Au bord des mots, lectures sur un rocher

Psi-Changeling, tome 4 : Mienne pour toujours

Psy/Changeling 4 : Mine To Possess. Nalini Singh (autrice). Clémentine Curie (traductrice). Anne-Claire Payet (illustratrice). 2007 (VO), 2012 (VF), 507 p. Milady. Fantasy urbaine – Science-fiction. 8,20€.

Le monde de Clay a basculé dans les ténèbres quand, enfant, il a perdu sa meilleure amie Talin. Lorsqu’il la retrouve, adulte, il décide qu’elle ne le quittera plus jamais. Mais dans leur course contre la montre pour sauver des enfants sans-abris qui disparaissent mystérieusement, Clay et Talin devront rouvrir les blessures du passé… ou perdre tout ce qui leur est cher.

J’avoue, j’ai encore une fois relu les trois premiers tomes avant d’entamer finalement celui-là ^^, Je ne sais pas, je ne sentais pas tellement le résumé et j’avais peur de m’ennuyer, pour finalement ne plus apprécier la série.

Et au final, effectivement, j’apprécie moins l’histoire de Clay. Déjà pour la bonne et simple raison qu’il connaît déjà la jeune femme dont il est question, Talin. Ils ont une histoire commune, qui n’est pas inintéressante, mais j’ai préféré les entrées en matières de Sacha/Lucas, notamment.

Et puis … Talin est humaine, pas Psi (même si elle descend de Psis, c’est un mini pourcentage), et en plus son problème de santé, sa guérison, sont un peu tirés par les cheveux.

De même, autant je comprends qu’il faille en passer par les humains tôt ou tard, je les trouve moins intéressants que les deux autres groupes principaux et on n’avance pas trop dans la découverte du protocole Silence, un de mes éléments favoris. Et il y a des enfants … j’y reviendrai.

Il y a quelques passages sur le Conseil, notamment Kaleb – que je vois bien devenir soit un ennemi très précis soit se rallier à la meute, et j’apprécie de suivre l’évolution, mais c’est un peu trop destructeur pour les Psis, je trouve, qui sont sensés avoir davantage de puissance …

Mais bon, on voit davantage Dorian, le personnage que je préfère, donc c’est déjà ça. La relation de Clay avec les autres félins est attachante, une fois encore on sent l’attachement, l’amitié avec Dorian notamment.

Bon, puisqu’on en parle, il est le héros de l’histoire suivante, et je sens que ça ne va pas me plaire, déjà parce qu’il est question du gamin qu’ils récupèrent à la fin de ce tome 4. Je ne suis pas du tout fan des enfants dans les récits adultes. Et puis la jeune femme en question ne me plaît pas trop non plus. (Oui, ça va m’agacer lorsque Dorian va se retrouver avec elle, je le vois venir).

L’un dans l’autre, un volume que j’ai moins apprécié que les précédents.

Nombre de tomes parus : 15 (série finie).

Tome 1 : Esclave des sens

Tome 2 : Visions torrides

Tome 3 : Caresses de glace

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Kayla Marchal, tome 1 : L’exil

kayla marchal 1Estelle Vagner (autrice). 2016, 339 p. Chat Noir (Cheshire). Fantasy urbaine. 19,90€.

Ironique destin que d’être née morphe … sans forme animale. Source de honte pour sa famille, Kayla Marchal, petite fille de l’alpha, est également considérée comme le maillon faible de la meute de la Vallée Noire. Aussi en est-elle chassée, elle qui n’a jamais mis un pied hors du territoire. 

Alors qu’elle commence à goûter à la liberté et à s’intégrer au sein d’un autre clan, les vrais problèmes commencent. Mais déjà trahie une fois par sa meute d’origine, à qui pourrait-elle se fier ? À Ian, le loup aussi beau qu’insupportable ? À Max, le renard au passé mystérieux ? Ou à Jeremiah, l’irrésistible humain ?

J’ai découvert ce roman en tombant par hasard sur l’auteure en dédicace. Nous avons pas mal papoté et elle m’a donné très envie de me lancer, même si les morphes ne sont pas mes créatures préférées.

Je ne regrette pas du tout, c’est une lecture vraiment très chouette. Les passages de vie antérieure sont magnifiques, peut-être juste un peu courts, et le présent est intéressant aussi. L’écriture est très addictive, j’avais du mal à ralentir pour profiter du récit.

C’est toujours amusant de retrouver des lieux que l’on connaît, Nancy ici, même si c’est plus la ville en général. L’humour de l’héroïne, pince-sans-rire, ironique, m’a plutôt parlé.

