The Melancholy Death of Oyster Boy

Titre VF : La triste fin du petit enfant huître et autres histoires.

Auteur : Tim Burton.

Langue : anglais.

Nombre de pages : 128.

Parution VO : 2004.

Éditeur : Faber and Faber.

Genre : Poésie.

Prix : 11,36€.

Résumé éditeurFidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l’enfant qui est en nous.

Je garde un très bon souvenir de ce (très, trop?) petit recueil.

De petits poèmes, parfois de quelques lignes, avec un charme et un style captivants. Burton crée des images, des petites histoires hors du commun, qui ont l’art d’éveiller la surprise et l’intérêt. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute.

Les poèmes sont servis par des dessins saisissants, illustrés dans le même esprit fantastique que les petites histoires, avec ces personnages. On nage en plein esprit Burtonien, et on n’a pas envie de refaire surface. Je l’ai lu en anglais, mais les textes sont simples et les illustrations apportent une aide à la compréhension, en cas de crainte d’un niveau juste. Il n’est pas question de niveau ici, juste de magie.

Même en le lisant en anglais à voix haute, il ne m’est resté entre les mains qu’une petite demi-heure ! C’est la seule déception que je puisse formuler pour cet adorable recueil.

The Immortal Empire, tome 2 : The Queen is Dead

queen is dead - immortal empire 2Titre VF : non traduit.

Langue : anglais.

Auteur : Kate Locke.

Couverture : Lauren Panepinto, Steward Noack, Don Sipley.

Nombre de pages : 337.

Parution : 2012.

Éditeur : Orbit Books.

Genre : Fantasy urbaine – Steampunk.

Prix: 16,29€ (relié, le broché n’a plus l’air disponible sur Book Depository).

Résumé éditeur :  Xandra Vardan is the newly crowned Goblin Queen of England. But her complicated life is by no means over. There are the political factions vying for her favour, and she’s under the all-too-close scrutiny of Queen Victoria, who for some reason wants her dead. Not to mention her werewolf boyfriend with demands of his own, and a mother hell-bent on destroying the monarchy. Now she’s the suspect in a murder investigation – and Xandra barely knows which way is up.

What  she does know is that nothing lasts for ever – and immortality isn’t all it’s cracked up to be.

J’ai retrouvé avec plaisir les aventures de Xandra dans cet univers steampunk. Elle a donc été couronnée reine des Gobelins dans le volume précédent, mais vous pensez bien que ça ne lui simplifie pas la vie. Au contraire, elle entre en plein dans le jeu des politiques avec les différentes factions (les humains, les loups-garous, les aristos alias les vampires, les halflings soit les enfants de vampires), et cette brave Victoria ne la porte pas dans son coeur. On découvrait aussi une mère qu’elle croyait morte, en fait bien vivante et complètement anarchiste, un petit-ami loup-garou adorable (moi qui ne les aime pas d’habitude, je suis plutôt enthousiaste ici), une demi-soeur et une tonne de secrets.

L’évolution de l’intrigue est vraiment intéressante, notamment en lien avec ces différentes factions (les humains, parfois loin d’être les victimes que l’on peut croire ; et les gobelins, qui sont à la fois adorables et terrifiants) et les nouveaux personnages présentés, comme le frère de Xandra déjà vu auparavant et la demi-soeur de celui-ci, que j’ai beaucoup appréciée.

Sans parler, bien sûr, de l’héroïne. J’ai adoré son évolution, ses rapprochements avec les gobelins, notamment le prince, ses découvertes sur elle-même en tant qu’hybride. Elle mène toujours une enquête à sa manière, à cent à l’heure, avec l’aide de Vex, le petit-ami écossais et loup-garou (alpha aussi, parce que ce n’est pas drôle sinon dans les jeux de pouvoir). (Et j’aime bien les jeux de pouvoir). Parce que la mort de Church dans le premier volume fait toujours parler, et beaucoup, et qu’on est persuadé que c’est elle.

