Lecture sur un rocher

Saga, tome 1

Brian K. Vaughan (scénariste). Fiona Staples (dessinatrice, coloriste). Jo Chen (couverture). Laurent Queyssi (traducteur). 2012 (VO), 2015 (VF), 118 p. Urban Comics. Science-fiction.

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles. Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante. Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore. Deux amants que tout oppose, Alana et Marko, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs. L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos.

J’avais beaucoup entendu parler de ce comics pour le côté SF très développé et la relation entre les protagonistes, Alana et Marko. J’avoue que je suis mitigé·e, presque déçu·e.

Le récit commence par un élément que je déteste franchement : un accouchement. Alors oui, ça ne dure pas longtemps et l’intrigue, la course-poursuite reprend très tôt … mais non, pas mon truc. J’avoue aussi que je ne suis pas très fan du dessin, les coups de stylo font un peu brouillon.

Mais j’avoue que mon gros problème c’est le fait que le récit tourne tellement autour du sexe, les personnages en parlent, en font, et le langage va souvent avec. Pour cet élément, je ne suis pas convaincu·e de continuer.

Certes, Alana et Marko sont mignons et on espère qu’ils vont s’en sortir. La demoiselle fantôme est plutôt sympathique. Le fait qu’Hazel soit la narratrice m’a plu et l’arrivée des grands-parents en tambour et trompette ferme bien le volume. Mais à part ça (et j’ai dû chercher), je ne suis pas tenté·e par la suite.

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

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Batman, les nouvelles aventures

Ty Templeton (scénariste). Bruce Timm, Rich Burchett, John Byrne, Dan DeCarlo, Klaus Janson, Glenn Murakami, Mike Parobeck, Matt Wagner (dessinateurs). Mark Chiarello, Glen Murakami, Rick Taylor, Bruce Timm (coloristes). 2015, 250 p. Urban Kids. Comic.

Le Pingouin élu maire de la ville, le Joker fou amoureux de Harley Quinn, Batman devenu hors-la-loi … Il est grand temps de pour le Chevalier Noir de remettre de l’ordre à Gotham City !

Une fois encore lorsqu’il s’agit d’une aventure de Batman, j’avais beaucoup d’attente, surtout qu’elle était précédée par le deuxième tome des aventures d’Harley qui m’ont définitivement laissée sur ma faim.

Les épisodes ne m’ont pas surprise, ils ne me laissent aucun souvenir quelques semaines plus tard et le volume m’a semblé au final très léger. Je ne suis pas convaincue que le deuxième et dernier tome rattrapera tout ça.

Entre un Joker qui ne se soucie ni du crime ni de Batman (mais veut juste impressionner Harley qui ne le reconnaît plus) dans la première histoire et un Joker qui veut épouser Harley (pour son argent, mais vive la mièvrerie) dans la deuxième (heureusement qu’Ivy est là, d’ailleurs, même si Harley ici ne mérite pas du tout qu’elle se décarcasse pour elle ; d’ailleurs genre c’est la chute du tome, elle veut s’en venger ? pas convaincue), c’est une série vraiment courte et aux thèmes pas intéressants. J’ai beau adorer le Joker et Harley, qu’est-ce qu’ils m’ont enquiquinée ici. Je n’ai ri que lorsqu’il a appelé Ivy « les légumes ».

Encore une déception comics !

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).

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Phoenix Endsong

Chuck Dixon (1), Denny O’Neil (2), Devin Grayson (3 et 4) (scénaristes). Scott McDaniel (1), Dave Taylor (2), Phil Jimenez (3), Brian Stelfreeze (4) (dessin). Roberta Tewes (1), Digital Chameleon (2), Adrienne Roy (3), Brian Stelfreeze (4) (coloristes). Jérôme Wicky (traducteur). 2002, 45×5 p. Semic. Comic.

En terminant Wonder Woman, j’avais déjà mal au crâne des tonnes d’histoire qu’il aurait fallu lire pour comprendre ce volume (censé expliquer des origines donc rien n’aurait dû avoir lieu avant, mais je suppose que c’est un détail). J’ai eu une furieuse envie d’en finir avec les comics dans ma PAL, donc je me suis dirigée vers les 5 issues de Phoenix Endsong qui devait être un récit complet.

