Lecture sur un rocher

Le Cycle de Fondation, tome 2 : Fondation et Empire

Foundation and Empire. Isaac Asimov (auteur). Jean Rosenthal (traducteur). 1952 (VO), 1985 (VF), 250 p. Denoël (Présence du Futur). Science-fiction.

Tandis que les crises qui secouent l’Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitise et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône. C’est alors qu’apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet, que le plan de Seldon n’avait pas prévu.

Cette lecture date déjà un peu et au moment où je l’ai faite, je ne me souvenais plus du tome 1, ce qui s’est bien vu. J’étais totalement perdue pendant la plus grande partie du roman à essayer de resituer personnages et évènements. Le début m’a déjà perturbée, on n’est plus du tout dans la Fondation, et je n’avais aucun repère.

La quête du Mulet est assez prenante et inquiétante, on ignore qui il est, ses possibilités, on ne connait que ses fulgurants résultats. La présence féminine est très plaisante, Bayta, ce qui manquait à mon avis dans le volume précédent. Et ce qui peut apparaître comme un détail, mais pas vraiment : j’ai toujours dit que les clowns étaient glauques. Je n’ai vraiment pas aimé ce ressort.

J’ai beaucoup aimé le visi-Sonor, mélange de couleurs et de musique, en revanche, c’est cet aspect technologique qui m’a marquée dans ce tome. Ça, et l’erreur de Seldon. Je pensais qu’il savait tout.

Certaines erreurs / fautes de typo m’ont fait sortir de mes gonds, comme « conculté ». Sérieusement ? Je sais que c’est une vieille édition, mais les relecteurs existaient déjà.

Une rencontre un peu manquée, malgré un final impressionnant et imprévisible sur une manipulation à laquelle je ne m’attendais pas vraiment. Et qui ne me laisse pas trop de souvenirs, en fin de compte.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie).

Fondation

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Feuilles de juillet

Au mois de juillet, pas mal de lectures qui se sont révélées de véritables plaisirs, avec quelques livres qui m’ont bien ennuyée.

84, Charing Cross Road. Quelques années après la fin de la deuxième Guerre mondiale, une jeune Américaine s’adresse à une librairie londonienne pour commander des livres anciens et rares. Une correspondance basée sur la littérature s’établit, elle va durer plus de vingt ans. J’ai beaucoup aimé ce petit recueil épistolaire, malgré sa grande ressemblance avec Le Cercle Littéraire des amateurs d’épluchures de patates.

Le Cycle de Fondation, tome 2 : Fondation et Empire. On retrouve l’histoire de la Fondation, avec notamment un mystérieux personnage qu’Hari Seldon, qui avait défini grâce à la psychohistoire l’avenir de Fondation, n’avait pas prévu. Je serais bien en peine de donner un meilleur résumé. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire et je m’y suis perdue.

Pichi Pichi Pitch, tome 1. Un petit manga sympathique sur une princesse sirène qui cherche à récupérer la perle qu’elle a offert à un jeune humain. Sans elle, elle ne peut pas grandir. D’autres princesses sirènes la rejoignent. Le dessin est choupi, et j’ai pas mal ressenti l’influence de Sailor Moon dans le récit. J’ai bien aimé le « méchant ».

Princesse Kilala, tome 1. J’avoue que je m’attendais au pire avec ce manga Disney. Et puis il s’est avéré qu’il était très mignon et j’ai passé un bon moment avec Kilala, Rei, et Blanche-Neige.

Crimson Hero, tome 1. Nobara est une héritière. Elle est donc destinée à prendre la tête du restaurant familial. Mais elle déteste cette voie et n’aspire qu’à faire du volley-ball. Ses parents s’opposent à son choix et vont jusqu’à fermer la section fille du club du lycée qu’elle a précisément choisi pour le club. J’aime le volley, j’aurais aimé avoir justement un peu plus de volley dans ce volume, cet aspect en est pratiquement absent.*

Pretty Guardian Sailor Moon, tome 1. Usagi, une jeune fille pleurnicharde, passionnée de jeux vidéos, et mangas, sauve un petit chat de gamins cruels et lui retire des sparadraps du front. Dessous, un croissant de lune. A la nuit tombée, le chat reviendra vers elle pour la mettre face à sa destinée : Usagi est en fait Sailor Moon, qui combat pour l’amour et la justice ! Un de mes mangas préférés, j’ai longtemps attendu cette très belle édition.

