XXXHolic, tome 3

Titre VO : xxxHorikku.

Auteur : Clamp.

Traducteurs : Suzuka Asaoka, Alex Pilot.

Nombre de pages : 180.

Parution VO : 200 . VF : 200 .

Éditeur : Pika (Collection : Seinen).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 8,05 €.

Résumé éditeur Lycéen, Kimihiro Watanuki est poussé malgré lui par une force étrange qui le fait entrer dans la maison d’une médium, Yûko Ichihara, qui attendait cette visite inéluctable. Face à ses déclarations, Kimihiro reste perplexe, et afin de parer à son scepticisme, la médium lui révèle des détails concernant son passé, notamment un lourd secret lié aux forces occultes. Pour se débarrasser des visions qui l’assaillent, Kimihiro accepte un petit boulot d’homme de ménage chez cette médium plutôt difficile à vivre…

Pourquoi faut-il que cette série soit si addictive ? Je ne peux lire qu’un volume à la fois T_T Certes, je savoure, mais zut, j’ai envie de la dévorer !

On commence par quelques jolies pages couleur, pour atterrir sur une partie de base-ball entre Watanuki et Yuko, et un pique-nique avec Dômeki, qui accompagne le duo dont la complicité commence à faire sourire, et Himawari, la jeune fille que Watanuki apprécie beaucoup. Shaolan refait une apparition, pour un passage dont je me souvenais dans Tsubasa Reservoir Chronicle.

C’est Himawari qui parle d’une autre affaire à Yuko : des lycéennes jouant avec les esprits. Heureusement que je n’ai pas lu cette histoire de nuit ou après un weekend chez une amie, j’aurais franchement flippé … Des points bonus pour l’air idiot de Watanuki avec l’accessoire que la sorcière lui refile. J’aime toujours le motif des volutes, même en noir et blanc. L’histoire est prenante et drôle à la fin.

Dans la suivante, on découvre la réserve d’objets magiques reçus en paiement des vœux exaucés par Yuko. Une jeune femme désire très fort un rouleau décoré, que la sorcière lui offre si elle promet de ne pas chercher à l’ouvrir, ce que bien entendu, elle ne fera pas (le vilain spoil, je sais). Encore une étude de la nature humaine dont j’ai aimé les conséquences chaotiques. Yukô porte un très joli yukata, aussi.

La dernière histoire, très jolie, nous fait découvrir un renard qui tient un stand de nourriture que peut voir Watanuki. Elle est toute petite, mais toute mimi, et j’espère recroiser ces personnages par la suite.

Zut, c’est trop court, vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série finie).

Tome 1.

Tome 2.

La compagnie des fées

Titre VO : A Midsummer’s Nightmare.

Auteur : Gary Kilworth.

Traducteur : François Truchaud ; révisée par Sébastien Guillot.

Illustrateur : Anne Rouvin.

Nombre de pages : 403.

Parution VO : 1996. Cette édition VF : 2007.

Éditeur : Folio (Collection : SF).

Genre : Fantasy.

Prix : 8,20€.

Résumé éditeur Titania, Obéron, Puck et les autres fées du Songe d’une nuit d’été ne sont pas sortis de l’imagination de Shakespeare, mais existent bel et bien. Pour combien de temps encore ? La forêt de Sherwood, leur résidence ancestrale, est en train de disparaître, rongée par le développement urbain. Obéron, le roi des fées, décide de guider son peuple vers la Nouvelle Forêt, où leur magie restera intacte. Ils partent à bord d’un car hors d’âge, guidés par Sid, un jeune mécanicien qu’ils ont asservi. Mais l’ignoble sorcière Morgan le Fay fera tout pour les arrêter.

La confrontation entre le monde contemporain et le Petit Peuple est source de quiproquos aussi drôles que poétiques. Roman de fantasy léger et intelligent, La compagnie des fées dresse, au passage, une cartographie précise des lieux de magie en Grande-Bretagne.

Ce roman m’a été offert par Littérature et français à l’occasion du Swap créatures de lumières de l’an dernier, je l’en remercie une fois encore, car c’est une très, très jolie lecture, pleine de charme.

On retrouve les elfes/ fées du Songe d’une nuit d’été, Titania, Obéron, et leur peuple (on hésite entre le terme, durant le roman, ce qui peut être un peu perturbant de nos jours où on étiquette et caractérise tout). L’auteur n’hésite pas à les dépeindre avec une pointe de cruauté et d’inconséquence, quitte à ce que le lecteur ne les apprécie pas trop, mais cela les rend plus vrais (Titania, entre autres, enlève un bébé, ce qu’elle trouve parfaitement normal. Le seul problème que cela pose à Obéron : il aurait voulu voir l’enfant avant pour faire la même chose).

