Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles d’octobre

En octobre, j’ai besoin de me consacrer à des lectures un peu plus légères, comme j’ai un peu de mal jusqu’aux vacances. J’arrive à faire suivre d’un peu d’imaginaire, pas forcément apprécié.

Il m’a fallu m’accrocher avec Splendour puisque le début, suite à la chute du 3, m’a paru clairement ne servir à rien. Le retour à la bonne société m’a ennuyée puisque Lina était sur le devant de la scène. Etrangement, c’est Elisabeth qui m’a intéressée dans cette dernière histoire, puisqu’à part Teddy, tout le monde s’en fiche d’elle et qu’elle soit finalement très en danger … Et j’ai tellement aimé le choix final de Diana. Il rattrape presque tout le reste ^^,

How to be a woman … n’est définitivement pas ma tasse de thé. C’est un livre à lire, qu’il fallait écrire, sur la condition féminine, sur les défis qu’a rencontrés l’auteur et ses différentes réflexions. Mais je ne me suis pas franchement retrouvée dans celles-ci sur la maternité, la féminité, la sexualité. Ce n’est pas une perte de temps, il m’est arrivé de rire, mais je crois que ce n’est juste pas un livre pour moi.

Quand je suis un peu déprimée, l’Histoire rend tout meilleur. Cher pays de notre enfance : enquête sur les années de plomb de la Vème République évoque les années juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Algérie, le meurtre d’un juge, la mafia lyonnaise et un groupuscule appelé le SAC. J’ignorais totalement son existence (et mon père aussi, shame on him). C’est assez terrifiant de découvrir cette partie de l’Histoire, trop proche et trop éloignée à la fois, mais fascinant grâce au trait documentaire des auteurs.

Jeune fille en Dior est un achat tout récent du Livre sur la Place. Je l’avais déjà feuilleté en avais adoré les dessins. Mais je retrouve un problème courant avec Annie Goetzinger. Les dessins sont impeccables et tant que l’on est focalisé sur Dior, c’est impeccable. Dès lors qu’on sort de la raison de vivre de l’album elle se lance dans un truc bien cliché. Si elle voulait donner un côté rêve de petite fille … c’est complètement passé à côté avec moi et la fin m’a juste ennuyée. D’où le problème : j’aime l’autrice dessinatrice, beaucoup moins scénariste. Tant pis, l’objet reste superbe.

C’était Lelf, je crois, qui m’avait donné envie de découvrir Saga. L’histoire est intrigante, les personnages très divers, mais j’avoue que le côté axé sur le sexe de ce tome m’a un peu agacée. J’attends de lire la suite pour me faire une opinion.

Le voleur aux cent visages est un achat inattendu du Festival de Géographie. Le premier tome est à l’image de mon ressenti, ces temps-ci, sur les séries vintage de Clamp : c’est adorable, et ici plein d’élégance. Les héros sont jeunes, mais si choupis!

Les Léonard sont des BD du boulot. D’ordinaire j’apprécie, mais je les ai trouvés plutôt ennuyeux, et le second trop parti dans une espèce de fantasy un peu loin de l’idée originale de la série. Bon, l’essentiel c’est que les gamins apprécient toujours.

J’ai retrouvé Sakura avec plaisir (surtout qu’apparemment les autrices se lancent dans une nouvelle série sur elle qui paraîtra bientôt … je la sens moins, celle-là). L’italien est toujours aussi adorable. Et il y avait Shaolan ❤

Sur un coup de tête, peu après avoir lu Ainsi soit-elle j’ai acheté la BD de Catel sur l’autrice. Et c’est magnifique. Il y a à la fois le récit de la vie de Benoîte Groult (fascinant, touchant), mais aussi une réflexion sur la bande dessinée et le féminisme. Magnifique.

J’ai découvert Lou dans mon deuxième CDI. Je ne vous en ai pas encore parlé parce que j’avais complètement oublié de les rentrer dans Goodreads et donc dans mon bilan. J’ai lu les quatre dernières ce mois-ci, donc, et n’en ferai pas de billet. Si j’ai toujours du mal avec le dessin, que je ne trouve pas très esthétique, il s’améliore effectivement (excepté pour le 6). Le 4 et le 5 poursuivent une histoire plutôt attachante sur l’adolescence. Je fais partie des déçu.e.s du 6, qui à mon sens n’a rien à voir et le dessin est bâclé. Le 7 semble revenir sur une histoire un peu mieux maîtrisée, un dessin plus contrôlé, mais la fin n’augure rien de bon. Ce n’est pas une série que j’ai envie d’acheter, et si ce n’est pas le cas au boulot, ce sera tant pis.

Sailor Moon, c’est toute mon enfance ❤ Je n’ai pas encore terminé ma lecture de l’édition Perfect, et pour pouvoir reprendre au 6, j’ai relu les premiers qui étaient restés chez mes parents, pour tout bien avoir en tête. C’est toujours aussi perturbant parce que je connais presque par coeur le texte de la première édition, et je vais remarquer presque tous les changements effectués, généralement pour le meilleur. Et cette reprise des noms originaux est tellement parfait. Une pensée pour Diamond, que j’apprécie toujours autant et que je regrette à chaque fois 😛 J’ai hâte de me lancer dans les arcs suivants que je connais moins bien (mais Pluton reviendra ❤ ).

Je devais lire Les hommes dénaturés pour un ABC SF il y a quelques années en l’empruntant, mais je n’ai pas eu l’occasion de le faire puisque j’avais déménagé. J’aurais probablement mieux fait de m’en tenir là vu à quel point j’ai détesté. L’enquête ne m’a pas passionnée, l’héroïne est horripilante, et les références au sexe ne sont absolument pas nécessaires. Il ne sera vraiment pas resté longtemps dans ma bibliothèque.