Code Name Sailor V, tome 1. Plutôt sportive, Minako se passionne pour les idols et les jeux vidéos. Elle ferait n’importe quoi pour rencontrer ses chanteurs préférés, mais s’ils sont maléfiques ? Grâce à Artémis, le chat blanc qui lui révèlera son identité de guerrière, Sailor V, elle fera ainsi beaucoup de rencontres, mais pas des plus agréables. Beaucoup plus léger et humoristique que Sailor Moon, c’est une petite série qui me plaît bien également.

Bride Stories, tome 1. Amir quitte sa famille et sa région pour se marier. Elle est chaleureusement accueillie par la famille de Karluk, son nouvel époux, beaucoup plus jeune qu’elle. Elle apprend à découvrir les traditions de son nouveau peuple. Mais sa famille cherche à la récupérer pour contracter une nouvelle alliance. Un manga superbe, aux décors magnifiques.

City Hall, tome 1. D’étranges créatures, gigantesques, menacent de détruire la ville. Pour les faire disparaître, le maire fait appel à Jules Verne et Arthur Conan Doyle parce qu’il a besoin de leur talent d’écrivains. En effet, dans cet univers, c’est l’écriture et le papier qui provoquent tous ces problèmes. Création française surprenante, un peu beaucoup de texte, mais très plaisant.

Arata, tome 1. Les scellés des dieux vont être levés et une nouvelle légende va débuter. Un monde magique dans lequel les humains cohabitent avec les dieux. Bientôt aura lieu la cérémonie de succession de la princesse qui gouverne le pays depuis maintenant soixante ans. Cependant, dans la famille chargée de présenter une nouvelle candidate au trône, aucune fille n’a vu le jour ces dernières années, et c’est le jeune Arata qui va devoir se déguiser en fille et participer au rituel. Je m’attendais à ne suivre que l’histoire d’Arata, mais l’intrigue s’est révélée trop complexe pour moi et je suis mitigée.

La page blanche. Une jeune femme réalise, assise sur un banc, qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait là, ni qui elle est. Elle se lance dans une quête pour se retrouver elle-même. J’ai beaucoup aimé ce récit.

Shirayuki aux cheveux rouges, tome 1. La couleur de cheveux de Shirayuki est peu courante. Si peu courante que le prince veut l’épouser. Mais la jeune fille veut devenir pharmacienne. Elle décide de s’enfuir, et rencontre par hasard le prince du pays voisin, avec qui elle se lie d’amitié. Elle se lance dans le concours de pharmacienne royale et découvre la politique. Je ne connaissais pas du tout cette série, qui m’a été conseillée par mon libraire manga, et je suis sous le charme.

Ludwig Revolution, tome 4. Suite et fin de l’histoire de Ludwig avec deux contes un peu moins connus : La Princesse du Sel et La Lumière bleue. On perd un peu le côté adaptation de contes puisqu’on les connaît moins, mais on découvre avec plaisir ces deux récits et la fin du manga. Qui reste ouverte. J’aimerais une suite.

Simple. Simple devrait être à Malicroix, où selon son père, on s’occuperait de lui. Mais Kléber, son frère, et Monsieur Pinpin, son lapin en peluche, ne sont pas d’accord. Kléber leur trouve une colocation avec quatre étudiants, la plupart l’aideront à s’occuper de Simple. Contrairement à l’autre roman de Marie-Aude-Murail que j’ai lu, Oh, boy !, je n’ai pas cru à ce récit.

L’Avare. Harpagon déteste dépenser la moindre pièce d’or. Il n’aime rien moins que de garder sa cassette d’or auprès de lui. On jurerait qu’il y tient davantage qu’à ses enfants, qu’il s’est mis en tête de marier sans leur demander leur avis, à moindre frais évidemment. Lui a jeté son dévolu sur une jeune fille dont il espère une énorme dot. Lire Molière est toujours un bon moment de lecture.

