Lectures sur un rocher

A year in … books (2017)

J’ai le sentiment d’avoir eu de nombreuses déceptions cette année en matière de lectures. Le bilan de décembre en contenait déjà pas mal question mangas, et je ne sais pas si c’est ma mémoire mais il n’y a pas de titre en particulier qui me saute aux yeux.

Je suis assez triste, parce qu’en relisant mon bilan 2016 j’ai été frappée par des souvenirs de lecture très forts alors que là … pas vraiment.

Je retiens quelques auteurs : Jean-Loup Chiflet, Jean Des Cars et Jeanne-A. Debats.

Je suis très sensible à l’humour linguistique de Chiflet. L’approche royale de l’histoire de Des Cars me passionnent. Et Jeanne-A. Debats est juste géniale – je pense à ses textes, mais aussi son humour, à suivre sur les réseaux sociaux.

Quelques relectures m’ont fait très plaisir :

Je vous avoue que je n’ai pas envie, cette année, de développer mes déceptions. j’en parle dans les bilans mensuels. Pas vraiment de colère comme l’an dernier sur le consentement, le sexisme, la culture du viol.

Cette année de lecture me déçoit un peu. (Et non, ce n’est pas parce que j’ai moins râlé).


En matière d’achats, 2017 est une année plus « légère » que les précédentes : 165 livres sont passés par mes articles de Moisson chaque mois.

Pour exemple : 2015 -> 264 livres ; 2016 -> 272 ^^,

Pour une bonne part, ils proviennent des différents salons du livres auxquels j’ai pu me rendre : les Imaginales, le Livre sur la Place et le FIG. Mon préféré reste définitivement le premier ❤

Et disons que les achats s’équilibrent plutôt bien avec le désherbage de fin d’année : 278 livres vont trouver leur bonheur loin de mes bibliothèques. Une partie attend déjà devant la porte d’être emmenés à l’école pour mes loulous. (Je sais, je me sépare de livres, je suis un monstre, on me l’a déjà faite XD ).

La Fairy Loot Box a fait son apparition de manière régulière aussi. Si j’apprécie ou pas certains goodies, je n’ai pas encore lu les livres 😛 néanmoins, c’est une expérience que j’apprécie toujours autant.


Pour le décompte de ces lectures, j’ai laissé tomber le journal lecture de mon Filofax, du moins de la manière dont je l’avais démarré en 2016 : en notant mes impressions. Je le fais généralement trois ans après (et c’est à peine une exagération ^^,) et je préfère consacrer ce temps à l’article de blog. Donc je me contente de noter mes lectures mensuelles et la partie qui fait peur : la liste des chroniques à rédiger 😛 quand c’est fait, je colorie ma petite pastille de bleu pour indiquer le brouillon, et de vert la publication.

Surtout, ma grande aide a été Goodreads, tant au niveau du Challenge (que je démarre à 200 lectures), mais aussi pour garder en tête les dates exactes, mon avis chiffré (parfois, rarement en mots) et surtout les widgets WordPress. C’est tellement plus simple lorsque c’est automatisé ! J’ai eu un petit souci avec des vacances de la Toussaint à la fin de l’année, mais je crois avoir compris le truc.

Je suis en revanche beaucoup moins sur Livraddict, même pour mes responsabilités de correctrice, ce qui m’attriste, mais je ne peux pas tout faire malheureusement. Mes étagères Bibliomania sont donc moins à jour, et je ne partage plus mes billets de blog dessus depuis bien trois ans … je ne sais pas si je vais m’y remettre. Même en étant correcteur ou modérateur vous êtes limités à cinq liens par jour, donc ça risquerait de prendre du temps. Un temps que je préfère prendre sur d’autres plate-formes. Mais on en reparle dans l’article sur mon année 2017 d’un point de vue personnel.


