Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feuilles d’octobre

En octobre, j’ai besoin de me consacrer à des lectures un peu plus légères, comme j’ai un peu de mal jusqu’aux vacances. J’arrive à faire suivre d’un peu d’imaginaire, pas forcément apprécié.

Il m’a fallu m’accrocher avec Splendour puisque le début, suite à la chute du 3, m’a paru clairement ne servir à rien. Le retour à la bonne société m’a ennuyée puisque Lina était sur le devant de la scène. Etrangement, c’est Elisabeth qui m’a intéressée dans cette dernière histoire, puisqu’à part Teddy, tout le monde s’en fiche d’elle et qu’elle soit finalement très en danger … Et j’ai tellement aimé le choix final de Diana. Il rattrape presque tout le reste ^^,

How to be a woman … n’est définitivement pas ma tasse de thé. C’est un livre à lire, qu’il fallait écrire, sur la condition féminine, sur les défis qu’a rencontrés l’auteur et ses différentes réflexions. Mais je ne me suis pas franchement retrouvée dans celles-ci sur la maternité, la féminité, la sexualité. Ce n’est pas une perte de temps, il m’est arrivé de rire, mais je crois que ce n’est juste pas un livre pour moi.

Quand je suis un peu déprimée, l’Histoire rend tout meilleur. Cher pays de notre enfance : enquête sur les années de plomb de la Vème République évoque les années juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Algérie, le meurtre d’un juge, la mafia lyonnaise et un groupuscule appelé le SAC. J’ignorais totalement son existence (et mon père aussi, shame on him). C’est assez terrifiant de découvrir cette partie de l’Histoire, trop proche et trop éloignée à la fois, mais fascinant grâce au trait documentaire des auteurs.

Jeune fille en Dior est un achat tout récent du Livre sur la Place. Je l’avais déjà feuilleté en avais adoré les dessins. Mais je retrouve un problème courant avec Annie Goetzinger. Les dessins sont impeccables et tant que l’on est focalisé sur Dior, c’est impeccable. Dès lors qu’on sort de la raison de vivre de l’album elle se lance dans un truc bien cliché. Si elle voulait donner un côté rêve de petite fille … c’est complètement passé à côté avec moi et la fin m’a juste ennuyée. D’où le problème : j’aime l’autrice dessinatrice, beaucoup moins scénariste. Tant pis, l’objet reste superbe.

C’était Lelf, je crois, qui m’avait donné envie de découvrir Saga. L’histoire est intrigante, les personnages très divers, mais j’avoue que le côté axé sur le sexe de ce tome m’a un peu agacée. J’attends de lire la suite pour me faire une opinion.

Le voleur aux cent visages est un achat inattendu du Festival de Géographie. Le premier tome est à l’image de mon ressenti, ces temps-ci, sur les séries vintage de Clamp : c’est adorable, et ici plein d’élégance. Les héros sont jeunes, mais si choupis!

Les Léonard sont des BD du boulot. D’ordinaire j’apprécie, mais je les ai trouvés plutôt ennuyeux, et le second trop parti dans une espèce de fantasy un peu loin de l’idée originale de la série. Bon, l’essentiel c’est que les gamins apprécient toujours.

J’ai retrouvé Sakura avec plaisir (surtout qu’apparemment les autrices se lancent dans une nouvelle série sur elle qui paraîtra bientôt … je la sens moins, celle-là). L’italien est toujours aussi adorable. Et il y avait Shaolan ❤

Sur un coup de tête, peu après avoir lu Ainsi soit-elle j’ai acheté la BD de Catel sur l’autrice. Et c’est magnifique. Il y a à la fois le récit de la vie de Benoîte Groult (fascinant, touchant), mais aussi une réflexion sur la bande dessinée et le féminisme. Magnifique.

