Utena, la fillette révolutionnaire, tome 2

Titre VO : Shojo Kakumei Utena.

Auteur : Chiho Saitô.

Illustrateur : Be-Papas.

Traducteur : Anne Mallevay.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 1997. VF : 2003.

Éditeur : Pika.

Genre : Manga – Shojo.

Prix : 6,95€, commercialisation stoppée.

Résumé éditeur : Utena, mise à mal par Saiyonji, est sauvée par l’intervention de Toga. La réaction de ce dernier va déclencher bien d’autres inimitiés, notament celle de Yuri, la capitaine de l’équipe d’escrime…

Malgré l’apparition de deux personnages qui ont l’air intéressant (des jumeaux, garçon et fille, le jeune homme faisant partie de l’Ordre de la rose), je n’ai pas trouvé ce volume aussi intéressant que le précédent. Il y a quelques duels, mais pas de surprise, et si ça n’avait pas été pour le chapitre bonus humoristique, je me serais ennuyée, je pense.

Déjà, il m’a fallu relire le premier tome en diagonale, pas grand-chose n’était resté. Certes, le dessin est toujours aussi plaisant à l’oeil et me convient, mais le récit, ici, n’est pas fascinant, et il se coupe à un moment clé. Je sais, c’est le but, mais j’ai trouvé qu’il y avait peu d’action / révélations (deux duels, trois si on considère l’agression de Saionji en fin de premier tome), avec un élément intéressant : une fresque avec des prévisions de duels dans la chambre de Toga. A voir si c’est expliqué par la suite, ce n’est pas le cas à ce moment.

Un élément plutôt dommage, lorsque j’aime le dessin : de nombreuses pages sont un peu passées, comme si elles avaient « déteint », de noir et blanc avec nuances de gris on est dans le gris pâle. On y perd beaucoup. Surtout pour une illustration ou un personnage se dessine en filigrane, soit plus clair, derrière Utena …

Heureusement, le dernier chapitre est très drôle, sur une échange de corps entre Utena et Anthy suite à une recette plutôt épicée de leur petit animal, et clôt le volume sans trop de regret. En espérant une suite plus pimentée avec le volume 3 !

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 1

Utena, la fillette révolutionnaire, tome 1

Titre VO : Shojo Kakumei Utena.

Auteur : Chiho Saitô.

Illustrateur : Be-Papas.

Traducteur : Anne Mallevay.

Nombre de pages : 208.

Parution VO : 1996. VF : 2003.

Éditeur : Pika.

Genre : Manga – Shojo.

Prix : 6,95€, commercialisation stoppée.

Résumé éditeur : Utena perd ses parents alors qu’elle n’a que six ans. Un jour, errant tristement sous une pluie battante, elle tombe dans une rivière. Un homme mystérieux la sauve de la noyade et lui laisse une bague ornée d’un sceau en forme de rose.

Sept ans plus tard, comme tous les ans depuis ce jour-là, Utena reçoit une lettre cachetée par le sceau de la rose. Suivant les consignes de la lettre, elle s’inscrit à l’école Ohtori, ne sachant pas trop ce qui l’attend … 

Il y a quelques années, j’ai vu l’anime tiré de cette série manga, qui m’avait énormément plu, et je m’étais mise en tête de dénicher les livres. Ça n’a pas été une mince affaire. Il m’a fallu du temps pour les trouver, même si j’ai eu de la chance et que j’ai pu récupérer les cinq dans un laps de temps assez record (moins d’un an !). Je ne regrette pas du tout l’attente, j’ai beaucoup aimé ce début de série.

Le style de dessin est du shojo classique, les visages longs, au menton un peu pointus, les grands yeux, les détails des cheveux. On est surtout focalisés sur les personnages, mais j’ai beaucoup aimé certains éléments du décor, comme dans l’animé, celui de la tour des duels et du château d’illusion.

Il y a un élément qui me dérange fondamentalement dans l’intrigue. Pour venger une amie, Utena provoque en duel le jeune homme qui l’a humiliée, mais celui-ci accepte sans comprendre exactement la raison (il s’en fiche un peu, de la raison et de l’amie, en fait). Saionji l’attaque avec une véritable épée contre celle en bambou de la jeune fille, une épée prise dans le corps d’Anthy, la fiancée de la rose, qui lui appartient tant qu’il n’a pas été vaincu en duel … une fois victorieuse, Utena reçoit la propriété d’Anthy à son tour. Vous voyez mon problème, qui est aussi celui de l’héroïne : personne n’a à posséder un autre être humain, encore moins cette personne être forcée à faire tout ce que son « fiancé » exige d’elle. Utena continuera les duels principalement pour empêcher Anthy de tomber entre de mauvaises mains.

Anthy, en tant que personnage, est impossible. Elle est ultra passive, et fait plus pot de fleur que personnage, se contentant de sourire et d’obéir. Tôga, celui qui donne à Utena les explications sur les lettres et les duels, malgré son côté séducteur qui l’agace profondément, me plaît beaucoup. Saionji se comporte comme un parfait enfoiré, à maltraiter Anthy, et on se contente d’apercevoir les autres duellistes (deux, je crois) qui prendront plus d’importance par la suite. Utena est pleine de caractère, et j’ai pris plaisir à la suivre. A voir si cette impression positive se poursuivra par la suite ^^

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).