The Melancholy Death of Oyster Boy

Titre VF : La triste fin du petit enfant huître et autres histoires.

Auteur : Tim Burton.

Langue : anglais.

Nombre de pages : 128.

Parution VO : 2004.

Éditeur : Faber and Faber.

Genre : Poésie.

Prix : 11,36€.

Résumé éditeurFidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l’enfant qui est en nous.

Je garde un très bon souvenir de ce (très, trop?) petit recueil.

De petits poèmes, parfois de quelques lignes, avec un charme et un style captivants. Burton crée des images, des petites histoires hors du commun, qui ont l’art d’éveiller la surprise et l’intérêt. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute.

Les poèmes sont servis par des dessins saisissants, illustrés dans le même esprit fantastique que les petites histoires, avec ces personnages. On nage en plein esprit Burtonien, et on n’a pas envie de refaire surface. Je l’ai lu en anglais, mais les textes sont simples et les illustrations apportent une aide à la compréhension, en cas de crainte d’un niveau juste. Il n’est pas question de niveau ici, juste de magie.

Même en le lisant en anglais à voix haute, il ne m’est resté entre les mains qu’une petite demi-heure ! C’est la seule déception que je puisse formuler pour cet adorable recueil.

Fairy Cube, tome 3

Titre VO : Yôsei Hyôhon 3.

Auteur : Kaori Yuki.

Traducteur : Kureha.

Nombre de pages : 160.

Parution VO : 2006. VF : 2007.

Éditeur : Tonkam.

Genre : Manga – Shojo – Contes de fées.

Prix : 6,99€.

Résumé éditeur Depuis toujours, Ian Hasumi peut voir les fées et autres créatures surnaturelles. En particulier, il voit régulièrement un double de lui, Tokage, qui le déteste et fait le mal autour de lui. Jusqu’au jour où Tokage parvient à faire assassiner Ian et prendre sa place. Ian, qui n’est plus qu’un esprit, fera tout pour reprendre sa place !

Ce n’est qu’avec ce troisième tome que je me découvre une affection pour la série. J’en reste assez déçue puisque tellement d’éléments auraient dû me plaire (le folklore celte notamment) mais ce n’est qu’ici qu’ils fonctionnent.

Cette cérémonie pour ouvrir le portail des démons ne prend de l’envergure qu’au moment de l’ouvrir, avec la présence de Shira (personnage passionnant, mais mal amené, je trouve, et qui même à la fin n’arrive pas à prendre de l’ampleur – son ambiguïté, son côté androgyne, sa relation avec la mère de Ian … tout aurait dû contribuer à la mettre au premier plan), et démarre le récit avec plus de force qu’auparavant.

Les révélations sur la mère du héros et Tokagé (que je n’attendais même plus) sont bienvenues, touchantes, et vraiment inattendues, j’ai aimé son retour ainsi que celui de Doshi. C’est un peu tire-larmes, mais ça passe.

Retrouver l’histoire de Kaito est Lei-Vun est également un grand point, surtout qu’elle apporte de petits bouleversements que je n’avais pas vu venir non plus. Je me suis presque prise à regretter qu’ils ne soient pas les héros du récit, je les trouve plus intéressants que Ian et Line. Mais la toute fin m’a plu, enfin.

J’avais complètement zappé qu’après la fin, on avait une histoire bonus mettant en scène Lei-Vun et Isaiah. Je ne suis pas convaincue. Le principe est un peu éculé (ce démon des purikura qui exauce ton voeu et revient te chercher ensuite), et Isaiah n’est pas passionnant (et comme d’habitude, Lei-Vun est trop discret).

Nombre de tomes parus (série finie) : 3.

Tome 1

Tome 2

Et cette porte, là-bas, qui se fermait …

Auteur : Pierre Gévart.

Illustrateur : Mathieu Coudray.

Nombre de pages : 107.

Parution : 2009.

Éditeur : Argemmios.

