Writer's Musings

A year in … writing (2018)

Nouveauté dans les bilans cette année, un article sur l’écriture !

Je démarre par vous parler un peu du blog (méta, mise en abyme, tout ça :P).

Je ne crois pas qu’il ait rencontré beaucoup de changements en 2018, alors qu’en 2017 il y a eu le Grand Basculement aka le passage du thème bleu vert (qui était bien là depuis 2010, je crois bien) au cocooning pastel. Je n’ai juste toujours pas trouvé comment basculer le rose en mauve, mais c’pas graaave ^^,

Je me sens beaucoup plus zen sur le blog cette année, en fait. Je rédige les articles lecture quand je le sens (souvent le matin en arrivant au boulot, plus rarement à la maison), plus de prise de tête. J’avoue que la publication est aussi au feeling depuis quelques mois, pareil pour le partage sur les réseaux sociaux.

Sachant que j’envisage de plus en plus l’arrêt Facebook. Suite à l’article de Biancat, et une réflexion un peu antérieure, je ne l’utilise déjà plus que pour Messenger et la page du blog, et je me demande honnêtement si ça a une utilité et une visibilité depuis le changement d’algorithme. Je suis les parutions blogs avec Feedly et je ne sais pas si FB est encore beaucoup privilégié pour cette utilisation. Twitter ne m’a jamais énormément parlé.

Instagram me tente de plus en plus, pour le côté créatif, qui me permet notamment de faire de petites photos quotidiennes, et je vais me replonger dans Pinterest, qui peut aussi relayer les articles du blog mais je doute que ce soit très vu aussi ^^,

Comment suivez-vous vos blogs, vos sources d’infos ? Un reader, FB, une autre source ? Je suis curieuse ^^

Autre petit changement, les logos. J’adore Piktochart, et depuis l’arrivée depuis la nouvelle banque d’images, je suis beaucoup plus inspirée. J’ai juste envie de mettre des illustrations partout XD vous auriez des idées pour un nouveau sujet de logo ? L’un vous plaît plus ou moins que les autres ? Je commence à préférer, pour les lectures, celui avec la demoiselle et la bibliothèque à la falaise … votre avis ?

Oh et un petit, tout petit projet : reprendre les images du blog dans les dimensions choisies cette années pour les couvertures de livres, celles de films et séries et les bannières mais c’est long ^^, ce sera fait au fur et à mesure et on verra bien.

Je reste focalisée sur les avis lecture mais je ne désespère pas de pouvoir me pencher sur la musique et les séries. Vous avez d’autres idées, des sujets que vous voudriez que j’aborde ?


Pour l’écriture, en revanche … 2018 a été moins zen ^^,

Il a fallu mon mini breakdown / crise d’identité à la rentrée pour que j’essaie de me poser et de reprendre du plaisir, pas forcément à la rédaction, mais simplement à rêvasser, noter des idées, travailler des personnages.

Il m’a fallu encore quelques temps pour me replonger à la rédaction du roman, et fin novembre je suis arrivée au tiers de la partie, ce qui me convenait. Je n’ai pas encore repris, pas osé, entre les bilans annuels du blog et le repos (voir le bilan personnel ^^,).

Peu avant les vacances de la Toussaint, j’ai eu une nouvelle idée de projet pour lequel j’ai pris plein de notes, choisi les noms des protagonistes, pris des décisions bien plus rapidement qu’habituellement XD J’ai presque un plan qui se dessine, mais il faudra encore faire quelques recherches !

J’ai aussi un peu avancé dans un autre projet, récent, d’un an peut-être, sur la personnalité des personnages et le contexte. Celui-ci est encore plus balbutiant mais prometteur.

Eet je désespère de me tourner vers LE projet qui me trotte en tête depuis l’adolescence, un an avant le roman sur lequel je planche en ce moment !

J’ai du mal à me dire que je pourrais mener différents projets de front, même si j’adorerais … est-ce que vous fonctionnez comme ça ? c’est à conseiller ou pas du tout ?

J’avoue que, pour ne plus avoir à trimballer Macfly lorsque je souhaite écrire hors de la maison, je me suis fait offrir un IPad Pro, Ainsley. Je m’en sers pour lire, en ce moment, et j’attends le clavier pour écrire confortablement. C’est juste un peu ennuyeux car je n’ai pas l’app Word (j’ai acheté le logiciel pour Mac mais comme je ne pensais pas me servir d’une tablette à l’époque je n’ai qu’une formule ordinateur, et je n’ai pas vraiment envie de payer à l’année et pas juste à l’achat, je n’aime pas ce fonctionnement). Je pense utiliser l’app Google Docs pour l’instant, ou les Notes, mais ça m’ennuie de ne plus me servir de mon logiciel habituel, surtout qu’en passant de Word à Pages lors du Grand Bug de Macfly certains documents n’étaient plus tout à fait comme avant, notamment au niveau des sauts de pages (oui, je suis trop maniaque, ça m’apprendra).

Et vous, les Muses de l’écriture vous ont-elles été favorables en 2018 ? N’hésitez pas à me raconter si oui, ou si vous leur avez botté le derche, dans les commentaires ^^

C’est tout en matière de bilans pour cette année 🙂 ou si vous avez d’autres idées 😛 à bientôt !

Apartés - This little life of mine and other stuff

A year in … me (2018)

2018 a été une année plutôt calme, une fois encore, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose.


Je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais je me suis un peu laissée emporter par mon côté compétitif au badminton, en fin d’année dernière. Et lorsque le président de l’asso a parlé de mettre en place des « matchs pour filles » où seules les filles peuvent marquer le point, j’ai commencé à frapper plus fort.

Et wouldn’t you know it, je me suis fait une tendinite.

