent – What was time well spent this year ?

Décembre 2017 : This year it was cooking. Prepping lunch everyday even though I can eat at both my schools, looking up recipes, going full on seasonal vegetables mode… Feeling so much better even if sometimes it is tiresome! Next year I’ll look more closely at my cookbooks 😁

Juin 2018 :  les cours de fitness même si je n’ai pas pu y aller autant que j’aurais voulu. On se sent effectivement bien mieux et on s’habitue très vite. C’est dommage que ma salle de sport n’ait pas renouvelé la licence Body Balance, j’espère que les cours dans le même genre seront ma tasse de thé (il y a du bébé yoga et bébé step, je devrais survivre à ça, du moins je l’espère XD).

8) Successes – What has felt successful about the first half of 2018 ?

Décembre 2017 : In 2017 my career and my job definitely felt amazingly successful. The director praised me on different occasions this new school year, one being to the parents and the other to the hierarchy… and i felt so much more at ease with my colleagues and in doing anything. I just know this is my dream job and that I’m good at it ❤

Juin 2018 : alors c’est paradoxal puisque j’ai l’impression de sortir de blessure sur blessure par rapport au sport et qu’il y a encore du boulot mais je dirai mon apparence physique. C’est pas que j’y pense souvent mais je n’ai JAMAIS eu tant de compliments que cette année (les Imaginales m’ont fait halluciner sur ce plan) tant des collègues que des élèves (oui, je sais, ils me mènent en bateau aussi les loulous). Même ma mère. Je crois qu’elle m’a dit pour la première fois depuis genre mes 2-3 ans, depuis que j’ai perdu la taille standard poupon (je peux vous montrer le moment exact sur une photo, je ressemble à une poupée dans sa robe à volants et il doit bien y avoir un flot dans mes bouclettes), que j’étais vraiment bien sur une photo du boulot.

9) Could Have Gone Better – What could have gone better this year ? Were there any mistakes that you can avoid in the future ?

Décembre 2017 : Well I had technical/ computer anguishes. Baby Macfly started getting slower after just a couple years and completely shut down at the end of the summer. With the last version of the novel and some very important in progress documents… obv I’ve been trying to save everyday now😅

Juin 2018 : prendre tout sur / pour moi par rapport au travail et au réaction de certain/e/s collègues, notamment par rapport à un manque d’information/mépris pour mes missions et mon travail. Comme je l’ai dit à ma bestie, you make your own fate. Je vais me concentrer sur le travail que je peux mettre en place avec Super Collègues et bosser d’arrache-pieds pour trouver d’autres voies.

10) Money Well Spent – What was money well spent this year ?

Décembre 2017 : my new furniture. You’ve already seen my beautiful secretary and vanity (FairyLoot Box pictures) and I have to show you my bookshelves. 

Juin 2018 : mon canapé vert 😀 j’y ai passé des heures avachie avec bonheur !

11) Progress Towards Goals – Did you make any progress towards your big goals ? Were you able to ckeck any off your list ?

Décembre 2017 : It’s not done yet but I made tons of progress on my novel and I love the direction I’m headed towards. 

Juin 2018 : j’ai eu beaucoup de mal à progresser dans ma deuxième partie puisque moins de retour, et des problèmes pour Macfly qui se sont aggravés (plus de 3/4 d’heures pour ouvrir le fichier word quand ça fonctionne, puis même sur Pages.) J’ai fini la première partie en écrivant en soirée, de 20h à 22h, impossible de faire ainsi. J’ai essayé en après-midi après le boulot, ça a fonctionné un peu, mais avec Helenius c’est plus compliqué. Bon j’arrive à la fin du premier tiers mais avec un taux d’incertitude qui remonte en flèche. Heureusement, Macfly est réparé maintenant, mais je n’ai pas encore osé reprendre 😦

12) New Skills Learned – What new skills did you learn this year ?

