Lecture sur un rocher

Catalogue des âmes et cycles de la S.F.

Stan Barets (auteur). 1979, 298 p. Denoël (Présence du futur). Littérature – Science-fiction.

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Même si j’ai fini il n’y a pas si longtemps un panorama bien complet du genre, j’avais envie de jeter un œil à ce petit livre sur le même thème. Et je ne regrette pas, je l’ai particulièrement apprécié.

L’auteur a une écriture très entraînante, persuasive, drôle. J’ai corné la plupart des pages tant il me donnait envie de découvrir des auteurs ou des romans. Même lorsqu’il s’agit de titres que je n’ai pas aimés, il m’aurait presque poussée à réessayer.

J’ai d’ailleurs découvert beaucoup de noms que je n’avais jamais vus auparavant, sans doute « de grands noms » fin 70s. Il propose donc ces personnalités du genre mais aussi une sélection de bibliographies thématiques (uchronie, hard science, etc. en les définissant) et de termes de la sphère science-fictive, comme les revues de publication de nouvelles, les convention, mais aussi les éditeurs et collections spécialisées à cette période. Pour moi qui ne l’ai pas vécue et qui à part justement Présence du Futur ne les connaît pas trop, c’était particulièrement passionnant.

Par contre, j’ai été un peu étonnée de la présence d’une entrée sur l’heroic fantasy, que je n’aurais pas placée en SF.

Une petite note d’humour : un lecteur qui m’a précédée a corrigé l’auteur sur l’article d’Heinlein, sur le nombre de prix Hugo qu’il a reçu, et pour quels romans.

Je regrette un peu ne pas avoir trouvé d’œuvre de fiction parmi les livres de l’auteur sur le net, mais je chercherai son Science-fictionnaire, qui a l’air d’être dans le même esprit !

Lecture sur un rocher

Le Cycle de Fondation, tome 2 : Fondation et Empire

Foundation and Empire. Isaac Asimov (auteur). Jean Rosenthal (traducteur). 1952 (VO), 1985 (VF), 250 p. Denoël (Présence du Futur). Science-fiction.

Tandis que les crises qui secouent l’Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitise et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône. C’est alors qu’apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet, que le plan de Seldon n’avait pas prévu.

Cette lecture date déjà un peu et au moment où je l’ai faite, je ne me souvenais plus du tome 1, ce qui s’est bien vu. J’étais totalement perdue pendant la plus grande partie du roman à essayer de resituer personnages et évènements. Le début m’a déjà perturbée, on n’est plus du tout dans la Fondation, et je n’avais aucun repère.

La quête du Mulet est assez prenante et inquiétante, on ignore qui il est, ses possibilités, on ne connait que ses fulgurants résultats. La présence féminine est très plaisante, Bayta, ce qui manquait à mon avis dans le volume précédent. Et ce qui peut apparaître comme un détail, mais pas vraiment : j’ai toujours dit que les clowns étaient glauques. Je n’ai vraiment pas aimé ce ressort.

J’ai beaucoup aimé le visi-Sonor, mélange de couleurs et de musique, en revanche, c’est cet aspect technologique qui m’a marquée dans ce tome. Ça, et l’erreur de Seldon. Je pensais qu’il savait tout.

Certaines erreurs / fautes de typo m’ont fait sortir de mes gonds, comme « conculté ». Sérieusement ? Je sais que c’est une vieille édition, mais les relecteurs existaient déjà.

Une rencontre un peu manquée, malgré un final impressionnant et imprévisible sur une manipulation à laquelle je ne m’attendais pas vraiment. Et qui ne me laisse pas trop de souvenirs, en fin de compte.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie).

Fondation

Lecture sur un rocher

Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation

Isaac Asimov (auteur). Jean Rosenthal (traducteur). R. Leygue (illustrateur). 1951 (VO), 1966 (VF), 236 p. Denoël (Présence du Futur).  Science-fiction.

Hari Seldon, expert en psycho-histoire a prévu la chute de l’Empire galactique dans une durée de cinq siècles. Cependant, en prenant certaines précautions, il serait possible de réduire à un millénaire au lieu de bien davantage le temps d’obscurantisme. Les précautions seraient la création d’une Fondation réunissant sous forme d’Encyclopédie tout le savoir connu. Ou du moins, c’est ce que prétend Seldon au moment de l’institution de la Fondation, que l’on retrouve cinquante ans plus tard, puis trente, enfin ses représentants dans l’espace.

J’ai trouvé le thème extrêmement intéressant, mais la structure complexe. Bien que linéaire, on passe assez rapidement d’un temps à l’autre, en découvrant comment les représentants de la Fondation se sortent des situations de crises, dites crises Seldon de par leur importance. Complexe car on se réhabitue à de nouveaux personnages, de nouvelles perspectives à chaque partie, nouveaux opposants, nouvelles solutions aux problèmes, chacune se révélant un mal au fil du temps. C’est à l’établissement d’une civilisation qu’on assiste, à ma plus grande fascination.

Cependant, je ne conseillerais pas ce livre comme première lecture de science-fiction, avec cette action fragmentée et à forte dose de politique.

Quelques détails m’ont ennuyée : l’œuvre est pratiquement à 100% masculine. Je sais que la SF est un monde d’hommes, mais à ce point … d’autant que les Robots proposaient une figure féminine forte, Susan Calvin. Je ne m’attendais pas à un univers entièrement masculin. Le second point à m’avoir ennuyée est l’utilisation de l’énergie atomique. Elle est présentée comme la solution d’énergie presque ultime, sans aucun danger associé. Peut-être était-ce la vision des choses dans les années 50, et je sais que c’est de la fiction, mais ce parti pris m’a gênée.

En bref, je dirais qu’il s’est agi d’une lecture fascinante, mais pas des plus aisées, que je recommande cependant. J’ai passé un très bon moment.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie)

Fondation et Empire