Voilà pour le bilan annuel en matière de livres. Un petit aperçu de mes prochaines lectures :

Parce que l’écriture de ma meilleure amie me manque beaucoup trop, et que j’ai hâte de découvrir enfin son roman déjà publié, et celui qui arrivera … dans deux ans 😥 C’est looong !

Et vous ? 2017 a-t-elle été une belle année de lectures ? Parlez-moi de vos coups de cœur ! Ou de vos prix citron 🙂

Lectures sur un rocher

Feuilles d’octobre

En octobre, j’ai besoin de me consacrer à des lectures un peu plus légères, comme j’ai un peu de mal jusqu’aux vacances. J’arrive à faire suivre d’un peu d’imaginaire, pas forcément apprécié.

Il m’a fallu m’accrocher avec Splendour puisque le début, suite à la chute du 3, m’a paru clairement ne servir à rien. Le retour à la bonne société m’a ennuyée puisque Lina était sur le devant de la scène. Etrangement, c’est Elisabeth qui m’a intéressée dans cette dernière histoire, puisqu’à part Teddy, tout le monde s’en fiche d’elle et qu’elle soit finalement très en danger … Et j’ai tellement aimé le choix final de Diana. Il rattrape presque tout le reste ^^,

How to be a woman … n’est définitivement pas ma tasse de thé. C’est un livre à lire, qu’il fallait écrire, sur la condition féminine, sur les défis qu’a rencontrés l’auteur et ses différentes réflexions. Mais je ne me suis pas franchement retrouvée dans celles-ci sur la maternité, la féminité, la sexualité. Ce n’est pas une perte de temps, il m’est arrivé de rire, mais je crois que ce n’est juste pas un livre pour moi.

Quand je suis un peu déprimée, l’Histoire rend tout meilleur. Cher pays de notre enfance : enquête sur les années de plomb de la Vème République évoque les années juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Algérie, le meurtre d’un juge, la mafia lyonnaise et un groupuscule appelé le SAC. J’ignorais totalement son existence (et mon père aussi, shame on him). C’est assez terrifiant de découvrir cette partie de l’Histoire, trop proche et trop éloignée à la fois, mais fascinant grâce au trait documentaire des auteurs.

Jeune fille en Dior est un achat tout récent du Livre sur la Place. Je l’avais déjà feuilleté en avais adoré les dessins. Mais je retrouve un problème courant avec Annie Goetzinger. Les dessins sont impeccables et tant que l’on est focalisé sur Dior, c’est impeccable. Dès lors qu’on sort de la raison de vivre de l’album elle se lance dans un truc bien cliché. Si elle voulait donner un côté rêve de petite fille … c’est complètement passé à côté avec moi et la fin m’a juste ennuyée. D’où le problème : j’aime l’autrice dessinatrice, beaucoup moins scénariste. Tant pis, l’objet reste superbe.

C’était Lelf, je crois, qui m’avait donné envie de découvrir Saga. L’histoire est intrigante, les personnages très divers, mais j’avoue que le côté axé sur le sexe de ce tome m’a un peu agacée. J’attends de lire la suite pour me faire une opinion.

Le voleur aux cent visages est un achat inattendu du Festival de Géographie. Le premier tome est à l’image de mon ressenti, ces temps-ci, sur les séries vintage de Clamp : c’est adorable, et ici plein d’élégance. Les héros sont jeunes, mais si choupis!

Les Léonard sont des BD du boulot. D’ordinaire j’apprécie, mais je les ai trouvés plutôt ennuyeux, et le second trop parti dans une espèce de fantasy un peu loin de l’idée originale de la série. Bon, l’essentiel c’est que les gamins apprécient toujours.

J’ai retrouvé Sakura avec plaisir (surtout qu’apparemment les autrices se lancent dans une nouvelle série sur elle qui paraîtra bientôt … je la sens moins, celle-là). L’italien est toujours aussi adorable. Et il y avait Shaolan ❤

Sur un coup de tête, peu après avoir lu Ainsi soit-elle j’ai acheté la BD de Catel sur l’autrice. Et c’est magnifique. Il y a à la fois le récit de la vie de Benoîte Groult (fascinant, touchant), mais aussi une réflexion sur la bande dessinée et le féminisme. Magnifique.