Les personnages sont intéressants, Kayla attachante, j’ai aimé la suivre. J’ai juste eu un peu peur du côté entourée de personnages masculins qui l’adorent … mais l’un dans l’autre, l’auteure évite cet écueil tout en développant des relations intéressantes. Cet élément est en lien avec les multiples retournements de situation auxquels je ne m’attendais pas du tout et qui m’ont beaucoup plu.

J’ai aussi apprécié le fait que ce ne soit pas uniquement un tome d’introduction, il y a beaucoup d’action et des révélations. L’univers construit est intéressant, notamment dans ces vies antérieures – c’est un thème que j’adore et la notion de polymorphe. J’espère que ce thème sera encore abordé dans la suite. Que je lirai sans faute (lorsque je passerai commande à l’éditeur puisque comme une cruche je l’ai zappé aux Imaginales ^^,) !

Un premier tome passionnant et bien rythmé.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Immortal Empire, tome 2 : The Queen is Dead

queen is dead - immortal empire 2Kate Locke (autrice). Lauren Panepinto, Steward Noack, Don Sipley (illustration). 2012, 337 p. Orbit Books. Fantasy urbaine – Steampunk. 16,29€. Livre lu en anglais.

Xandra Vardan is the newly crowned Goblin Queen of England. But her complicated life is by no means over. There are the political factions vying for her favour, and she’s under the all-too-close scrutiny of Queen Victoria, who for some reason wants her dead. Not to mention her werewolf boyfriend with demands of his own, and a mother hell-bent on destroying the monarchy. Now she’s the suspect in a murder investigation – and Xandra barely knows which way is up.

What  she does know is that nothing lasts for ever – and immortality isn’t all it’s cracked up to be.

J’ai retrouvé avec plaisir les aventures de Xandra dans cet univers steampunk. Elle a donc été couronnée reine des Gobelins dans le volume précédent, mais vous pensez bien que ça ne lui simplifie pas la vie. Au contraire, elle entre en plein dans le jeu des politiques avec les différentes factions (les humains, les loups-garous, les aristos alias les vampires, les halflings soit les enfants de vampires), et cette brave Victoria ne la porte pas dans son coeur. On découvrait aussi une mère qu’elle croyait morte, en fait bien vivante et complètement anarchiste, un petit-ami loup-garou adorable (moi qui ne les aime pas d’habitude, je suis plutôt enthousiaste ici), une demi-soeur et une tonne de secrets.

L’évolution de l’intrigue est vraiment intéressante, notamment en lien avec ces différentes factions (les humains, parfois loin d’être les victimes que l’on peut croire ; et les gobelins, qui sont à la fois adorables et terrifiants) et les nouveaux personnages présentés, comme le frère de Xandra déjà vu auparavant et la demi-soeur de celui-ci, que j’ai beaucoup appréciée.

Sans parler, bien sûr, de l’héroïne. J’ai adoré son évolution, ses rapprochements avec les gobelins, notamment le prince, ses découvertes sur elle-même en tant qu’hybride. Elle mène toujours une enquête à sa manière, à cent à l’heure, avec l’aide de Vex, le petit-ami écossais et loup-garou (alpha aussi, parce que ce n’est pas drôle sinon dans les jeux de pouvoir). (Et j’aime bien les jeux de pouvoir). Parce que la mort de Church dans le premier volume fait toujours parler, et beaucoup, et qu’on est persuadé que c’est elle.

Et ce qui n’est pas trop tôt, on a enfin affaire au père vampire, et à son épouse, et c’est assez édifiant. Surtout ce qu’il en ressort. Inattendu, ce que j’ai vraiment apprécié. De même pour la relation avec Vex, qui reste légère et fun sans tomber dans le mièvre, ni le malentendu au retour d’un ex, ce qui arrive tellement souvent en fantasy urbaine.

J’admets qu’on pourrait être immergé un peu plus dans cet univers, l’impression de nouveauté est un peu passée et il pourrait être un peu plus détaillé (mais c’est parce que j’adore cet élément). Et c’est trop court. Et je n’ai pas le tome 3 sous la main. Et il n’est pas dispo en broché sur Book Depository. Et, vraiment, c’est une série que je vous recommande – je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ni ce tome ni le dernier ne sont traduits en français …

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

Tome 1 : God Save the Queen

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Chasseuse de vampires, tome 3 : La compagne de l’archange

Guild Hunter, book 3 : Archangel’s Consort. Nalini Singh (autrice). Luce Michel (traductrice). 2012 (VO), 2012 (VF), 447 p. J’ai Lu. Fantasy urbaine. 8.90€.