J’ai été servie. C’est certes une histoire complète mais ce n’est pas la première fois que Jean Grey se transforme en phénix donc il y a encore plus de bagage que je ne pensais. Du coup, heureusement que j’avais une vague idée de la chose avec X-Men 3. Honnêtement, je pensais que cette histoire serait « le » récit de Phénix ou du moins le premier.

Pour ne rien arranger à mon humeur (je vous dis, les comics à ce moment, soit l’été dernier, pas mon truc, là je terminais ce que j’avais en PAL), presque à chaque page, la pleine page de droite est occupée par une publicité pour un autre comic, un jeu vidéo, un film, quand ce n’est pas une double page de pub ou de texte. J’étais perpétuellement sortie de ma lecture.

L’histoire en elle-même ne m’a pas transportée puisqu’il n’y avait vraiment rien de nouveau sous le soleil. Je crois que Scott dit carrément à un moment qu’ils ont l’habitude.

Et il y a ce personnage mutant, Quentin, qui recherche Sophie dont il était amoureux. Elle est une mutante qui peut se diviser en 5 (ou whatever hein c’est jamais rappelé) mais elle est morte et il part la chercher. Je ne sais absolument pas qui sont ces personnages et ils se greffent à l’histoire de Phénix pour rien, au final. Quentin a l’air d’être un peu cinglé, devant les inquiétudes des autres mais il ne fait rien de particulier à part se lamenter sur le fait que Phénix ne ramène pas Sophie à la vie. C’est très confus.

Et je déteste Emma Frost. Vraiment. Elle est ultra présente pour ma plus grande joie.

Bref, une lecture pas du tout faite pour moi.

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Wonder Woman

Greg Potter, George Pérez (1), Phil Jimenez (2), Devin Grayson, Phil Jimenez (3) (scénaristes). Georges Pérez (1), David Yardin, Lan Medina (2), Phil Jimenez (3) (dessinateurs). Tatjana Wood (1), Tom McCraw (2), Trish Mulvihill (3) (coloristes). Ed Tourriol, Makma (1, 2), Nick Meylaender, Makma (3) (traducteurs). 2002, 62 p. Semic. Comic.

La princesse et le pouvoir ; L’invitation ; Pages perdues : Qui est Troia ?

J’espérais en apprendre davantage sur le personnage de Wonder Woman comme avec Nightwing. Malheureusement, ça n’a pas franchement été le cas.

Les auteurs ont la gentillesse de démarrer le comic et marquer une séparation entre chaque récit en racontant un peu les quatorze millions de récits qui mettent la princesse amazone en scène. Et moi qui n’ai jamais eu de migraine en lisant un livre de fiction pour le plaisir (parce que des livres de cours ou de boulot c’est arrivé très fréquemment), j’ai eu la joie d’expérimenter tout ça.

J’ai ensuite adoré voir le premier récit démarrer par un homme des cavernes blessé qui passe sa rage sur sa femme en la tuant, c’est charmant. Le dessin fait ultra daté, j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire. Même s’il aborde la mythologie, j’avoue qu’il m’est complètement passé par-dessus la tête. Les Amazones sont créées par plusieurs déesses, Arès s’oppose au projet et envoie Hercule les asservir. Elles recréent une nouvelle cité après le carnage et Diana, future Wonder Woman, naît puis devient leur championne pour s’opposer à Arès (et l’histoire s’arrête là, dommage parce que ça aurait été intéressant).

Plus, je suppose, que découvrir une flopée d’aventures de Wonder Woman sans vraiment les lire mais que d’autres personnages les évoquent dont une historienne pour étudier l’histoire de l’univers. Alors autant je trouve ça génial, autant prendre dans la figure des douzaines d’histoires en une fois et sans contexte, je n’apprécie toujours pas. Le dessin, heureusement, est plus moderne, et les couleurs sont très belles.

La dernière histoire concerne la soeur de Diana, Donna Troy. Bon d’abord je croyais que c’était ce personnage de Star Trek Next Gen (Deanna Troi), donc j’étais encore plus larguée. Mais non, apparemment c’est une histoire parallèle ou quelque chose dans le genre. Je vous dis, ce comic m’a complètement larguée. J’ai trouvé plus intéressant d’apprendre que la sœur de la reine des Amazones, en les quittant après l’attaque d’Arès pour se venger, avait fondé une nouvelle « colonie » que ce personnage dont je ne vois définitivement pas à quoi elle sert, cette sœur (qui fait presque fan fiction, mais bon).

