Tentation sur la Falaise - Wish List

Nouvelle parution de Melissa Scanu : Seirens !

Il y a quelques mois, je vous parlais d’Autre jour, Autre endroit, le premier roman publié par Mélissa (encore une fois, ma meilleure amie, donc yup, je reste très peu objective, et j’assume complètement).

Et en janvier est sorti son nouveau roman, le premier d’une trilogie : Seirens, sur le thème des sirènes ! Il est publié chez Plume Blanche, dont les livres sont bien cools (j’en ai quelques-uns à lire).

Pitch time :

Fey ne s’est jamais sentie à l’aise sur la terre ferme, les fonds marins ont toujours bien plus retenu son attention…
À juste titre, elle n’est pas humaine, mais seiren.
Pourquoi se retrouve-t-elle alors dans un monde qui n’est pas le sien ?
Quels secrets régissent le peuple lagunaire rénatien ou encore celui du domaine abyssal lamyntien ?

Non seulement l’histoire est vraiment cool, une superbe immersion dans un univers aquatique (pun fuully intended XD), mais les illustrations, réalisées par Jean Mathias Xavier, valent définitivement le coup d’oeil !

Pour 18€, c’est donc cette pétillante pépite qui vous attend :

Alors, qui se mouille? (Promis, fini les jeux de mots vaseux … ou pas XD).

Pour retrouver Melissa sur Facebook, c’est par ici.

Et son blog vous attend par là !

Lectures sur un rocher

Les Illusions de Sav-Loar

Manon Fargetton (autrice). Magali Villeneuve (illustratrice). 2016, 664 p. Bragelonne. Fantasy. 20€.

Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité.

Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées par le Clos, ordre religieux patriarcal qui voit en elles une menace. C’est dans la cité devenue légendaire de Sav-Loar, protégée par une série de sorts et d’illusions au coeur de la forêt des Songes, que se réfugient ces femmes depuis des décennies. Lorsqu’à l’adolescence, Bleue découvre ses puissants pouvoirs, elle s’allie à un groupe d’esclaves pourchassés par des hommes du Clos pour rejoindre la ville des magiciennes bannies. 

Au cours de ce périple dangereux, elle croisera Fèl, une beauté manipulatrice et éprise de liberté, et Til’Enarion, un redoutable membre du Clos qui traque les jeunes magiciennes pour les éliminer. Les prémices d’une guerre impitoyable se profilent entre les magiciennes et le Clos. De quel côté se rangeront Bleue, Fèl, Til’Enarion et leurs compagnons dans ce conflit ? Un mythe pourra-t-il renverser l’ordre établi ?

J’ai retrouvé avec plaisir l’univers créé par Manon Fargetton que j’avais découvert dans L’héritage des Rois-Passeurs, en ayant totalement oublié ou presque ce premier livre XD je pense que j’ai donc manqué pas mal de choses.

Mais ça ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier ce titre, même si j’ai eu beaucoup de mal à le lire (période de lecture difficile, chaleur de fin d’année scolaire, bref bouh). Près de deux semaines … c’est un peu honteux, j’en ai conscience.

Je ne m’attendais pas à un début aussi dur, les circonstances de la pauvre Bleue, sa solitude. Les détails fourmillent, on voit la scène se dérouler sous nos yeux. Il y a une certaine fascination dans le traumatisme et l’horreur, qui confine presque à la dark fantasy, mais heureusement on revient à de l’aventure et de la fantasy plus épique ensuite.

Les personnages, une fois encore, sont une réussite, que ce soit dans le petit groupe, le noyau, et une fois arrivé à Sav-Loar.

Déjà, j’ai adoré ce titre, et cette communauté si intéressante. Surtout qu’elle s’oppose à celle des magiciens, et que là oh tiens bizarrement les filles ont de la magie aussi … (yeah I’m looking at you Terremer ><) la rivalité est bien construite aussi. Tout comme les relations, je pense notamment à celle entre Bleue et son fils, Cendre, un gamin des plus touchants (et que je serais ravie de retrouver dans ses propres aventures) oh et le loup aussi ❤ Brume. Encore une fois, une belle poésie dans les noms.

Le concept des illusions est séducteur, et l’idée de lier la magie à la grossesse est plutôt intéressant – même si tout ce qui a trait à ce stade me met toujours mal à l’aise ^^, Mais les différents types de magie m’ont passionnée. L’image du tissage d’illusions est très belle.

Une histoire très prenante dans un univers passionnant.

