Au bord des mots, lectures sur un rocher

Orphans, tome 5 : Runaways

orphans-5(VF). Virginia C. Andrews (auteur). 1998, 169 p. Pocket Books. Drame. Livre lu en anglais.

 » Une pour toutes et toutes pour une « , telle est la devise de Janet, Crystal, Brenda et Rebecca. Après un parcours difficile et bien des déceptions, les quatre orphelines se retrouvent dans le même foyer d’accueil et deviennent des amies inséparables. Seule cette solidarité leur permet de supporter les brimades et les humiliations dont elles font l’objet. Mais un jour, la coupe déborde. Une solution : la fuite. Traverser les États-Unis. C’est le début d’un incroyable périple semé d’embûches et de surprises en tous genres. Au cours de ce voyage, quatre personnalités vont se révéler, s’affirmer, s’affronter parfois. Mais aucune ne renoncera à ses rêves et jamais elles ne cesseront de s’aimer et de s’entraider.

Enfin, c’est terminé. J’ai fini ma relecture (je n’aime pas laisser une série en plan, surtout que ça se lit rapidement) et je ne me lancerai pas dans les autres séries de l’auteur dans ma PAL. Je vous avoue que j’ai eu du mal à m’y mettre et le terminer, malgré le fait que ce ne soit pas spécialement compliqué à lire. J’étais juste tellement ennuyée par ce groupe de personnage et les péripéties toutes plus prévisibles les unes que les autres.

Je trouvais déjà Raven très cliché dans le livre qui lui est consacré, mais ici … séduite par le premier venu, surprise lorsqu’elle découvre qu’il se moquait bien d’elle. Oui, c’est moche. Mais franchement, c’est vu, revu et réchauffé à bulles, surtout lorsque vous avez déjà lu d’autres livres de l’auteur. Les autres personnages sont des caricatures, entre la petite poupée délicate (Janet), l’intello (Crystal) et le garçon manqué (Brenda, même si je n’aime pas cette expression), qui trouve le grand amour pouf comme ça.

Je vous passe aussi l’histoire de drogue et l’agression sexuelle d’un vieux schnoque dont on ne reparle jamais, enfin pas à un personnage ayant autorité et donc un pervers qui ne sera pas inquiété pour ça. Ou le gamin qui veut « vérifier » que Brenda est bien une fille (parce qu’elle a les cheveux courts et se comporte plus comme un garçon, comme elle est volontaire et n’a pas la langue dans sa poche, et paie ton cliché sexiste à la con). Et l’autostoppeuse qui feint de les apprécier pour les dépouiller. Pas convaincue que même les soap actuels osent utiliser ce ressort encore aujourd’hui.

Ah et franchement, quand Brenda et Raven prennent en photo une autre fille de leur maison d’accueil lorsqu’elle est sous la douche pour la faire chanter, c’est petit et écoeurant. Et ce sont les héroïnes ? On est sensé applaudir ce geste ? Ou pas.

Une lecture qui s’est révélée bien plus pénible que ce à quoi je m’attendais.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 1 : Butterfly

Tome 2 : Crystal

Tome 3 : Brooke

Tome 4: Raven

Au bord des mots, lectures sur un rocher

When is Brian ?

when-is-brianRupert Morgan (auteur). 2016, 48 p. Didier (Paper Planes Teens). Jeunesse. 5,90€. Livre lu en anglais.

Le père de Brian, scientifique, a inventé une machine à remonter le temps. Mais elle est un peu spéciale. Elle vous transforme en homme des cavernes ou en Viking psychopathe. Le voyage dans le temps de Brian ne fait que commencer …

Dans le cadre du boulot, je me suis penchée sur différents livres en langue anglaise. Je connaissais déjà Class Acts pour une petite histoire dans le style de Glee Club, même si je ne l’avais jamais lu. Le côté science-fiction et histoire, ici, me parlait un peu plus.

Alors si vous voulez débuter l’anglais, pas de souci, c’est vraiment très lisible. Le vocabulaire et la lecture n’est vraiment pas un problème. Pourtant, je ne vous le recommanderai pas : ce n’est vraiment pas intéressant.

Cette pseudo machine à voyager dans le temps n’est pas du tout explicitée et on est plutôt dans le principe de Code Quantum, où Sam passait d’un hôte à un autre, à différentes périodes historiques. Casez ça en moins de cent pages. L’explication est tellement survolée que c’en est incompréhensible. Brian passe d’un personnage historique à l’autre et on parle à peine de ce qui lui arrive à lui dans les différentes époques. C’est tellement expédié que ça n’en vaut vraiment pas la peine.

