Vampires de sorcellerie

vampires-vilore-2Auteur : Lia Vilorë.

Couverture : Patricia Lo.

Nombre de pages : 250.

Parution  : 2016.

Éditeur : Éditions du Petit Caveau (collection : Sang Neuf).

Genre : Fantastique – Humour.

Prix : 17,90€.

Résumé éditeurCet été-là, une série de meurtres est l’œuvre d’un tueur que les médias appelleront avec a propos bien qu’en toute ignorance « Le Vampire ».

Ma partenaire, Lía Fáil, se dédie aussitôt à la tâche d’arrêter ce dangereux Éternel avant que ses crimes n’ameutent les tueurs de vampires. Hélas, elle rechigne d’autant plus à la prudence qu’elle se noie dans un chagrin gardé obstinément secret.

Quand ma dame sur les traces du Vampire disparaît à son tour, moi, Amaël Ailill, je pars aussitôt en quête de réponses. Sans elles, je sais qu’il me sera impossible de la retrouver saine et sauve…

J’avais un excellent souvenir du premier tome de cette série, pour son humour déjanté et les vampires qu’elle propose. J’ai été ravie de voir qu’on pousse plus loin leur univers, notamment du point de vue de la magie.

Amaël est un personnage charmant à suivre, et son côté torturé, son histoire bien construite, ajoutent à son côté attachant. J’ai été un peu triste de ce qui arrive à Lia Fail, j’espère qu’elle reviendra dans la suite avec plus de peps !

La plongée dans le passé des deux vampires m’a beaucoup intéressée. On apprend aussi le prénom humain de Lia, que j’adore, et j’aime beaucoup la voir par les yeux d’Amaël qui apprend toujours à la connaître après plusieurs mois de cohabitation. Son pouvoir est toujours aussi hilarant (cette dispute avec la jupe au début ^^,).

Petit bémol : si Gavin est plutôt intéressant, comme son frère, je ne suis pas fan de loups-garous. La dynamique entre lui et Amaël est plaisante, mais moins ce que je préfère. Et je connaissais déjà le dernier chapitre, sur Liadan, de Dames de lune, Fées des brumes, je l’y avais beaucoup apprécié, mais j’ai perdu un peu de la primeur de la surprise ici !

On retrouve l’action, les révélations, la plongée dans l’univers du premier tome, mais peut-être un peu moins de l’humour puisque Lia Fail n’est plus la narratrice principale et les autres sont plus sérieux. Mais ces autres éléments valent très bien le plaisir de la balade.

Ah, et les rappels en début d’histoire, c’est parfait, puisqu’à part le sceptre Sailor Moon j’avais tout oublié 😛 Et Amaël ne laisse pas du tout entendre que c’est moi qui ai une mémoire de poisson, il est subtil en prime ^^,

Mention spéciale à la très belle couverture de Patricia Lo !

Une bien, bien chouette lecture.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Tome 1 : Vampires d’une nuit de printemps.

Les Soupirs de Londres, tome 1 : Le Manoir des Immortels

soupirs de londres 1Auteur : Ambre Dubois.

Illustratrice : Anne-Claire Payet.

Nombre de pages : 259.

Parution : 2009.

Éditeur : Le Petit Caveau.

Genre : Fantastique.

Prix : 17,90 €.

Résumé éditeur Londres, 1888…

La ville est secouée par les épouvantables crimes de Jack l’Eventreur. Dans la petite communauté vampirique locale, dirigée par le ténébreux Rodrigue, l’on se pose des questions. Le tueur serait-il l’un d’eux ?

La belle Stella, reconnue pour ses étonnants pouvoirs occultes, va être chargée de mener l’enquête auprès d’une curieuse famille bourgeoise, les Heartavy.

Finira-t-elle enfin par découvrir la terrible vérité ?

Il y a quelques années, j’avais découvert Ambre Dubois avec Absinthes et Démons, et la moindre des choses que l’on peut en dire, c’est que la rencontre s’était très mal passée. (J’avais détesté). Ce premier tome de la saga des Soupirs de Londres était déjà dans ma PAL,  j’appréhendais définitivement sa lecture, et je l’ai inscrite au challenge ABC pour me motiver.

Et j’en suis définitivement ravie. C’est une excellente surprise. Sans être un coup de coeur, parce qu’il y a quelques défauts, il y a quelques très bons points.