J’ai découvert Lou dans mon deuxième CDI. Je ne vous en ai pas encore parlé parce que j’avais complètement oublié de les rentrer dans Goodreads et donc dans mon bilan. J’ai lu les quatre dernières ce mois-ci, donc, et n’en ferai pas de billet. Si j’ai toujours du mal avec le dessin, que je ne trouve pas très esthétique, il s’améliore effectivement (excepté pour le 6). Le 4 et le 5 poursuivent une histoire plutôt attachante sur l’adolescence. Je fais partie des déçu.e.s du 6, qui à mon sens n’a rien à voir et le dessin est bâclé. Le 7 semble revenir sur une histoire un peu mieux maîtrisée, un dessin plus contrôlé, mais la fin n’augure rien de bon. Ce n’est pas une série que j’ai envie d’acheter, et si ce n’est pas le cas au boulot, ce sera tant pis.

Sailor Moon, c’est toute mon enfance ❤ Je n’ai pas encore terminé ma lecture de l’édition Perfect, et pour pouvoir reprendre au 6, j’ai relu les premiers qui étaient restés chez mes parents, pour tout bien avoir en tête. C’est toujours aussi perturbant parce que je connais presque par coeur le texte de la première édition, et je vais remarquer presque tous les changements effectués, généralement pour le meilleur. Et cette reprise des noms originaux est tellement parfait. Une pensée pour Diamond, que j’apprécie toujours autant et que je regrette à chaque fois 😛 J’ai hâte de me lancer dans les arcs suivants que je connais moins bien (mais Pluton reviendra ❤ ).

Je devais lire Les hommes dénaturés pour un ABC SF il y a quelques années en l’empruntant, mais je n’ai pas eu l’occasion de le faire puisque j’avais déménagé. J’aurais probablement mieux fait de m’en tenir là vu à quel point j’ai détesté. L’enquête ne m’a pas passionnée, l’héroïne est horripilante, et les références au sexe ne sont absolument pas nécessaires. Il ne sera vraiment pas resté longtemps dans ma bibliothèque.

J’avais besoin de SF après ça, j’étais tellement agacée. Roland C. Wagner m’avait tellement soufflée avec son premier tome des Futurs mystères de Paris, Tem tellement passionnée, que je n’ai pas beaucoup réfléchi avant de me lancer. Il faut dire que ce second tome est encore plus barré que le premier et que j’ai eu un peu de mal à suivre, mais j’ai apprécié les explications sur la psychosphère, la tribu d’origine de Tem, les nouvelles données sur cette société. J’espère que la suite sera un peu plus simple à comprendre ^^,

Le Destin d’une déesse est une série qui m’avait laissé un très bon souvenir, surtout le premier. Je crois me rappeler que la fin du second était un peu cliché, sur une lancée un peu plus molle que le début, mais il fallait bien finir. Et oui, il fallait vraiment en finir, mais peut-être pas de manière aussi pesante, et, honnêtement, chiante. Je me suis ennuyée de bout en bout, déjà qu’on démarre par une grossesse et un accouchement, tout ce que je déteste. Je vais jeter un oeil au premier et au deuxième une fois encore parce que je ne suis pas du tout sûre de conserver cette série, ce tome étant vraiment une catastrophe.

Eclats d’ombre m’a apporté une jolie respiration après cette vilaine lecture. Les dessins de Mélanie Delon sont toujours aussi magnifiques, même si je suis plus mitigée devant les quelques lignes de légende qui les accompagnent.

Je suis tombée sur ce beau livre il y a quelques années, par hasard. Je ne le pensais pas aussi riche en texte. L’auteur est un ancien joueur, architecte de profession, qui a travaillé sur les courts de Roland Garros et a donc une vision passionnante. Il évoque l’histoire du jeu, les grand.e.s joueur.euse.s, et beaucoup d’éléments, le tout servi par une superbe illustration. Je ne suis pas fan de toutes ses affirmations sur les femmes, mais le résultat est quand même très beau.

Gérard Klein m’avait passionnée avec son Livre d’or de la science-fiction sur Ursula Le Guin, qui m’avait pourtant perdue avec Lavinia. Snow a donc eu la gentillesse de me donner ce petit recueil sur Robert Heinlein que j’apprécie beaucoup. J’avoue que la partie biographique, au lieu de m’enthousiasmer, m’a complètement plombée, et les nouvelles, si certaines sont intéressantes, m’ont déprimée et déplu pour la plupart … Un ouvrage qui ne donne pas envie de poursuivre ma découverte de l’auteur, cette fois.