Lectures sur un rocher

Les Mondes de Chrestomanci, tome 3 : Les magiciens de Caprona

Chrestomanci : The Magicians of Caprona. Diana Wynne Jones (autrice). Sabine Sirat (traductrice). Marcelino Truong (illustratur). 1980 (VO), 2002 (VF), 290 p. Folio (Junior). Fantasy. 8,50€.

Rien ne va plus dans la cité italienne de Caprona ! Les deux grandes familles de sorciers de la ville, les Montana et les Petrocchi, ennemis jurés depuis des générations, perdent chaque jour de leurs pouvoirs. Il semblerait que quelqu’un cherche à profiter de leur rivalité pour jeter Caprona dans le chaos. L’enchanteur Chrestomanci en sait visiblement long sur la question…

Quel plaisir de retrouver cette autrice que j’apprécie de plus en plus. Après bien six lecture pleines de déception (The Lies of Locke Lamora, Femmes de dictateurs, Campagne présidentielle, Secret Chaser, American Fays, Fêtes royales, merci le Filofax pour la liste ^^,), il me fallait une valeur sûre, sinon, déprime ! (d’autant que c’était la fin de l’année scolaire, avec la millionitude de choses à faire, et le temps bien trop chaud pour dormir la nuit T_T).

Ce roman a parfaitement rempli son objectif. Me détendre, me divertir à merveille en m’entraînant dans un univers vaguement familier (avec Chrestomanci), avec tout un nouveau contexte et de nouvelles magies. Nous sommes en Italie, avec un très fort côté Roméo et Juliette (oh come on now il se voit venir 😉 rien qu’avec les familles ennemies !), et encore une fois un chat très présent. C’est chouette, les chats dans les romans.

Et lorsque Tonino se découvre une passion pour la lecture, c’est juste adorable ❤

Un autre élément très appréciable, ce sont les noms et prénoms : Tonino, Lucia, Lucrezia, Paolo … j’adore les sonorités italiennes, et elles nous plongent parfaitement dans l’atmosphère du roman. Seule exception : Montana, qui sonne plus américain à mes oreilles ^^,

La vision de la magie, les mots, le chat, le chant, est encore une fois un cocktail bien préparé par l’auteur, suffisamment différent du premier tome, avec une identité propre, tout en accueillant sans problème Chrestomanci, même si je l’ai trouvé un peu en retrait. Je ne sais plus si c’était Lelf ou Marijuliet qui me disait qu’on pouvait très bien lire les tomes de la série dans le désordre, mais c’est tout à fait ça. Les Magiciens de Caprona tient sur ses pattes de manière indépendante, tout en ayant un sentiment d’appartenance à l’univers magique de l’autrice.

J’ai aussi aimé le petit mystère pour sauver la magie des familles, même le petit mystère des jeunes gens, s’il est prévisible, il a un côté mignon. Enfin, l’écriture est toujours aussi prenante et attendrissante. Le roman se lit bien trop vite à mon goût, une fois encore.

À nouveau, une belle réussite ❤

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

Ma soeur est une sorcière

Lectures sur un rocher

The Gentleman Bastard Sequence, tome 1 : The Lies of Locke Lamora

Scott Lynch (auteur). 2007, 537 p. Gollancz. Fantasy. 9, 83€ . Livre lu en anglais.

On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr.

C’est un début de lecture qui me laisse autant de souvenirs que le livre oublié pendant bien deux ans sur mes étagères.

Oui, début. Je l’ai abandonnée au bout d’un peu moins d’une semaine, parce qu’il y avait tellement d’autres chouettes livres que je voulais lire pour cette occasion, et je me suis définitivement ennuyée avec Locke.

Je pense que le problème vient d’une narration qui passe d’un épisode à l’autre sans que j’aie eu l’occasion de m’intéresser aux personnages. Entre l’enfance de Locke, sa magouille actuelle (plutôt élaborée), la vie de Camorr …

L’écriture ne m’a pas parue fluide, je butais un peu sur les mots, peut-être un style un peu soutenu (vers la fin de l’année, avant d’aller dormir, je ne suis pas en état de lire de l’anglais un chouïa soutenu xD). Et je me suis perdue dans les différents groupes, les races.

Malheureusement, c’est tout simplement un livre vers lequel je n’avais pas envie de retourner, et qui me fatiguait avant même de l’ouvrir. Je pense le conserver pour l’instant, et peut-être retenter l’aventure d’ici quelques années (ou bazarder carrément cette belle édition et y aller en VF).

Nombre de tomes parus : 4 (série en cours).

Lectures sur un rocher

American Fays

Anne Fakhouri (autrice). Xavier Dollo (auteur). Xavier Collette (illustrateur). Pascale Doré (correctrice). 2014, 419 p. Critic. Fantasy. 23 €.