Dès le premier chapitre, l’écriture m’a séduite, entre expressions soutenues et langage plus familier lorsque les elfes discutent avec des mortels. Je n’ai pas été choquée par le choix de certaines expressions, comme la plupart du temps dans le cas d’une traduction.

La présence de ces créatures magiques en contact avec des éléments plus modernes est évidemment source de fous rires. Ils ont décidé de quitter leur bien-aimée forêt de Sherwood qui a tant diminué qu’elle est presque réduite à un buisson, et avec elle diminuent leurs pouvoirs. Comment se rendre dans la nouvelle forêt ? En car, piloté par Titania. Titania qui conduit est déjà un monument loufoque qui vaut le coup d’œil. Sa découverte de la nourriture en conserve pour chat qui devient dans son esprit du chat est sympathique aussi !

On découvre sur le chemin nombre de créatures et lieux magiques du pays. C’est intéressant, je suis juste un peu déçue de ne pas avoir pu en situer davantage. L’auteur pallie à ce souci avec une petite bibliographie en fin d’ouvrage, détail toujours appréciable.

J’ai beaucoup aimé découvrir les origines de Puck. Je me suis aussi attachée à Earl, le traveller ancien Hell’s Angel, qu’Obéron va orienter vers un autre domaine. Et il y a le pauvre Sid, jeune mécanicien ensorcelé par les fées pour les aider à bricoler le van qui va les emmener vers la nouvelle forêt, qui doit supporter leurs caprices sans pouvoir s’échapper. Les fées, aussi, toujours drôles sans le vouloir.

On se laisse porter avec plaisir par les tribulations de la petite troupe jusqu’à leur arrivée dans la Nouvelle Forêt.

Angel Sanctuary Deluxe, tome 2

Titre VO : Tenshi Kinryouko Bunko.

Auteur : Kaori Yuki.

Traducteur : Nina Olligschläger.

Langue : allemande.

Nombre de pages : 404.

Parution VO : 2002. VA : 2011.

Éditeur : Carlsen (Collection : Manga !).

Genre : Manga – Shojo – Fantastique.

Prix : 15, 40€.

Résumé : Setsuna, jeune lycéen de Tokyo, est amoureux de sa petite sœur, Sara. Il sait que c’est un péché et essaie de l’oublier, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’elle partage ses sentiments. Lorsqu’ils sont, semble-t-il, définitivement séparés, Setsuna découvre qu’il est la réincarnation de l’ange organique Alexiel, et que les guerres angéliques vont reprendre.

Dans l’ensemble, j’ai tout autant aimé ce deuxième volume que le premier, même si j’ai eu davantage de mal à le comprendre. J’avoue qu’il m’est arrivé de ne plus me rappeler de ce que disent les personnages, de ne pas comprendre exactement ce que signifient les dialogues, et de me laisser porter par les images vers une autre section plus compréhensible. Au final, j’ai dévoré ce tome  en quelques heures, comparé aux plusieurs jours du premier tome, c’est un mieux.

Attention, spoilers dans ce passage, si vous ne voulez pas trop en apprendre, passez au suivant ! On achève l’arc terrestre de la série pour débuter la descente de Setsuna aux Enfers à la recherche de sa bien-aimée Sara. Après une brève période où il est heureux avec elle, ils retournent tous les deux à Tokyo, c’est le drame : une des anges de Rosiel, Kirie, tue la jeune fille et Setsuna s’éveille, menaçant de détruire la ville. J’ai beaucoup aimé ce qui apparaît comme un rêve du jeune homme, un univers sans magie où lui et Sara sont juste un couple, pas reliés par le sang … L’auteur alterne ensuite entre les dangers des Enfers et les rivalités entre anges, Rosiel surtout revenu, et Sevothtarte qui gère le « paradis ». Quelques pages proposent aussi une vie antérieure d’Alexiel, au destin toujours tragique, racontée par Kira qui révèle son rôle dans son existence, que j’ai beaucoup aimées, leurs personnages me plaisent énormément. Fin du spoiler.

Ces passages sur les anges, malgré un grand nombre de personnages, me plaisent tout particulièrement. L’auteur a fait de nombreuses recherches au niveau des noms et fonctions des anges, pour proposer un tout cohérent. J’ai hâte de poursuivre cette partie de l’intrigue et que Setsuna y arrive lui aussi. Un peu étrange de voir coexister deux noms pour le même personnage : Gabriel et Jibril (je croyais que ce dernier correspondait plutôt à la religion musulmane? Ils n’utilisent que Gabriel dans la version française du manga).