La couleur des sentiments. Skeeter, une jeune femme blanche, a la désagréable surprise, en rentrant chez ses parents dans le Mississipi, de voir que sa nounou noire est partie. Elle ne comprend pas pourquoi elle ne l’a pas prévenue par lettre, ne veut pas se résigner et pose la question à Aibileen, la bonne d’une de ses amies. Elle mettra du temps à lui répondre, car à cette époque, dans cette partie du pays, les Blancs et les Noirs ne communiquent que pour donner des directives. Je me suis vraiment ennuyée avec cette lecture.

L’Irlande fantastique. Ce livre me paraissait follement alléchant. L’introduction était sympathique. Et j’ai découvert qu’il manquait des pages. J’ai laissé tomber.*

De Brocéliande en Avalon. Différentes nouvelles sur le thème du mythe arthurien. Je n’ai lu que les deux premières qui ne m’ont pas plu et je n’ai pas voulu poursuivre. Je le réemprunterai peut-être.

Anita Blake, tome 1 : Plaisirs coupables. Dans cet univers où les vampires ont dévoilé leur existence au grand public, Anita relève les morts. Si j’ai bien compris, une fois relevés, les commanditaires peuvent poser des questions aux morts, puis elle les renvoie à la terre. Elle a aussi affaire à des vampires, mais elle préfère l’éviter. Mais certains ont besoin d’elle et n’hésitent pas à mettre une de ses amies en danger pour la forcer à les aider. J’ai été surprise par cette lecture qui m’a plu. L’univers créé par Laurell K. Hamilton, ses vampires, m’intéressent et j’ai très envie d’en savoir plus. Bon, si la série était finie et n’avait pas tant de tomes, ça serait chouette aussi.

Le Paris des Merveilles, tome 2 : L’Élixir d’Oubli. J’ai retrouvé avec un plaisir incroyable le Paris des Merveilles de Pierre Pevel et ses protagonistes. J’ai été un peu surprise par le fait qu’il nous fasse découvrir deux époques, et frustrée, car bien sûr le changement intervient à un moment palpitant. Griffont et Isabelle se lancent dans une nouvelle quête passionnante et plus dangereuse que jamais. J’ai aimé. Follement.

Les plus belles histoires des Castors Juniors, tome 1. Quelques histoires des Castors Juniors, le groupe de scouts de Riri, Fifi, et Loulou. Certains récits valent le coup d’oeil, mais d’autres sont également publiés dans les Intégrales par années de l’auteur, donc je suis assez mitigée.

Where rainbows end. Rosie et Alex sont les meilleurs du monde. Est-ce vraiment tout ? La séparation est dure lorsque Alex déménage aux Etats-Unis et Rosie reste en Irlande. Elle doit l’y rejoindre pour entrer dans une école hôtelière, son rêve, mais un évènement bouleverse ses plans. A partir de ce moments, les jeunes gens ne font que se croiser, même après avoir échangé un silence si important. Si certains passages sont drôles, je suis déçue. Je m’attendais à une plongée irlandaise, je ne suis pas dépaysée. Et franchement l’évènement bouleversant est d’un cliché.

La cantatrice chauve suivi de La leçon. Deux couples britanniques discutent de tout et de rien, dans un ordre étrange et particulier. Puis, dans La leçon, un professeur nous donne une bien étrange leçon. Je n’avais jamais lu Ionesco, et j’ai trouvé son écriture très drôle. Heureusement que c’est court, sinon je pense que ça ne m’aurait pas autant plu.

Lady Susan. Jeune femme intelligente et très belle, Lady Susan rend visite à son riche beau-frère, le frère de son défunt époux. Elle s’emploiera à lui présenter, ainsi qu’à sa femme, son masque le plus éclatant de beauté et de charme. Si la maîtresse de maison ne la croit pas, son jeune frère Reginald n’est pas loin de succomber. La venue de sa fille, gauche et ignorant les manières de la société, compromet son plan. Comme pour la plupart des récits de Jane Austen, l’écriture me séduit, l’intrigue et la résolution, surtout, un peu moins.

Vendredi. Vendredi est un courrier extraordinaire. Elle va d’un point A à un point B, traverse toutes les zones même les plus dangereuses, et avec beaucoup de charme en prime. Mais sa beauté n’est pas de ce monde : elle n’est pas humaine. A peine rentrée, elle aimerait bien se reposer, mais c’est compter sans le groupe qui attaque la base de ses opérations, l’enlève et la viole. Traumatisée, Vendredi ne cesse de se poser des questions, de s’interroger sur sa condition. Pourquoi, si elle n’est pas humaine, réagit-elle ainsi ? Un roman intéressant, mais assez dense, d’Heinlein, qui m’a un peu perdue et pas autant plu que les autres du même auteur.