Pour la petite anecdote, j’avais complètement oublié que j’avais Les Oubliés de l’Histoire dans ma bibliothèque xD C’est bien dommage, parce que l’auteur a une très belle écriture et que les quelques personnages que j’ai découverts pour l’instant m’étaient relativement inconnus et que je prends beaucoup de plaisir à en apprendre davantage sur eux. Un peu de lassitude s’est installée sur la fin, surtout que certains destins se ressemblent plutôt.

Je démarre juste La trilogie des magiciens que Snow m’avait chaudement recommandée. Les choses se mettent en place tout doucement, mais j’aurais vraiment préféré que l’histoire soit séparée en trois tomes ^^, j’ai une vague impression d’insurmontable xD

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en octobre ?

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Drug & Drop, tome 1

Clamp (autrices). 2012 (VO), 2013 (VO), 176 p. Kazé (Shonen up!). Manga – Seinen. 7,99 €.

Kazahaya Kudo et Rikuo Himura travaillent toujours pour Green Drug, tout en faisant leurs missions un peu spéciales la nuit en usant de leurs habilités surnaturelles. Kazahaya et Rikuo sont les seuls à pouvoir s’acquitter de ces missions : par apposition des mains sur une simple photo, Kazahaya peut localiser l’objet ou la personne représentés, tandis que Rikuo a la faculté de détruire de petits objets par la pensée. Au fil des affaires, Kazahaya va peu à peu s’interroger sur les agissements de Green Drug et sur ces implications dans le monde de l’occulte.

Ma dernière lecture des Clamp, relecture de Sakura exceptée, a été Lawful Drug, pour sa réédition, qui ne m’a pas plu du tout et ne m’a pas intéressée. Drug and Drop en est donc sa suite, que j’avais achetée en même temps. Je m’y suis lancée un peu à reculons, pour être honnête, et pour pouvoir le désherber en même temps si elle ne me plaisait pas.

J’ai retrouvé dans le dessin les Clamp, il y a moins de minimalisme qui fait vide, j’ai reconnu les personnages, cet aspect est mieux passé. Les mystères sont également mieux dosés et m’ont plu, on est dans ce fantastique et étrange que j’aime, qui me rappelle XXXHolic que j’ai débuté récemment.

A ceci près que je crois que j’ai été bien spoilée sur Holic, justement. Ce qui m’a franchement agacée. Sérieusement, jusqu’à présent je n’avais rien contre la manie des auteurs d’entrelacer toutes leurs séries, mais si maintenant il faut une chronologie pour savoir sans quel ordre les lire, j’en ai vraiment marre !

Sans parler, bien sûr, de tous les trucs de Lawful Drug pas rappelés ici, ou au compte goutte. Mouais. J’ai l’impression qu’on m’avait dit que cette série pouvait se lire indépendamment, ce qui m’agace aussi.

Sinon, l’intrigue est plutôt intéressante, mais devant ces éléments énervants, je ne pense pas poursuivre.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours) .

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Lawful Drug, tome 1

Goho Drug 1. Clamp (autrices). 2001 (VO), 2013 (VF), 176 p. Tonkam. Manga – Shojo. 10,95 €.

Depuis que Rikuo l’a ramassé inconscient dans la neige un soir, Kazahaya semble passer une existence paisible à la pharmacie Midori. Mais ensemble, ils mènent une double vie. La journée, ils travaillent comme préparateur dans la pharmacie de Monsieur Kakeï et le soir, ils exécutent pour lui divers petits travaux comme enquêteurs privés. En effet, ces jeunes garçons cachent tous deux un secret : ils ont des pouvoirs paranormaux. Kazahaya est psychomètre et Rikuo peut agir sur les petits mécanismes. Ensemble, ils forment un duo de choc !