J’ai découvert Lou dans mon deuxième CDI. Je ne vous en ai pas encore parlé parce que j’avais complètement oublié de les rentrer dans Goodreads et donc dans mon bilan. J’ai lu les quatre dernières ce mois-ci, donc, et n’en ferai pas de billet. Si j’ai toujours du mal avec le dessin, que je ne trouve pas très esthétique, il s’améliore effectivement (excepté pour le 6). Le 4 et le 5 poursuivent une histoire plutôt attachante sur l’adolescence. Je fais partie des déçu.e.s du 6, qui à mon sens n’a rien à voir et le dessin est bâclé. Le 7 semble revenir sur une histoire un peu mieux maîtrisée, un dessin plus contrôlé, mais la fin n’augure rien de bon. Ce n’est pas une série que j’ai envie d’acheter, et si ce n’est pas le cas au boulot, ce sera tant pis.

Sailor Moon, c’est toute mon enfance ❤ Je n’ai pas encore terminé ma lecture de l’édition Perfect, et pour pouvoir reprendre au 6, j’ai relu les premiers qui étaient restés chez mes parents, pour tout bien avoir en tête. C’est toujours aussi perturbant parce que je connais presque par coeur le texte de la première édition, et je vais remarquer presque tous les changements effectués, généralement pour le meilleur. Et cette reprise des noms originaux est tellement parfait. Une pensée pour Diamond, que j’apprécie toujours autant et que je regrette à chaque fois 😛 J’ai hâte de me lancer dans les arcs suivants que je connais moins bien (mais Pluton reviendra ❤ ).

Je devais lire Les hommes dénaturés pour un ABC SF il y a quelques années en l’empruntant, mais je n’ai pas eu l’occasion de le faire puisque j’avais déménagé. J’aurais probablement mieux fait de m’en tenir là vu à quel point j’ai détesté. L’enquête ne m’a pas passionnée, l’héroïne est horripilante, et les références au sexe ne sont absolument pas nécessaires. Il ne sera vraiment pas resté longtemps dans ma bibliothèque.

J’avais besoin de SF après ça, j’étais tellement agacée. Roland C. Wagner m’avait tellement soufflée avec son premier tome des Futurs mystères de Paris, Tem tellement passionnée, que je n’ai pas beaucoup réfléchi avant de me lancer. Il faut dire que ce second tome est encore plus barré que le premier et que j’ai eu un peu de mal à suivre, mais j’ai apprécié les explications sur la psychosphère, la tribu d’origine de Tem, les nouvelles données sur cette société. J’espère que la suite sera un peu plus simple à comprendre ^^,

Le Destin d’une déesse est une série qui m’avait laissé un très bon souvenir, surtout le premier. Je crois me rappeler que la fin du second était un peu cliché, sur une lancée un peu plus molle que le début, mais il fallait bien finir. Et oui, il fallait vraiment en finir, mais peut-être pas de manière aussi pesante, et, honnêtement, chiante. Je me suis ennuyée de bout en bout, déjà qu’on démarre par une grossesse et un accouchement, tout ce que je déteste. Je vais jeter un oeil au premier et au deuxième une fois encore parce que je ne suis pas du tout sûre de conserver cette série, ce tome étant vraiment une catastrophe.

Eclats d’ombre m’a apporté une jolie respiration après cette vilaine lecture. Les dessins de Mélanie Delon sont toujours aussi magnifiques, même si je suis plus mitigée devant les quelques lignes de légende qui les accompagnent.

Je suis tombée sur ce beau livre il y a quelques années, par hasard. Je ne le pensais pas aussi riche en texte. L’auteur est un ancien joueur, architecte de profession, qui a travaillé sur les courts de Roland Garros et a donc une vision passionnante. Il évoque l’histoire du jeu, les grand.e.s joueur.euse.s, et beaucoup d’éléments, le tout servi par une superbe illustration. Je ne suis pas fan de toutes ses affirmations sur les femmes, mais le résultat est quand même très beau.