Je vous jure. J’ai fait du tennis pendant près de dix ans, à part une fracture du nez, je ne me suis jamais blessée. Et là, reprise de badminton pendant quelque mois, fucking tennis elbow …

Il faut avouer aussi que je porte pas mal au quotidien, notamment des livres. Donc … j’essaie de limiter tout ça maintenant. Et si j’ai terminé l’année au badminton, laissé l’été pour reposer tout ça, dès lors que j’ai repris la raquette en septembre, j’ai failli lâcher un cri. Juste la tenir m’a brûlé le bras. Ça s’est un peu amélioré now, mais j’ai arrêté le badminton au club.

Autre raison : un monde fou a débarqué cette année, plus de vingt personnes par séance, et je ne suis pas capable de rester dans ces conditions. Du coup, je vais parfois au badminton avec les élèves le lundi soir. C’est plutôt agréable, et étant dans une position de prof, je contrôle beaucoup mieux mes limites que lorsque je suis « juste » moi-même.

Je continue chaque vendredi à aller au body balance, ce qui reste relaxant même si le centre n’a plus la licence, les mouvements sont très proches. Sauf quand vraiment je manque de sommeil ou je ne me sens pas trop bien. J’essaie de m’écouter davantage, et de faire attention à moi.


Et ça veut dire, parfois, demander de l’aide. Je suis responsable des manuels scolaires depuis cette année, et je n’entrerais pas dans les détails, mais jusqu’en décembre il est arrivé que des colis entiers débarquent, et il faut que je me force à ne pas trimballer tout en une fois, et ne pas hésiter à demander de l’aide aux gamins pour porter des trucs au CDI. Franchement, ça me tue, parce que j’estime que je suis assez forte et que j’ai horreur de « passer pour la demoiselle en détresse » … mais j’ai bien peur que je doive en passer par là si je veux me préserver. Ça m’agace, mais bon.

Parlant boulot, et je resterai brève – je vous parle assez souvent des soirées lecture ❤ , je suis arrivée aux vacances de Noël complètement explosée. Ça ne m’était jamais arrivé. Bon, j’en ai peut-être un chouïa trop fait, avec une soirée lecture et quatre jours en déplacement, puis trois soirées lecture et une heure de lecture en classe le vendredi juste avant les vacances … Alors, encore une fois, j’adore ce que je fais. J’adore mon école, et mes élèves aussi (je le nierai jusqu’à la mort s’ils me le demandent, en revanche), certaines de mes collègues sont juste the bomb. Mais j’ai peur que parfois ce soit too much pour moi.

Et pas uniquement d’un point de vue santé. Je commence à avoir peur que ma vie ne tourne autour de ça. Que ma personnalité soit en grande partie définie par mon boulot, c’est une chose (et je crains que ce ne soit déjà beaucoup), mais que j’y passe autant de temps en est une autre. Peut-être qu’une des rares choses « positives » que m’aient dites ma tutrice (à part le fait que je n’arriverais jamais à passer cette fichue inspection aka me démoraliser complètement), c’est me mettre en garde contre le fait de me laisser manger par le job.

Je suis du genre à être tellement passionnée par quelque chose je suis très focalisée dessus, je le mentionne énormément. C’est la raison pour laquelle j’ai mis l’écriture du roman de côté pendant mes dernières années de fac et mon année de stage – parce que je savais que j’y passerai tous mes moments de libre et y penserais même lorsque j’aurais du boulot.

Et je ne suis pas sûre de vouloir n’être qu’une partie du boulot et y penser tout le temps. A voir, mais si je peux bannir ça de mon esprit les week-ends et la plus grande partie de mes après-midi et soirées – et rentrer plus tôt, soit faire moins d’heure sup et lorsque je termine avant 14h rentrer à ce moment-là … et peut-être ne plus arriver plus d’une heure en avance le matin.

Non, je n’ai pas un souci, il y avait des travaux sur la route, ils sont finis maintenant ^^, et je pouvais bosser sur le blog le matin.


Vous avez peut-être remarqué dans mon bilan consacré aux livres, dans la partie Moisson annuelle, la partie consacrée au désherbage. Pour rappel, désherber est l’opération qui consiste à sortir des livres d’une bibliothèque. C’est à la fois une déformation professionnelle et quelque chose que j’ai besoin de faire. Au début de l’été, et en fin d’année, je me pose avec ma liste de livres et je les manipule un à un, histoire de savoir où j’en suis, si je souhaite le conserver ou pas.

Pour beaucoup de personne, ça peut apparaître comme de la barbarie. Ne pas garder un livre, qu’on l’ait lu ou pas, peut être difficilement concevable. Il faut savoir que j’ai tendance à accumuler les livres depuis que je sais lire et que certains n’étaient pas encore lus – je suis sérieuse. J’étais inscrite à l’Ecole des Loisirs et certains livres du CE1/CE2 ou CM1/CM2 étaient toujours dans ma pyramide à lire lorsque j’ai commencé à trier tout ça.

J’en ai eu assez de conserver des lectures qui ne m’avaient pas plu du tout, ou qui dormaient sur mes étagères depuis des années, et honnêtement ne me tentaient pas. Et récemment, j’ai étendu ça à mes CDs, DVDs, vêtements, etc. En creusant un peu sur Internet, j’ai découvert le minimalisme (même si Dominique Loreau et Mari Kondo l’abordent toutes les deux à leur manière). Si je ne suis pas convaincue de vouloir vivre en spartiate, j’apprécie le fait de prendre le temps de me poser, de réfléchir à ma vie, à mes envies, de trier ce que je veux voir en faire partie ou pas, et donner le reste – à l’école, pour la plupart des livres, des ami/e/s, de la famille.

C’est vraiment quelque chose que je souhaite continuer à faire parce que d’un côté je me sens plus légère lorsque je me « débarrasse » de quelque chose. Pour l’instant, je n’ai rien regretté. Je vois surtout le côté positif de l’allègement de l’esprit, même s’il me reste encore énormément à faire, d’autant que je veux vraiment prendre mon temps. Ce n’est pas uniquement le résultat qui importe – je vous laisse quand même imaginer à quel point vider les dix-neuf cabas de livres cet été a simplifié mon appartement – mais le processus, la réflexion, la visualisation de ce qu’on peut être et avoir avec un peu moins de possessions matérielles.