Il m’arrive d’acheter des livres dès leur sortie, ou de la noter dans mon agenda. Ça a été le cas des Kaori Yuki il y a quelques années, les Naoko Takeuchi ou les Wataru Yoshizumi, un peu moins les Clamp puisque les séries qui me plaisent sont déjà terminées ou bien avancées, mais j’aime bien avoir ces séries dans ma bibliothèque, donc j’ai acheté ce volume dès sa sortie, à quelques jours près.

Et pour une fois, c’est une déception. Je n’ai pas accroché aux personnages, à l’intrigue, peu au dessin minimaliste également, en fait. Le duo de couverture ne m’a pas marquée. Dès les pages couleurs, j’ai eu du mal à reconnaître les Clamp dans les traits des personnages, surtout Rikuo et ses yeux.

J’ai eu l’impression qu’une espèce de froideur se dégageait du livre. Je n’ai pas réussi à me soucier de Rikuo, Kazahaya (je dois vraiment regarder le résumé pour être sûre de l’orthographe, ils ne m’ont pas marquée), ou le pharmacien. Même l’aspect mystérieux m’a plutôt donné envie de hausser les épaules, trop de questions en suspens ont pour une fois tué l’envie de savoir qui n’était pas bien grande.

Je ne suis pas sûre de poursuivre cette série. Et j’avoue que ce n’est pas son prix qui risque de me dissuader : 10,95€, vraiment? désolée, pour moi, un manga au format « poche » (par opposition à La Rose de Versailles ou carrément Madame Bovary en relié) souple, ça va jusqu’à 8€, pas plus de 10. Pour une fois, un achat que je regrette franchement.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 5

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

J’ai beaucoup, beaucoup aimé la première histoire, qui présente la petite fée de la pluie ! Elle est très drôle, a du caractère et un design tout kawaii. J’ai bien l’impression, grâce à elle, d’avoir raison de me méfier d’Himawari : elle demande à Watanuki comment il peut l’approcher, avec ses pouvoirs … Gneuh, je veux savoir !

Les effets de style me plaisent toujours autant. Après les bulles en volutes de fumée, celle en goutte, verticales, toujours une trouvaille intéressante.

Le deuxième récit présente une jeune fille de l’école du héros, avec des ailes qu’il est seul à remarquer, et qui nous offrent un dessin plutôt menaçant de Yuko qui prend ce qui semble être une menace au sérieux. Quelques cases sont centrés sur Maru et Moro, les deux petites filles de la boutique, dans un dessin toujours adorable. L’action et le danger sont plus au rendez-vous que d’habitude. Un épisode plus sérieux et passionnant.

Le suivant m’a rappelé Alice au pays des merveilles avec ses fleurs parlantes et l’incursion de Watanuki dans un autre univers. C’est un peu court, et son absence permet à Yuko de régler un autre problème et rechercher quelqu’un … et on ne sait pas qui ! C’est frustrant, une fois encore.

J’ai l’impression qu’on passe le palier des petites enquêtes sans trop de conséquences avec ce volume, en touchant à un fil rouge avec la dernière histoire. Vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Au bord des mots, lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 4

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

On commence tout de suite avec Yuko qui fait tourner Watanuki en bourrique, ici pour les chocolats de Saint Valentin. J’aime toujours autant leurs escarmouches, mais pas tellement avec Domêki, qui s’accapare le cadeau pour Himawari sans y voir de problème.

J’adore le travail sur les doubles pages, même en noir et blanc, comme avec cette jeune fille qui reprend à Dômeki son gâteau, et son âme en même temps. Juste un petit bonus. Cette petite histoire est proprement charmante et très touchante, avec un esprit positif pour une fois.

L’histoire sur les jumelles est aussi plutôt intéressante, l’une étant introvertie et avec peu de confiance en elle, et sa sœur son opposée. J’ai aimé ne pas m’attendre à la résolution, et leur dessin est adorable. Les limitations de la jeune fille sont bien trouvées, je ne m’y attendais pas, une fois encore. J’ai particulièrement apprécié ce thème pour vraiment détester les remarques bien-pensantes de style « attention », « ne fais pas comme ça », qui ont surtout pour résultat de miner la confiance en soi justement …

La suivante présente un petit Watanuki encore très embêté par ses visions, et sa rencontre avec un autre petit garçon pas dérangé par les apparitions. Une jolie histoire plutôt triste. La dernière est courte et mystérieuse, avec un évènement étrange qui pique l’intérêt.