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Harley Quinn (Renaissance)

Hot in the City. Amanda Conner, Jimmy Palmiotti (scénaristes). Becky Cloonan, Tony Salvador Daniel, Stephane Roux, Dan Panosian, Walter Simonson, Jim Lee, Bruce W. Timm, Charlie Adlard, Adam T.Hughes, Art Baltazar, Tradd Moore, Dave Johnson, Jeremy Roberts, Sam Kieth, Darwyn Cooke, Chad Hardin (dessin). Paul Mounts, Tomeu Morey, John Kalisz, Lovern Kindzierski, Alex Sinclair, Lee Loughridge, David Stewart, Alex Sollazzo (coloristes). Benjamin Rivière (traducteur). 2013 (VO), 2016 (VF), 232 p. Urban Comics (DC Renaissance). Comic.

L’ancienne psychiatre Harleen Quinzel n’est pas le genre de femme à se satisfaire d’une vie convenable et tranquille. Elle fuit la routine comme la peste et cherche par tous les moyens à faire de sa vie une aventure. Sa toute fraîche installation à Coney Island est donc l’occasion rêvée d’en commencer un nouveau chapitre ! Avec son entrée fracassante dans l’équipe locale de roller derby, l’approche de la Saint-Valentin et la découverte d’un contrat mis sur sa tête, la pétillante Harley Quinn aura beaucoup à faire.

Le style est ici très différent du premier comic consacré à Harley que j’ai lu. On est dans son côté doucement déjanté qui n’hésite pas à tout faire exploser quand elle est agacée mais se montre d’une fidélité à tout épreuve avec ses amis (Poison Ivy ❤ et les locataires de l’immeuble dont elle hérite dans cette histoire). Et sans son puddin’. Ce qui est plutôt cool parce que oui, la demoiselle existe très bien sans lui.

Surtout qu’il essaie de la faire exploser au tout début de l’histoire. Mais c’est un détail.

J’ai d’ailleurs adoré ce démarrage. Si le style de la couverture est réalise et très chouette, le récit s’ouvre par une succession de dessinateurs qui explorent différents traits possibles pour Harley et son environnement ! C’est original, c’est fun, ça brise le quatrième mur et je me suis éclatée.

L’héroïne est définitivement attachante. J’adore sa compassion et son empathie à l’égard des animaux, plusieurs fois mise en scène dans l’histoire, et pour sa patiente âgée qui se plaint que sa famille ne vient jamais la voir.

A part ça, elle aime autant tout dégommer à la masse mais j’ai trouvé peu de planches vraiment graphiques. Les tenues dénudées, par contre, la connaissent toujours, ainsi qu’un vocabulaire relativement familier, ce qui ne m’a pas trop dérangée. L’humour est très au rendez-vous.

En ce qui concerne les personnages, si Harley est très cool, la brochette présentée par l’autrice l’est tout autant. Son castor empaillé est très drôle, Ivy adorable (j’espère qu’on la revoie par la suite).

Le récit se clôt par une histoire sur ses débuts qui donne une vision un peu différente de la série et a fait un peu polémique. Ici, le Joker la pousse dans un bain d’acide. Le reste présente son adolescence et ses débuts sociopathes, c’est plutôt drôle et bien fichu.

En bref, une série qui démarre sur les chapeaux de roues et que j’ai énormément appréciée.

15 : Lire un roman graphique ou une BD ou un comic avec une femme pour héroïne.


J’avais adoré le premier tome de cette série que j’avais trouvé très drôle et touchant. Cette suite n’est pas du tout à la hauteur de mes espérances.

On démarre avec une convention de style Comic Con, ce qui déjà ne m’a pas trop plu. Harley essaie désespérément de montrer ses dessins à un éditeur et cause énormément de dégâts jusqu’à rencontrer un groupe de cosplayeuses de son personnage. Je n’ai déjà pas trouvé cet élément très drôle, même si je suppose que c’est original puisque je n’ai pas encore vu de comics ou cartoon qui aborde ce thème.