Gérard Klein m’avait passionnée avec son Livre d’or de la science-fiction sur Ursula Le Guin, qui m’avait pourtant perdue avec Lavinia. Snow a donc eu la gentillesse de me donner ce petit recueil sur Robert Heinlein que j’apprécie beaucoup. J’avoue que la partie biographique, au lieu de m’enthousiasmer, m’a complètement plombée, et les nouvelles, si certaines sont intéressantes, m’ont déprimée et déplu pour la plupart … Un ouvrage qui ne donne pas envie de poursuivre ma découverte de l’auteur, cette fois.

Pour la petite anecdote, j’avais complètement oublié que j’avais Les Oubliés de l’Histoire dans ma bibliothèque xD C’est bien dommage, parce que l’auteur a une très belle écriture et que les quelques personnages que j’ai découverts pour l’instant m’étaient relativement inconnus et que je prends beaucoup de plaisir à en apprendre davantage sur eux. Un peu de lassitude s’est installée sur la fin, surtout que certains destins se ressemblent plutôt.

Je démarre juste La trilogie des magiciens que Snow m’avait chaudement recommandée. Les choses se mettent en place tout doucement, mais j’aurais vraiment préféré que l’histoire soit séparée en trois tomes ^^, j’ai une vague impression d’insurmontable xD

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en octobre ?

Lectures sur un rocher

Drug & Drop, tome 1

Clamp (autrices). 2012 (VO), 2013 (VO), 176 p. Kazé (Shonen up!). Manga – Seinen. 7,99 €.

Kazahaya Kudo et Rikuo Himura travaillent toujours pour Green Drug, tout en faisant leurs missions un peu spéciales la nuit en usant de leurs habilités surnaturelles. Kazahaya et Rikuo sont les seuls à pouvoir s’acquitter de ces missions : par apposition des mains sur une simple photo, Kazahaya peut localiser l’objet ou la personne représentés, tandis que Rikuo a la faculté de détruire de petits objets par la pensée. Au fil des affaires, Kazahaya va peu à peu s’interroger sur les agissements de Green Drug et sur ces implications dans le monde de l’occulte.

Ma dernière lecture des Clamp, relecture de Sakura exceptée, a été Lawful Drug, pour sa réédition, qui ne m’a pas plu du tout et ne m’a pas intéressée. Drug and Drop en est donc sa suite, que j’avais achetée en même temps. Je m’y suis lancée un peu à reculons, pour être honnête, et pour pouvoir le désherber en même temps si elle ne me plaisait pas.

J’ai retrouvé dans le dessin les Clamp, il y a moins de minimalisme qui fait vide, j’ai reconnu les personnages, cet aspect est mieux passé. Les mystères sont également mieux dosés et m’ont plu, on est dans ce fantastique et étrange que j’aime, qui me rappelle XXXHolic que j’ai débuté récemment.

A ceci près que je crois que j’ai été bien spoilée sur Holic, justement. Ce qui m’a franchement agacée. Sérieusement, jusqu’à présent je n’avais rien contre la manie des auteurs d’entrelacer toutes leurs séries, mais si maintenant il faut une chronologie pour savoir sans quel ordre les lire, j’en ai vraiment marre !

Sans parler, bien sûr, de tous les trucs de Lawful Drug pas rappelés ici, ou au compte goutte. Mouais. J’ai l’impression qu’on m’avait dit que cette série pouvait se lire indépendamment, ce qui m’agace aussi.

Sinon, l’intrigue est plutôt intéressante, mais devant ces éléments énervants, je ne pense pas poursuivre.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours) .

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Lawful Drug, tome 1

Goho Drug 1. Clamp (autrices). 2001 (VO), 2013 (VF), 176 p. Tonkam. Manga – Shojo. 10,95 €.