J’avais besoin de SF après ça, j’étais tellement agacée. Roland C. Wagner m’avait tellement soufflée avec son premier tome des Futurs mystères de Paris, Tem tellement passionnée, que je n’ai pas beaucoup réfléchi avant de me lancer. Il faut dire que ce second tome est encore plus barré que le premier et que j’ai eu un peu de mal à suivre, mais j’ai apprécié les explications sur la psychosphère, la tribu d’origine de Tem, les nouvelles données sur cette société. J’espère que la suite sera un peu plus simple à comprendre ^^,

Le Destin d’une déesse est une série qui m’avait laissé un très bon souvenir, surtout le premier. Je crois me rappeler que la fin du second était un peu cliché, sur une lancée un peu plus molle que le début, mais il fallait bien finir. Et oui, il fallait vraiment en finir, mais peut-être pas de manière aussi pesante, et, honnêtement, chiante. Je me suis ennuyée de bout en bout, déjà qu’on démarre par une grossesse et un accouchement, tout ce que je déteste. Je vais jeter un oeil au premier et au deuxième une fois encore parce que je ne suis pas du tout sûre de conserver cette série, ce tome étant vraiment une catastrophe.

Eclats d’ombre m’a apporté une jolie respiration après cette vilaine lecture. Les dessins de Mélanie Delon sont toujours aussi magnifiques, même si je suis plus mitigée devant les quelques lignes de légende qui les accompagnent.

Je suis tombée sur ce beau livre il y a quelques années, par hasard. Je ne le pensais pas aussi riche en texte. L’auteur est un ancien joueur, architecte de profession, qui a travaillé sur les courts de Roland Garros et a donc une vision passionnante. Il évoque l’histoire du jeu, les grand.e.s joueur.euse.s, et beaucoup d’éléments, le tout servi par une superbe illustration. Je ne suis pas fan de toutes ses affirmations sur les femmes, mais le résultat est quand même très beau.

Gérard Klein m’avait passionnée avec son Livre d’or de la science-fiction sur Ursula Le Guin, qui m’avait pourtant perdue avec Lavinia. Snow a donc eu la gentillesse de me donner ce petit recueil sur Robert Heinlein que j’apprécie beaucoup. J’avoue que la partie biographique, au lieu de m’enthousiasmer, m’a complètement plombée, et les nouvelles, si certaines sont intéressantes, m’ont déprimée et déplu pour la plupart … Un ouvrage qui ne donne pas envie de poursuivre ma découverte de l’auteur, cette fois.

Pour la petite anecdote, j’avais complètement oublié que j’avais Les Oubliés de l’Histoire dans ma bibliothèque xD C’est bien dommage, parce que l’auteur a une très belle écriture et que les quelques personnages que j’ai découverts pour l’instant m’étaient relativement inconnus et que je prends beaucoup de plaisir à en apprendre davantage sur eux. Un peu de lassitude s’est installée sur la fin, surtout que certains destins se ressemblent plutôt.

Je démarre juste La trilogie des magiciens que Snow m’avait chaudement recommandée. Les choses se mettent en place tout doucement, mais j’aurais vraiment préféré que l’histoire soit séparée en trois tomes ^^, j’ai une vague impression d’insurmontable xD

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en octobre ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles de septembre

En septembre, la reprise est plutôt fatigante. Et pour la première fois, je commence plusieurs livres, ne ressent plus l’envie de les reprendre, les laisse mariner avant de décider de les laisser pour plus tard. Il y a aussi des déceptions.

L’aspect morne d’Animaux disparus et sa composition bien trop axée sur les oiseaux a eu raison de moi après une seule soirée et moins de cinquante pages. J’appréhendais la lecture du dernier tome de Luxe, parce que le 3 présageait le départ à l’armée d’Henry et la jeune demoiselle qui le suivait. Au final ce n’est pas tout à fait le cas, ce qui est mieux, mais je n’en suis pas bien loin et cette mise en place fait déjà pétard mouillé … et on se focalise sur Lina Broud, devenue Broad, que je n’ai jamais appréciée. Je ne sais pas, ce tome m’ennuie franchement, je pense que je vais laisser tomber aussi pour l’instant.

Ces trois mangas sont des cadeaux de mon libraire lors de la dernière commande. Passablement crevée en fin d’année, j’en ai repoussé la lecture. Au final c’était très agréable de revenir au boulot la première semaine et de les trouver là ^^Tous trois sont des seinen, et très sympathiques. Je commanderai la suite sans faute. J’ai particulièrement apprécié The Rising of the Shield Hero (un côté un peu jeu vidéo avec l’arrivée du héros dans un univers de ce style, même si le début et l’accusation et viol m’ont laissée effarée – le côté seinen, ça devient plutôt dark, d’autant que la choupette à côté de lui était esclave, et ça rend le titre différent des autres dans le style) et Iris Zero, avec ces jeunes ayant des dons de vision particuliers, sauf le héros, qui en est quitte pour un sens de l’observation très développé qui m’a rappelé Poirot ❤

Ce mois-ci, en imaginaire, je n’ai pas pu résister à l’envie de dévorer le dernier tome en date des aventures de Rebecca Kean (après moins de vingt-quatre heures sur mes étagères … il me faut attendre un an avant la suite maintenant T_T). S’il est toujours aussi rempli d’action, il apporte également son lot de réponses, ce qui est appréciable. J’avais raison pour certaines, pas d’autres, donc je suis satisfaite 😛

Je suis tombée sur De l’autre côté de l’île au boulot. Après une Grande Catastrophe, la Mère Nourricière (non ça va, on ne s’énerve pas trop devant la multitude de majuscules) a décidé de protéger les habitants des îles avec un grand, grand nombre de règles. C’est une dystopie plutôt fraîche, aux règles intéressantes, et j’ai aimé que si on a le point de vue d’une petite fille, Honor, qui désire s’y plier pendant la plus grande partie du livre, ce soient ses parents qui sont plus « indisciplinés ». La fin est cependant très frustrante.

Oren Miller m’avait séduite avec Le roi sombre puis J’agonise fort bien, merci, que j’avais tous les deux adorés. Peut-être de trop grandes attentes avec A présent, vous pouvez enterrer la mariée, qui m’a déçue. Silence radio sur les deux années qui suivent la première enquête d’Evariste et Isabeau, impression donc de manquer de beaucoup d’informations, et un milieu qui ne m’a pas autant séduite que la Bretagne et ses créatures mystérieuses du début. Et ça m’a paru tellement long … Pas à la hauteur du premier, sans être mauvais.