Diantre, ça sonne trop sérieux tout ça ^^,


J’espère que 2018 vous a été plaisante et vous a apporté tout ce que vous espériez. N’hésitez pas à venir m’en parler dans les commentaires.

On se retrouve très bientôt avec la suite des bilans !

Lectures sur un rocher

A year in … books (2018)

J’ai l’impression que je pestais encore il y a quelques heures sur mes lectures 2017 bien décevantes, notamment mon binge reading manga qui m’a plus dégoûtée qu’autre chose, ce qui est peut-être la raison pour laquelle mon désherbage du genre se poursuit en 2018, mais on en reparle.

Cette année, je me suis donné pour objectif de retrouver un vrai plaisir de lecture, d’aimer les pages que je peux prendre le temps de parcourir – sachant que je cours après ce fichu temps, entre le boulot et l’écriture je cède trop à la facilité de feuilleter, déchiffrer les premiers mots venus …

2018 voit un léger mieux par rapport à 2017. Je me suis aussi promis de ne plus me forcer et de ne pas hésiter à abandonner si vraiment un livre ne me parlait pas. Pour certains, j’ai lâché l’affaire assez rapidement (La machine à différencesLes Métamorphoses de la Reine, Une autre histoire de la littérature française), pour d’autres, je me suis accrochée en vain (Terremer, Kushiel, Le Palais des Mirages et surtout Stéréotypes tout juste acheté aux Imaginales de cette année). C’est mon problème : j’espère toujours que la lecture va m’emporter, au final, et je m’acharne jusqu’à en faire une corvée. Et je sais que je ne pourrais pas systématique prendre la décision d’abandonner, qui me pèse énormément … encore une raison pour laquelle je limite énormément les achats ces temps-ci.

Ça et le fait que, tout simplement, je n’ai plus autant envie d’acquérir des livres. Je passe en général d’excellents moments à flâner en boutique ou bouquiniste avec des ami·e·s et je fais plus attention à ce qui pourrait plaire/être utile à mes loulous qu’à ce qui pourrait m’intéresser.

Il y a quand même eu quelques belles à très belles lectures cette année.

Les découvertes soirées lecture.

Toutes les lectures de l’internat n’y sont pas, notamment Coup de gigot, même s’il a donné lieu à une excellente soirée. Mais ces quatre livres sont à part. La fille de 3ème B m’a fait rêver durant mon adolescence, et j’ai aimé retrouver ces sentiments, avec l’écriture merveilleuse de Christian Grenier, pour la faire partager aux demoiselles de l’internat lors de la toute première lecture. Une vague d’amour sur un lac d’amitié, c’est un peu la même chose et très différent en même temps : une de mes lectures d’enfance, que je conserve encore chez mes parents. S’il a un peu vieilli, il n’en reste pas moins très fort et très doux, avec de belles réflexions sur le fait de grandir.

Nouvelles de notre planète, c’est ma première tentative de me lancer en SF avec les garçons. La mise en voix a été plutôt agréable, mais surtout, surtout : il y a un texte de Christian Grenier. C’est l’un des plus compliqués, mais tellement beau, tellement plein de magie dans ses mots et ses images que je bourdonne encore à y repenser. Avec Le mot d’Abel, j’ai juste récidivé, justement avec un beau travail sur les mots qui acquièrent une force impressionnante. Même mes bébés 6ème ont été réceptifs, et franchement je me suis laissée porter. C’était une évidence. Malgré des papotages, mes 5-4èmes ont apprécié aussi. Et ne parlons même pas de mes 3ème pro, qui étaient furieusement dans l’histoire.

Et il y a eu Ne vous disputez pas avec un spectre de Gudule. Je ne l’avais jamais lue, même si j’avais beaucoup entendu parler de cette autrice. Un de mes loulous vient de me dire avoir adoré son texte sur la séropositivité. Le pitch m’enthousiasmait, et vraiment je me voyais tout à fait lire cette histoire pour Halloween à l’internat. Non seulement le déroulement, le build-up de la situation effrayante/fantastique m’a vraiment parlé et rappelé des souvenirs, mais en prime et en digression, si la fin m’a paru retomber comme un soufflé, j’y ai mis un peu du mien, par deux fois. Je ne suis toujours pas entièrement satisfaite, mais je retenterai ma chance avec d’autres groupes !

Les lectures qui font oublier le monde autour de vous.

Prudence n’est pas vraiment une surprise, c’est un Gail Carriger, après tout, mais j’ai aimé me perdre totalement dans cette aventure policée. Le Siècle des Sacres, étant un Jean des Cars, un de mes auteurs doudous, non plus ; de toute façon, lorsque je suis triste et/ou déprimée, je me tourne vers un de ses livres, et celui-ci n’a pas manqué à la règle. Le livre perdu des sortilèges se teinte un peu d’amertume : je l’ai relu avec plaisir pour aborder le tome 2 auquel je ne comprenais rien … et la suite ne vaut absolument pas la chandelle, au contraire, je me suis tellement ennuyée 😥

Les deux derniers, en revanche, m’ont soufflée. L’amour est à la lettre A. Je hais les romances, d’ordinaire. Mais celle-ci est italienne et traite d’une libraire et sa librairie et je me suis juste laissée porter. Et Magie ex libris est juste une pépite de fantasy urbaine, d’enquête policière et de références notamment aux séries télé que j’ai eu du mal à reposer. Un bonheur ❤

Les lecture « à part », difficile à classer.

J’ai parlé il y a quelques jours seulement du premier roman publié par ma meilleure amie. Enfin. Du premier disponible au grand public puisqu’elle en avait édité un pour moi il y a deux ans ❤ J’adore ses histoires, donc la lire est toujours un moment à part.