Genre :  Mythologie – Contemporaine.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur Orphée écrit, pour lui-même et pour un journal, où il signe une chronique quotidienne. Eurydice est professeur de lettres. Il boit, elle fume. Il est jaloux, elle aime se sentir libre. Dans le labyrinthe de leur vie commune, des portes s’ouvrent et se referment, innombrables, et nul ne saurait dire si elles les conduisent vers les Enfers ou si elles les en ramènent ; si, à travers elles, ils se retrouvent ou se perdent encore. Par la magie des archétypes, on entre dans l’intimité de ce couple, que le regard particulier de l’auteur arrache à toute banalité. Sans jamais quitter les contours oniriques du mythe, on observe les gestes des amants, décomposés, ralentis, magnifiés. La vie, l’amour, les malentendus passent sous le microscope. Une œuvre atypique, riche en références et clins d’œil semés çà et là comme autant de petits pétards, qui écorchent le mythe sans jamais l’abîmer vraiment.

J’étais plutôt intéressée par la réécriture moderne du mythe d’Orphée et d’Eurydice, elle prof de lettres, lui journaliste, à notre époque. Au final, ce n’est pas cet aspect qui m’a plu, parce qu’il a son côté répétitif, ennuyeux … contemporain. J’avais plus l’impression de lire de la littérature contemporaine dans l’ennui que je lui confère souvent, et qu’elle me procure à son tour, dans cette description d’une relation qui part à vau-l’eau. Sans parler des descriptions en général, justement, du plus basique comme une poignée de porte …

Et puis les inter chapitres sont arrivés. Avec eux, des réflexions sur le mythe originel, et le séjour d’Eurydice aux enfers, et sur les raisons qui lui donnaient envie de rester. Et j’ai trouvé ça hilarant. Entre Orphée et son haleine marquée, son côté machiste, le fait qu’il surnommait peut-être sa femme « dydyce » … (variante de bobonne ^^;)

J’ai aussi bien apprécié l’arrivée d’Hadès et Perséphone dans le récit courant. Ils sont inattendus, drôles, et que dire du chapitre final qui regroupe tous ces personnages avec Marcel Proust (oui, le monsieur à la madeleine joue un rôle non négligeable, et c’est drôle).

C’est une lecture plutôt surprenante, mais j’en retiendrai surtout les aspects amusants, et le côté court du récit. Je préfère cette version à celle de Silverberg, plus poétique, mais plus ennuyeuse.

Pandora Hearts, tome 1

Titre VO : Pandora Hearts.

Auteur : Jun Mochizuki.

Traducteur : Fédoua Lamodière.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2008. VF : 2012.

Éditeur : Ki-Oon.

Genre : Manga – Shonen.

Prix : 7,65€.

Résumé éditeur : Oz Vessalius, 15 ans, est l’héritier d’un des quatre grands duchés du pays. Le jour de sa cérémonie de passage à l’âge adulte, des bourreaux masqués le précipitent dans un monde sombre et confus, l’Abysse, pour un crime dont il ignore tout. Dans cette prison à l’écart du temps, il rencontre Alice, une jeune fille aux pouvoirs mystérieux, qui lui propose de nouer un pacte pour l’arracher à ce cauchemar. Mais l’organisation secrète Pandora, qui a pour mission de lever le voile sur les mystères de l’Abysse, attend son retour de pied ferme…

J’avais été très déçue de Crimson Shell du même auteur, et beaucoup m’avaient conseillé de jeter tout de même un œil à Pandora Hearts. Ils avaient bien raison : j’ai trouvé le dessin beaucoup plus sympathique et soigné, l’histoire et les personnages plus intéressants.

J’ai surtout aimé les références à Alice au pays des merveilles. Montre, lapin, scène de thé … Le héros, Oz, est plein de malice et d’espièglerie, et je m’y suis très vite attachée. Sa naïveté et sa gentillesse le rendent encore plus touchant. Les autres personnages sont également intéressants et j’ai très hâte de les découvrir plus avant.

Pas mal de mystères se profilent, et l’auteur réussit à nous entraîner dans cet univers sans trop de mal. Je suis donc repartie pour une nouvelle série, mais je ne regrette pas, elle se profile plutôt bien !