Je comprends bien qu’on travaille pour de petits lecteurs ici, qui débutent en anglais. Mais pourquoi alors vouloir se lancer dans quelque chose de si compliqué et précipiter les explications pour ne plus rien comprendre ? Dommage. J’ai de ce fait bien moins envie de découvrir les autres livres sur ce pauvre Brian (son père savant fou lui en fait vraiment voir de toutes les couleurs : Which is Brian (une histoire d’étoile de mer mutante, alors je ne sais pas s’il se retrouve cloné, mais tout est possible) et What is Brian (apparemment ce coup-ci il est transformé en quelque chose d’autre qu’un élève britannique).

Tant pis pour Brian donc.

(Allez-y pour les blagues sur Brian et sa cuisine, si ça peut vous amuser ^^,).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Logan Family, tome 5 : Olivia

Virginia C. Andrews (auteur). 1999, 373 p. Pocket Books. Drame. Livre lu en anglais.

Olivia, l’aînée des sœurs Logan a toujours su que sa cadette Belinda, jeune fille ravissante et irresponsable, finirait par s’attirer des ennuis. Mais jamais, elle n’aurait pu imaginer l’ampleur de la catastrophe. Une nuit, l’irrémédiable se produit. Toute la famille Logan va être emportée dans la tourmente…

Olivia est vraiment la mal aimée de cette série. Chacun des autres volumes ont droit à leur joli titre basé sur la musique, et il n’y a que la VF qui s’est fendue d’un commentaire.

J’appréciais plutôt ce tome, adolescente. Il avait ce côté period piece que j’appréciais, je dirais bien 50s, convenances, etc., élément que j’apprécie toujours. Surtout qu’Olivia est un personnage fort en plus d’être féminin, dans un univers dominé par les hommes (son père, puis normalement son mari) … mais elle devient un personnage dur, malheureusement. Est-ce la version de l’auteur d’un personnage féminin fort? Je ne suis pas sûre d’apprécier …

Surtout qu’elle est franchement horrible, par moment. Elle est plutôt cruelle avec sa soeur (même si oui, Belinda est un peu évaporée), sans parler de Sam, qu’elle épouse en aimant un autre homme et s’imagine avec lui au lieu de son mari …

Mais bon, je me suis moins apitoyée sur le sort de Sam, qui est très chouette en temps normal, drôle, sympathique, prêt à laisser Olivia vivre sa vie même s’il espérait qu’elle cesse de travailler. Je lui retire ma sympathie quand il estime qu’un viol conjugal est ok.

Mais il n’empêche que lorsqu’elle veut mettre à exécution un de ses schemes diaboliques, elle inclut le concours de celui dont elle est amoureuse et le force à coucher avec elle, en disant qu’il a bien trompé sa femme avec sa soeur … aucun personnage à citer en exemple ici, les gens, y a rien à voir. Greuh. Je ne dis pas que ça excuse le comportement de son mari. Je dis que c’est moche aussi.

Ah et le début démarre en fanfare glauque avec Belinda qui accouche d’un môme mort-né quand elle n’a dit à personne qu’elle était enceinte. Oh yeah people, l’auteur went there >< Yuck.

Mais je persiste à penser qu’Olivia a vraiment une obsession pour sa soeur et ses frasques. A chaque page ou presque elle la mentionne !

Je suis un peu déçue. De la série. De moi, aussi, de trouver tant de défauts alors que c’était une de mes préférées lorsque j’étais adolescente. Mais je n’ai absolument pas l’impression d’avoir tort dans ces problèmes que j’ai soulevés. Et j’hésitais franchement à conserver ces versions, malgré de très bons souvenirs de lecture de l’époque. Avant de me dire, zou, on désherbe. Et ça ne manque pas plus que ça, au final.

Nombre de tomes parus : 5 (série terminée).

Tome 1 : Melody

Tome 2 : Heart Song

Tome 3 : Unfinished Symphony

Tome 4 : Music in the Night

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Batman, les nouvelles aventures, tome 1

batman nouvelles aventures 1Ty Templeton (scénariste). Bruce Timm, Rich Burchett, John Byrne, Dan DeCarlo, Klaus Janson, Glenn Murakami, Mike Parobeck, Matt Wagner (dessinateurs). Mark Chiarello, Glen Murakami, Rick Taylor, Bruce Timm (coloristes). 2015, 250 p. Urban Kids. Comic. 18€.