Décembre 2017 : I’m kinda losing inspiration here 😅New Skills Learned: cutting my own hair? 🤣well the chopping part is true and it was a first so there you have it xD and I get to use an expression I love. Chop chop guys 😁#horriblehistories

Juin 2018 : l’espagnol XD je suis capable de ressortir quelques mots appris dans les séries télé (El Internado, One Day at a Time, Jane the Virgin) pour les réutiliser avec ma collègue 😀

13) Break-Through Moment – Was there a moment this year where you felt like you broke through a barrier or mental block ?

Décembre 2017 : I’ve been thinking about this question for days 😅 I don’t think they have been one this year… 

Juin 2018 : quand j’ai réalisé que je n’étais pas obligée de faire ce qu’on m’avait appris dans ma formation de doc et que j’allais suivre mon instinct. Ça a commencé avec les lectures à l’internat, j’ai fait suivre en squattant ma collègue d’anglais avec mes bébés 3ème – ça a eu ses hauts et ses bas. Mais l’expérience a été fantastique et libératrice.

14) Smart Decisions – What were some smart decisions that you made this year ?

Décembre 2017 : Trusting myself more, I’d say! 

Juin 2018 : freiner sur le badminton quand j’ai eu ma déchirure, même si je n’avais plus tellement mal, ou quand ma tendinite a été confirmée. Je continue le fitness, mais pour les sports de raquette, je vais y aller mollo.

15) Good Habits Formed – Did you form any new good habits? How did you do it?

Décembre 2017 : More walking, less curling up at home 😅im trying to be more outgoing and sociable but it’s a long run. 

Juin 2018 : me lever plus tôt ? C’était un objectif des 18 Before 2018, sauf que mon corps est tellement noeunoeud qu’il m’a vraiment prise au pied de la lettre et qu’il me réveille souvent à 5h en semaine.

16) Bad Habits Broken – Were you able to kick any of your bad habits this year ? How did you do it ?

Décembre 2017 : j’ai oublié celle-ci ou elle était différente ^^, 

Juin 2018 : rédiger des articles de blog dans l’ordre chronologique de lecture? ^^, je suis un peu maniaque. (Nan mais c’était juste parce que je les avais empruntés dans mon 2ème CDI XD).

17) Unfinished Business – What unfinished business do you need to take care of in order to start the second part of the year strong ? Is there anything you can tackle before the month is over?

Décembre 2017 : Definitely the blog… I love my blog but I haven’t been able to work on it as much as I would’ve liked

Juin 2018 : Déjà j’attends la fin du mois pour faire le billet, donc non, je n’ai rien fait de spécial en juin XD J’aimerais arriver à terminer le tri dans l’appartement et à disposer des objets avant la fin de l’été. Je pense aux vêtements, accessoires, livres que je ne vais pas conserver, j’aimerais arriver à tout sortir pour aérer ma vie quotidienne. Et moins donner l’impression que mon appart est un bazar fini XD

18) Start Doing – Is there anything you want to start doing in the remainder of 2018 ?

Décembre 2017 : in 2018 I want to challenge myself more. And work towards being a professional / published writer. 

Juin 2018 : trouver un équilibre entre mes différentes passions. Le boulot. L’écriture (roman + blog). La photographie. L’aventure.

19) Keep Doing – What would you like to keep doing throughout the year ?

Décembre 2017 :  next year I would like to keep writing cards to te people I love. I started out this year as a 18 before 2018 item on my list and it’s made my family happy so far. So I’ll be doing that in the future as well!

Juin 2018 : être à l’écoute de mon corps, tant au niveau de ma santé que de mes besoins d’activités sportives. Ça passera peut-être par plus d’heures de fitness avec Super Coach et par moins de badminton mais je vais continuer d’adapter ma routine sportive comme je le sens.

20) Stop Doing – Is there anything you want to stop doing in 2018 ?

Décembre 2017 :  I would like to stop stressing out for ‘nothing’ next year, learn to be more peaceful… 

Juin 2018 : culpabiliser ? perdre du temps? hésiter avant de me lancer dans une activité quelconque.