En plus, on en revient aux démarrages du tome 1 où on passait d’un style graphique à un autre. Là, je suis moins d’accord, déjà parce qu’ils sont souvent très vilains à mes yeux (je sais, subjectif), mais aussi parce que les changements ne sont pas intégrés à l’action. On passe juste d’un dessin à l’autre et j’ai horreur de ça – j’aime beaucoup celui du premier tome, je m’en serais contentée.

Si l’histoire suivante voit le retour de Poison Ivy, ce n’est pas le cas de la dessinatrice, donc je suis encore déçue, même si le rêve/hallucination a un style graphique plutôt chouette. Le problème c’est que d’une hallucination on passe à plusieurs petits récits et changements graphiques une fois encore. J’aurais préféré un « vrai » récit, pas morcelé.

Ma déception a continué avec le gros récit du tome. Supergirl. Je me fiche totalement de ce personnage. Je ne suis pas fan de l’univers de Superman – j’ai vaguement regardé Smallville à l’époque et j’étais plus intéressée par Lex Luthor que le protagoniste. C’est une partie qui m’est totalement passée par-dessus la tête surtout qu’on se retrouve à régler un conflit galactique. Je sais pas, Gotham me suffit comme terrain de jeux.

Et dans le dernier, c’est le Joker qui fait un retour qui aurait pu me plaire sans le début mais je n’en suis même pas sûre.

J’ai déjà la suite dans ma PAL, j’espère que les thèmes et les personnages me parleront plus parce que j’ai rarement vu une dégringolade pareille entre le premier et le second tome d’une série dans mon appréciation.


Harley était convaincue de pouvoir être à la fois la meilleure propriétaire de Coney Island, l’amante parfaite du séduisant Mason Macabre, une psychiatre émérite et une bénévole aux petits soins des animaux du refuge… Le challenge était peut-être un peu trop ambitieux pour la jeune femme, peu habituée à ne pas obtenir ce qu’elle veut quand elle le veut. La crise de nerfs est proche. Tous aux abris !

Le premier m’avait laissé un souvenir excellent, le second extrêmement déçue et je comptais sur ce troisième pour me faire une idée et décider d’abandonner la série. S’il y a du mieux, je ne suis toujours pas convaincue et j’hésite encore à poursuivre.

J’avoue, l’histoire de couverture avec Harley et Batman, j’adore.

Mais ce n’était pas trop gagné. On démarre avec un style graphique où le visage de Harley a ce côté lame de couteau que je n’aime pas du tout (oh et la référence à Titanic première planche, juste, non). Et sous l’excuse des rêves, un nouveau changement visuel.

Non, en fait, je crois que cette série n’est pas faite pour moi. Ce principe de changement de dessinateur a l’air de s’appliquer à chaque tome, il m’agace (même s’il y a de vagues raisons comme ces rêves) et ça ne vaut pas la peine. Même si certains aspects du récit me plaisent, celui-ci pèse dans la balance et ne me donne pas envie de m’y remettre.

J’apprécie toujours Poison Ivy et leur relation. Le côte recrutement de gang est plutôt fun dans sa diversité (même si les patates de textes en français avec les mots en gras, je ne m’y ferais jamais). Le fait que l’une soit handicapable est vraiment cool et ça rappelle Oracle.

Finir par trois histoires hors du récit principal n’est pas ce que je préfère, d’autant qu’elles ont un point commun : Noël et le dernier style graphique est atroce.

Je vais en rester là.

Nombre de tomes parus : 6 (série en cours).

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The Magic of Aria

Brian Holguin (scénariste). Jay Anacleto (1 et 2), Roy A. Martinez (2) (dessinateurs). Brian Haberlin (1 et 2), Drew (1), Alex (1 et 2), Andy Troy (2) (coloristes). Sophie Viévard (traductrice). 1999, 45 p. Semic. Comic.

Kildare vit à New York où elle est détective privée, attachée aux affaires surnaturelles. Elle vient du monde des fées, qu’elle a quitté pour celui des humains avec sa cousine Gwynnion qui s’est établie en Angleterre. Mais les gens qui s’occupaient d’elle ont été assassinés et Ginny se réfugie chez Kil. Parallèlement, les meurtres au nom du “seigneur des ténèbres” se multiplient.

Je ne suis pas vraiment charmée.

On suit Kildare dans une courte journée et nuit à New York où elle est rejointe par sa cousine Gwen, déjà psychologiquement ébranlée lorsque ceux qui s’occupaient d’elle ont été assassinés. Il est question d’un tueur « au conte de fée », guidé par un Seigneur des Ténèbres, du « vieux comté », après avoir vu Kildare allumer sa cigarette avec les mains, on se pose des questions.