Quelques lectures jeunesse, déjà avec le mois Roald Dahl (je crois que j’ai oublié de vous en parler), organisé par Evy, même si je ne savais pas trop où / comment parler de mes lectures … Coup de gigot est très surprenant. Ce sont un peu des nouvelles à chute, très bien pensées. La première m’a beaucoup amusée, et c’était chouette de sortir un peu de la zone de confort féérique habituelle de l’auteur.

Fantastique Maître Renard n’est pas une aussi bonne surprise, beaucoup trop jeunesse pour moi, sur des animaux qui essaient d’échapper à des propriétaires terriens furieux d’avoir été volés trop souvent par le renard en question. Vraiment pour les tous petits, je me suis ennuyée.

Au boulot, je suis aussi tombée sur ces deux lectures de mon enfance ! Ma tête a rétréci est un des deux Chair de Poule que j’avais dans ma bibliothèque. Le côté aventure, exotisme, avec une pointe de fantastique, m’a rappelé de très bons souvenirs, même si ça reste léger.

Entre-deux fait aussi ressortir un aspect léger que j’avais forcément manqué quand j’étais petite, mais je suis restée aussi prise dans ce récit sur un jeune qui change de club sportif et n’ose pas informer ses amis restés dans le premier. Déception tout de même quand il finit par confronter le nouveau coach sur le fait qu’il ne le fait jamais jouer et qu’il fait semblant de ne pas voir ses équipiers l’ignorer et que l’autrice nous annonce de manière guillerette qu’on ne saura absolument pas quelle a été la teneur de leur conversation. Désolée, ça sonne comme une mauvaise blague ou de la fainéantise, pour moi. Moment important passé sous silence, surtout quand on a fait monter la mayonnaise pendant aussi longtemps, ça m’agace qu’il ne soit pas décrit, pas même un tout petit peu.

J’avais très envie de découvrir cette biographie mâtinée d’essai de Caitlin Moran, avec ses réflexions sur la féminité. J’en suis au début, et je suis assez estomaquée de voir les explications de la mère à la fille sur ses règles. Oui, ça va faire mal, c’est normal … bon, c’est déjà mal parti à mes yeux, mais quand on découvre l’équipement tellement cheap mis à disposition (les serviettes tellement nazes qu’elles partent en morceaux quand la jeune marche et qu’elle décide donc de ne plus trop se déplacer, surtout que ses premières règles durent TROIS MOIS) … la mère est aux abonnés absents, comme elle attend son huitième enfant … si l’autrice me paraît intéressante, je suis choquée de la non-présence de la mère dans cette expérience qui me semble franchement traumatisante O_O

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en septembre ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles estivales

Durant l’été, il y a trois types de livres sur la Falaise : « boulot » (un grand mot pour dire que j’essaie de ne pas trop faire ma feignasse et de préparer la rentrée), écriture (inspiration roman) et lecture plaisir.

Les deux premiers sont des relectures, le second a été ma bouée de sauvetage pendant mon premier boulot (lorsque je ne savais pas du tout ce que j’étais sensée faire en tant que professeur documentaliste et que la direction me considérait comme une surveillante vaguement « améliorée »). Le troisième est toujours en cours, j’ai du mal à m’y mettre même si l’écriture d’Anne Cordier est très vivante.

J’ai retrouvé avec plaisir mon Morel, qui m’avait déjà inspirée pour l’écriture il y a quelques années. La découverte de la Petite encyclopédie des vampires est superbe, bourrée d’informations et d’humour, je recommande à tous les fans de vampires. Et les Dicos féériques des Moutons électriques sont aussi merveilleux et fourmillant d’informations que ce à quoi je m’attendais.

Un peu de littérature. Si le premier, Personnages & points de vue s’applique aussi à l’écriture, c’est une relecture adorée de mes années de lycée et de fac où je commençais à ébaucher des personnages, une activité que j’adore. Il est toujours aussi plaisant à relire, même si j’accroche moins à la seconde partie sur les points de vue.

Textes et parcours en France et en Europe est une anthologie qui a peut-être servi comme manuel scolaire, vu les activités demandées. J’avais envie de découvrir différents textes littéraires au début de l’été, mais je me suis rapidement ennuyée. Il faut dire qu’avec mes études secondaires et la fac, j’ai fait pas mal de litté et connaissais donc la plupart des noms évoqués. Quelques encarts valent la peine, et certaines remarques sur le sexisme dans la littérature. Auquel, ironiquement, ce livre n’échappe pas : le 20ème siècle est jalonné de figures presque exclusivement masculines …

Je suis un peu dépitée de ne pas parvenir à trouver la suite de Mytho, je ne sais pas du tout si la série se poursuit ou pas, comme elle ne se termine pas avec ce tome. J’en suis assez mitigée, je ne retrouve pas la frénésie du premier, même si Arès est attachant, il y a un manque des autres dieux, notamment des pontes, je trouve.

La Gloire de mon père, achat sur un coup de tête nostalgique, est assez long et pesant, même si j’ai pris plaisir à le lire et retrouver ces souvenirs.

J’ai beaucoup ri avec Boulet et ce premier tome de Notes. Ce n’est pas uniquement le contenu de son blog, au contraire, il revient sur le concept de l’album, pourquoi il l’a réalisé, et propose de nouvelles conclusions à certaines histoires.

Yako et Poko a un charme fou, désuet, vintage, choupi. Le dessin minimaliste a un côté un peu jeunesse, et je regrette que ce soit si court.

Mes petits plats faciles by Hana pourrait paraître ennuyeux et contemplatif, puisque c’est « juste » Hana, séparée de son mari Goro par mutation, qui évoque sa petite vie culinaire. Mais elle est simple et très drôle, et le dessin est adorable.

En matière de romans/essais, on commence par les plus chouettes.