The Earth, My Butt and Other Big Round Things n’avait honnêtement l’air de rien. Un petit récit d’adolescence, sur une demoiselle trop ronde, mal dans sa peau, à la famille qui essaie soit de l’oublier soit de la changer. Je me suis sentie très proche de Virginia et j’ai aimé voir comment l’autrice l’amène à s’accepter et se faire respecter.

Les mangas.

J’ai un faible pour les mangas sur l’univers du divertissement (Glass no Kamen). J’ai commencé Skip Beat sans y penser, et j’ai dévoré la quarantaine de tomes en quelques jours. J’adore cette demoiselle qui cherche à se venger en devenant un talent (le fonctionnement de l’agence me perd toujours un peu en revanche ^^,) et a un don pour entrer dans la peau de ses personnages. Ceux-ci sont toujours intéressants et l’évolution des « vrais » personnages sensible et servie par un dessin très plaisant.

Real Clothes est une relecture que j’apprécie toujours autant. Les réflexions sont très apaisantes, elles ont un côté zen et minimaliste, et j’aime le message sur les vêtements, qui peuvent eux aussi raconter une histoire. Et à force de s’appliquer, l’héroïne finit par découvrir une passion, et plus, quelque chose dans lequel elle excelle. J’adore ce type d’évolution, qui est parfaitement décrit, même si parfois le dessin est plus expressif qu’esthétique.

Dresseuse de monstres est une petite lecture adorable en deux tomes. Les monstres ne sont pas du tout dépeint d’un point de vue effrayant, au contraire, et il n’est pas question de les domestiquer. Beaucoup de tolérance, et de poésie lorsqu’on arrive à la fin de l’un d’entre eux. Une découverte inattendue.

Un de mes plus gros succès en shojo à l’école (bon honnêtement c’pas difficile, c’est l’étagère manga la moins lue XD), Perfect World aborde le thème de la différence avec douceur, et j’en ai bien peur, énormément de réalisme. Une jeune fille retrouve son amoureux de lycée lorsque tous deux sont dans la vie active, et découvre qu’il a eu un accident et est paralysé des membres inférieurs. Ils essaient néanmoins de construire une relation malgré un certain nombre d’obstacles, et si c’est assez prévisible, c’est aussi très réaliste et attachant.

Les petites lectures légères et agréables.

Je ne connais pas beaucoup de titres qui se déroulent dans le milieu du théâtre mais dans les coulisses ; Drama le fait très joliment, avec un ensemble de personnage drôle et divers. Raina Telgemeier a un trait que j’apprécie de plus en plus et j’ai hâte de poursuivre ma découverte de cette autrice.

Les réflexions sur l’école et l’identité de L’école est finie et Plus tard, je serai moi sont longtemps restées dans ma tête. Même s’ils sont courts ; pour le premier, qui m’a fait frémir par son côté plausible, comment l’école est-elle devenue une façade pour faire travailler des enfants dans des entreprises diverses et variées et n’apprendre que ce qui leur est utile dans lesdites boîtes (une petite fille plus occupée à nettoyer des tables et servir des burgers qu’apprendre à écrire …). Le second, est-ce qu’avec les meilleures intentions du monde et de beaux objectifs (qu’une adolescente réussisse sa vie et s’épanouisse en devenant une artiste, quelque chose auquel j’aspire personnellement) on peut l’y forcer ?

J’ai adoré Silhouettes from Popular Culture, un très bel ouvrage, esthétique et ludique (il n’y a pas les « réponses », le nom du personnage dessous ou à la fin), dont j’adorerais avoir un tableau au mur. Et qui me donne envie de découvrir davantage de livres artistiques.

Très Tendance m’a fait rêver pendant plusieurs semaines. Il s’agit non seulement d’un ouvrage de documentation pour l’écriture mais d’une fenêtre ouverte sur une multitudes d’histoires et de personnages possibles. Et la réalisation d’être passionnée par l’Histoire de la mode aussi ^^

Les lectures importantes.

Parce qu’on ne parle pas assez des règles. Avec sérieux. Avec humour. Avec intention. Avec dérision. Avec agacement. Avec application. Avec simplicité.

Parce que l’asexualité, c’est un aspect de la société dont on ne parle simplement pas du tout, que c’est bien souvent nié, et que ce n’est pas juste. Les asexuel·le·s existent aussi, même si certains s’ingénient à le faire oublier (certes, je n’ai pas regardé, et ça ne me donne pas envie, mais la série Riverdale de Netflix reprend un personnages de comics ace -asexuel, dans le jargon anglais-, Jughead, et efface son asexualité au profit de quelque chose de plus mainstream, et oserais-je dire, plus glamour).


Les livres que je regrette de ne pas avoir eu le temps / l’occasion de lire cette année :

Je suis à la fois très enthousiaste et morte de trouille à l’idée de retrouver l’univers du Paris des merveilles que j’avais adoré il y a quelques années. Quant au Petit théâtre de sang et ces Nuits d’enfer au paradis, ce sont de potentielles lectures d’internat (en espérant que Gudule mette l’accent sur l’atmosphère grinçante, étouffante, effrayante comme elle sait très bien le faire plutôt que les relations entre les personnages qui m’agacent XD).


Vous l’aurez remarqué, j’ai pris la décision de mettre un terme à ma souscription Fairy Loot (avec humour, je l’espère ^^,). En comptant les livres que j’ai reçus de chez eux, 46 sont arrivés sur la Falaise en 2018 (il y en a eu 165 en 2017) … en plus de mes box mensuelles, ils venaient comme d’habitude de mes salons du livre : Imaginales en mai, Livre sur la Place en septembre et Festival International de Géographie en octobre. J’ai voulu privilégier les moments cette année plutôt que les achats, et je pense avoir réussi. Je vous montre quand même les achats 2018 (certains ne sont pas là puisque déjà ou futurs désherbés).