Contient : Le Pingouin élu maire de la ville, le Joker fou amoureux de Harley Quinn, Batman devenu hors-la-loi… Il est grand temps de pour le Chevalier Noir de remettre de l’ordre à Gotham City !

Une fois encore lorsqu’il s’agit d’une aventure de Batman, j’avais beaucoup d’attente, surtout qu’elle était précédée par le deuxième tome des aventures d’Harley qui m’ont définitivement laissée sur ma faim.

Les épisodes ne m’ont pas surprise, ils ne me laissent aucun souvenir quelques semaines plus tard, et le volume m’a semblé au final très léger. Je ne suis pas convaincue que le deuxième et dernier tome rattrapera tout ça.

Entre un Joker qui ne se soucie ni du crime ni de Batman (mais veut juste impressionner Harley qui ne le reconnaît plus) dans la première histoire, et un Joker qui veut épouser Harley (pour son argent, mais vive la mièvrerie) dans la deuxième (heureusement qu’Ivy est là, d’ailleurs, même si Harley ici ne mérite pas du tout qu’elle se décarcasse pour elle ; d’ailleurs genre c’est la chute du tome, elle veut s’en venger ? pas convaincue !), c’est une série vraiment courte et aux thèmes pas intéressants. J’ai beau adorer le Joker et Harley, qu’est-ce qu’ils m’ont enquiquinée ici. Je n’ai ri que lorsqu’il a appelé Ivy « les légumes ».

Encore une déception comics !

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Logan Family, tome 4 : Music in the Night

melody 4Virginia C. Andrews (auteur). 1998, 315 p. Pocket Books. Drame. Livre lu en anglais.

De lourds secrets pèsent sur la famille Logan, régentée par la terrible et despotique Grandma Olivia. Lorsque Laura tombe amoureuse de Robert Royce, la redoutable vieille dame, implacable gardienne de l’honneur familial intervient. Pour avoir osé la défier, Laura subira la plus atroce des vengeances.

Je n’ai jamais aimé ce tome, lorsque j’étais adolescente. Je le voyais comme un passage obligé avant l’histoire d’Olivia, que je trouvais plus intéressante.

Ce sentiment s’est reproduit ici, en pire. C’est un tome ennuyeux, parce qu’on en connaît déjà l’issue depuis le précédent (Laura n’est pas morte lors de cette balade nautique avec Whatshisname, mais a été internée dans un asile par Grandma Dearest puisqu’elle avait perdu la mémoire), on sait qu’elle avait une vie parfaite avant et on sait qu’elle meurt noyée dans cette institution.

Ce qu’on apprend, et qu’on avait BESOIN d’apprendre, n’est-ce pas, c’est que Cary, qui est construit pendant 3 tomes comme Le prince charmant de Melody, le mec parfait, réservé, loyal, passionné, etc. est en fait über creepy. Les détails seraient longs et c’est une découverte agaçante puisque je l’aimais bien moi, ce brave Cary, et Laura m’a tout gâché  ><

Le temps passé dans l’asile est assez intéressant, mais gâché également parce que l’on sait déjà la fin. Il y a un élément assez bizarre, avec le changement de docteur de Laura lorsqu’elle fait des progrès : Olivia veut-elle l’empêcher de guérir justement pour ne pas devoir rentrer ? Je me suis posé la question, elle ne serait pas au-dessus de ça, la vieille bique.

Autre détail agaçant : on passe de la relation ennuyeuse avec Robert, garçon parfait également, hein, dont on connaît déjà l’issue à encore une autre dans l’asile … autant, ce garçon-là, propose quelque chose de plus intéressant, autant on a l’impression que pour exister, elle a besoin d’une relation amoureuse … mais je crois que c’est chercher trop loin.

Et c’est complètement idiot : le texte est présenté comme son journal, mais va jusqu’au moment où elle se noie … on sait que le journal existe, Melody le commence en fin de tome précédent. Y a comme un souci, là …

Je ne pouvais pas le finir assez rapidement ^^,

Nombre de tomes parus : 5 (série terminée).

Tome 1 : Melody

Tome 2 : Heart Song

Tome 3 : Unfinished Symphony

Tome 5 : Olivia

Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Melancholy Death of Oyster Boy

Tim Burton. 2004, 128 p. Faber and Faber. Poésie. 11,36€. Livre lu en anglais.

Fidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l’enfant qui est en nous.

Je garde un très bon souvenir de ce (très, trop?) petit recueil.

De petits poèmes, parfois de quelques lignes, avec un charme et un style captivants. Burton crée des images, des petites histoires hors du commun, qui ont l’art d’éveiller la surprise et l’intérêt. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute.

Les poèmes sont servis par des dessins saisissants, illustrés dans le même esprit fantastique que les petites histoires, avec ces personnages. On nage en plein esprit Burtonien, et on n’a pas envie de refaire surface. Je l’ai lu en anglais, mais les textes sont simples et les illustrations apportent une aide à la compréhension, en cas de crainte d’un niveau juste. Il n’est pas question de niveau ici, juste de magie.

Même en le lisant en anglais à voix haute, il ne m’est resté entre les mains qu’une petite demi-heure ! C’est la seule déception que je puisse formuler pour cet adorable recueil.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Immortal Empire, tome 2 : The Queen is Dead

queen is dead - immortal empire 2Kate Locke (autrice). Lauren Panepinto, Steward Noack, Don Sipley (illustration). 2012, 337 p. Orbit Books. Fantasy urbaine – Steampunk. 16,29€. Livre lu en anglais.

Xandra Vardan is the newly crowned Goblin Queen of England. But her complicated life is by no means over. There are the political factions vying for her favour, and she’s under the all-too-close scrutiny of Queen Victoria, who for some reason wants her dead. Not to mention her werewolf boyfriend with demands of his own, and a mother hell-bent on destroying the monarchy. Now she’s the suspect in a murder investigation – and Xandra barely knows which way is up.

What  she does know is that nothing lasts for ever – and immortality isn’t all it’s cracked up to be.

J’ai retrouvé avec plaisir les aventures de Xandra dans cet univers steampunk. Elle a donc été couronnée reine des Gobelins dans le volume précédent, mais vous pensez bien que ça ne lui simplifie pas la vie. Au contraire, elle entre en plein dans le jeu des politiques avec les différentes factions (les humains, les loups-garous, les aristos alias les vampires, les halflings soit les enfants de vampires), et cette brave Victoria ne la porte pas dans son coeur. On découvrait aussi une mère qu’elle croyait morte, en fait bien vivante et complètement anarchiste, un petit-ami loup-garou adorable (moi qui ne les aime pas d’habitude, je suis plutôt enthousiaste ici), une demi-soeur et une tonne de secrets.

L’évolution de l’intrigue est vraiment intéressante, notamment en lien avec ces différentes factions (les humains, parfois loin d’être les victimes que l’on peut croire ; et les gobelins, qui sont à la fois adorables et terrifiants) et les nouveaux personnages présentés, comme le frère de Xandra déjà vu auparavant et la demi-soeur de celui-ci, que j’ai beaucoup appréciée.

Sans parler, bien sûr, de l’héroïne. J’ai adoré son évolution, ses rapprochements avec les gobelins, notamment le prince, ses découvertes sur elle-même en tant qu’hybride. Elle mène toujours une enquête à sa manière, à cent à l’heure, avec l’aide de Vex, le petit-ami écossais et loup-garou (alpha aussi, parce que ce n’est pas drôle sinon dans les jeux de pouvoir). (Et j’aime bien les jeux de pouvoir). Parce que la mort de Church dans le premier volume fait toujours parler, et beaucoup, et qu’on est persuadé que c’est elle.

Et ce qui n’est pas trop tôt, on a enfin affaire au père vampire, et à son épouse, et c’est assez édifiant. Surtout ce qu’il en ressort. Inattendu, ce que j’ai vraiment apprécié. De même pour la relation avec Vex, qui reste légère et fun sans tomber dans le mièvre, ni le malentendu au retour d’un ex, ce qui arrive tellement souvent en fantasy urbaine.

J’admets qu’on pourrait être immergé un peu plus dans cet univers, l’impression de nouveauté est un peu passée et il pourrait être un peu plus détaillé (mais c’est parce que j’adore cet élément). Et c’est trop court. Et je n’ai pas le tome 3 sous la main. Et il n’est pas dispo en broché sur Book Depository. Et, vraiment, c’est une série que je vous recommande – je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ni ce tome ni le dernier ne sont traduits en français …

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

Tome 1 : God Save the Queen