21) Out Of My Comfort Zone – We all have those things that are uncomfortable but could be so good for us. How are you going to step out of your comfort zone in what’s left of 2018 ?

Décembre 2017 : I already talked about it but I want to be more daring and this is going to mean outgoing and sociable 😅 maybe try to plan something every month? And no im not giving up on planning. Too much out of the comfort zone for my taste 😁

Juin 2018 : être plus aventureuse au niveau de mes déplacements en voiture. J’ai des collègues prêtes à me pousser gentiment.

22) Setting Intentions – What intentions do you want to set for the remainder of 2018? Do you have a plan for how you will carry them out ?

Décembre 2017 : I think I’ve already talked plenty about what I’d like to do next year! Being me seems a good plan and I’ll just follow my intuition on that one.

Juin 2018 : reprendre l’écriture, si possible dans la routine que j’avais pu mettre en place l’an dernier : rédaction des articles de blog en arrivant en avance au boulot et le roman de 20h à 22h.

23) Something New – What is something new you would like to try/learn/create in the next 6 months ?

Décembre 2017 : Maybe stop downplaying what I think feel or do as if it didn’t matter. And try to do cooking recipes from books 🤣I’ve got so many but never dared tried any of them! 

Juin 2018 : une routine de gestion des tâches ménagères et une autre de self care ^^,

24) Self-Care – You can’t pour from an empty cup. How will you make time for self-care throughout the rest of the year ?

Décembre 2017 : In 2018 I want to listen to myself more and stop trying to be perfect and efficient at work and home.

Juin 2018 : je pense tester le concept de routine bien-être, à voir comment je vais imaginer / appliquer ça.

25) Contribution  – We all want to make a meaningful contribution in this world.  What are some ways that you can contribute to your friends, family, community or the world in general?

Décembre 2017 : My goal in that regard would be to try and be more « greener »: waste less and work towards a vegetarian path (pescetarian for now). 

Juin 2018 : est-ce que c’est très modeste et idiot de dire que je veux rester/être optimiste et essayer de sourire chaque jour ?

26) Education –  Education doesn’t stop when you’re done with school. How will you educate yourself and grow yourself mentally in 2018 ?

Décembre 2017 :  I’ll never be done with school: I’m a teacher 🤣 Buy next year I want to better myself in History as I love that and wish to write novels set in different time periods, both with books and cultural outings (there’s this Art Nouveau tour in the town next door that I can’t wait to do!).

Juin 2018 : woupsie j’avais oublié ça. Faire réviser mes bébés 3ème pour leur brevet d’Histoire, ça compte ? Probablement pas XD Ça doit être la chaleur mais je manque d’inspiration pour cette question 😛

27) Career – Do you have major career goals next year?

Décembre 2017 : Next year I want to organize events about reading at school. It’s a part of my job but haven’t had a chance to do that in the past year and a trimester, with classes and reorganizing the library. Maybe evenings when I read aloud to the interns, more book presentations like the one in the picture, push the kids towards talking about what they’ve read. I want reading to be a bigger part of their life and take them on that amazing journey 💕

Juin 2018 : done 💕 ❤ essayer de jongler avec davantage de niveaux que cette année ? terminer la deuxième partie du roman, si seulement !

28) 2018 Will Feel Successful If … – Imagine it’s December 2018. Complete this sentence and write about what a successful year would look like for you.

Décembre 2017 : Pas rempli ^^,

Juin 2018 : ce dernier item est définitivement check ^^ j’ai organisé des séances lecture à l’internat, et je crois que les loulous ont apprécié – puisqu’ils m’ont réclamée …

29) Top Three 2018 Goals – What are your top three goals for 2018 ?

Décembre 2017 : Woups ^^; 

Juin 2018 : combiner tout ce que je veux faire sans compromettre ma santé à nouveau ^^, 

30) Lessons Learned –What lessons have you learned through this middle of the year review ?