Et vous ? De belles lectures ce mois-ci ?

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Pages de juin

Ce mois de juin, j’ai lu :

Cadavre exquis : une lecture intéressante et un peu déroutante, puisque ne correspond pas au sens du titre que j’avais compris, mais drôle et très attendue.

Les Technopères, tome 2 : L’école pénitentiaire de Nohope. La soeur d’Albino est un peu plus présente dans ce tome, mais on suit majoritairement les aventures de ce dernier à l’école. Je commence à me lasser et à avoir du mal à « croire », je ne sais pas si je vais continuer.

Félina, tome 1 : un titre qui vaut surtout pour son côté graphique Art Nouveau et le beau trait d’Annie Goetzinger. Les rebondissements sont assez exagérés et clichés.

Déesse blanche, déesse noire, tomes 1 et 2 : un récit duel intéressant, fées et démons, mais je n’ai pas trop aimé les scènes quotidiennes, davantage celles de la forêt.

La petite sirène : une version glauque de la petite Sirène. Le trait de Junko Mizuno, enfantin et délicat, et à côté, l’horreur … Le mélange me plaît toujours.

Monster, tome 1 : le dessin passe difficilement, l’histoire ne me plaît pas. Le premier thème de la chirurgie et de la manipulation politique aurait pu passer, mais je n’accroche pas à celui du monstre.

Mon ciel après les Cours, tome 1 : jamais encore lu de shojo sportif avant, sauf des extraits. Ici, c’est très guimauve à mon sens. L’héroïne est plus intéressée par le héros que par le sport, et je vois peu l’intérêt du shojo sportif dans ce cas. Et puis l’athlétisme n’est pas mon truc.

Agatha Christie : Le crime d’Halloween : j’aime la couverture, mais pour le reste, une déception.

Whistle, tome 1 : je n’aime pas le foot, mais je préfère le shonen sportif au shojo sportif. Je retrouve ainsi le côté effort, dépassement de soi … Sympathique, mais sans plus.

Nonamour : un dessin terne et plat pour une histoire qui l’est tout autant. De la pure romance avec un côté trash. J’ai vraiment l’impression d’avoir perdu mon temps.

Blame, tome 1 : un changement bienvenu après le vide de Nonamour … mais Blame m’a laissée perplexe. C’est intéressant, mais avec très peu de texte, déroutant. Je n’ai encore jamais vu de manga comme ça. Peut-être pas le bon moment de le lire.

Watchmen : un livre épais et complexe, qui m’a laissée un peu sans mots.

A la Cour de Louis XIV, Journal d’Angélique de Barjac (1684-1685) : une lecture qui se rapproche d’Hortense, des Colombes du Roi-Soleil. Mais qui laisse beaucoup moins de souvenirs.

Sur la ligne : ma lecture anti-déprime du mois. Je ne connais pas beaucoup Serena Williams en tant que joueuse, mais lire son histoire et partager avec elle des matches qui l’ont marquée m’ont remonté le moral !

The Luxe, tome 1 : LC du 18/06/2011. Des intrigues sentimentales et des pestes au siècle dernier. Un très bon moment.

L’écume des jours : une lecture intéressante, qui vaut plus par son vocabulaire que par son intrigue.

Le Cycle de Fondation, tome 1  Fondation : un début de cycle fascinant.

La part de l’autre : intriguée mais déçue.

Les dessous du tennis féminin : relecture tennis dont j’adore les réflexions soulevées, et la possibilité de découvrir des joueuses que je n’ai jamais vues jouer.

Tester et améliorer son allemand : un livre à première vue utile : il teste les différentes compétences langagières. Il l’est tout de suite moins quand on s’aperçoit que pour la compréhension orale il fallait commander la cassette à part. 83 Fr … L’expression orale reste artificielle aussi.

Aide-mémoire allemand collège : absolument pas adapté à ce que je veux travailler en allemand … j’ai revu un peu de vocabulaire de base, mais il est conçu pour des collégiens noyés dans la grammaire.