J’aime beaucoup les rappels à Tsubasa Reservoir Chronicle, ça donne envie de poursuivre/reprendre (je me suis arrêtée au 16e et j’étais complètement perdue).

Une fois encore, des petites histoires très intéressantes, même si je n’ai pas trop senti de fil rouge, plutôt quelques histoires qui mettent soit l’au-delà soit les pouvoirs de Yuko en valeur. Mais l’un dans l’autre, des thèmes toujours intéressant, sans parler d’un dessin toujours impeccable.

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 5

Au bord des mots, lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 3

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Lycéen, Kimihiro Watanuki est poussé malgré lui par une force étrange qui le fait entrer dans la maison d’une médium, Yûko Ichihara, qui attendait cette visite inéluctable. Face à ses déclarations, Kimihiro reste perplexe, et afin de parer à son scepticisme, la médium lui révèle des détails concernant son passé, notamment un lourd secret lié aux forces occultes. Pour se débarrasser des visions qui l’assaillent, Kimihiro accepte un petit boulot d’homme de ménage chez cette médium plutôt difficile à vivre…

Pourquoi faut-il que cette série soit si addictive ? Je ne peux lire qu’un volume à la fois T_T Certes, je savoure, mais zut, j’ai envie de la dévorer !

On commence par quelques jolies pages couleur, pour atterrir sur une partie de base-ball entre Watanuki et Yuko, et un pique-nique avec Dômeki, qui accompagne le duo dont la complicité commence à faire sourire, et Himawari, la jeune fille que Watanuki apprécie beaucoup. Shaolan refait une apparition, pour un passage dont je me souvenais dans Tsubasa Reservoir Chronicle.

C’est Himawari qui parle d’une autre affaire à Yuko : des lycéennes jouant avec les esprits. Heureusement que je n’ai pas lu cette histoire de nuit ou après un weekend chez une amie, j’aurais franchement flippé … Des points bonus pour l’air idiot de Watanuki avec l’accessoire que la sorcière lui refile. J’aime toujours le motif des volutes, même en noir et blanc. L’histoire est prenante et drôle à la fin.

Dans la suivante, on découvre la réserve d’objets magiques reçus en paiement des vœux exaucés par Yuko. Une jeune femme désire très fort un rouleau décoré, que la sorcière lui offre si elle promet de ne pas chercher à l’ouvrir, ce que bien entendu, elle ne fera pas (le vilain spoil, je sais). Encore une étude de la nature humaine dont j’ai aimé les conséquences chaotiques. Yukô porte un très joli yukata, aussi.

La dernière histoire, très jolie, nous fait découvrir un renard qui tient un stand de nourriture que peut voir Watanuki. Elle est toute petite, mais toute mimi, et j’espère recroiser ces personnages par la suite.

Zut, c’est trop court, vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série finie).

Tome 1

Tome 2

Tome 4

Tome 5

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Card Captor Sakura, tome 1

Clamp (autrices). 1996 (VO), 1999 (VF), 187 p. Star Comic. Manga – Shojo. Livre lu en italien.

Un jour, Sakura trouva un livre étrange dans sa bibliothèque et sans faire exprès libéra les cartes de Clow, puissantes cartes aux pouvoirs magiques. Elle se trouve donc investie d’une mission, celle de rassembler a nouveau les cartes pour eviter l’apocalypse. aidée par son amie Tomoyo et son « rival » Shaolan, elle va rassembler une à une les cartes au terme d’aventures les plus incroyables les unes que les autres.

J’adore cette série. Sakura est le premier anime que j’ai revue adolescente après mon amour d’enfant pour Sailor Moon, Dragon Ball Z, etc. C’est aussi une des premières séries manga que j’ai lues sans avoir vu ces fameux anime auparavant. Et au moment de me lancer dans de « vraies » lectures en italien, j’ai décidé de commencer par cette série que je connais déjà.