L’an dernier, je vous parlais un peu notes/décompte de lectures. Sachez que tout ça, c’est terminé, ainsi que le Filofax et l’agenda papier (biiig leap XD). Maintenant, les lectures effectuées et les billets de blog prévus sont listés sur un Google document, de manière à y avoir accès de partout et faciliter les recherches. Goodreads est toujours mon outil de choix, j’utilise de moins en moins Livraddict … à part pour le boulot lorsque j’ai besoin d’informations sur un ouvrage.

Un petit élément de Goodreads que j’apprécie beaucoup : l’année de lecture en images.


Et vous ? 2018 a-t-elle été une belle année de lectures ? Parlez-moi de vos coups de cœur ! Ou de vos prix citron 🙂

Apartés - This little life of mine and other stuff·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

A year in … me (2017)

Petit retour sur 2017 d’un point de vue plus personnel !


Je suis ravie de vous dire que cette jolie image va rester pour cette année encore 🙂 2017, si elle a été beaucoup moins « extraordinaire » que 2016 (voyages, concerts, etc.) n’en est pas moins une très chouette année et j’en suis satisfaite !


Vous avez sans doute remarqué que le blog a changé de tête cet été ! Je suis passée par une période de remise en question, j’ai pensé à l’arrêter, même si ça faisait juste dix ans que je bloguais … merci encore à Photobucket pour bloquer les images à moins de payer, sans prévenir, non vraiment, je revois les heures passées à tout remettre en place.

Après, pfiouh, six ou sept ans avec le design dans des tons bleus et verts, on passe au mauve et au rose. J’adore le feeling cocooning et doux de cette nouvelle Falaise. J’espère qu’elle vous plaît aussi ❤

En plus, avec ce thème, je peux jouer avec le bandeau de catégorie juste sous le titre 😛 ce qui m’a rappelé que certaines pages n’étaient pas à jour, normalement, c’est fait. J’en ai ajouté une pour les éditeurs (quels titres chroniqués par maisons d’édition, et en projet des articles de présentation des maisons que je préfère) et les illustrateurs. Pour les autrices et auteurs, il y a une très jolie interview de Mélissa Scanu qui a démarré cette catégorie 🙂 J’aimerais bien être moins timide et développer cet axe !

J’essaie surtout de moins hésiter et de moins me prendre la tête avec ce que je veux faire, sans pression. Pour l’instant, ça ne fonctionne pas trop mal. Je publie deux fois par semaine au lieu de tous les deux jours, et c’est beaucoup moins lourd d’un point de vue rythme.

Ce n’est peut-être pas remarquable, mais j’ai commencé à davantage m’amuser avec les possibilités offertes par les galeries d’images par WordPress, pour proposer différents types de présentation. Mais c’est toujours un travail en cours.

J’essaie aussi – pas ces derniers temps, en revanche ^^, – de m’approprier un peu plus les réseaux sociaux, notamment Instagram que j’ai découvert à l’automne dernier, surtout avec le challenge Boho Berry (je vous en reparle plus bas !). J’aimerais prendre davantage de clichés livresques, notamment des livres que je démarre, mais ma technique photo laisse encore à désirer … tout un travail en perspective !

Et oui, j’essaie de penser à partager sur Facebook et Twitter, et Pinterest (j’adore Pinterest, je pourrais y passer des heures !), mais ça n’arrive pas tout le temps ^^, J’essaie aussi de penser à laisser davantage de petits mots sur vos blogs, merci le nouveau Feedly, mais c’est encore du work in progress 🙂


Si j’ai parfois l’impression de délaisser le blog, c’est pour cette raison. Je vous en parlais déjà dans le bilan de 2016, j’ai repris la rédaction d’un roman qui me tient immensément à coeur. C’était un de mes objectifs 18 Before 2018, et je suis ravie de vous dire que la première partie – devenue roman à part entière – est terminée depuis le 16 décembre.

Enfin le premier jet, hein. Mais comme c’est mon premier premier jet, je suis tellement heureuse ❤

Je suis repartie dans la planification de la partie suivante, maintenant. Encore un saut dans l’inconnu … et j’adore ça ❤

J’ai quelques autres projets pour cette année, notamment l’appel à textes des éditions Voy’el … on verra tout ça !


Quelques mots sur le boulot, puisque c’était une bonne part de mon article de 2016. Je suis bien acclimatée dans mes deux écoles, même si c’est un peu plus difficile cette année dans celle où je passe peu de temps (je fais le shift du vendredi de fin d’après-midi, 14h à 17h, et c’est plus lourd).

En plus, à deux reprises, mon directeur a fait mon éloge – devant les parents d’élèves et une personne haut placée de l’administration, ce qui fait tellement plaisir.

J’ai encore pas mal de choses sur lesquelles je voudrais travailler, comme l’organisation de petits évènements sur la lecture -non mais quand les gamins ne sont ni demandeurs ni motivés, je trouve ça plus compliqué ^^,


Non, toujours pas de photo sur le blog 😛 vous aurez plus de chance sur Instagram ^^,

Début septembre, je vous avais proposé un article d’objectifs d’ici à la fin de l’année (18 Before 2018), et si je ne suis pas sûre de les avoir tous remplis, j’ai fait de mon mieux. Je pense que je vous ferai un billet à part pour voir chacun d’entre eux individuellement. Mais 18 étaient définitivement beaucoup !