J’ai aimé en premier lieu le vampire et ses caractéristiques. Il est mystérieux, puissant, dans ce beau contexte d’Angleterre victorienne, carnassier sans être too much …

L’enquête est intéressante et prenante. J’avais envie de savoir la suite et de suivre Stella dans ses mouvements, ainsi que ses dons. J’ai beaucoup aimé le fait que les vampires possèdent des capacités particulières, qui sont bien choisies et exploitées de manière originale et parlante. Drake m’intrigue d’ailleurs particulièrement et j’ai hâte de le retrouver par la suite.

Parmi les quelques soucis, il faut parler des noms de personnages qui souvent manquent terriblement de naturel à mes yeux (Heartavy, par exemple). J’ai relevé aussi quelques soucis de concordance des temps qui m’ont sortie de ma lecture.

Cependant, cela a beaucoup moins affecté ma lecture que pour Absinthes et je poursuivrai cette série avec plaisir.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

2 : Lire une oeuvre de SF ou Fantasy ou Fantastique (SFFF) francophone mais non française : belge.

Le Cycle des âmes déchues, tome 2 : Le Sacrifice des Damnés

Auteur : Stéphane Soutoul.

Couverture : Cécile Guillot.

Nombre de pages : 186.

Parution : 2011.

Éditeur : Éditions du Petit Caveau.

Genre : Fantastique.

Prix : 14,90€ .

Résumé éditeur Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidants du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.

Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?

Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…

J’ai retrouvé toute l’élégance et la délicatesse de l’auteur avec cette suite. Si on évoque toujours la famille Lacarme, ce sont deux autres membres de la famille qui sont mis en lumière, Léonore et Paul.

L’histoire de la jeune femme est particulièrement romantique et poignante. J’ai beaucoup apprécié la description et l’évolution de sa relation avec son fiancé (même si j’aurais aimé qu’il soit un vampire dès le début ^^), et j’avoue que je m’attendais à une toute autre issue, celle-ci ajoute un côté inattendu et tragique.

En ce qui concerne Paul, j’étais moins enthousiaste, j’avais un peu peur d’une relation un peu clichée avec son ancienne partenaire, mais l’auteur n’entre pas dans cet écueil. La description de la confrérie, ses mensonges, ses dangers, est très bien menée, en parallèle de l’histoire déchirante de Léonore.

La fin est surprenante, je ne pensais pas que l’on aborderait déjà Béatrice, l’héroïne du troisième volume, qui s’annonce passionnant, toujours sur cette belle veine romantique gothique. L’écriture est toujours aussi fluide et on se représente parfaitement les évènements.

Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce deuxième tome.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Tome 1 : Le Mal en la Demeure.

Clio Kelly et l’éveil de la gardienne

Auteur : Angélique Ferreira.

Couverture : Anne-Claire Payet.

Nombre de pages : 170.

Parution  : 2010.

Éditeur : Éditions du Petit Caveau (collection : Sang d’Ailleurs).

Genre : Fantastique.

Prix : 14,90€.

Résumé éditeurClio Kelly, 22 ans, est journaliste au journal de l’Opéra. Alors que la vie à Paris est d’un calme olympien, une série de meurtre dévaste le Gévaudan. Ceux-ci sont la réplique exacte des crimes commis entre 1764 à 1767 dans la région.
Tandis que la jeune femme est envoyée sur place pour enquêter en compagnie de son partenaire, Morgan Chevalier, les meurtres deviennent de plus en plus sanglants et terribles.
Une fantastique course contre la montre se met en place pour découvrir et arrêter l’homme ou la créature qui se dissimule derrière ces atrocités.

C’est une surprise que ce roman. Je n’avais pas prévu de l’acheter aux Imaginales 2013, mais le résumé m’a intriguée, pour plusieurs raisons.

La principale, c’est que c’est un livre que j’aurais voulu écrire, ou à défaut lire, au lycée. J’ai étudié la Bête du Gévaudan et j’ai toujours été passionnée de mythologie, je me suis retrouvée dans beaucoup d’éléments de ce roman … J’ai aimé la manière dont Angélique Ferreira mélange les différents éléments qu’elle a choisis. J’espère que la suite sera publiée bientôt : la dernière page et la quatrième nous apprennent que c’est un premier tome  !

J’ai aussi beaucoup aimé le choix du prénom Morgan, qui me rappelle très bien mes années lycée aussi, comme par hasard. Clio Kelly, j’ai eu un peu plus de mal, l’association ne m’a pas parue très naturelle, mais détail. L’écriture descriptive m’a rivée à cette lecture, à part ce point. Et on mentionne la guerre de Troie. Beaucoup, beaucoup d’éléments qui m’ont plu.