J’ai eu de la chance de tomber sur cette librairie italienne sur Ebay, qui m’a envoyé les douze volumes de la série, avec Rex que je ne possède pas en français, pour moins de 50€, frais de port compris. J’étais franchement happy.

Et j’ai commencé à lire. J’ai adoré, une fois encore. J’aime l’italien, j’ai été surprise de glisser sur le vocabulaire sans aucun souci, en me rappelant « oh, j’ai vu ça au lycée, ça veut dire ça », sans sortir de l’histoire parce que la connais quand même très bien. Je n’ai pas eu de problème de compréhension particulier, ce qui m’a surprise parce que ma lecture bilingue de l’an dernier m’avait un peu laissée sur le carreau quand même (mais entre Sakura et Le K de Dino Buzzati…).

C’est plutôt marrant d’ailleurs, ce format italien est tout fin. Il me fait plus penser aux exemplaires de Dragon Ball qui étaient vendus en kiosque, sans jaquette, qu’un manga broché traditionnel français. Différents des anglais et des allemands que j’ai dans mes bibliothèques. Et il se lit aussi dans le sens occidental. Je le montrerai à mon vendeur spécialiste dès que j’y retournerai ^^

J’ai eu un doute sur le fait qu’il y ait la totalité du volume 1 dans ce petit livre, j’ai dû comparer avec mon édition française pour être sûre, mais je suis à jour. D’ailleurs j’y suis retournée pour vérifier que j’étais bien au début, je ne me rappelais plus de l’entrée en matière tout en magie, avant de rencontrer Kero … c’est beau d’être encore surprise !

Il y a encore le prix en lire, sur la première de couverture ^^ 6 000 ! Çà a l’air très cher, d’un coup, mais c’est vrai que quand je lisais des strips sur les paiements en Italie, pour de toutes petites choses ils montraient souvent une valise de billets …

J’ai retrouvé avec plaisir la délicatesse des détails, la finesse du dessin, rien que dans les multiples costumes que l’adorable Tomoyo réalise dès le début.

J’adore le thème des cartes. Il m’a attirée dès le début dans ce récit (je dois bien avoir un jeu de cartes sur le thème … il faut vous avouer que je collectionne ces petites bêtes ^^et j’avais un énorme poster qui présentait chacune d’entre elles). Le fait qu’elles soient habitées, les différents éléments choisis. C’est tout ce que j’aime.

Sakura est une adorable héroïne à suivre. On redouble dans le kawaii avec Kero, Tomoyo. La famille de l’adolescente est aussi présentée ici, entre son père, charmant, et son frère, qui l’embête toujours mais tient tellement à elle, leur mère absente. J’aime beaucoup les dessins de celle-ci, et leur jolie manière de gérer leur situation. Et bien sûr il y a l’ami de Touya, Yukito, adorable et prévenant. J’ai hâte de voir arriver un certain personnage, ça va être dur de l’attendre. Les petits bonus sur les personnages, en marge de la page, permettent d’en savoir plus sur eux, avec des questions comme leurs dates de naissances, plats et matières préférées, etc. Rien de mieux pour réviser son vocabulaire courant en plus ! On ne voit pas encore beaucoup les camarades de classe de Sakura, ce sera pour la suite.

J’ai hurlé de rire, d’ailleurs, en apprenant que Tomoyo regardait toujours l’Inspecteur Derrick ! Sérieusement? Sérieusement, ça passe jusqu’en Italie ? Il faudrait que je compare avec la version française ! De même, bien ri lorsque Kero dit que la carte du Saut est idiote, provoquant la chute de Sakura. J’aime ce genre de case.

Et certaines expressions italiennes sont trop adorables ! Comme les « ragazze pon pon » ! Qu’est-ce que c’est mignon, bien mieux que pom pom girl ! (Oui, il n’y a qu’une petite différence ! Mais je m’en fiche, je les préfère presque à cheerleader. Na.).

L’italien est une langue tellement jolie, elle rehausse encore les dessins des Clamp que j’adore ^^ Je suis ravie d’avoir repris cette série.

Nombre de tomes parus : 12 (série finie).