Décembre 2017 : Oublié ^^, 

Juin 2018 : j’apprécie l’exercice. Je n’ai pas l’habitude de faire le point à cette période de l’année et c’est intéressant de voir où l’on en est. Faire une liste d’objectifs me fait encore un petit peu peur, mais une certaine orientation commence à se dessiner, et c’est déjà pas mal. 

Voilà voilà ! N’hésitez pas à reprendre ce « défi », cette réflexion pour votre blog ou répondre aux questions dans les commentaires. J’espère que ce petit exercice vous aura plu.

Lecture sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Nouvelles de notre planète

Christian Grenier, Pierre Bordage, Florence Thinard, Christophe Lambert, Christophe Léon (auteurs). 1999, 156 p. Hatier (Classiques & Cie Collège). Nouvelles, Science-fiction.

Cinq nouvelles très contemporaines, angoissantes ou drôles, qui nous confrontent aux grands défis environnementaux de notre époque : la pollution, les risques de l’énergie nucléaire, la réduction de la biodiversité, le dérèglement climatique.  

Pour ma deuxième lecture à l’internat, je voulais des récits courts en science-fiction qui risquaient de plaire à mes collégiens, de la 5ème à la 4ème. Couper La fille de 3ème B a été à la fois long, enquiquinant et en prime un crève-coeur parce que j’adore cette histoire. Un recueil de nouvelles en SF n’a pas été facile à trouver, du moins sur les étagères de mes deux CDIs. Quelque chose de court, jeunesse, et facile à comprendre puisque déjà je ne suis pas une grande lectrice de nouvelles et les recueils que je peux connaître sont plus destinés à un public habitué au genre.

Au final, je suis bien contente d’être tombée sur ce recueil. Si la première histoire ne m’a pas plu (plutôt que des personnages, on suit sur plusieurs chapitres différents éléments sur le plastique, sa conception, son lâcher dans la nature, etc.), les suivantes, entre action, humour et superbe écriture (toute manière je suis amoureuse de Christian Grenier épicétou ❤ ) m’ont donné pas mal de matière.

J’ai un peu adapté la langue comme la première fois, enfin les temps, temps du présent pour être plus dans l’action et plus près des élèves. Même si pour l’une des nouvelles, la langue était justement un peu compliquée, on y revient.

Accessoirement, ce qui m’a fait un peu bizarre, c’est que j’ai eu deux séances lectures sur ce recueil puisqu’il y a plus de gamins dans cet internat que celui des filles. J’ai du mal à me répéter, j’essaie de faire toujours à l’identique (en cours aussi en fait, ce n’est pas plus mal si en général on a une classe par niveau). Surtout qu’en fait, quand mes 3èmes pro m’ont réclamée, je ne savais pas trop quoi leur lire alors je leur ai proposé ça, et ils étaient plutôt enthousiastes, donc on y retourne pour la 3ème fois, heureusement que j’ai apprécié la plupart des histoires.

Noir destin pour plastique blanc (Florence Thinard) est la nouvelle qui m’a le moins plu. Honnêtement, j’ai failli lâcher le livre avant d’avoir fini tellement j’étais persuadée que rien ne correspondrait à ce que je cherchais. Si j’ai apprécié la discussion de l’adolescent avec ses parents sur la consommation, notamment l’opposition avec le père qui travaille à l’usine de plastique et qu’il y a ce dialogue entre les ados sur les emballages de chips, les autres extraits ne m’ont pas intéressée et ils sont trop court, formant un tout assez maladroit. Au moins maintenant je sais que Thierry Magnier a édité un recueil de nouvelles SF (Nouvelles vertes) dans lequel je pourrai aller piocher. Je n’ai d’ailleurs pas lu cette nouvelle, pas assez linéaire donc et ne pouvant même pas m’appuyer sur les personnages, je pense que j’aurais perdu mes gamins à coup sûr.