Votre mort nous appartient, ou lorsque la société est si codifiée que pour perdre la vie il faut demander l’autorisation des mois auparavant … C’est une plongée intéressante, parfois choquante.

J’ai adoré Ink Exchange. J’ai adoré retrouver les frisson et cette sensation viscérale d’adorer cet univers qui m’avait déjà frappée avec le premier tome ❤ On retrouve les fays, cette fois avec la cour sombre, et c’est délicieusement noir.

Nicolas Le Floch est toujours aussi passionnant à suivre dans cette enquête, même si j’avoue qu’il m’a fallu un certain temps avant de comprendre le titre ^^,

Le sexe des mots se penche sur l’utilisation ou pas du féminin pour certains noms (comme autrice) et le fait que d’autres n’existent que dans l’un ou l’autre genre. C’est intéressant, mais il m’a manqué un petit quelque chose.

Le sceptre et le sang est une merveilleuse peinture, très vivante, des familles royales durant le XXème siècle. J’ai adoré me perdre dans les descriptions de l’auteur qui parvient à dérouler cette Histoire comme un roman. (Je me suis aussi accessoirement perdue géographiquement parce que je suis un peu cruche et qu’il n’y a pas de carte, mais c’était très fun aussi ^^,).

Le deuxième tome de la Voie des Oracles m’a beaucoup étonnée par la présence de dieux, si nombreux, si différents. Mais l’écriture d’Estelle Faye est toujours aussi prenante, et je l’ai lu en moins de vingt-quatre heures. Une parenthèse enchantée.

Voilà les déceptions de l’été. La première est une surprise, j’avais beaucoup apprécié les orphelins Baudelaire dans leur début, mais un élément m’a gâché la lecture.

Le jardin d’hiver m’avait séduite par sa couverture et son contexte de Seconde Guerre mondiale, avec l’école des épouses de SS. Au final, cette école n’est que peu souvent présentée, et tout est monté pour arriver à une résolution, un mystère décevant. Les personnages n’ont pas non plus été à la hauteur de mes attentes.

Paris au XXème siècle est ma première vraie rencontre avec Jules Verne (après quelques pages des classiques lus quand j’étais petite, et Le château des Carpathes, pas du tout apprécié). J’attendais probablement trop de cette découverte qui a été assez catastrophique (Jules, Hetzel avait raison, c’était pas une bonne idée ce livre ^^,).

J’ai abandonné Me and Mr Darcy, une austenerie que je voulais lire en hommage à Jane Austen dont on a fêté l’anniversaire. J’ai lu vingt-neuf pages. J’en ai corné la plupart pour réaction atterrée ou agacée. Un très mauvais moment de lecture que je n’ai pas fait durer !

J’avais adoré le premier tome du Miroir aux vampires, il y a quelques années. J’espérais une lecture aussi fluide, surtout après ces déceptions, et retrouver l’esprit fantastique adolescent du premier. Ça n’a pas été le cas, je me suis vraiment ennuyée, et les choix de l’auteur ne m’ont absolument pas convaincue (narration, structure des Stryges, scolarité de l’héroïne).

Avec Les aventures d’Aliette Renoir, j’avais certaines attentes. Un récit de vampires situé dans un contexte précis : la France sous l’Occupation, à Paris, et un côté fun et enlevé (même si pas forcément ce que j’attendais le plus). Au bout de trente pages, j’avais juste envie de l’envoyer voler par la fenêtre tant il n’a rempli aucune de ses attentes et m’a au contraire bien agacée (référence au sexe à chaque page ou presque, entre autres). Je me suis obstinée à le finir, mais quelle perte de temps.

Errol Fuller se propose de faire découvrir des photographies d’animaux ayant disparusSi le thème me parle beaucoup, j’ai été déçue dès l’ouverture du livre, pour sa présentation qui ne donne pas du tout envie de s’y plonger et fait presque plus documentaire morne que beau livre attrayant. Et je crois que c’est composé à 95% d’oiseaux quand je n’aime pas ça du tout …

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous cet été ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles de juin

Petit rappel de mai : en mode lecture oubliée, le Bifrost de l’an dernier consacré à la SF en BD. Alors autant il est vraiment cool et il m’a donné envie de découvrir plein de choses, autant la préface est hilarante : on aborde le manque d’autrices et le sommaire de la revue est … masculine à 100 % ^^,

En juin, je comptabilise quelques lectures malheureusement très pénibles, avant de me rabattre sur des valeurs sûres. Elles ne sont pas nombreuses, parce qu’en fait la fin d’année est chargée au travail et que la chaleur écrasante n’aide pas (trop lourd pour lire ou dormir T_T).

J’attendais beaucoup d’American Fays. Trop, je suppose. J’aime ces livres où on trouve des fays, et lorsqu’elles sont connues de la population. Et le contexte des Etats-Unis dans les 30s était très prometteur. Mais au final, je me suis vraiment ennuyée, je n’y ai jamais cru.

Les magiciens de Caprona fait revivre la magie de Chrestomanci dans un univers totalement différent, en pleine Italie, duel entre deux familles qui se déchirent, porté par des enfants futés. C’est une réussite complète, une fois encore.

Petit creux BD-mangas, ce mois-ci. Je vous avoue qu’il y a aussi quelques lectures du boulot, mais que je ne référencerai pas (La cantoche de Nob, plutôt choupi, Mafalda de Quino que j’aime toujours autant, et si j’avais étudié l’espagnol je tenterais bien en VO !).

Petite déception avec Campagne présidentielle, que j’ai trouvé moins prenante que les autres BD de Mathieu Sapin. Les pages bonus sur l’élection de cette année n’apportent pas grand-chose en prime.

J’apprécie toujours autant The Gentlemen’s Alliance Cross, même si ayant lu les différents volumes à au moins un an d’écart je ne comprends rien ^^, mais les mystères qui se dessinent me plaisent.

Le tome 2 de Secret Chaser est toujours aussi vide de fil rouge et ennuyeux. J’ai failli oublier de l’inclure au bilan tellement il ne m’a laissé aucun souvenir.