Depuis que Rikuo l’a ramassé inconscient dans la neige un soir, Kazahaya semble passer une existence paisible à la pharmacie Midori. Mais ensemble, ils mènent une double vie. La journée, ils travaillent comme préparateur dans la pharmacie de Monsieur Kakeï et le soir, ils exécutent pour lui divers petits travaux comme enquêteurs privés. En effet, ces jeunes garçons cachent tous deux un secret : ils ont des pouvoirs paranormaux. Kazahaya est psychomètre et Rikuo peut agir sur les petits mécanismes. Ensemble, ils forment un duo de choc !

Il m’arrive d’acheter des livres dès leur sortie, ou de la noter dans mon agenda. Ça a été le cas des Kaori Yuki il y a quelques années, les Naoko Takeuchi ou les Wataru Yoshizumi, un peu moins les Clamp puisque les séries qui me plaisent sont déjà terminées ou bien avancées, mais j’aime bien avoir ces séries dans ma bibliothèque, donc j’ai acheté ce volume dès sa sortie, à quelques jours près.

Et pour une fois, c’est une déception. Je n’ai pas accroché aux personnages, à l’intrigue, peu au dessin minimaliste également, en fait. Le duo de couverture ne m’a pas marquée. Dès les pages couleurs, j’ai eu du mal à reconnaître les Clamp dans les traits des personnages, surtout Rikuo et ses yeux.

J’ai eu l’impression qu’une espèce de froideur se dégageait du livre. Je n’ai pas réussi à me soucier de Rikuo, Kazahaya (je dois vraiment regarder le résumé pour être sûre de l’orthographe, ils ne m’ont pas marquée), ou le pharmacien. Même l’aspect mystérieux m’a plutôt donné envie de hausser les épaules, trop de questions en suspens ont pour une fois tué l’envie de savoir qui n’était pas bien grande.

Je ne suis pas sûre de poursuivre cette série. Et j’avoue que ce n’est pas son prix qui risque de me dissuader : 10,95€, vraiment? désolée, pour moi, un manga au format « poche » (par opposition à La Rose de Versailles ou carrément Madame Bovary en relié) souple, ça va jusqu’à 8€, pas plus de 10. Pour une fois, un achat que je regrette franchement.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 5

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

J’ai beaucoup, beaucoup aimé la première histoire, qui présente la petite fée de la pluie ! Elle est très drôle, a du caractère et un design tout kawaii. J’ai bien l’impression, grâce à elle, d’avoir raison de me méfier d’Himawari : elle demande à Watanuki comment il peut l’approcher, avec ses pouvoirs … Gneuh, je veux savoir !

Les effets de style me plaisent toujours autant. Après les bulles en volutes de fumée, celle en goutte, verticales, toujours une trouvaille intéressante.

Le deuxième récit présente une jeune fille de l’école du héros, avec des ailes qu’il est seul à remarquer, et qui nous offrent un dessin plutôt menaçant de Yuko qui prend ce qui semble être une menace au sérieux. Quelques cases sont centrés sur Maru et Moro, les deux petites filles de la boutique, dans un dessin toujours adorable. L’action et le danger sont plus au rendez-vous que d’habitude. Un épisode plus sérieux et passionnant.

Le suivant m’a rappelé Alice au pays des merveilles avec ses fleurs parlantes et l’incursion de Watanuki dans un autre univers. C’est un peu court, et son absence permet à Yuko de régler un autre problème et rechercher quelqu’un … et on ne sait pas qui ! C’est frustrant, une fois encore.

J’ai l’impression qu’on passe le palier des petites enquêtes sans trop de conséquences avec ce volume, en touchant à un fil rouge avec la dernière histoire. Vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 4

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

On commence tout de suite avec Yuko qui fait tourner Watanuki en bourrique, ici pour les chocolats de Saint Valentin. J’aime toujours autant leurs escarmouches, mais pas tellement avec Domêki, qui s’accapare le cadeau pour Himawari sans y voir de problème.