J’aime bien l’humour qui pointe de temps à autres malgré la dureté ou les horreurs des évènements. Comme Setsuna dans une usine de mannequins, qui se demande ce qu’il fait là et se gratte l’arrière de la tête avec un bras, et Sara qui le réprimande. J’aime sa légèreté et son ironie déployée au fil des pages, trop rarement, mais bon, ça se comprend ^^.

Les dessins sont toujours aussi impeccables et magnifiques. La qualité de l’édition est généralement au rendez-vous, excepté sur une page avec pas mal de traces, au papier abîmé avec presque un trou dans la page. J’espère que les volumes suivants ne seront pas dans cet état, il n’y avait pas de problèmes avec le premier ….

Mais à part ce petit souci, c’est toujours une superbe lecture, malgré quelques difficultés de compréhension.

Nombre de tomes parus : 10 (série finie)

Tome 1

Apocalypsis, tome 1 : Cavalier blanc : Alice

Auteur : Eli Esseriam.

Illustrateur : Aurélien Police.

Nombre de pages : 238.

Première parution : 2002. Cette édition: 2011.

Éditeur : Matagot (Collection : Nouvel Angle).

Genre : Fantastique.

Prix : 14,90 €.

Résumé éditeur La fin du monde est proche.

Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias.

Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse.

Ils n’épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie?

« Cela doit être reposant, parfois, d’être une personne lambda, destituée de toute responsabilité, lovée dans l’ignorance de tout ce qui se joue dans des sphères plus élevées. Pour la première fois, je les regarde avec une sorte de jalousie contenue. La fin du monde, pour eux, se défniit par une mauvaise note en latin, déchirer son pantalon au niveau des fesses ou se faire larguer devant tout le monde dans la cour du lycée. » Alice Naulin, Cavalier Blanc

J’étais très tentée par cette lecture, en partie pour la superbe couverture d’Aurélien Police, mais aussi et surtout devant les chroniques dithyrambiques des copines, Snow en tête. Bien contente de tomber sur ce premier volume en occasion, j’ai aussi emprunté les suivants à la demoiselle blogueuse, qui m’a bien conseillé de prendre mon temps et de ne pas les lire à la suite, la structure se répétant dans les quatre volumes qui développe le parcours de chaque Cavalier de l’Apocalypse avant leur éveil.

Je suis parfois pressée de rendre les livres à qui je les ai empruntés, mais pour le coup, je vais suivre son conseil et patienter, car si la lecture d’Alice a été plaisante, je pense que je me lasserais du principe avant la fin et que je perdrais le plaisir de la série.

Si le roman a été plaisant, le personnage principal a été une autre paire de manches. Alice sait tout et vous décrit tout avec une froide logique qui tape vite sur le système. Ses expressions m’ont parfois fait rire, comme celle sur le bandeau de mon édition : »L’enfer est pavé de bonnes intentions. Tu viens de carreler toute une cuisine ». Mais sinon, elle comprend chaque situation, vous détaille son état d’esprit, celui des autres, et son langage n’est pas naturel pour une jeune de cet âge (sauf, bien sûr, quand on est suprêmement intelligent et parfait). Ici elle m’est presque devenue antipathique. Après, je comprends que ce soit important d’avoir un « cerveau » dans le groupe, mais il n’a pas besoin d’avoir, littéralement, pardon du jeu de mot, « la grosse tête ».

 Son père m’a plu, tout comme son ami et éventuellement davantage au début, j’étais un peu déçue de la non-évolution de leur relation. Sa mère, en revanche, m’a un peu choquée par ce qu’elle lui sort et sa réaction finale … Le dialogue avec Aaron, le jeune atteint d’Asperger, m’a plu, malgré une fois encore un discours pas naturel. Ses camarades de classe ne sont pas spécialement intéressants, sinon, un clou qu’Alice enfonce soigneusement tout au long du récit. Mais je ne me suis pas sentie triste ou désolée de ce qui lui arrive, j’avoue que je n’étais pas vraiment étonnée. C’est un peu le sentiment général, pas trop étonnée.

J’ai aimé cette présence un peu étrange qui lui promet son pouvoir et de grandes aventures, ce groupe. Les « rêveries » de ses camarades, aussi, m’ont donné hâte de lire leur récit. Ne plus revoir l’héroïne avant le tome 5 est un plus indéniable 😛

J’ai tout de même adoré la référence à La Guerre de Troie n’aura pas lieu ^^ et plus tard au Meilleur des mondes.