Rex Fabula est dans ma bibliothèque depuis quelques années. Le tome 1 m’avait semblé intéressant, mais avant de poursuivre avec les deux derniers j’ai voulu y jeter un autre oeil, et j’avoue que l’intrigue me laisse à présent un peu de marbre.

Quelques lectures un peu doudou avec les Soeurs Charbrey, que j’apprécie toujours autant.

Etrangement, Angélique m’a vraiment, vraiment ennuyée. Les ajouts ici … on aurait pu s’en passer. Des détails historiques, très longs, que je connaissais souvent déjà. Parfois l’autrice semble se rappeler qu’elle a des personnages appelés Angélique et Joffrey donc pouf, ils passent, et on en revient au mariage royal. Pesant et déséquilibré, à mon sens.

Deux lectures féministes avec Pulp, une revue sur la lecture de l’image avec le thème du masculin/féminin, plutôt intéressantes.  Elles au 20ème siècle est un beau livre, avec une illustration très travaillée, superbe.

Je suis en train de lire les Mémoires de Francis Lacassin. L’écriture est aussi chouette que je l’attendais, et on se perd dans ses différentes anecdotes même si le sujet de celle-ci ne m’intéresse pas forcément (Boileau-Narcejac, Fantômas, etc.).

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en juin ?


Vous aurez peut-être remarqué que plein d’images ne s’affichent plus sur le blog. C’est normal. Mon hébergeur, Photobucket, a décidé de faire payer l’hébergement des images, ou plutôt la mise à disposition des liens pour les partager sur d’autres sites.

C’est très récent, et il exigeait 40€ par mois pour me permettre à nouveau de proposer ces liens pour afficher mes images (soit dit en passant, je doute d’avoir reçu un mail pour prévenir de ce changement avant qu’il soit mis en place).

Et franchement, il est hors de question que je paie une telle somme, surtout que j’ai commencé à utiliser l’hébergeur de WordPress il y a quelques mois. J’avais pensé à y enregistrer toutes les images du blog, mais renoncé devant l’ampleur du boulot.

Parce que le blog fête ses dix ans cette année. Donc je vous laisse imaginer entre les articles lecture, les bilans visionnages et autres, la somme d’images qu’il a pu comptabiliser au fil du temps …

Mais bon, je déteste le voir avec ces logos bien agaçants, donc je vais devoir reprendre les articles depuis le début de l’existence de cette Falaise.

Ce qui risque un peu de ralentir l’activité sur le blog, rien que la rédaction des articles lectures à faire, et la planification du mois, surtout que je m’interroge un peu sur le temps que j’y passe, ce que j’en fais, comment je partage mes lectures ou mes découvertes avec vous (comme je ne pense jamais à uploader la page FB du blog et que je n’aime pas le côté impersonnel des publications automatiques). Et je préfère réfléchir à acquérir un nom de domaine pour le blog avec davantage d’espace mémoire que de payer l’hébergement de mes images ailleurs, accessoirement.

Et que j’ai d’autres activités comme l’écriture qui occupent une partie de mon temps que j’espère toujours plus importante ❤

Donc … le blog prend quelques vacances en juillet, et on verra bien ce que ça donnera. A bientôt ^^

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles de mai

En mai, je fais de très jolies découvertes imaginaires, juste avant de rencontrer ou revoir leurs auteurs en fin de mois. C’est un petit mois de lecture, mais très satisfaisant.

J’ai beaucoup, beaucoup entendu parler de Céline Landressie pour sa série Rose Morte. Quand j’ai vu qu’elle serait à Épinal cette année, je l’ai glissée dans la PAL Imaginales, et son cocktail historique fantastique avec romance en pincée m’a plutôt inspirée. Je suis ravie d’y avoir jeté un oeil parce que c’est magnifique. L’écriture de l’auteur est pleine d’élégance, le contexte historique délicieusement rendu, les touches de fantastique très bien distillées. Je poursuis cette série avec plaisir 🙂

Autre très belle lecture, J’agonise fort bien, merci (le cynisme de ce titre est hilarant). Oren Miller s’affirme dans ma bibliothèque comme une valeur sûre, avec déjà Le roi sombre qui m’a tenue en haleine bien trop peu de temps. Ici, policier, humour cynique et désabusé mais tellement parlant dans un beau contexte folklorique légendaire et secret familial. Je me réjouis de retrouver Evariste et Isabeau dans A présent, vous pouvez enterrer la mariée !

L’héritière, premier tome de Testament et découverte de l’écriture de Jeanne-A. Debats, m’a cueilli dès la première page, avec une expression : « beurré comme un petit Lu ». Ça, mes enfants, ce sont trois ans de latin avec ma prof de lycée adorée. J’ai retrouvé tout au long du roman cet humour un peu cynique et grinçant que j’adore, dans un contexte de fantasy urbaine bien adapté à la France, avec pour cadre un peu surprenant qui change des détectives privés. Je me suis jetée sur la suite à Epinal aussi.

Ce mois-ci, j’ai rattrapé tout le catalogage BD au boulot. Ne demandez pas ^^,

Petit plaisir d’enfance nostalgique avec Globe-trotters, un des premiers Boule et Bill que j’ai lu enfant. Ça va si vite, mais c’est tellement charmant ! Garage Isidore est plutôt fun et léger, sur le thème des garagistes.

En revanche, je me suis ennuyée avec le premier tome des Légendaires, que j’ai trouvé plat et prévisible. Si le dessin passe, j’ai trouvé l’ensemble très convenu et vraiment fait pour les plus jeunes, sans que ce soit un compliment -et les noms comme Darkhell, merci, dans le cliché. L’enfant maudit n’est pas une réussite non plus, malgré un contexte intéressant : les émeutes de mai 1968. Elles sont survolées, le contexte est peu exploité. Je suppose que c’est pour laisser de la place à l’histoire principal : un jeune orphelin qui se découvre fils d’une Française séduite par un Allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Mais la résolution n’est pas satisfaisante. Les choses vont bien trop vite, et je reste persuadée que sur ce thème on peut trouver mieux.