L’un de mes objectifs, le suivi santé, a été plus chaotiques, notamment parce que juste avant les vacances de Toussaint mon coach fitness s’est blessé et qu’il n’est revenu que juste avant celles de Noël … je commençais juste à me faire à cette routine sportive et remarquer une amélioration au niveau de douleurs au dos. Manque de bol, il n’a pas pu être remplacé (mais la salle de sport n’a pas oublié de prélever l’abonnement …)

J’en suis donc restée sur le badminton, deux soirs par semaine. Alors, j’adore ça. Mais mon premier objectif était de reprendre le sport, de me faire plaisir avec une activité que j’adore. Et il a vite dévié en une amélioration basée sur l’esprit un peu compétitif du club, même si on ne fait que des petits matchs. Si je ne suis pas vraiment compétitive et déteste les matchs officiels, j’aime bien jouer, pas seulement être une décoration sur un court. Je crois que je me suis mis un peu de pression toute seule dans ce domaine …

Et chaque soir, j’essayais de bosser sur le roman, pendant une à deux heures, voire plus les soirs de week-end. Je me souviens de quelques textos désespérés à Zatoun un vendredi soir, claquée par la journée de boulot (qui commence plus tôt … vous explique ensuite) et angoissée parce que je ne suis pas sûre de pouvoir écrire.

Non, je ne me mettais pas du tout la pression à essayer de finir ce texte d’ici à la fin de l’année XD

Rajoutez à ça de fichus travaux sur la route pour aller bosser et un temps de transport doublé dans le pire des cas, qui m’a décidée à partir une heure plus tôt histoire d’avoir un peu moins de monde devant (ce qui n’empêche pas de poireauter …) et donc beaucoup plus de temps dans la voiture, et toujours une chaise bien chiante au boulot XD

Deux semaines avant Noël ma doc m’annonce que je fais une cervicalgie ^^, mal dans la nuque et dans l’épaule. Maintenant, si ça va un peu mieux, je sens que ça va reprendre dès lundi puisque c’est reprise de voiture pour le boulot et donc du stress lié.

(Je me suis aussi peut-être mise une toute petite pression au boulot aussi en essayant de tout faire parfaitement. Mais toute petite).

Là, je vais essayer de bosser le plus possible au travail et moins en ramener à la maison (c’est marrant, quand j’étais étudiante je trouvais ça assez fainéante comme manière de faire ^^,). D’essayer de moins être parfaite dans ce que je fais, de moins viser une efficacité impeccable (c’est le revers de l’organisation, j’ai l’impression. De vouloir bien, on se retrouve à surchauffer pour être impeccable).

Pareil pour le badminton. Et ne pas me vexer lorsque le responsable parle de mettre en place des « matchs pour filles » où seules les filles peuvent marquer le point … Bon, après ça, j’avais mal à l’épaule et ai préféré ne pas y aller pour les dernières séances, mais elle a fait mal, cette sortie. Je déteste les différences garçons et filles et je me bats contre ça depuis mon enfance.

Au moins, ça m’a fait comprendre que ça prenait trop d’importance pour ce que c’était. Et c’est déjà ça.

Oui, les deux derniers mois ont été plus compliqués. Rajoutez à ça mon agacement de lecture (manga … bilan de décembre), il n’y avait guère que le roman qui marchait bien.

Et encore. J’ai pas eu le retour de ma bêta, donc j’ai peur ^^,

Ah, et j’ai aussi appris qu’il y a des moments et des lieux à privilégier pour laisser parler ses convictions. Aka féministes. Aka le #metoo movement. Et que la cantine du boulot n’en est pas un. Et que pour quelques semaines j’en ai été un peu malade, ainsi que des réseaux sociaux, et que j’ai failli tout arrêter … bon ça allait de paire avec un groupe FB pour le boulot dans lequel je me suis sentie bien jugée sur mes pratiques. Au final, j’ai fait un grand ménage et utilise beaucoup moins ce réseau, sauf pour le groupe des Perles de la librairie. Les crises de rire font du bien.


C’est tout pour 2017 🙂

Et vous, votre année 2017 vous laisse-t-elle un souvenir positif ? N’hésitez pas à en partager un fragment dans les commentaires ^^

Lectures sur un rocher

A year in … books (2017)

J’ai le sentiment d’avoir eu de nombreuses déceptions cette année en matière de lectures. Le bilan de décembre en contenait déjà pas mal question mangas, et je ne sais pas si c’est ma mémoire mais il n’y a pas de titre en particulier qui me saute aux yeux.

Je suis assez triste, parce qu’en relisant mon bilan 2016 j’ai été frappée par des souvenirs de lecture très forts alors que là … pas vraiment.

Je retiens quelques auteurs : Jean-Loup Chiflet, Jean Des Cars et Jeanne-A. Debats.

Je suis très sensible à l’humour linguistique de Chiflet. L’approche royale de l’histoire de Des Cars me passionnent. Et Jeanne-A. Debats est juste géniale – je pense à ses textes, mais aussi son humour, à suivre sur les réseaux sociaux.

Quelques relectures m’ont fait très plaisir :

Je vous avoue que je n’ai pas envie, cette année, de développer mes déceptions. j’en parle dans les bilans mensuels. Pas vraiment de colère comme l’an dernier sur le consentement, le sexisme, la culture du viol.

Cette année de lecture me déçoit un peu. (Et non, ce n’est pas parce que j’ai moins râlé).


En matière d’achats, 2017 est une année plus « légère » que les précédentes : 165 livres sont passés par mes articles de Moisson chaque mois.

Pour exemple : 2015 -> 264 livres ; 2016 -> 272 ^^,

Pour une bonne part, ils proviennent des différents salons du livres auxquels j’ai pu me rendre : les Imaginales, le Livre sur la Place et le FIG. Mon préféré reste définitivement le premier ❤

Et disons que les achats s’équilibrent plutôt bien avec le désherbage de fin d’année : 278 livres vont trouver leur bonheur loin de mes bibliothèques. Une partie attend déjà devant la porte d’être emmenés à l’école pour mes loulous. (Je sais, je me sépare de livres, je suis un monstre, on me l’a déjà faite XD ).

La Fairy Loot Box a fait son apparition de manière régulière aussi. Si j’apprécie ou pas certains goodies, je n’ai pas encore lu les livres 😛 néanmoins, c’est une expérience que j’apprécie toujours autant.