What’s Michael ?! : un univers sympa et drôle dans le style de Dr Slump et City Hunter, mais oubliable.

Sandman : Fables et réflexions : ce volume nous fait voyager à travers l’Histoire (Antiquité romaine, Révolution française) et apprendre ce qui est arrivé à Orphée, le fils de Dream … Passionnant !

Open : lecture passion. Je découvre un joueur que je n’ai jamais vu jouer avant (oui, je sais, shame on me), et le paradoxe du champion qui déteste le tennis.

Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou Comment j’ai cru devenir libraire : relecture plaisir, courte et drôle.

Les Psy, tome 11 et 13 : j’aime bien la série des Psy, pleine d’humour et de situations loufoques !

Cupidon, tome 20 et 21 : Cupidon, qui apporte l’amour aux hommes, est apparemment enchaîné au pas d’un enfant à qui il veut trouver une copine. Changement de perspective intéressant, mais je regrette la diversité d’avant.

Les Schtroumpfs joueurs : toujours aussi amusant de voir les Schtroumpfs dans une situation et un travers « humain ». Drôle, mais sans plus.

Tendre banlieue : Les carnets de Laura : je me suis ennuyée … je n’ai jamais aimé le graphisme de cette série. Mais le thème est toujours intéressant, et souvent bien traité. Celui-ci, l’alcool chez les jeunes, m’est vraiment passé au-dessus de la tête et m’a ennuyée.

Emma. LC 15/07/2011. Ma lecture du moment, un peu longue parce que Jane Austen en VO, c’pas facile.

Ma vie est tout à fait fascinante : tout en rire et légèreté.


Le mois de juin est officiellement un mois de tennis pour ces 3 passionnantes lectures. Quand on ne peut pas regarder Roland Garros, on se console comme on peut.

Je me suis ennuyée, j’ai ri et j’ai été réconfortée par mes lectures tennis ce mois-ci. J’en suis contente, et j’espère que ce mois de juin vous a apporté de belles lectures aussi.

Lecture sur un rocher

Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation

Isaac Asimov (auteur). Jean Rosenthal (traducteur). R. Leygue (illustrateur). 1951 (VO), 1966 (VF), 236 p. Denoël (Présence du Futur).  Science-fiction.

Hari Seldon, expert en psycho-histoire a prévu la chute de l’Empire galactique dans une durée de cinq siècles. Cependant, en prenant certaines précautions, il serait possible de réduire à un millénaire au lieu de bien davantage le temps d’obscurantisme. Les précautions seraient la création d’une Fondation réunissant sous forme d’Encyclopédie tout le savoir connu. Ou du moins, c’est ce que prétend Seldon au moment de l’institution de la Fondation, que l’on retrouve cinquante ans plus tard, puis trente, enfin ses représentants dans l’espace.

J’ai trouvé le thème extrêmement intéressant, mais la structure complexe. Bien que linéaire, on passe assez rapidement d’un temps à l’autre, en découvrant comment les représentants de la Fondation se sortent des situations de crises, dites crises Seldon de par leur importance. Complexe car on se réhabitue à de nouveaux personnages, de nouvelles perspectives à chaque partie, nouveaux opposants, nouvelles solutions aux problèmes, chacune se révélant un mal au fil du temps. C’est à l’établissement d’une civilisation qu’on assiste, à ma plus grande fascination.

Cependant, je ne conseillerais pas ce livre comme première lecture de science-fiction, avec cette action fragmentée et à forte dose de politique.

Quelques détails m’ont ennuyée : l’œuvre est pratiquement à 100% masculine. Je sais que la SF est un monde d’hommes, mais à ce point … d’autant que les Robots proposaient une figure féminine forte, Susan Calvin. Je ne m’attendais pas à un univers entièrement masculin. Le second point à m’avoir ennuyée est l’utilisation de l’énergie atomique. Elle est présentée comme la solution d’énergie presque ultime, sans aucun danger associé. Peut-être était-ce la vision des choses dans les années 50, et je sais que c’est de la fiction, mais ce parti pris m’a gênée.

En bref, je dirais qu’il s’est agi d’une lecture fascinante, mais pas des plus aisées, que je recommande cependant. J’ai passé un très bon moment.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie)

Fondation et Empire