J’ai déniché aussi au boulot quelques BD de Chabouté, et franchement, je n’aime pas du tout. Entre les dessins si sombres, déprimants, et ses histoires qui ne le sont pas moins (une jeune fille sortie de prison s’installe dans une bourgade déprimante), j’ai décroché très rapidement et n’ai pas terminé le recueil de trois récits.

Deux lectures manga un peu doudou, Beauty Pop, petit shojo de 10 volumes sur des héros coiffeurs dans un collège japonais (choupi, avec une héroïne cynique et un héros qui s’énerve au quart de tour, des personnages secondaires sympathiques et mimis, beaucoup d’humour), et W Juliette. 14 tomes pour développer l’histoire de Makoto, jeune héritier d’un dojo qui désire devenir acteur. Son père ne l’y autorisera que s’il parvient à se faire passer pour une fille pendant ses années de lycée. Dans l’école où il est transféré, il rencontre Itô, jeune fille aux traits masculins qui agit contrairement aux stéréotypes féminins, et qui le démasque tout de suite, mais décide de l’aider. Si j’admets que question stéréotypes justement ça fait un peu saigner les oreilles parfois, je trouve cette série plutôt adorable, mettant le théâtre au premier plan, des personnages sympathiques, développés jusqu’aux secondaires, beaucoup d’humour, et des touches de fantastique totalement inattendues.

J’avais vraiment aimé le premier tome. Ici, j’ai été gênée dès le second récit (Castro est bien passé), où on est transporté dans le Moyen-Orient où les droits des femmes sont loin d’être respectés, mais on n’en parle pas ici. Et parfois pour trouver ce pourquoi les dictateurs sont considérés comme tels, faut chercher loin … Deux chapitres m’ont intéressée, les autres ennuyée, et j’ai trouvé le temps très long. C’est ma déception du mois.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en mai ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles d’avril

En avril, j’essaie de me lancer dans des lectures pré-Imaginales, mais la première me plombe tellement que j’envisage de l’abandonner, ce que je finis par faire.

Mais avril, c’est aussi le mois des 48h de la BD ! J’ai acheté des BDs et des mangas pour mes élèves (qui ne sont pas mes trolls des premières années, ou mes elfes de l’an passé, je sèche un peu sur un surnom sympa. Pixies ? Mmh, non) et je les ai donc lues avant 😀

On démarre avec l’imaginaire.

Après avoir (enfin) lu le tome 4 de Merry, j’ai eu envie de reprendre au début, même si fort fort longtemps, j’avais bien lu les cinq premiers en VO (merci Elodie au passage de m’avoir fait découvrir cette série !). J’apprécie toujours l’univers des fées, les ramifications politiques, et j’avoue que la multiplicité des relations évoquées me fait franchement marrer. Même si je vais acquiescer honnêtement : en 700 pages il se passe genre deux jours, et encore. Je trouve ça drôle aussi xD.

Scott Lynch étant invité aux Imaginales, me suis dit qu’il était temps de jeter un oeil à ses Gentlemen Bastards déniché il y a bien longtemps. J’ai abandonné cette lecture. Si j’ai trouvé le thème plutôt intéressant, la structure non linéaire, devant le pavé, m’a découragée. Surtout que dès que j’appréciais un épisode, pouf on repart dans l’avenir ou le passé.

La Tour de Cécile Duquenne, lu en prévision des Imaginales, est très court, rythmée, implacable, plutôt étonnant. Je vous avoue que j’ai des difficultés à dire s’il m’a plu ou pas, je viens juste de le finir, et je suis un peu trop surprise pour juger.

Je retrouve avec plaisir Manon Fargetton pour Aussi libres qu’un rêve, la première édition, dans l’univers des Dates de naissance. Si vous venez au monde en janvier, le monde entier vous sera ouvert, mais en décembre, aucune possibilité d’avenir. Deux petites filles viennent au monde, l’une à 23h58 le 31 décembre, la seconde le 1er janvier à 0h17, future actrice, et la première n’a plus que ses yeux pour pleurer dans l’univers du nettoyage marin. Mais ni l’une ni l’autre n’acceptent de se laisser dicter leurs choix. Que c’est chouette ❤

Avril a été un très beau mois mangas – BD.

Il y a eu de chouettes relectures pendant les vacances, avant de ramener les suites de chez mes parents (pas comme si j’avais besoin de remplir mes étagères xD). Sailor V, toujours aussi fun, même si je suis toujours aussi ennuyée par les trop grandes similitudes avec la série phare de la mangaka (la préfète de police qui est le portrait de Rei ; la meilleure amie de Minako qui est une Ami qui ne dit pas son nom ; Umano, sérieusement ?), et reprise de Sailor Moon (mais j’ai laissé les tomes 2 à 5, ça va faire bizarre de reprendre le 6 après le premier ^^,).

De même, Gisèle Alain est toujours aussi impeccable graphiquement, et j’ai très envie de continuer à découvrir la vie de l’apprentie femme à tout faire.

Bibi, une fois encore, est la déception. Inutile, ne sert à rien, prévisible … je n’attends véritablement rien du troisième tome et je doute de la conserver.

J’ai terminé Erased ❤ quelle belle série ! partie de rien, d’un postulat de départ plutôt ennuyeux (un jeune homme qui voudrait percer dans le manga mais n’y arrive pas) vers de la science-fiction où il essaie de sauver ses amis, sa mère … il y avait une touche de Quantum Leap qui m’a bouleversée, malgré le sujet grave d’enlèvements et meurtres d’enfants.

Et le reste, ce sont les 48h de la BD, ces ouvrages à 1€. Dad, je l’ai découverte dans le Journal de Spirou (que je dévore chaque semaine au boulot), sur un papa célibataire avec quatre filles, acteur à ses heures perdues. Il y a une douceur incroyable dans le trait et les couleurs surtout.