Et ce qui n’est pas trop tôt, on a enfin affaire au père vampire, et à son épouse, et c’est assez édifiant. Surtout ce qu’il en ressort. Inattendu, ce que j’ai vraiment apprécié. De même pour la relation avec Vex, qui reste légère et fun sans tomber dans le mièvre, ni le malentendu au retour d’un ex, ce qui arrive tellement souvent en fantasy urbaine.

J’admets qu’on pourrait être immergé un peu plus dans cet univers, l’impression de nouveauté est un peu passée et il pourrait être un peu plus détaillé (mais c’est parce que j’adore cet élément). Et c’est trop court. Et je n’ai pas le tome 3 sous la main. Et il n’est pas dispo en broché sur Book Depository. Et, vraiment, c’est une série que je vous recommande – je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ni ce tome ni le dernier ne sont traduits en français …

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

Tome 1 : God Save the Queen.

The Logan Family, tome 3 : Unfinished Symphony

melody 3Titre VF : La famille Logan 3 : Symphonie inachevée.

Langue : anglaise.

Auteur : Virginia C. Andrews.

Couverture : Lisa Falkenstern.

Nombre de pages : 344.

Parution : 1997.

Éditeur : Pocket Books.

Genre : Drame.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeurMelody, persuadée que sa mère est toujours vivante et vit à Hollywood sous une fausse identité, part pour Los Angeles. Elle finit par la retrouver et tente avec obstination de la sauver. A côtoyer le danger, la jeune fille frôlera l’abîme. En désespoir de cause, elle reviendra à Cap Cod pour exhumer le plus terrible des secrets jalousement conservé par son aïeule.

La première moitié du roman est définitivement ce que j’aime le moins dans la partie consacrée à Melody. Ici on est face à un défaut de poids de la demoiselle, à mon sens : son indécrottable naïveté. Ce n’est pas charmant, à ce stade, c’est pesant et ridicule. Quand on est assez cruche pour être passeur de drogues et penser qu’on peut changer une mère déjà démissionnaire avant d’être actrice … enfin bref elle m’a bien agacée.

Et pouh dans la longue lignée d’histoires du genre, encore un mec qui essaie de la violer et s’en tire d’une pirouette. Loul c’est fun. Sans parler du compagnon de sa mère qui déjà à l’époque était bien glauque, il l’est ici franchement et l’attaque carrément, et la mère prend son parti … je déteste ce début. Si c’est pour la faire partir, merci, elle l’avait déjà décidé. Rien que pour ça … enfin c’était pas la première attaque et je ne devrais même pas être en train d’écrire ça ! Pourquoi pense-t-on qu’il n’y a AUCUN souci à décrire une attaque, sexuelle ou whatever, et ce carrément à PLUSIEURS reprises ? Je trouve ça incroyable …

La deuxième partie peut sembler plus ennuyeuse, mais personnellement je l’ai trouvée plus sensée. Melody quitte la maison de sa tante pour vivre avec sa grand-mère, essaie de poursuivre sa relation avec Cary alors qu’Olivier l’interdit formellement, et les secrets, en fait, se dévident d’eux-mêmes (c’est un peu décevant). On apprend d’ailleurs trop facilement qui est son père.

Je me suis tout de même amusée, au début de la cohabitation, avec les cours de bonne manière, plutôt amusants.

Mais les derniers secrets … enfin le, sur Laura, est atroce. Je n’en dirais rien, parce que c’est ce qui nous attend dans l’avant-dernier volume. Ne vous inquiétez pas, le glauque sera au rendez-vous.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 1 : Melody.

Tome 2 : Heart Song.

Tome 4 : Music in the Night.

Tome 5 : Olivia.

Captive Hearts, tome 2

Titre VO : Toraware no mi no ue 2.

Auteur : Matsuri Hino.

Traducteur : Andria Cheng.

Langue : anglaise.

Nombre de pages : 200.

Parution VO : 2000. VA : 2009.

Éditeur : Viz Media (Collection : Shojo Beat Manga).

Genre : Manga – Shojo.

Prix : 6,43€.

