Au bord des mots, lectures sur un rocher

Monster, tome 1

Auteur : Naoki Urasawa.

Traducteur : Thibaud Desbief.

Nombre de pages : 220.

Parution VO : 1995. VF : 2001.

Éditeur : Kana (Collection : Big).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,45€.

Résumé éditeur 1986. Kenzo Tenma est un brillant neurochirurgien pratiquant son art à l’hôpital Eisler de Düsseldorf (Allemagne). Tenma est comblé, il vient de sauver la vie d’un chanteur d’opéra célèbre… Promis à la belle Eva Heineman, la fille du directeur de l’hôpital, son avenir est tout tracé. Tout lui sourit… Jusqu’à la nuit où arrivent deux enfants, Anna et Johann Liebert, dont les parents ont été découverts sauvagement assassinés. En choisissant de sauver le petit garçon plutôt que le maire de la ville, le docteur perdra tout… Amour, gloire et honneur laisseront place à solitude, rupture et alcool… Surtout qu’autour des deux enfants, les morts se multiplient. Tenma n’aurait-il pas sauvé un MONSTRE…

J’avais découvert ce premier tome il y a cinq ans et je n’avais pas trop accroché (si je me souviens bien, dessin par trop réaliste, histoire qui démarrait en mode médical, et juste pas une envie dévorante de tourner la page). Je crois que depuis j’ai découvert Pluto du même auteur, que j’apprécie beaucoup, et en retombant sur cette série au boulot, j’ai eu envie de la reprendre.

Et c’est beaucoup mieux passé cette fois. Je me suis intéressé au héros, Dr Tenma, qui préfère suivre ses convictions et sauver des enfants qu’une personnalité, et perd sa position avantageuse. Ce démarrage très manipulations et politiques et intéressant, mais je ne pense pas qu’on poursuive dans cette veine.

Il s’agirait plutôt de thriller, à la recherche de ce monstre que Tenma a finalement sauvé, et dont il est responsable des crimes, dans sa vision des choses. J’ai très envie d’en savoir plus à son sujet. Et de voir comment Tenma va se dépatouiller de l’inspecteur qui se demande s’il n’est pas responsable d’une série de crimes commis par ce « monstre » (et puis des bonbons empoisonnés, j’adore !).

Le dessin m’ennuie toujours un peu, il a ce côté très réaliste qui m’accroche ou pas, et il ne fonctionne pas ici. Mais l’intrigue et l’action compensent cet aspect. Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite !

Nombre de volumes parus : 18 (série finie).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Evil Heart, tome 1

Auteur : Taketomi Tomo.

Traducteur : Thibaud Desbief.

Nombre de pages : 190.

Parution VO : 2005. VF : 2006.

Éditeur : Kana (Collection : Big Kana).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,45€.

Résumé éditeur :  Suite à un terrible drame familial, Umeo et sa sœur aînée Machiko, tous deux étudiants, vivent seuls. Elève bagarreur, Umeo est assez mal dans sa peau. Un jour, il tombe sur un entraînement d’aïkido. Fasciné, il imagine que cet art martial japonais pourrait le rendre plus fort que tout le monde ! L’aïkido l’invitera à canaliser sa colère mais pourra-il le sortir de la spirale de la violence et trouver sa voie ?

Lorsque j’ai vu la couverture pour la première fois, j’ai tout de suite pensé que je n’aimais pas du tout le dessin – une impression qui s’est vérifiée tout au long de la lecture – très réaliste, à la limite du rude, froid, carré.

Umeo, je dois bien l’admettre, ne m’a pas du tout été sympathique non plus. Cet enfant qui se bat sans cesse, même s’il est perdu, vit seul avec sa soeur, plutôt chouette par ailleurs, devant se retrouver dans l’aikido …

Je n’ai commencé à être intéressée que lorsque l’auteur a évoqué la famille des personnages. Leur mère en prison. Leur frère aîné. Je ne m’attendais pas à le voir débarquer au dernier chapitre, et il m’a fait frissonner. Il dégage cette aura menaçante, qui n’est pas loin d’Umeo lorsqu’il a son regard vide et froid.

Même si la série est courte, je ne sais pas si je continuerai. Le thème ne m’a pas plu davantage que ça, ni le dessin.

Nombre de tomes parus : 6 (série finie).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Détenu 042, tome 1

Auteur : Yua Kotegawa.

Traducteur : Guillaume Abadie.

Nombre de pages : 216.

Parution VO : 2002. VF : 2006.

Éditeur : Kana (Collection : Big Kana).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,35€.

Résumé éditeur : Le gouvernement japonais lance une expérience : Ryohei Tajima, « le détenu 042 », en sera le cobaye ! Condamné à mort pour 7 meurtres, il verra sa peine commuée en travaux à perpétuité, à la condition d’accepter l’implantation dans sa tête d’une puce capable de détecter la moindre pulsion destructrice, de le localiser et de fournir des données sur lui. A la moindre envie de meurtre, la puce explosera, causant ainsi des lésions irréversibles au cerveau. C’est sous cette épée de Damoclès et selon cette liberté toute relative, que le jeune condamné commence son travail d’intérêt général…

Je n’avais jamais entendu parler de cette série avant de la trouver sur les étagères manga du boulot. (Heureusement qu’on l’a en entier d’ailleurs puisqu’elle n’est plus commercialisée).