Coeur cerise, c’est le premier tome d’une série adaptée de romans éponymes que les lectrices s’arrachent dans un de mes collèges, ils sont tout le temps en réservation. Ce qui ne m’arrange pas parce qu’après la BD je testerais bien … Cherry va vivre avec son père chez la nouvelle petite amie de celui-ci qui a déjà quatre filles, et la cohabitation est compliquée. Ca va un peu vite, il reste des choses très prévisibles, mais c’est plutôt choupi et ça parle de chocolat, je suis assez intéressée. Le dessin est mimi aussi.

Black Clover, c’est tout ce que j’aime en matière de shonen. Il me rappelle Fly, MÄR, Hunter X Hunter, ces univers moyenâgeux où le héros a son équipe, monte en puissance, se démène … bon s’il pouvait y avoir une autre présence féminine que la demoiselle très pourvue et peu vêtue ce serait cool aussi, les mecs.

La Quête d’Ewilan me laisse déçue et peu désireuse de poursuivre. J’avais aimé, follement, le roman originel. Ici les dessins et les couleurs me semblent plats, ce qui est ironique devant le pouvoir de l’héroïne et l’univers original et littéralement haut en couleur de Bottero. Je n’y ai pas cru, tristement.

Mes Cop’s, je m’attendais à trouver ça plutôt niais et cliché, et au final certaine blagues sont sympathiques. Mais qu’est-ce que j’ai l’impression d’être un dinosaure en lisant ça xD Je suis définitivement plus à l’aise en shonen xD Ah, juste une blague bien clichée sur les féministes activistes qui ont des cheveux atroces, ne sont pas épilées et ne se soucient pas d’elles, merci le cliché qui a la vie dure. A part ça, c’est inoffensif dans le genre. Mais sans spécialement donner envie de lire la suite. (Courageuse mais pas téméraire la Lynnae).

14-18 a un dessin très agréable, vintage, dans de belles couleurs sépia qui donnent l’impression de plonger dans une photo de l’époque, comme il démarre. Mais dur à lire … n’étant pas fan d’ouvrages sur les guerres (trop lu étant ado :/), j’attends de voir s’il remporte du succès auprès des élèves ou des collègues pour songer à découvrir la suite.

Et Levius. Je savais qu’il était spécial. Ce thème d’un monde en ruine, de la boxe mécanique, le pitch de départ, m’aiguillonnait particulièrement – et je savais qu’au moins deux de mes loulous (hm, non, toujours pas) risqueraient d’être enthousiastes. Et je l’ai lu. J’en reste sur le derche. Il est des plus étranges. Incroyablement étrange. Je vous encourage à tester, avant que je ne trouve les mots pour l’exprimer plus avant.

Suite au festival BD d’hier, j’ai découvert les GastéroPotes, des gags très choupis sur les escargots. Le dernier tome d’Agent 212 m’est un peu tombé des mains, je n’ai pas trop apprécié les différentes histoires. B comme bricoleur propose quelques blagues un peu sexistes, mais c’est plutôt inoffensif dans le genre, les redites font sourire (l’un des bricoleurs qui retire l’échelle et suggère de se tenir au pinceau, ou attend qu’il tourne pour visser l’ampoule) mais ça fonctionne.

Une fois n’est pas coutume, je mélange fiction et documentaire pour la jeunesse, puristes priés de ne pas hurler ^^, l’ouvrage sur l’environnement est de la collection ToThème, et c’est plutôt intéressant. On aborde un sujet en passant par différentes thématiques, avec leur couleur, c’est bien écrit, on s’y repère bien, je suis contente d’avoir d’autres livres de la collection comme la musique et les religions au boulot, à tester également.

La Mort parle tout bas … ma seule déception, je pense, c’est que c’est un tome 2 un peu déguisé (hé, vous le ré éditeriez avec une couverture illustre d’Aurélien Police ? ❤ J’adore cet illustrateur, j’ai acheté ce livre rien que pour cette raison ❤ bon aussi parce que j’avais adoré cet ouvrage de l’autrice). Sinon, Brigitte Coppin est toujours aussi impérieuse dans le registre historique, ici avec une belle touche d’aventure et de policier.

Geneviève clôt malheureusement l’histoire des soeurs Verdelaine. Elles vont me manquer, les choupettes. Cette histoire d’ailleurs m’a un peu attristée, surtout pour ce qui arrive à la brave tante Jupitère !

Après les personnages littéraires, je suis partie au royaume des mots, contrée des clichés, avec ces belles inventions qui ont perdu le sens pour gagner en ironie, un plat servi délicieusement par Jean-Loup Chiflet. Son écriture est hilarante, et ses explications passionnément cocasses.

La Colonie … mon cher Marivaux, c’était choupi d’essayer d’être féministe. Je suis pas convaincue que tu aurais dû tenter. Et pourquoi, grands dieux, des piafs ? Je ne sais pas laquelle des deux phrases qui précède me pose le plus question ^^,

J’ai dévalisé le rayon mode d’un de mes collège-lycée. Celui-ci se spécialise sur l’histoire du genre vu par une journaliste chez Madame Figaro, avec son expérience personnelle, ses souvenirs, ses pièces préférées, et de très jolis croquis de mode plutôt que des photographies. Original et très élégant.

Double faute est une déception tennistique 😦 j’aurais dû me méfier en voyant sur la quatrième que l’autrice évoquait davantage la relation amoureuse que le sport T_T c’est désespérant et je regrette presque de l’avoir lu.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en avril ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles de mars

En mars, je fais une cure de BD/mangas.

Après avoir pratiquement vidé mon stock de BD/mangas (si, si … le reste est chez les parents), je suis repassée à un autre format, roman et nouvelles. Une pincée de fantastique anglais pour le premier, Camden, qui est un bien bon début de série quoiqu’un peu court (et c’est le Petit Caveau <3). Poppy Z. Brite en distille un peu également avec Self-Made Man, qui m’a un peu moins plu, surtout par rapport aux autres livres de l’auteur, puisqu’on part sur de la romance avec un versant érotique et/ou horrifique, deux aspects dont je ne suis pas spécialement fan. (Et puis j’aurais une râlerie vis-à-vis de l’éditeur, mais ça attendra le billet).

Comme vous pouvez le constater, très peu de BD/mangas ce mois-ci.