Césium 137 de Pierre Bordage a plus d’action et passe mieux en voix, notamment avec les personnages et les péripéties qu’ils rencontrent (mon hurlement à la vue de l’énorme rat a remporté pas mal de succès). C’est un peu long, je trouve, et un peu cliché par moment quand même (Andra qui a un faible pour Puc est bien appuyé, et le fait de vouloir plus de doigts pour y mettre du vernis, j’ai été à la limite de couper cette réplique plutôt cruche). Mais les révélations finales ont impressionné mes gamins et les ont fait réfléchir, ce qui n’est déjà pas si mal.

Homo jardinus (Christophe Lambert) est la nouvelle qui m’a décidée à me lancer. Elle est pleine d’humour, avec un colonel anglais, des mots VO, de la pelouse et des nains qui disparaissent.  Elle est courte, aussi, ce qui aide. Bon, il y avait un peu beaucoup de références anglo-saxonnes qui manquaient à mon auditoire et donc quelques blagues perdues mais le dénouement contrebalance ça sans peine. Il est triste, choquant (plus de plantes 😥 ), inattendu et ce qui arrive à la pelouse puis au colonel apporte une touche d’humour malgré les circonstances.

Je suis la vigie et je crie : je suis amoureuse de ce texte ❤ Forcément, c’est du Christian Grenier. J’ai dû bien changer les temps, apporter quelques explications et rappels au fil du texte parce qu’il est assez complexe. Mais il en vaut tellement le coup ! On a envoyé quelqu’un dans le futur et il a choisi de s’intéresser à un observatoire nouvellement détruit. Il en a ramené une espèce de boîte noire avec le témoignage de la vigie, le responsable du phare, qui relate ce qu’il est advenu de la planète. C’est beau, c’est fort, c’est émouvant, mais c’est compliqué puisque c’est enchâssé dans une autre situation – hell, même moi j’ai dû relire pour tout comprendre, y compris le fait que contrairement à ce que disent les politiques c’est bien le futur qui les attends, dans ses catastrophes climatiques. Et cette métaphore du fil d’Ariane ❤ quand un de mes gamins l’a repérée j’étais teeeeellement happy ❤ Mais, oui, texte assez compliqué, mais des mots tellement beaux ❤

Pour mes 3èmes, comme on a pris du temps pour expliquer certaines choses dans les différents textes, on s’est arrêté à cette nouvelle. Ce qui n’est pas plus mal puisque je me suis rendue compte que la dernière était compliquée aussi.

Ella de Christophe Léon m’a beaucoup plu lorsque je l’ai découverte. Ella est une jeune fille un peu étrange qui vit en cité et propose de démarrer un potager dans une cité et démarre une petite utopie. Les petits ont plutôt accroché à l’idée mais je crois que les mots les ont perdus. C’est du langage un peu familier, un peu cité, qui cohabite avec des sons comme Ella elle a … heu ouais ils n’auront pas la référence hein et la répétition du prénom donne une structure un peu lourde aussi à l’oral. Le langage familier de l’auteur n’est pas vraiment celui de mes gamins et s’ils sont restés très calmes (dernière nouvelle, un peu de fatigue je pense) je crois qu’ils n’ont pas tout compris. Et je me voyais mal couper dans le texte qui a une structure, un rythme très musical ou changer le langage qui se tient on its own. J’hésite à reprendre cette nouvelle pour une nouvelle occasion. Même si j’avoue que certaines expressions comme « chiche pois chiche », j’ai trouvé ça vraiment fun.

Je n’ai pas prêté attention aux dossiers, je le ferai davantage lorsque je commanderai le recueil pour le boulot.

L’un dans l’autre, la lecture a été intéressante et m’a beaucoup plu pour ma part. Elle a rencontré un certain succès avec les élèves et pourrait vraiment donner lieu à des discussions intéressantes à part le premier texte qui ne me convainc pas du tout (sauf éventuellement la petite partie sur le sac plastique jeté sur la plage comme il met en scène des ados, en plus de la discussion familiale).

Si vous recherchez de la SF à thématique écologique, des textes assez courts (pour l’étude en classe aussi) je pense que ça peut fonctionner.