J’ai trouvé très drôle les entrevues avec les clients. Je n’ai pas trop compris le métier de Kildare, détective privée ? Quelque chose clairement en lien avec le surnaturel ? Cet aspect aurait gagné à être plus explicite.

Certaines illustrations sont plutôt jolies. Il y a beaucoup de réalisme dans les dessins, de très belles couleurs parfois, dans les bleus et noirs, bleus et rouges, des touches de vert. J’ai préféré les couleurs et illustrations de Gwen en Angleterre, principalement, avec la couverture, pas tellement des flashbacks (gris, brun, rouge, noir), assez horribles.

Je n’ai pas été aussi emportée que je l’espérais. On sait trop peu de choses sur le folklore utilisé, qui est Kildare, si elle peut juste faire apparaître des étincelles, ce qu’elle fait dans le civil, puisqu’elle fait quelque chose, pourquoi elles ont quitté le vieux comté .. C’est court mais on ne suit pas vraiment. Quel est le lien avec le titre ? Qui est Aria ? Quel est le lien avec les meurtres?

C’est sûrement un volume d’exposition, mais c’est assez fragmentaire. Peut-être normal pour un comic mais assez désagréable et décevant.

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La Dynastie Donald Duck

Carl Barks (auteur). Jean-Paul Jennequin (traducteur). 2011 (VO, VF), 383 p. Glénat (Disney Intégrale). Jeunesse – Comic.

En 1952, Carl Barks a signé plusieurs grands classiques, parmi lesquels « Donald charme les serpents de mer » où nos héros affrontent un monstre marin, « Donald et le casque d’or » qui nous conte l’appétit du pouvoir, ou encore « Juste un pauvre vieil homme pauvre » avec des Rapetout plus près de leurs sous que Picsou ne le sera jamais. Mais c’est « Noël pour Pauvreville » qui illustre le point culminant de cette année si fertile où Carl Barks déploie avec brio tout son savoir-faire.

Cette intégrale est très sympathique. Les histoires varient d’une trentaine de pages à une seule. Chaque bande dessinée est introduite par un texte qui l’évoque et le spoile un peu, malheureusement.

On retrouve des personnages charmants pour un joli moment de nostalgie. Donald, les petits, Picsou, Daisy, Gontran (que même à mon âge, je continue à trouver bien agaçant).

J’ai surtout aimé les récits dans lequel Picsou se découvre allergique à l’argent, Donald est payé à s’inquiéter et à se lamenter, les petits essayant de faire une farce de 1er avril à Donald, sans succès, Donald faisant enfin un travail qu’il aime (charmeur de serpents), Picsou en compétition pour être l’homme le plus riche du monde.

Un très bon moment de lecture, un peu nostalgique, avec ces personnages qu’on connaît depuis toujours. J’adorerais les acheter, mais je trouve franchement que 24 tomes à 30€ l’unité, c’est exagéré.


Carl Barks (auteur). Jean-Paul Jennequin (traducteur). 2010 (VO, VF), 383 p. Glénat (Disney Intégrale). Jeunesse – Comic.

J’ai préféré ce tome au premier que j’ai lu pour sa présence féminine avec Daisy et Grand-Mère Donald que je trouve adorable et très attachante.

Une fois encore, j’ai zappé la plupart des textes présentant les histoires, j’avais plutôt hâte de découvrir les histoires. Excepté celles avec Gontran qui m’agace toujours.

Je retiens surtout le « Périple perse », mélange d’archéologie et de fantastique, les vacances à la ferme, ou les récits d’espionnage comique. Il y a aussi récit de camping qui fait ressortir les meilleurs côtés de Donald et un autre sur le sablier de Picsou qui fait sa richesse.

Une fois encore, je trouve que c’est un très bon recueil, une lecture très agréable.

Nombre de tomes parus : 20 (série en cours).

Lecture sur un rocher

Mad Love and Other Stories

Paul Dini, Bruce Timm (scénaristes). Bruce Timm, Rich Burchett, John Byrne, Dan DeCarlo, Klaus Janson, Glenn Murakami, Mike Parobeck, Matt Wagner (dessinateurs). Mark Chiarello, Glen Murakami, Rick Taylor, Bruce Timm (coloristes). 2009, 207 p. DC Comics. Livre lu en anglais.