J’adore le travail sur les doubles pages, même en noir et blanc, comme avec cette jeune fille qui reprend à Dômeki son gâteau, et son âme en même temps. Juste un petit bonus. Cette petite histoire est proprement charmante et très touchante, avec un esprit positif pour une fois.

L’histoire sur les jumelles est aussi plutôt intéressante, l’une étant introvertie et avec peu de confiance en elle, et sa sœur son opposée. J’ai aimé ne pas m’attendre à la résolution, et leur dessin est adorable. Les limitations de la jeune fille sont bien trouvées, je ne m’y attendais pas, une fois encore. J’ai particulièrement apprécié ce thème pour vraiment détester les remarques bien-pensantes de style « attention », « ne fais pas comme ça », qui ont surtout pour résultat de miner la confiance en soi justement …

La suivante présente un petit Watanuki encore très embêté par ses visions, et sa rencontre avec un autre petit garçon pas dérangé par les apparitions. Une jolie histoire plutôt triste. La dernière est courte et mystérieuse, avec un évènement étrange qui pique l’intérêt.

J’aime beaucoup les rappels à Tsubasa Reservoir Chronicle, ça donne envie de poursuivre/reprendre (je me suis arrêtée au 16e et j’étais complètement perdue).

Une fois encore, des petites histoires très intéressantes, même si je n’ai pas trop senti de fil rouge, plutôt quelques histoires qui mettent soit l’au-delà soit les pouvoirs de Yuko en valeur. Mais l’un dans l’autre, des thèmes toujours intéressant, sans parler d’un dessin toujours impeccable.

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 5

Lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 3

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Lycéen, Kimihiro Watanuki est poussé malgré lui par une force étrange qui le fait entrer dans la maison d’une médium, Yûko Ichihara, qui attendait cette visite inéluctable. Face à ses déclarations, Kimihiro reste perplexe, et afin de parer à son scepticisme, la médium lui révèle des détails concernant son passé, notamment un lourd secret lié aux forces occultes. Pour se débarrasser des visions qui l’assaillent, Kimihiro accepte un petit boulot d’homme de ménage chez cette médium plutôt difficile à vivre…

Pourquoi faut-il que cette série soit si addictive ? Je ne peux lire qu’un volume à la fois T_T Certes, je savoure, mais zut, j’ai envie de la dévorer !

On commence par quelques jolies pages couleur, pour atterrir sur une partie de base-ball entre Watanuki et Yuko, et un pique-nique avec Dômeki, qui accompagne le duo dont la complicité commence à faire sourire, et Himawari, la jeune fille que Watanuki apprécie beaucoup. Shaolan refait une apparition, pour un passage dont je me souvenais dans Tsubasa Reservoir Chronicle.

C’est Himawari qui parle d’une autre affaire à Yuko : des lycéennes jouant avec les esprits. Heureusement que je n’ai pas lu cette histoire de nuit ou après un weekend chez une amie, j’aurais franchement flippé … Des points bonus pour l’air idiot de Watanuki avec l’accessoire que la sorcière lui refile. J’aime toujours le motif des volutes, même en noir et blanc. L’histoire est prenante et drôle à la fin.

Dans la suivante, on découvre la réserve d’objets magiques reçus en paiement des vœux exaucés par Yuko. Une jeune femme désire très fort un rouleau décoré, que la sorcière lui offre si elle promet de ne pas chercher à l’ouvrir, ce que bien entendu, elle ne fera pas (le vilain spoil, je sais). Encore une étude de la nature humaine dont j’ai aimé les conséquences chaotiques. Yukô porte un très joli yukata, aussi.

La dernière histoire, très jolie, nous fait découvrir un renard qui tient un stand de nourriture que peut voir Watanuki. Elle est toute petite, mais toute mimi, et j’espère recroiser ces personnages par la suite.

Zut, c’est trop court, vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série finie).

Tome 1

Tome 2

Tome 4

Tome 5