Après les mésaventures de Pékin et une longue convalescence, me voici enfin prête à regagner Manhattan en compagnie de mon Archange. Mais les éléments se déchaînent aux quatre coins du monde, provoquant des désastres sans précédent qui font trembler le Cadre. Si l’on en croit la légende, il semble qu’un Ancien se réveille, et croyez-moi, ça n’augure rien de bon.

Retrouver l’univers de la Guilde a été un peu compliqué, puisque ça faisait bien quatre ans que j’avais lu le tome 2 (d’ailleurs après la lecture du 4 j’ai enchaîné sur les deux premiers pour bien tout saisir, même si j’aurais tout oublié d’ici aux suivants ^^,).

Compliqué, mais plaisant. J’apprécie toujours autant l’univers proposé par l’auteur, anges, archanges, vampires, chasseurs de la Guilde, ancien. L’arrivée de Caliane est intéressante, monte lentement en puissance, et permet de se focaliser sur Raphael, qui apparait presque plus humain dans ses souvenirs, ses doutes.

Elena n’est pas en reste puisqu’elle évoque sa mère, ses soeurs décédées, celui qui l’a attaquée lorsqu’elle était enfant. La relation des protagonistes a un côté plutôt égalitaire entre ce partage des souvenirs durs à porter et le développement de leur relation (notamment dans le terme utilisé pour évoquer la jeune femme).

J’ai toujours un peu de mal avec le vocabulaire employé par l’auteure, mais j’ai surtout été ennuyée par le sentiment général donné par le livre : on dirait un tome de transition. Je suis vraiment restée sur ma faim, je n’ai pas senti la même adrénaline et le même danger dont les tomes 1 et 2 m’avaient laissé le souvenir. Le tome 4 s’est avéré une obligation, heureusement qu’il se trouvait dans ma PAL.

Une lecture intéressante, mais un peu légère.

Nombre de tomes parus : 8 (série en cours).

Tome 1 : Le sang des anges

Tome 2 : Le souffle de l’archange

Tome 4 : La lame de l’archange

4 : Lire une oeuvre SFFF écrite par un auteur de couleur ou métissé (racisé). 

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Psi-Changeling, tome 3 : Caresses de glace

Psy/Changeling 3 : Caressed by ice. Nalini Singh (autrice). Claire Jouanneau (traductrice). Anne-Claire Payet (illustratrice). 2007 (VO), 2012 (VF), 512 p. Milady. Fantasy urbaine – Science-fiction. 8,20€.

Brenna, une jeune changeling louve autrefois torturée et violée par un tueur en série, craint depuis sa libération de devenir à son tour une meurtrière. Lorsque le cadavre d’une victime potentielle est retrouvé, elle se tourne vers Judd : un Psi renégat, ex-soldat d’élite aux ordres du Conseil Psi et impitoyable assassin. Mais elle est le feu et il est la glace, leur désir l’un pour l’autre sera explosif, dangereux pour leurs coeurs, comme pour leurs vies …

J’avais quelques appréhensions avec ce tome. Si Brenna est un personnage incroyable et a survécu au pire (on nous fournit d’ailleurs des détails assez durs ici), je suis plus intéressée par le côté psi que changeling et je pensais être un peu ennuyée.

Au final, pas du tout. Judd, déjà apparu dans le premier tome, membre de la famille Lauren qui a fui les Psi et le PsiNet, offre à ce volume un aspect que j’ai trouvé plus rythmé, et un autre type de mystère : volontaire, puisqu’il a une bonne idée de qui il est et de ses limites par rapport à Silence. Ses pouvoirs Psi sont tout aussi intéressants à suivre.

Il est amplement secondé par Brenna, qui se reconstruit depuis la fin du premier tome (woups, spoilers ^^,), avec pertes et fracas parfois, mais toujours beaucoup de force. J’ai apprécié les quelques notions sur ses études, dont on parle très peu sinon dans cet univers.

J’ai trouvé que leur relation se construit de manière plus plausible et réfléchie que la précédente (Vaughn et Faith), même si on retrouve un ressort assez fréquent en romance, le risque de consommer (pour raison X ou Y hein), même si, je pinaille, parce qu’on comprend bien les raisons.

La découverte des Psi et de Silence se poursuit de l’intérieur, puisque Judd a de nombreuses connaissances en la matière, plus que Sasha et Faith, je trouve, puisqu’il était dans une toute autre position officielle. Le changement est bienvenu, ainsi que, je l’admets, la nouvelle rythmique Psi au masculin et changeling au féminin. Et en plus, ce coup-ci, les changeling contre-attaquent, c’est plutôt chouette de les voir lancer l’offensive au lieu d’être mis en danger par les Psi !