Pour le décompte de ces lectures, j’ai laissé tomber le journal lecture de mon Filofax, du moins de la manière dont je l’avais démarré en 2016 : en notant mes impressions. Je le fais généralement trois ans après (et c’est à peine une exagération ^^,) et je préfère consacrer ce temps à l’article de blog. Donc je me contente de noter mes lectures mensuelles et la partie qui fait peur : la liste des chroniques à rédiger 😛 quand c’est fait, je colorie ma petite pastille de bleu pour indiquer le brouillon, et de vert la publication.

Surtout, ma grande aide a été Goodreads, tant au niveau du Challenge (que je démarre à 200 lectures), mais aussi pour garder en tête les dates exactes, mon avis chiffré (parfois, rarement en mots) et surtout les widgets WordPress. C’est tellement plus simple lorsque c’est automatisé ! J’ai eu un petit souci avec des vacances de la Toussaint à la fin de l’année, mais je crois avoir compris le truc.

Je suis en revanche beaucoup moins sur Livraddict, même pour mes responsabilités de correctrice, ce qui m’attriste, mais je ne peux pas tout faire malheureusement. Mes étagères Bibliomania sont donc moins à jour, et je ne partage plus mes billets de blog dessus depuis bien trois ans … je ne sais pas si je vais m’y remettre. Même en étant correcteur ou modérateur vous êtes limités à cinq liens par jour, donc ça risquerait de prendre du temps. Un temps que je préfère prendre sur d’autres plate-formes. Mais on en reparle dans l’article sur mon année 2017 d’un point de vue personnel.


Voilà pour le bilan annuel en matière de livres. Un petit aperçu de mes prochaines lectures :

Parce que l’écriture de ma meilleure amie me manque beaucoup trop, et que j’ai hâte de découvrir enfin son roman déjà publié, et celui qui arrivera … dans deux ans 😥 C’est looong !

Et vous ? 2017 a-t-elle été une belle année de lectures ? Parlez-moi de vos coups de cœur ! Ou de vos prix citron 🙂

Lectures sur un rocher

Goodreads 2017 in Books

Petit aperçu des lectures de l’année via Goodreads !

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a beaucoup de mangas et de bandes dessinées dans ce premier aperçu bilan … bon il n’y a pas tellement de lectures anglaises dans ces eaux-là, juste une petite flemme personnelle d’ajouter les éditions françaises, mais au moins il y a une illustration !

J’essaie de vous proposer un bilan annuel plus complet au début du mois prochain ! Pour l’instant, je rattrape les billets lecture pas encore faits … Passez une bonne fin d’année, et à tout bientôt !

Apartés - This little life of mine and other stuff·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

A year in … me (2016)

Après tous ces petits bilans culturels (livres, musique, films/séries), je vous propose un petit retour sur ce qui m’est arrivé en 2016.

C’est une année particulière pour moi. Particulièrement chouette. Entre autres, parce qu’un beau jour, en revenant de faire mes courses, en traversant le pont, près de ma librairie, je me suis rendue compte que j’étais heureuse. Juste heureuse. Ca ne m’était jamais arrivé.

Ceux qui me connaissent IRL le savent, j’ai un peu galéré après la fac. J’ai cherché du travail comme bibliothécaire sans avoir la moindre réponse positive, tout en vivant chez mes parents, ce qui n’était pas la meilleure des idées. Et un beau jour, je suis devenue professeur documentaliste contractuelle.

Ce premier boulot a été plutôt rock’n roll (présenté comme un poste d’assistante, je me suis retrouvée toute seule dans un CDI alors que je n’avais aucune idée de ce qu’un doc pouvait/devait faire, considérée comme une surveillante améliorée) mais j’ai vraiment aimé ça. Je me suis donc relancée dans un master de documentation (après mes études d’anglais, puis de bibliothèque) pour pouvoir passer le concours …

Ce qu’on ne sait pas, c’est qu’après ce fichu concours il y encore une année bien fun pour être titularisé et donc être définitivement enseignant. Ayant déjà fait une formation dans le genre lorsque je validais mon master, je pensais que je serais « tranquille ». Oui mais je travaille dans le privé, et j’ai donc eu l’immense joie, en 2015-2016, d’avoir à la fois des formations avec mes camarades de différentes matières deux jours par semaine, et trois fois durant l’année avec d’autres professeurs documentalistes stagiaires sur Lyon.

Cette année 2016 a donc été celle de mon année de stage. Je crois que la seule raison pour laquelle je ne suis pas devenue folle, c’est que la plus grande partie de ma sanité a été emportée pendant mes années de master, qui ont été rocambolesques à souhait également. J’ai eu de la chance d’être dans une école beaucoup plus accueillante, dans une ville que j’ai été surprise d’aimer autant, avec des collègues adorables et des élèves tellement choupis que je les appelais mes elfes (après mes trolls … bref).

J’ai eu un peu moins de chance avec la partie enseignement de mon boulot (si je peux gérer sans trop de problèmes la gestion du fonds et l’accueil des jeunes), puisque je n’avais jamais assisté à un cours donné par un prof doc auparavant, et que la personne qui me conseillait n’a pas vraiment choisi la meilleure méthode pour m’apprendre comment en réaliser. Entre autres, en prenant plus d’une heure pour me dire à quel point tout ce que je faisais était mal, excepté éventuellement accueillir mes elfes à la récréation. Dans ma tête, de décembre 2015 à mars 2016, j’avais totalement loupé mon année, voire ma carrière, et j’ai passé des soirées hébétée, voire à pleurer, complètement déprimée.

Parce que j’adore mon boulot. J’adore me lever le matin (bon sauf la partie lever, hein, ça reste dur), retrouver le CDI et mes élèves, mes collègues, parler livres à longueur de temps, encourager mes gamins à se poser et bouquiner, découvrir plein de choses, même leur apprendre comment faire des recherches ou se repérer dans le lieu physique ou plus virtuel du net … je me voyais mal tout arrêter et trouver autre chose.