Résumé éditeur : Il y a très longtemps, un ancêtre de la famille Kuroishi a volé un rouleau à la très riche famille Kôgami. A l’intérieur de celui-ci se trouvait le dragon protecteur de la famille qui lui a jeté une malédiction. La dernière descendante de la riche famille va essayer de lever cette malédiction.

Je ne me rappelais plus beaucoup ce qui s’est passé dans le tome 1 en débutant ma lecture, mais l’auteur fait quelques rappels, sans trop entrer dans les détails, et on peut suivre sans trop de problèmes.

Le dessin de Matsuri Hino est toujours aussi impeccable, même si cette série date un peu plus que Meru Puri ou Vampire Knight. Elle a un petit côté humoristique auquel on ne s’attend pas trop non plus, et c’est tant mieux, car sans ces éléments elle pourrait être un peu plate.

Excepté pour quelques éléments auxquels je ne m’attendais pas et qui m’ont fait dresser les cheveux sur la tête : quand ses parents sont décédés en Chine des années plus tôt, l’héroïne a été recueillie par une gentille famille, mais apparemment il lui est arrivé des bricoles entre temps. Là on entre dans le scabreux avec : trafic d’esclaves. Oui oui, l’auteur est partie là-dessus. J’avoue que je n’ai pas vraiment compris pourquoi on partait dans quelque chose d’aussi dur et aussi sérieux …

J’avoue que la romance entre les protagonistes, si elle peut être drôle, est un peu lourde, le récit étant vraiment axé là-dessus – même si le héros subit une malédiction qui le force à se comporter comme dévoué à l’extrême à sa maîtresse, il y a des moments où l’histoire d’amour prend le pas sur la manière humoristique dont l’auteur le décrit, comme pour son père le majordome, et ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

Un deuxième tome intéressant, mais je vous avoue que je ne conseillerais la série qu’aux fans de l’auteur, et pas en première lecture.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 1

The Logan Family, tome 2 : Heart Song

melody 2Titre VF : La famille Logan 2 : Le chant du coeur.

Langue : anglaise.

Auteur : Virginia C. Andrews.

Couverture : Lisa Falkenstern.

Nombre de pages : 378.

Parution : 1997.

Éditeur : Pocket Books.

Genre : Drame.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur : A la mort d’Hellie, sa mère, Melody mesure toute l’étendue de sa solitude. Elle tente d’échapper à l’atmosphère pesante qui règne chez les Logan en travaillant chez Kenneth Child, un peintre de grand talent. Et poursuit ses recherches. Qui est donc son père et pourquoi lui cache-t-on la vérité ? C’est en rendant visite à sa grand-mère Belinda, que Melody découvrira une vérité bien surprenante…

Les secrets ont commencé à se dévider à la toute fin du premier volume (une tradition dans les romans de Virginia C. Andrews, ou plutôt de son écrivain fantôme. Ce qui m’ennuie un peu, c’est que Melody, en cherchant un père, passe bizarrement en mode « je suis amoureuse de cet homme », délaissant complètement le pauvre Cary. Le changement est trop brutal pour être autre chose que bizarre et creepy (ce que je n’ai pas l’impression d’avoir pensé à l’époque T_T).

Avec Kenneth, celui qu’elle pense être son père, on s’intéresse au monde de l’art, comme il est peintre et sculpteur, et lui demande d’être son modèle. C’est un thème plutôt intéressant qui sort de l’école, le thème principal avec les secrets du premier volume. Une amie à lui débarque avec tout un attirail de cristaux, tableaux de naissance et chartes astrologiques, avec ce nouveau thème, que j’adorais plus jeune, mais maintenant me parle beaucoup moins, surtout dans cet extrême ^^,

Melody visite sa grand-mère, qui a un côté charmant pour ses oublis et sa douceur. On ne peut s’empêcher de se demander si Olivia n’exagère pas un peu dans sa description de sa soeur (évaporée, préoccupée par elle-même uniquement), j’avoue que cette pensée m’a accompagnée dans le volume qui lui est consacré, le 5ème.