J’ai même repéré quelques touches d’humour, ce qui ne gâche rien à la lecture, encore une fois très addictive. Malheureusement, je n’ai pas encore le tome 4, je dois donc m’arrêter là pour l’instant, mais je vous avoue que s’il avait été dans ma PAL, il n’aurait pas fait long feu non plus !

Nombre de tomes parus : 15 (série en cours).

Tome 1 : Esclave des sens

Tome 2 : Visions torrides

Tome 4 : Mienne pour toujours

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Drek Carter, tome 1 : Cupidon Mortel

Thomas Andrew (auteur). Alexandra V. Bach (illustrateur). 2015, 314 p. J’ai Lu (Darklight). Fantasy urbaine. 14,50€.

J’ai eu beau tourner plusieurs fois la question dans tous les sens, je ne vois pas comment vous l’annoncer donc je ne vais pas y aller par quatre chemins : je suis un fantôme. Oui, c’est cela, un Casper qui hante les rues de New York. Comment en suis-je arrivé là ? Eh bien, si une sombre histoire de meurtres, de sorciers, de vampires et de loups-garous ne vous effraie pas, laissez-moi vous raconter. Tout commence le 14 février. Ironique, non ? Le jour de ma mort. Sérieusement… Qui parle de repos éternel ? Certainement pas moi !

J’ai découvert cette série et cet auteur lors du dernier Livre sur la Place de Nancy (pas cette année, celle d’avant ^^,) où il était le voisin de Cassandra O’Donnell et m’a très bien vendu ce titre. J’avoue qu’au final, la lecture me laisse un peu mitigée.

Bizarrement, beaucoup de choses que j’apprécie en temps normal, comme les références aux séries télévisées, ne m’ont pas paru naturelles, peut-être alourdi l’action. Je n’ai pas vraiment cru au récit, au personnage, aux créatures fantastiques. Je suis restée totalement extérieure à l’histoire, au final, ce qui n’a pas arrangé le fait que je n’y croyais pas.

L’humour m’a également laissée de marbre, ce qui est sensé être un grand point dans les séries de fantasy urbaine. J’aurais peut-être apprécié évoquer plus longtemps le boulot à la Dexter du héros, plus que son côté fantôme … Je lis peu de récits sur cette créature, mais je ne la déteste pas non plus, donc ça aurait pu le faire.

Au final, alors que ce type de récit se dévore, j’ai trouvé le temps extrêmement long et je ne pense pas poursuivre la série.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Slaine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes

J. Arden (autrice). WarpedCover (illustration). 2015, 542 p. J’ai Lu (Darklight). Fantasy urbaine. 13€.

1890, Londres.

Lady le jour, Rose de la reine la nuit, Sláine Adamson mène une double vie qui nécessite quelques ajustements vestimentaires et beaucoup d’entorses à l’étiquette. Quand, dans un cimetière de Whitechapel, la brume revêt un parfum de soufre et de trèfles et qu’un partenariat temporaire est requis avec une grande brute d’Irlandais, il se pourrait que même des litres de thé ne suffisent pas à garder intact le flegme de notre enquêtrice. Au moins, voilà l’occasion pour elle de troquer ses aiguilles contre des couteaux. 

Je me faisais une joie de découvrir ce roman. Le contexte me séduisait tout particulièrement, le prénom de l’héroïne m’avait déjà transportée par-delà la mer, j’étais prête à le dévorer en deux jours, sans dormir, facile.

Ca n’a pas tout à fait été le cas. Je me suis vraiment ennuyée, cette lecture s’est traînée en longueur.

Si le côté steampunk est plutôt présent, il ne fait malheureusement pas tout. Les détails vestimentaux ne m’ont pas passionnée, au contraire.

Le style de langue m’a paru ampoulé, artificiel. Trop littéraire pour être naturel, en fait, comme une traduction trop appuyée (alors que le livre n’a pas été traduit).

Je n’ai pas bien compris ce que venait faire l’archange là. J’imagine que sa présence sera expliquée dans la suite, mais je l’ai trouvé en décalage avec le reste de l’intrigue.

Un autre problème a été que Slaine ne m’a pas paru attachante, et comme tout ce récit se fait en sa compagnie, avec ce style artificiel, je me suis ennuyée, j’ai trouvé le temps vraiment long. Quelques mois après, je ne peux même plus vous parler de leur ennemi, je l’ai oublié, en prime. C’est presque une énième aventure de fantasy urbaine, à tendance steampunk, dont je ne distingue pas les points forts. Il ne me reste en mémoire que le temps que j’ai mis à le lire, le manque d’intérêt, l’ennui.

Tant pis.

Nombre de tomes parus : 1 (série en cours).