Je vous passe mes larmes, ma cousine qui a vainement essayé de me remonter le moral lorsqu’elle me voyait aux vacances (et mon adorable cousin, qui, lui, m’a empêchée d’arrêter la fac l’année précédente et faire une croix sur le concours lorsque je voulais tout arrêter ❤ ), mes hésitations à en parler à ma meilleure amie.

Sachez juste qu’au final, tout s’est bien passé, et qu’après moult moult aventures je me suis retrouvée dans deux autres établissements pour de nouvelles aventures (les bizarreries de découpe des postes). J’ai une tonne de boulot, mais j’adore, notamment le premier, celui où je travaille quatre jours sur cinq. Je n’ai peut-être plus des elfes en cours, mais ça ne m’empêche pas d’adorer les retrouver.

Durant cette année, j’ai aussi appris que ce que je redoutais tout en ayant hâte de l’essayer, aka vivre seule, loiin de chez mes parents, était totalement dans mes cordes. J’adore vivre toute seule et profiter de cette satanée indépendance que j’attendais depuis mon adolescence ! Aha !

En parlant de ma nouvelle Falaise, je l’adore. Elle est toute biscornue, en haut d’un escalier en colimaçon, avec des poutres partout et des trucs bizarres. Elle est tout aussi étrange que moi xD.

Par contre, elle n’a toujours pas de bibliothèques et mes livres sont soit le long du mur soit empilés par lettre de nom de famille d’auteur. J’y travaille. Et vous n’aurez pas de photos, parce qu’il n’y a guère que la cuisine qui soit plus ou moins terminée. Que ce soit le salon, la chambre ou le bureau (j’ai un bureau ❤ une pièce pour mes bouquins de boulot et mon bureau – meuble professionnel gigantesque dont je suis dingue ❤  ) j’ai très peu de meubles et donc des tonnes de trucs par-ci par-là et forcément un décor pas du tout montrable xD

Je dois toujours être en mode étudiante parce que ça ne me phase pas plus que ça. Ca prend le temps que ça prends, je choisis avec soin mes petits trucs (comme ce téléphone fixe vintage style 60s que je viens de dénicher ^^) et je construis ma Falaise au fil des jours 🙂

J’ai eu la chance de rencontrer des personnes adorables cette année, notamment mes camarades de formations dans d’autres matières (je travaille avec l’un d’entre eux cette année d’ailleurs et c’est trop chouette), mes collègues prof doc à Lyon également.

Ça ne me rend pas moins triste d’avoir perdue une amie très chère sans comprendre pourquoi. Je pense que c’est en grande partie le manque de temps que j’ai eu à lui consacrer cette année. Mais je n’en sais rien au final, et je sais que les choses en resteront là.

Heureusement, j’ai mon projet personnel et ma meilleure amie, avec qui j’ai organisé ce projet qui semblerait si évident à certains mais qui l’était beaucoup moins pour moi.

Aux vacances, elle me disait qu’elle aimerait qu’on parte toutes les deux en voyage, puisque finalement notre idée de road trip européen n’avait pas pu avoir lieu il y a quelques années. Et parce que pour moi c’est toujours évident, j’ai suggéré l’Irlande, ce qui l’a enthousiasmée puisqu’elle n’y avait pas encore été.

Et là, j’ai eu peur. Parce que la dernière fois que j’ai parlé voyage avec quelqu’un, j’ai fini par ne plus avoir de ses nouvelles, à croire que je suis maudite (deux fois. Notamment la personne dont je vous parlais un peu plus tôt).

Bon, elle m’a rassurée, et puis on a organisé tout ça (et finalement je ne gère pas trop mal l’organisation xD enfin pour Dublin ce n’était pas trop compliqué, j’en avais encore de bons souvenirs), et vous découvrirez tout ça dans un prochain article, si j’arrive à vous le rédiger.

Passer du temps avec ma meilleure amie, partager ce pays que j’aime tellement et dans lequel je voudrais tellement retourner vivre et puis retrouver cette sensation de bonheur et de liberté irlandaises … une fin d’année parfaite pour compenser des débuts plus difficiles.

Et puis … mon petit projet personnel. Je me suis remise à l’écriture. Timidement, d’abord, une fois mon inspection passée (fichus personnages pas capables de me laisser tranquille >< ^^,), à relire les documents que j’ai rédigés il y a des années pour un récit qui me tient tellement à coeur. Puis plus posément, à écrire quelques notes, remettre des choses au goût du jour, à mon goût.

Et puis au moment des Imaginales. Fiévreusement. A rédiger à nouveau. Je retrouve depuis chaque soir ou presque, mon carnet Filofax et McFly, mes deux acolytes préférés, pour planifier étapes, traits, univers ou affûter mes mots. Et j’adore cette sensation ❤

Je ne sais pas si je vous en ferai davantage part. C’est un élément de ma vie que je partage très peu, excepté avec ma meilleure amie (à qui j’en rebats les oreilles depuis des années, et qui a la grâce de me bêta lire depuis ma reprise ❤ ), et quelques personnes que je connais IRL. Et je ne me sens pas capable d’affronter des questions ou des réflexions comme ça a pu être le cas au lycée. Je ne suis pas prête. Je ne suis prête qu’à écrire.

Et sans entrer dans les détails, j’ai fait une autre découverte sur moi-même cette année. Je me sens tellement plus sereine depuis que j’en suis arrivée à cette conclusion ! Mais c’est peut-être aussi la somme de tous ces chouettes évènements qui me rendent plus calme et plus épanouie, aussi 🙂


Wow. En voilà un pâté. Je vais m’arrêter là.

Et vous, votre année 2016 vous laisse-t-elle un souvenir positif ? N’hésitez pas à en partager un fragment dans les commentaires ^^