Ce billet a l’air très négatif, mais le récit m’a assez plu, juste pas aussi surprise que je l’aurais cru, mais donné envie de poursuivre la série tout de même.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

XXXHolic, tome 1

Titre VO : xxxHorikku.

Auteur : Clamp.

Traducteurs : Suzuka Asaoka, Alex Pilot.

Nombre de pages : 178.

Parution VO : 2003. VF : 2004.

Éditeur : Pika (Collection : Seinen).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 8,05 €.

Résumé éditeur Le jeune Watanuki Kimihiro, n’a décidément pas la vie rose. Il est constamment harcelé et poursuivit par des ectoplasmes, dont il est le seul à sentir la présence. Un beau jour, guidé par on ne sait qu’elle force étrange, il se retrouve devant la demeure de Yuko Ichihara, une puissante médium. L’égocentrique jeune femme est capable de le débarrasser de ses visions, mais en échange, Watanuki, devra lui servir d’homme à tout faire le temps que son vœux se réalise …

J’avais quelques réserves avant de commencer une nouvelle série des Clamp (j’ai l’impression qu’elles en entament régulièrement sans les finir), et il s’est avéré que celle-ci était finie (et que je pouvais l’utiliser pour le X de mon challenge ABC, pas la lettre la plus facile). Et je ne regrette pas du tout.

Ce début en fanfare propose un fantastique intéressant et deux protagonistes, Yuko et Watanuki, hilarants. Maru et Moro m’ont bien fait rire aussi. Le dessin des Clamp est toujours aussi envoûtant, malgré sa simplicité parfois, le personnage et un élément de décor, ou un peu plus. J’aime particulièrement le style de la couverture, entre les papillons et les volutes de fumée. J’avoue que le petit détail de la tranche bleue, je pensais qu’il m’agacerait, mais je trouve que ça apporte une autre touche de mystère au manga.

Le thème de la fatalité développé par Yuko m’a beaucoup parlé aussi. Son discours sur les âmes est intéressant aussi, et le fait qu’elle exauce les vœux est une bonne prémisse à la série (un peu comme I wish). L’apparition de certains thèmes en kanji et le jeu des personnages avec ces éléments de langage comme un élément de décor fait toujours mouche, avec moi.

J’ai adoré la référence à Sakura avec son bâton qui traîne apparemment n’importe où chez la médium ^^le crossover en fin de volume était totalement inattendu, par contre. Je ne m’attendais pas à ce que Sakura et Shaolan de Tsubasa fassent déjà leur apparition ! Je pensais que l’auteur prendrait quelques chapitres de plus pour établir les protagonistes et de petits épisodes pour qu’on se rende bien compte du travail de Yuko.

L’affaire de la petite manie de la jeune fille dans « la publicité » est intéressante, et le lecteur peut deviner le problème tout en gardant le plaisir de la découverte du développement. La jeune femme qui veut arrêter le net est un thème qui m’a bien plu aussi ^^ la médium évoque la part de volonté dont l’individu doit faire preuve, que les voeux ne peuvent pas toujours être exaucés comme par magie. On ne connait pas le fin mot de cette histoire, dans la suite, j’espère.

En fait, en finissant le livre, j’avais une envie folle de commencer le deuxième, même si je ne l’avais pas encore. C’est une sensation que je n’ai pas eue depuis longtemps en matière de manga … c’est le premier manga sur lequel j’ai vraiment flashé depuis bien longtemps, aussi ! Je suis ravie d’avoir finalement tenté cette série ^^

Nombre de tomes parus : 19 (série finie).

Tome 2.

Tome 3.

La trilogie Morgenstern, tome 2 : Un tango du diable

Auteur : Hervé Jubert.

Illustrateur : Benjamin Carré.

Nombre de pages : 342.

Première parution : 2003. Cette édition : 2008.

Éditeur : Points (Collection : Fantasy).

Genre : Fantasy.

Prix : 7,60€.

Résumé éditeur Deux ans après l’affaire du « Quadrille des assassins », Roberta Morgenstern, sorcière extravagante, vit heureuse avec M. Rosemonde, tandis que Martineau poursuit ses études de sorcier de l’air. Mais leur vie est bouleversée par l’apparition d’un tueur en série, d’un golem monstrueux venu de Prague et de Méphistophélès en personne. Le deuxième volet d’une trilogie à l’humour tonique et au rythme endiablé.