Pour être honnête, il y a quelques éléments prévisibles dans le récit, même s’ils ne m’ont pas trop dérangée (la mère décédée mais dont l’héroïne est le portrait ; le fait que c’est elle l’élue et pas la decoy ; la romance … ). Mais je n’ai pas trouvé qu’ils retiraient au plaisir de lecture.

Une fois encore, j’ai vraiment aimé découvrir un titre du catalogue du Petit Caveau, qui lentement mais sûrement, fait son chemin dans ma liste de maisons d’éditions préférées.

Vampires d’une nuit de printemps

Auteur : Lia Vilorë.

Couverture : Rozenn Illiano.

Nombre de pages : 250.

Parution  : 2012.

Éditeur : Éditions du Petit Caveau (collection : Sang Neuf).

Genre : Fantastique – Humour.

Prix : 17,90€.

Résumé éditeur : Cher journal, Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses !
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ?
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !

Je continue sur ma lancée de découverte des titres de cette maison d’édition. Et une fois encore, c’est une réussite.

« Bourré de références cinématographiques, de traits d’humour et de rebondissements, l’auteur nous propose de suivre les pas de son héroïne, Lia Fail, dans une enquête qui lui promet de vivre maintes péripéties. Un récit moderne et original, teinté d’humour pour le moins mordant ! »

Ces quelques phrases suivent le dialogue résumé, que je trouvais sympathique, mais après cette conclusion, j’étais un peu inquiète qu’on tombe dans le too much (à la fois trop de référence et une auteur qui essaie trop). Mais je me suis complètement retrouvée dans ces éléments, dans l’humour de l’auteur, qui est un énorme point du texte.

L’aspect fantastique du texte m’a aussi très bien convenu – et il se mariait très bien avec la légèreté des références. La construction du groupe de vampires en double, avec un autre, était plutôt intéressant, dans les caractéristiques des vampires, jusqu’au choix de leurs noms et son exotisme gaélique – ce point est un régal pour les yeux – le terme d’Éternel, autant de données de mythologie qui m’ont beaucoup plu. Le pouvoir personnel de Lia est hilarant, pour couronner le tout. Et ne parlons pas de l’héroïne elle-même, bien couplée avec Amaël, plus stoïque, principale source d’information sur les vampires. Mais chacun d’entre eux a un petit quelque chose qui en fait un personnage « réel » et rend l’histoire encore plus vivante.

Le début présente l’arrivée de Lia dans  ce nouveau monde et son acclimatation, puis l’assassinat de celui qui l’a changée en vampire lors d’une cérémonie officielle (donc avec tout le monde présent, ajoutant un petit piment policier pour mon plus grand plaisir !) et un course-poursuite pour comprendre ce qui s’est passé et protéger la jeune vampire. Classique, mais efficace.

Parmi les éléments qui m’ont séduite, mention spéciale à Buffy, le folklore celtique irlandais, le sceptre lunaire de Sailor Moon, The Princess Bride <3, les frères Mario … parmi tous ceux que j’ai repérés. Inutile de dire que j’étais comme un poisson dans l’eau.

J’avoue qu’en arrivant à la fin, je l’ai trouvée un peu ouverte, et je ne serais pas contre, pas forcément une série, mais d’autres romans dans cet univers magique et un peu fou ^^ Et l’auteure m’a juste annoncé il y a quelques semaines qu’une suite était prévue ! Joie !

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Tome 2 : Vampires de sorcellerie.

Le Cycle des âmes déchues, tome 1 : Le Mal en la demeure

Auteur : Stéphane Soutoul.

Couverture : Cécile Guillot.

Nombre de pages : 138.

Parution : 2010.

Éditeur : Éditions du Petit Caveau.

Genre : Fantastique.

Prix : 11,90€ .

Résumé éditeur : Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu’entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d’une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n’a d’autre recours que demander l’assistance d’experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d’une longue lignée d’érudits en occultisme et surnaturel, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.

Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l’attend. Car le mal qu’il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l’importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s’immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…

Si vous aimez les récits gothiques, vous frémirez sûrement avec ce roman. Je l’ai trouvé magnifique. L’écriture, à elle seule, m’a fascinée. Raffinée, recherchée, les termes soigneusement choisis (aaaah, nosferatus *u*), la plume de l’auteur nous plonge sans difficulté à l’aube du XXe siècle, une période dont je suis très éprise.