Le personnage de May, dont j’ai oublié de parler pour le billet précédent, est adorable. La petite fille est sourde, ce qui donne un petit aperçu de cet univers, mais qui reste trop maigre, surtout qu’elle ne joue pas vraiment de rôle dans l’histoire, sinon de l’adorable petite fille de service. En revanche, sa mère, Sarah, est un personnage admirable, le seul ou presque personnage de mère dans la série à emporter ce suffrage. Elle est dévouée à ses enfants et son mari, s’y oubliant complètement, mais on sent sa gentillesse à chacune de ses apparitions.

Pour finir sur une note glauque, lorsqu’il se pense à l’article de la mort, l’oncle Jacob demande à parler à Melody et lui annonce qu’il a fait quelque chose de terrible en lien avec sa mère. Rien n’est explicité dans la suite du récit, mais connaissant l’auteur, j’ai ma petite idée et c’est bien glauque.

Je ne suis pas une grande fan du twist de fin de volume, qui détermine la moitié du trois que je n’aime pas du tout, mais il faut en passer par là pour terminer l’histoire de Melody.

Nombre de tomes parus : 5 (série terminée).

Tome 1 : Melody.

Tome 3 : Unfinished Symphony.

Tome 4 : Music in the Night.

Tome 5 : Olivia.

The Logan Family, tome 1 : Melody

melody 1Titre VF : La famille Logan : Melody.

Langue : anglaise.

Auteur : Virginia C. Andrews.

Couverture : Lisa Falkenstern.

Nombre de pages : 373.

Parution : 1996.

Éditeur : Pocket Books.

Genre : Drame.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeurA la mort de son mari, Hellie Logan, décide de quitter le pays minier où elle vit avec Melody sa fille de quinze ans, pour tenter sa chance comme mannequin. Elle confie Melody à son beau-frère et sa belle-soeur. déracinée, profondément choquée par la mort de son père, la jeune fille tente de s’habituer à sa nouvelle bien avec une famille qu’elle ne connaît pas. Elle pressent qu’on lui dissimule de lourds secrets. Pour quelle raison, son père était-il brouillé avec les siens ? Qui a pris ces vieux clichés trouvés à la cave où sa mère figure en compagnie de son père et de son oncle ? Qui peut lui dire ce qui est arrivé, seize ans auparavant. Pour connaître la vérité, Melody est prête à tout !

J’avais beaucoup aimé cette série lorsque je l’ai découverte, vers treize ans. L’enchevêtrement de secrets familiaux, le caractère des personnages, les mystères, m’avaient notamment plu.

Lorsque j’effectue cette relecture VO, quelques dix ans après avoir cessé de discuter en long en large et en travers l’auteur et ses multiples séries avec ma meilleure amie, je suis un peu dubitative. Je me suis un peu ennuyée, peut-être parce que je connaissais déjà la plupart des réponses.

Melody m’a un peu ennuyée aussi, elle est trop parfaite. Belle jeune fille, parfaite étudiante, passionnée, posée … parfaitement indépendante aussi puisque sa mère la laissait souvent à elle-même avec son père adoptif (figure assez parfaite aussi jusqu’à ce qu’on connaisse les circonstances de leur départ, mais bon, cette série n’est pas glauque).

Je n’ai pas pu m’empêcher de me poser la question : quand se situe ce récit ? Il a un côté intemporel puisque pas de dates, jamais de mention de technologie (il n’y a pas de télévision chez elle, puis son oncle et sa tante, ou sa grand-mère) à part le téléphone, et l’abruti qui l’attaque (et bien sûr ne fait face à aucune conséquence pour avoir tenté de la soûler et coucher avec elle) lui sort « groovy » … ne ?