Mad Love; Going Straight; Puppet Show; 24 Hours; Study Hall; Laughter after Midnight; Cruise to Nightmare; Jolly Ol’ St. Nicholas; Demons; Two of a Kind.

Je me réjouissais à l’idée de retrouver Harley Quinn et le Joker dans un dessin signé de Paul Dini, comme ma première découverte comic qui s’est révélée une merveille. Mon enthousiasme est retombé comme un soufflé à la découverte de la première histoire qui est simplement l’épisode de la série animée où on découvre l’histoire d’Harley dans le même style de dessin que la série. Je connais très bien cet épisode. Je n’ai absolument pas été surprise et je ne vois vraiment pas l’intérêt de l’éditer en comic APRÈS sa diffusion.

Mais c’était peut-être juste une manière de mettre le lecteur en bouche. Après tout, le titre disait « and other stories« , donc les auteurs ont choisi de débuter le recueil sur Harley et le Joker par cette histoire, pour qu’on comprenne la nature de leur relation et son origine.

Ou pas, en fait. Le recueil n’est pas centré sur ces deux personnages que j’adore. Les autres histoires sont consacrées à d’autres villains de l’univers, des histoires qui pour la plupart m’ont franchement donné l’impression d’être issues de la série animée également.

Une seule m’a plu, très courte, sur Double Face et sa fiancée chirurgienne qui retape son visage, mais comme il est fragile psychologiquement, elle doit lui cacher l’existence de sa jumelle. Le style noir et sépia lui confère un charme tout particulier.

On suit également l’épouvantail, le marionnettiste, Poison Ivy, Catwoman, Clayface, des personnages auxquels je n’accroche pas trop.

L’anglais ne m’a pas paru spécialement dur à comprendre. Mais ce recueil reste une franche déception.

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Buffy contre les Vampires, saison 8 (comics)

Buffy The Vampire Slayer Season 1, 1 : The Long Way Home. Joss Whedon (scénariste). Georges Jeanty (dessinateur). Dave Stewart (coloriste). Jo Chen (couverture). Jérôme Wicky (traducteur). 2007 (VO), 2008 (VF), 118 p. Soleil (Fusion Comics). Comic – Adaptation de série.

Une mystérieuse menace nommée « crépuscule » plonge Buffy et ses compagnons dans leur aventure la plus spectaculaire.

Je n’étais pas du tout motivée à commencer cette huitième saison en comics. Je n’ai pas aimé la première saison revisitée par ce média et c’est en français. Buffy, c’est en VO. (Rien que l’expression « faire du sexe »).

Autre problème récurrent avec les comics : j’aime le style de la couverture mais ce n’est pas celui du comics en lui-même. Je n’aime pas l’interne. Pour moi, ce ne sont pas les personnages que j’aime. Ça ne me saute pas aux yeux donc ça m’agace. On n’est pas dans ce beau style réaliste reconnaissable de la couverture.

Question personnages, Dawn est là, transformée en géante. Pas que ça m’intéresse, franchement, mais on tourne autour du pot, et ça me passe au-dessus de la tête, ce qui lui arrive (et puis pour une histoire de boyfriend, je m’en fiche encore plus).

Je n’ai pas reconnu Buffy. Je veux bien que (dans cet ordre) sa maison lui manque. Sa mère. Sa « bande » (j’aime pas ce mot). Et les churros et le sexe. Là, mouais, c’est plus vraiment Buffy, pour moi. Et « nom d’un Odin en peluche »?

L’intrigue ne m’a pas intéressée plus que ça. J’ai apprécié la partie sur celle qui se fait passer pour Buffy dans les souterrains, je pense plus parce que je la découvre et que j’aimerais justement découvrir ces nouvelles Slayers. Mais sinon, ce ne sont pas mes personnages. Donc ça perd énormément d’intérêt à mes yeux.


Buffy The Vampire Slayer Season 8, 2 : No Future For You. Brandy K. Vaughan (scénario). Georges Jeanty (dessinateur). Dave Stewart (coloriste). Jo Chen (couverture). Jérôme Wicky (traducteur). 2007 (VO), 2008 (VF), 118 p. Soleil (Fusion Comics). Adaptation de série.