Si le trait est honnête, réaliste, il n’est pas des plus attractifs – mais je suis difficile. Le manga vaut surtout pour son histoire, et le personnage principal.

On sait qu’il est un meurtrier, qu’il a semble-t-il tué sans états d’âme sept personnes, et l’auteur dévide doucement son histoire : sa vie dans une secte, les secrets concernant sa famille. Il a beaucoup de simplicité, s’exprime très peu, apprécie le jardinage et la compagnie des plantes, ainsi qu’une lycéenne aveugle.

Mais, heu, sérieusement ? Un criminel anciennement condamné à mort fait partie d’une expérience scientifique pour tester une puce électronique sensée contrôler ses pulsions, et on le fait travailler dans un lycée ? Heu, c’est pas chouïa dangereux avec les ados ? J’avoue que cette partie de l’intrigue est un peu trop difficile à croire.

C’est une série courte que je vais poursuivre, je suis curieuse d’en savoir plus sur le protagoniste et l’issue de l’expérience.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie, commercialisation stoppée).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Pluto, tome 2

Titre VO : Pluto.

Auteurs : Naoki Urasawa, Osamu Tezuka, Takashi Nagasaki.

Nombre de pages : 218.

Parution VO : 2004. VF : 2010.

Éditeur : Kana (Collection : Big).

Genre : Manga – Seinen – Science-fiction.

Prix : 7,45€.

Résumé éditeur Les forces de police sont en émoi : une nouvelle victime a été retrouvée. Il s’agit, cette fois, d’un juriste qui est l’un des initiateurs de la loi internationale sur les droits des robots et tout laisse penser que avant de mourir il allait contacter le professeur Ochanomizu du ministère des sciences. Pendant ce temps, l’inspecteur Gesicht qui poursuit sa tournée des robots les plus puissants de la planète, rencontre un robot à l’apparence d’un petit garçon ? qui, Gesicht le devine tout de suite, est bien plus perfectionné qu’il ne l’est lui-même. Il se prénomme Astro.

Ce deuxième volume est toujours un bonheur à lire.

J’ai tout de même l’impression d’avoir pas mal perdu en ne connaissant pas l’histoire d’Astro, qui est introduit dans ce volume. Je sais juste qu’il est le héros d’une série de Tezuka, et je site le design, mais ça s’arrête là, malheureusement. Comme Uran, la petite fille (robot?) de la fin, qui doit aussi être connue, mais pas par moi.

C’est un personnage adorable, j’ai été ravie de le suivre dans ce volume. Il est aussi extrêmement touchant. Il n’est pas le seul. A part les flics humains du début, qui sont plutôt agaçants, les robots et autres personnages m’ont plutôt touchée. Une fois encore, je trouve que ce récit est très humain, et il fait un bien fou (enfin, quand on ne pense pas au mot fin et au fait que je n’ai pas encore la suite).

J’avoue que je ne savais absolument pas à quoi m’attendre, mais j’aime où Urasawa nous entraîne, l’aspect d’enquête me convient, et j’ai très, très envie de poursuivre.

Nombre de volumes parus : 8 (série finie).

Tome 1

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Pluto, tome 1

Naoki Urasawa, Osamu Tezuka, Takashi Nagasaki (auteurs). 2004 (VO), 2010 (VF), 186 p. Kana (Big). Manga – Seinen – Science-fiction. 7,45€.

Le très puissant robot Mont-Blanc a été détruit sans que l’on sache par qui ou par quoi. Au même moment, un des cadres de groupe de défense sur les lois sur les robots est assassiné.

Deux affaires sans relation apparente… ? Pourtant, sur les lieux du crime, c’est le même ornement en forme de cornes qui a été retrouvé.

Le meurtrier est-il un homme ou un robot ?! Selon les lois sur les robots, c’est impossible, les robots ne peuvent s’attaquer aux hommes. Voilà une affaire sans précédent, étrange et compliquée et c’est l’inspecteur-robot Gesicht qui en est chargé ! Gesicht ne va pas tarder à découvrir l’objectif du meurtrier : éliminer les sept robots les plus forts du monde… dont lui-même, Gesicht, fait partie !

J’avais quelques a priori avant de me lancer dans cette lecture. Le premier tome de Monster ne m’avait pas passionnée, tant au niveau de l’histoire que du dessin, avec un côté trop réaliste. Et je n’ai pas encore lu Astro Boy de Tezuka, je me demandais s’il y avait risque de ne pas comprendre. Ce qui n’a pas été le cas.

J’en ressors agréablement surprise, au final. J’ai aimé les références à Asimov et aux lois de la robotique. Le trait d’Urasawa s’est révélé très touchant, parfois en crayonné, comme lorsque Gesicht rencontre la femme d’un des robots assassinés. Son visage ne bouge pas, mais on sent sa tristesse, j’en ai été très touchée, comme un trait un peu universel, sans fioritures.

Il y a peut-être quelques références que j’ai manquées, comme apparaît en fin de volume Astro, mais on verra ça dans la suite.

On suit l’enquête de Gesicht sur les robots les plus forts du monde qui sont assassinés, avec le parcours de l’un d’entre eux juste avant la fin, un personnage attachant, comme Mont-Blanc, qu’on apprend à connaître via des témoignages d’autres personnes après sa disparition, et qu’on regrette. On rencontre aussi le seul robot à avoir tué un humain, qui glace les sangs. Et on n’a pas envie que le volume se finisse.

Nombre de volumes dans la série : 8 (série finie).

Tome 2