Il y a néanmoins un petit aspect creepy dans la ressemblance entre Laura, la cousine décédée, et Melody, dont parle tout le temps Sarah, la tante. La ressemblance et la cousine décédée dont la chambre est restée à l’identique, et Melody a intérêt à remettre tous les objets à leur place exacte … sans compter cette obsession de l’astrologie qui démarre dans ce volume et trouve son point culminant dans le suivant, mais c’est une autre histoire. Ah, et Melody sort avec son cousin, Cary, donc c’est un peu creepy aussi ^^,

Le récit se lit plutôt vite, mais demande une bonne maîtrise de l’anglais. S’il vous tente, il a été traduit en français.

Nombre de tomes parus : 5 (série terminée).

Tome 2 : Heart Song.

Tome 3 : Unfinished Symphony.

Tome 4 : Music in the Night.

Tome 5 : Olivia.

The Historian

historianAuteur : Elizabeth Kostova.

Langue : anglaise.

Nombre de pages : 605.

Parution : 2006.

Éditeur : Sphere.

Genre : Fantastique.

Prix : 9,50€.

Résumé éditeur Dans la bibliothèque de son père, une jeune fille découvre par hasard un étrange ouvrage : une couverture ancienne de cuir fané, un livre vierge de toute écriture à l’exception d’une unique image centrale sur laquelle un dragon aux ailes déployées protège entre ses griffes un unique mot, DRAKULA. Le livre s’accompagne de quelques lettres qui commencent par ces mots : « Cher et infortuné successeur, … ».

Commence alors une quête palpitante où Histoire et légendes se confondent sur les traces de Vlad Tepes, plus connu en tant que Drakula. Mais que cache ce mystérieux ouvrage et quelles épreuves attendent les infortunés possesseurs de ce livre ?

Lors de mon premier ABC, il y a bien trois ans de ça, j’avais sélectionné ce livre que j’avais déniché en Irlande (comme le Skal). Je ne sais pas pourquoi, alors que le thème me parlait vraiment bien, il m’est littéralement tombé des mains au bout d’une page. Bon. Je n’ai donc pas achevé mon challenge cette année-là mais j’avais bien l’intention de le reprendre.

Arrive donc 2016 et mon challenge spécial vampires. L’occasion, donc, de découvrir cette historienne et cette version de Dracula – d’autant que le livre, s’il fait un peu pavé, a une couverture très jolie, dans ces tons de rouge sombre, noir, les gouttes de sang en surbrillance. La police interne est agréable, aérée. Il vaut mieux, parce que le temps paraît très long.

J’ai abandonné cette lecture, elle m’est tombée des mains au bout d’un peu plus longtemps que la première fois. Autant l’écriture peut être vraiment belle dans sa description des voyages, de l’école, autant elle m’a également perdue. L’auteur mélange trois temporalités : celle de l’héroïne sans nom, l’historienne, qui parle de son adolescence ; celle de son père, qui raconte ses souvenirs d’étudiant, toujours relatifs à d’étranges événements ; enfin, celle du professeur de son père, M. Rossi, qui livre sa version de l’étrange. Si cette dernière est plutôt claire (présentée sous forme de lettre et en italique), j’ai souvent confondu le narrateur, entre le père et la fille. Il n’y a pas de différence visuelle, en anglais les pronoms ou les termes féminins sont plus rares et il n’y a pas de précision de date ou de point de vue en début de chapitre ou de partie. J’ai eu du mal à comprendre de qui il s’agissait, et situer les différents extraits.

Si l’écriture est belle, elle fait aussi parfois contemplative, un peu longuette, rejoignant un autre problème : le manque d’action. Et de vampires T_T J’ai passé la page 150, je ne suis pas convaincue d’en avoir croisé. Et c’est dommage. On voyage. On raconte des souvenirs. On vole un cahier, attention. Et on voyage, et on discute. Que de longueurs malgré une belle écriture qui ne meuble pas, je trouve …

Le cadre avait tout pour séduire, pourtant, avec la période historique (années trente, cinquante, je dirais), l’Angleterre, l’Europe, le père enseignant, la jeune fille perdue dans ses études à laquelle je pouvais m’identifier sans peine. La rencontre, pour l’instant, est manquée, mais je n’abandonne pas, je le reprends dans trois ans ^^,