Lorsque les forces du mal recrutent une Tueuse débutante, Rupert Giles fait appel à Faith, la troisième Tueuse. Dangereuse et peu digne de confiance, il lui demande cependant de combattre cette nouvelle menace. En échange, Il fera table rase de son passé et la réhabilitera. Mais Buffy veille, elle n’a pas oublié que Faith a tenté de la tuer.

D’habitude, j’attends un peu avant de lire le tome suivant d’une série pour avoir les idées bien claires. Mais là j’avais envie d’en finir avec les comics Buffy que j’avais encore dans ma PAL pour passer à autre chose. Ce tome est justement un peu mieux passé, probablement parce que j’aime bien Faith et que j’ai cru à son personnage, ici. J’aime bien la couverture, déjà.

Le côté My Fair Lady, Giles qui essaie d’en faire une jeune femme de la haute société ou du moins d’en avoir l’air m’a assez plu. La British Gigi, Slayer de la haute qu’elle essaie d’approcher, est intéressante aussi. Et le rapprochement Giles – Faith, j’y crois. Là, c’est plutôt Buffy qui m’a agacée. Je pensais que la fin de la saison 7 les auraient un peu rapprochées.

Mais cet arc qui aurait pu monter en puissance est arrêté tout d’un coup. Vraiment dommage. Je trouvais que Genevieve avait du potentiel donc nouvelle déception. Même si ça ouvre une nouvelle porte à Faith, qui me plaît.

La dernière histoire propose un style graphique plus proche des couvertures et des personnages que je connais. Mais c’est pour nous expliquer entre autres ce qui est arrivé à Dawn et dont je me fiche complètement. Et je n’ai pas trop saisi la partie magique avec Buffy et Willow.

J’avoue que les références du style « girl power », « solidarité féminine », par contre, ça m’a un peu lassée. Et on reste donc dans la déception pour ce volume. Je ne sais pas si je poursuis en passant à l’anglais, honnêtement.

Nombre de tomes parus : 8 (série finie).

Lecture sur un rocher

Black Canary & Oracle / Birds of Prey

Chuck Dixon (1), John Ostrander et Kim Yale (2) (scénaristes). Gary Frank (1), Brian Stelfreeze (2) (dessinateurs). Sherilyn van Valkenburgh (1), Mark Chiarello (2) (coloristes). Alex Nikolavitch (traducteur). 2002, 45 p. Semic. Comic.

Enfer Personnel ; Oracle : Espoir et Renaissance.

J’avais trouvé la série plutôt intéressante malgré pas mal de défauts (une Barbara géniale en contrebalançait pas mal). Ici c’est apparemment le début des Birds of Prey dans le premier récit, mais avec deux personnages uniquement, au lieu des trois de la série.

Dans les différences que j’ai pu relever, me souvenant mal de celle-ci et connaissant peu le canon du comic, je dirais que d’une part, elles sont seulement deux, au début, et que Black Canary serait la mère du personnage de la série, avec déjà un bon CV derrière elle, pas une débutante.

Pas mal de choses m’ont franchement déplu (et une fois encore, le dessin saute en haut de la liste). La langue, aussi, je n’aime vraiment pas lire des comics en français. Et puis cette impression d’inachevé, ce n’est pas ça, non plus. Les souples de style mensuel ne me conviennent pas du tout, je devrais peut-être m’en tenir aux intégrales.

Et le choix du terme « méta-humain », encore une fois, m’a fait un peu grincer des dents, comme dans la série.

Par contre, malgré un dessin qui ne m’a pas vraiment plu, j’ai aimé la deuxième histoire qui raconte les origines d’Oracle. J’aime vraiment ce personnage, sa force de caractère, toutes les épreuves qu’elle a dû affronter. Et les débuts d’Internet. J’avoue, j’ai ri à ces passages. Il fallait bien un peu de légèreté pour contrer les moments plus durs, sa conversation à l’hôpital avec Batman, très sèche, où j’ai appris que le Joker se fichait pas mal d’elle mais voulait juste atteindre le grand Batman.

Un peu d’humour aussi dans la première histoire, je dois le reconnaître : « Le meurtre, d’accord, mais pas le premier soir ». En anglais, ça serait super bien passé, en français, c’est presque limite.

Une fois encore, un bilan comic mitigé.