Je retrouve avec plaisir Roberta et Martineau, toujours aussi naïf, toujours aussi chou dans une enquête peut-être un peu plus difficile à suivre, mais dans laquelle il est toujours plaisant de se perdre, à l’image de l’univers qui se dévoile doucement. J’ai peut-être eu un petit manque de Martineau, on voit davantage M. Rosemonde, l’ancien professeur et compagnon de Roberta. Leur relation n’est pas trop mise en valeur, ce qui m’a plu ; on est surtout concentré sur le mystère que représente ce personnage, Grégoire Rosemonde, ses capacités, ses connaissances, qui il est.

J’ai un peu moins ressenti l’impression de mouvement, d’impatience du premier tome. J’étais un peu perdue, mais la poursuite de la découverte de l’univers rattrape les incertitudes. On découvre un peu le Collège des Sorcières, le parterre de chaque sorcière, le lien entre arbre, nature et arbre généalogique est très intéressant, j’aurais aimé davantage de passages les exploitant. Le mystère entourant celui de Clément Martineau m’a turlupinée, j’aurais aimé avoir la réponse sur celui qui a débuté sa lignée avant la fin de volume !

On retrouve les Traceurs du premier tome, avec une origine pour le moins étrange et passionnante. Le nouveau personnage qui fait son apparition à la fin du roman attise la curiosité, et on se demande ce qu’Hervé Jubert nous réserve pour son Sabbat Samba, le dernier volume. Un roman une fois encore riche et vaste.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie)

Tome 1 : Le quadrille des assassins.

Tome 3 : Sabbat Samba .

Il Colombre

Titre VF : Le K.

Langue : italien.

Auteur : Dino Buzzati.

Traducteur : Jacqueline Remillet.

Introduction et notes : François Livi.

Nombre de pages : 285.

Parution VO : 1966. Cette édition : 2003.

Éditeur : Le Livre de poche (Collection : Bilingue).

Genre : Nouvelles – Fantastique.

Prix : 6,60 €.

Résumé éditeur : […] Devenu, avec Le désert des Tartares, un classique du XXe siècle, ce récit (le K) ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l’on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l’angoisse du néant, l’échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal. Autant d’histoires merveilleuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.

(Je coupe rarement  un résumé éditeur, mais la première phrase vous spoile allègrement la nouvelle éponyme).

J’avais déjà lu et beaucoup aimé Le K en français il y a quelques années, et je voulais le relire dans le cadre du challenge SFFF de Snow. Je suis tombée dessus en édition bilingue lors d’une virée chinage d’occasion, ce qui correspond tout à fait à ma résolution de lire davantage (ou de lire tout court, dans le cadre de l’italien) des livres en allemand et italien.

J’ai essayé de me concentrer sur la partie VO, ce qui n’a déjà pas été très facile. Sur la page de gauche se trouve le texte VO, et celle de droite le français. Mine de rien, pour moi, c’est perturbant de ne me concentrer que sur la page de gauche, je préférerais lire normalement.

Et puis, une fois que j’avais un souci de compréhension, j’ai voulu me reporter au texte français à droite, et l’éditeur avait inversé deux pages de traduction française, ce qui n’est absolument pas pratique.

Pour les premières nouvelles, je me suis beaucoup aidée des notes de vocabulaire en bas de page, et puis, parce que je commençais à être feignasse et que même à raison d’une nouvelle par jour, je n’ai pas du tout l’habitude de lire de l’italien et c’était ardu, j’ai essayé de faire sans, et finalement je ne m’en suis pas trop mal tirée. Je suis loin de tout comprendre (pour certaines nouvelles des paragraphes entiers m’échappaient), mais j’ai saisi l’idée générale et j’ai énormément aimé faire cette lecture en italien. Je me suis plus concentrée sur le sens des mots que sur les récits en eux-même, cependant.

Les nouvelles en elle-même sont très intéressantes, entre celle de la jeune fille qui vieillit en tombant d’un immeuble, les « vieux » de quarante ans pourchassés par les ados, Buzzati descendu aux enfers (je regrette un peu qu’on nous coupe son arrivée et sa découverte des lieux).

Povero bambino ! (Pauvre petit garçon) n’a l’air de rien, mais la chute la rend particulièrement saisissante. Piccola Circe (Petite Circé) m’a aussi beaucoup plu, sur le personnage de la mythologie remise au goût du jour, toujours aussi cruelle.

J’ai aimé les notes en bas de page sur le contexte historique ou culturel, les différents sens que peuvent prendre la nouvelle, les données sur l’auteur, ça rend le recueil plus complet. Une lecture assez longue, parfois ardue, mais qui en vaut la peine, VO ou VF.