Nombre de tomes parus : 19 (série en cours).

Miss Silver, tome 19 : La dague d’ivoire

Titre VO : The Ivory Dagger.

Auteur : Patricia Wentworth.

Nombre de pages : 320.

Parution VO : 1953.   VF : 1998.

Éditeur : 10/18 (Collection: Grands détectives).

Genre : Policier.

Prix : 2€ (occasion).

Résumé éditeur : Le bureau de Herbert Whitall offre une vision de cauchemar au petit matin : l’homme a été poignardé durant la nuit à l’aide d’une dague d’ivoire. Miss Silver s’avoue quelque peu désorientée. Elle sait bien sûr que Lila Dryden, qui devait devenir sa femme, nourrissait pour lui en secret une haine féroce, toutefois ce crime ne saurait lui profiter. Mais qu’en est-il de ses proches ? Avec seulement des débuts de réponses et quelques maigres indices, Miss Silver devine déjà que la partie ne sera pas facile à jouer.

J’ai déjà lu trois Patricia Wentworth par le passé, et j’avais beaucoup aimé. Mais là … je n’ai vraiment pas passé un bon moment. Une bonne déception, voire à la limite de la consternation. J’ai eu une forte impression de mascarade, avec tous ces suspects, ces éventuels criminels qui défilent, un peu ridicule. Car oui, d’abord c’est untel qui a commis le crime, ensuite machin se dénonce, et retournement de situation c’est truc … je sais, c’est le principe du roman policier à énigme dans ce style, mais là on aurait dit un défilé et j’ai détesté.

J’ai trouvé l’écriture assez limite, avec des problèmes de traduction visibles (même si malheureusement je n’ai plus d’exemples en tête). Et des références constantes à Tennyson m’ont agacée, comme je ne lis pas cet auteur. Et l’auteure m’a ennuyée jusque dans son écriture (quand la traduction ne m’a pas agacée).

L’enquête en elle-même m’a peu passionnée, surtout que je venais de terminer un Agatha Christie, qui sans être un des meilleurs, était sans comparaison. Cela tenait sans doute en grande partie aux personnages.

L’héroïne, Lila, est plate, sans aucun ressort. Elle estime qu’elle doit se marier parce que trois cents invitations ont été envoyées … j’ai horreur de ce genre de personnage larmoyant. J’ai préféré sa cousine, Ray, qui a davantage de caractère, mais l’histoire d’amour du roman qui la concerne, se noue beaucoup trop vite, aucun suspense de ce côté. Lady Dryden, qui force Lila à se marier, est relativement absente de la deuxième partie, ce qui est peu logique parce qu’elle est tout de même un suspect potentiel – comme tout le monde.

Les autres personnages ne m’ont pas laissé de souvenir impérissable. Miss Silver m’a un peu agacée dans ce volume. J’aurais vraiment dit qu’assise, elle se tournait les pouces, et alignait bonne réponse sur bonne réponse … une fois encore, c’est un peu le principe de ce genre de policier à détective, et je ne sais pas pourquoi ça m’agace particulièrement avec elle, ou ce volume spécialement. C’est sans doute lié à mon impression de mascarade, de défilé pour le criminel. Que si ils étaient proclamés coupables tour à tour et ensuite non ce n’est pas eux, qu’à un moment elle s’était trompée mais qu’elle n’en donnait pas l’impression … Je sais, c’est élaboré, mais j’essaie de comprendre pourquoi cette lecture m’est complètement passée par-dessus la tête.

Nombre de tomes parus : 32.

Cherish

Titre VO : Cherish.

Auteur : Wataru Yoshizumi.

Nombre de pages : 187.

Parution VO : 2006 VF : 2010.

Éditeur : Glénat.

Genre : Manga – Shojo – Romance.

Prix : 6,50€.

Résumé Chihiro est élevée par un couple gay ! Mais lorsqu’elle retrouve Masanori, son ancien amoureux, à l’université, la jeune fille est troublée. Celui-ci l’avait en effet plaquée à cause de sa situation familiale …

J’ai retrouvé avec plaisir une mangaka que j’adorais adolescente.