Pour la petite blague du jour.

En matière de BD, La double disparition adapte très joliment le roman éponyme, avec un trait plein de douceur et des couleurs délicates, j’ai beaucoup apprécié. Le zoo pétrifié m’a laissé un sentiment très similaire, choupi, même si je vois mal comment on dévie en série, c’est un excellent moment de lecture. Niki de Saint-Phalle : le jardin des secrets est vraiment une surprise. Je connais très peu l’artiste, j’ai très peu l’habitude de découvrir des biographies sous ce format un peu roman graphique (plus que celles de d’Olympe de Gouge par exemple), mais je dois bien avouer que le résultat est spectaculaire, tant au niveau du texte que du dessin et de ses somptueuses couleurs. Je suis sous le charme !

Très différent, le petit album sans parole Croc Croc à l’école des petits squelettes est aussi mignon qu’on s’y attend, même si très court et le format un peu bloc-notes n’est pas très pratique lorsqu’on lit avant de dormir. Les Fantômes de Neptune est une explosion steampunk, parfaite, avec un trait impeccable et de superbes couleurs sombres, vite, la suite !

Petit moins pour Brindille, si le dessin est joli et l’histoire se dédie de tout manichéisme (yes ! laissez les dragons tranquilles, pourfendeurs empaffés !), c’est un peu jeunesse / léger à mes yeux. Je reste mitigée avec la première intégrale (qui semble être la seule, super si je veux la suite, ce sera en volumes uniques) de L’Agence Hardy qui regroupe les trois premiers volumes. J’adorais le trait d’Annie Goetzinger, il me laisse un peu sur le côté ici, de même que le récit puisque plus espionnage que policier, ce qui n’est pas ma tasse de thé. Je ne suis pas enthousiaste.

C’est tout l’inverse avec Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu de Mathieu Sapin. J’adore la patte de ce dessinateur. Elle ne paie vraiment pas de mine, mais je trouve qu’elle fonctionne impeccablement sur un mode de reproduction de la réalité, un côté très documentaire que j’avais beaucoup apprécié avec Le château : une année dans les coulisses de l’Elysée. On retrouve bien la grandeur baroque de l’acteur, j’aurais vraiment aimé qu’il le suive plus longtemps.

J’ai commencé mon mois manga avec une catastrophe. Pas d’autre mot. Hatshepsout n’est absolument pas recommandable. Dessin, texte, il loupe tout et pensez bien que je ne le conserverai pas. Je me suis consolée avec Le maître des livres, tome 2, même s’il ne m’a pas autant plu que le premier (mois de références que je connaissais et appréciais).

Parmi les pépites, Dukalyon (j’ai vraiment un faible pour les oeuvres vintage des Clamp), Stray Dog (purée et c’est français ! complètement génial!) viennent s’ajouter à mon panthéon manga incontournable – une de mes élèves me l’a demandé cette semaine d’ailleurs xD

Bonnes à très bonnes suites, dans la lignée des précédents : The Ancient Magus Bride, tome 2 (toujours aussi plein de charme et de mystère), XXX Holic, tome 6 (même si une petite baisse dans les enquêtes à mon goût) et Arte, tome 3 (une belle confrontation aux autres apprentis et maîtres de la ville). La reprise de Vampire Knight est toujours aussi plaisante, même si j’ai davantage conscience de défauts que je ne voyais pas auparavant, mais j’apprécie toujours et je continuerai en anglais.

Des débuts chaotiques à déplaisants : Secret Chaser, tome 1 (qui n’emprunte guère que son dessin et son thème de base aux Clamp vintage, et fournissent un résultat très ennuyeux avec cette formule qui a pourtant tout pour plaire, heureusement qu’il n’y a que deux tomes et que j’ai déjà le dernier), et Bibi, tome 1 (moi qui avais très envie de découvrir cette série coréenne, même si stoppée au bout de trois volumes, que j’ai déjà … c’est plat, prévisible, insipide – sur le sujet de la mode, préférez-lui Paradise Kiss d’Ai Yazawa, que j’apprécie de plus en plus avec l’âge- et le dessin est une déception, j’ai l’impression notamment que chaque personnage s’est fait gonfler les lèvres au collagène …).

Néji me déçoit également. Si j’adore le thème SF, qu’est-ce que je suis déçue de la rapidité de l’action alors qu’il y aurait eu moyen que ce soit tellement plus … surtout venant de l’auteur. J’aime beaucoup ses récits vintage, mais là, surtout en voyant le temps qu’il m’a fallu pour le trouver d’occasion (merci encore Tonkam de votre silence radio surtout suite à des messages et tentatives de contact, vraiment, c’est appréciable), je reste définitivement sur ma faim, encore plus en sachant que j’adorais Kaori Yuki il y a quelques années, la réconciliation n’est pas pour tout de suite.

J’ai détesté Au bonheur des titres. Pour cet auteur, il n’y a que quelques genres qui existent : classique, contemporaine, chouïa de thriller, érotique et ses propres œuvres. Varié. Méprisant. Je me suis ennuyée et combien agacée.

365 personnages littéraires expliqués, c’est tout le contraire. Un choix éclectique, amusant, des explications variés, et aussi un petit bijou de présentation – après, c’est Chêne, c’est normal. Et il n’y a pas que du classique, mais bien de l’imaginaire (Harry Potter, 1984, Le Seigneur des Anneaux). Les classiques du genre, mais ils existent. Je n’ai pas tout à fait terminé, c’est une lecture paisible, plaisante, et qui me donne envie, contrairement à la catastrophe blanche et aseptisée précédente, de redécouvrir le théâtre, les romans plus anciens, autres genres que j’ai peu lus ces dernières années. Je n’en attendais pas autant. Je pense même faire l’acquisition de ce titre pour le boulot.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en mars ?

Ah, et j’ai ENFIN des bibliothèques sur ma nouvelle Falaise ! Je les ai montées moi-même, avec l’aide (minime :P) de mon père. Je les adore, je vous mets une photo très vite. Pour l’anecdote, c’est un nouveau classement, et ça m’amuse beaucoup.