On suit Gerald, un peu le chasseur de démons de l’époque (Supernatural fan ^^), qui arrive à Kreuzburg sur demande d’un ami de son père, pour résoudre les évènements troublants qui s’y déroulent. Le récit est simple, mais porté par son écriture superbe, que j’ai déjà évoquée. La fin m’a un peu étonnée, comme il y a une suite, mais aussi parce que je ne m’y attendais pas, j’en suis très satisfaite. Elle clôt parfaitement l’histoire.

Il évoque aussi le thème de la gémellité. Marion, la belle jeune femme si intrigante qui accueille le héros Gerald, a une jumelle, Charlotte, faible et malade, et toutes deux entretiennent une relation très forte, tout aussi intéressante à suivre que celui des « nosferatus ». J’adore l’utilisation de ce terme (quand elle est motivée par une bonne raison, comme l’époque la propose ici), ainsi que le traitement de la créature, ici avec beaucoup de lyrisme et d’élégance.

Le récit est court et se lit d’une traite, et je prendrais un très grand plaisir à poursuivre cette série et découvrir les autres membres de la famille de Lacarme.

Mention spéciale à cette couverture magnifique de Cécile Guillot, qui illustre superbement l’histoire.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Tome 2 : Le Sacrifice des Damnés.

Tome 3 : Cœur de Ténèbres.

La Maison de Londres

Auteur : Lydie Blaizot.

Couverture : Véronique Thomas.

Nombre de pages : 356.

Parution  : 2010.

Éditeur : Éditions du Petit Caveau (Collection : Sang d’Absinthe).

Genre : Fantastique.

Prix : 18,90€.

Résumé éditeur : Londres, 1895. Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump.
Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises. Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème… et même peut-être davantage.

La Maison de Londres est le premier livre des éditions du Petit Caveau que je lis, ainsi que de Lydie Blaizot. Et franchement, je ne regrette pas d’avoir razzié une bonne partie de leurs livres aux Imaginales l’an dernier (oui, c’est ma PAL pré-Imaginales …).  J’ai vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé cette lecture !

Le premier très bon point, c’est cette belle couverture, dans les tons sombres et angoissants, bleus, noirs, gris, avec des touches de vert et de blanc. J’aime cette ambiance mystérieuse et gothique. La stylisation du titre, tout en calligraphie élégante, m’a beaucoup parlé aussi. D’autres détails, comme l’aération du texte, sa police, ont contribué au confort de lecture (même si j’avoue que je suis loin d’être fan des guillemets ouverts systématiquement après le premier tiret de début de dialogue. En fait, je suis anti guillemets, mais bon, ce détail ne m’a pas trop turlupinée).

Le concept de Maison pour regroupement des vampires, un peu comme un Covent en sorcellerie, a un joli côté un peu désuet, traditionnel, et colle bien avec le beau cadre britannique gothique que nous propose Lydie Blaizot. J’ai aussi apprécié les caractéristiques qu’elle propose aux vampires, et les personnages mis en vedette (Ruppert, Arthur et Hubert), à l’exception du nouvel arrivant, Donald Crump, qui m’a bien agacée. Mary est touchante, mais Ann m’a un peu laissée de marbre. L’auteur nous immisce très rapidement dans le Londres fin de siècle, j’aurais même aimé y passer tout le temps du récit (en espérant qu’on y passera notre temps dans Autour de la Maison de Londre, le recueil compagnon que j’ai aussi dans ma PAL!).

L’humour me convient aussi bien. J’ai beaucoup ri, j’ai vraiment passé un excellent moment dans cet univers très bien construit. Entre autres, la citation en exergue de la première partie a contribué à ce bon début, après la couverture : « L’éternité n’améliore pas les imbéciles ». Par exemple, Ruppert et ses petites piques sur les français à Hubert – j’aime d’ailleurs beaucoup le côté petites manies du Lord.

Je ne m’attendais pas aux rebondissements de ce que je supposais être un premier tome (juste avant cet article, j’avais rédigé celui sur mes séries en cours …). Je ne m’attendais pas à avoir affaire à plus qu’à la Maison de Galles, ce qui a été une agréable surprise, bien qu’un peu pressé parfois.

Ce roman s’est révélé une très bonne lecture et m’a donné envie de poursuivre ma découverte de cette maison d’édition, dont j’ai d’autres livres dans la PAL, et de l’auteur.