Le dessin m’a paru s’éloigner un peu des précédents récits de l’auteure, très orientés adolescents, avec de très nombreuses scènes à l’école. Non que je m’en plaigne, hein, cela me plait toujours beaucoup. Mais c’était un changement intéressant.

Ici le sujet est plus adulte, l’univers aborde une relation parentale homosexuelle et de la manière dont la nouvelle peut être accepté par les proches de l’héroïne. Il est traité avec la même douceur et légèreté qui est coutumière à l’auteur.

Je ne dis pas que c’est un portrait fidèle des réactions japonaises à l’homosexualité et aux gays qui veulent élever des enfants. Mais j’ai bien aimé le traitement qu’en a fait l’auteur. Elle s’est centrée sur Chihiro, qui vit bien cette situation, qui n’en a pas honte, mais qui a été atterrée et si triste lorsque son petit ami, au collège, lui a dit par lettre ne pouvoir accepter cette situation.

J’ai préféré Cherish à la deuxième histoire du recueil, Happiness, qui se situe dans le domaine de l’édition. Le personnage principal, Akatsu, tombe amoureux d’une auteure dont il s’occupe. Mais celle-ci a un enfant et ne veut pas imposer cette responsabilité. Les choses s’enveniment lorsque la nouvelle femme du père fait son apparition.

Cherish traite de la tolérance autant que des relations amoureuses, et même si Happiness a été amusant et intéressant, pas du tout ennuyeuse, j’ai préféré le début. J’ai particulièrement aimé les passages avec la mère de l’héroïne, Haruka, si drôles et si touchants.

Forgotten, tome 1 : Le Royaume sans nom

Titre VO : Forgotten: The Unnamed Realm.

Auteur : Cris Ortega.

Nombre de pages : 45.

Parution VO : 2008 VF : 2010.

Éditeur : Milady.

Genre : Beau Livre – Fantastique.

Prix : 15€.

Résumé éditeur Il existe entre veille et songe, un Royaume sans Nom. Là, un arbre dissimule en ses branches mille histoires oubliées.

Cris Ortega est une dessinatrice que j’adore, depuis que j’ai découvert un magnifique poster dont elle avait réalisé le dessin, il y a quelques années. J’ai été ravie de voir qu’un roman graphique avait été édité par les éditions Milady.

Le livre est très beau, avec de charmantes coquetteries éditoriales, comme un papier bordeaux légèrement cartonné à l’intérieur, lorsqu’on ouvre le livre, qui donne une impression de luxe et d’élégance.

Autre petit plus : en ouvrant le livre, la jaquette est illustrée d’un rideau rouge, comme un rideau de théâtre, sur la phrase suivante « Entre les brumes éthérées de songes perdus se trouvent les histoires de condamnés, émergeant des branches de l’arbre qui s’abreuve aux eaux claires de la Fontaine de l’Oubli« , qui annonce la poésie des textes de l’œuvre.

Le recueil comporte plusieurs histoires, comme des nouvelles, poétiques, servies par un dessin magnifique, soigné. Elles sont adaptées de mythes grecs, de folklore écossais ou germain, des histoires teintées de fantastique, un peu inquiétantes, sur l’amour, la mort, la peur. Entre chacune se trouve une petite conclusion sur l’héroïne et une petite transition amène l’histoire suivante par le biais d’une conteuse qui accompagne le lecteur du début à la fin de l’ouvrage.

Les dessins sont adorables. La dessinatrice travaille le fond, les décors, tout autant que ses personnages. Je trouve qu’elle ajoute une certaine douceur à leurs traits, de nombreux détails, comme les cils, des reflets dans les cheveux, un certain travail sur la lumière … l’effet ainsi obtenu combine le réalisme au fantastique des situations et des histoires dépeintes. J’ai du mal à décrire des illustrations en général, mais je suis tombée sous le charme de la féérie de celles-ci.

Un très beau livre, malheureusement une lecture courte. Ce fut une belle échappée dans un univers imaginaire des plus intéressants. Ce serait pas mal que la suite soit publiée, mais j’en doute.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).