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

J’étais très anxieuse de découvrir ce récit, moi qui adore les fays. Et puis les Années Folles, Chicago, la mafia, la Prohibition, c’est un contexte qui promettait franchement. D’autant que j’avais dans l’idée de très bonnes réactions de Snow et Blacky.

Mais je suppose que mes attentes étaient trop élevées. Malheureusement, je n’ai jamais cru à l’histoire ou aux personnages. Rien que cet épisode du rêve des No Ears Four, ça m’a catapultée complètement hors du récit …

Et j’avoue que je n’aime pas douter de tous et de tout. Avec les Fays, il est difficile de faire confiance aux personnages, mais il y a en général un humain ou en tout cas une créature dont on sait qu’iel est sincère, mais ici je n’ai pas pu m’empêcher de me demander à chaque arrivée quelles étaient les motivations de chacun, et j’ai douté de tous, même et surtout de la pauvre petite nièce innocente de la tenancière de bar (puh-leaaaase, ça c’était très prévisible qu’elle était spéciale).

Je n’ai même pas ressenti de pitié particulière pour ces pauvres Fays à la fin (même si j’ai trouvé que c’était moche, je n’ai pas été surprise. Je commence à avoir une furieuse opinion de la race humaine moi, à force de lire de l’imaginaire).

C’est peut-être parce que, si j’apprécie les univers tenant de la fantasy urbaine, où la population est au courant de l’existence des Fays, les enquêtes policières, les récits mafieux ne m’intéressent pas du tout.

Dommage. Un très, très beau livre, pour une histoire qui semblait très prometteuse mais ne m’a pas du tout parlé.

Lectures sur un rocher

Ravina the Witch?

ravina the witchJunko Mizuno (autrice). Hélène Dauniol-Rémaud (traductrice). 1998 (VO), 2006 (VF), 48 p. Soleil. Album – Fantasy. 17,95€.

Ravina, une jeune orpheline, a grandi dans une décharge avec pour seule compagnie, une horde de corbeaux. Mais un jour, sa vie bascule : avant de succomber, une sorcière lui confie une mystérieuse baguette magique. Un nouveau monde s’ouvre alors à Ravina, celui des hommes …

J’ai découvert Junko Mizuno il y a quelques années avec son étrange manga Pure Trance. J’étais restée sur un dessin très spécial, adorablement choupi, tout dans les arrondis, mais aussi glauque par moment (ce qui n’était pas vraiment un défaut). J’ai retrouvé ici un dessin très soigné, plein de couleurs, avec quelques détails sanglants, plutôt appréciables.

Par contre, une question m’a turlupinée pendant toute ma lecture. C’est une sorcière, ou pas, l’héroïne ? Non, mais ce point d’interrogation me perturbe ^^,.

On retrouve les détails spéciaux, comme le faut que Ravina ait été élevée par des corbeaux dans une décharge, fouette le derrière du monsieur qui la recueille, soit torturée … mais les dessins restent d’une grande beauté, d’une grande élégance, et pleins de couleurs.

L’histoire est plutôt originale, et Ravina une jeune fille intéressante. Je ne regrette pas cette petite lecture, j’apprécie de plus en plus le trait de cette mangaka.

Lectures sur un rocher

Ella l’ensorcelée

ella-lensorceleeElla Enchanted. Gail Carson Levine (autrice). 2009, 278 p. L’Ecole des Loisirs (Neuf). Jeunesse – Conte. 11€.

Lucinda, cette idiote de fée, n’avait pas l’intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j’avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. – Mon cadeau sera l’obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m’arrêtai.

Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu’Ella est obligée d’exécuter tous les ordres qu’on lui donne, quels qu’ils soient, même si elle s’y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d’une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s’en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l’amour du prince Charm l’aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction ? 

Je retrouve ici des éléments déjà adorés chez Gail Carson Levine : l’univers de fantasy jeunesse adorablement construit, les personnages attachants, plein de courages, l’écriture très fluide …

Et un gros défaut : c’est très court. Que j’aurais aimé découvrir, à l’instar du film, les différentes créatures un peu plus en détail, l’école d’Ella. Et voir un peu plus Charm, qui est bien plus présent dans l’adaptation …

Bon, le père n’est pas un cadeau non plus. « Ta mère était belle. Je regrette qu’elle soit morte. » Seriously? On est en train d’enterrer la pauvre femme et c’est tout ce que tu trouves à dire ??

Sans parler du cadeau de cette idiote de fée. Il est très dur de voir la pauvre Ella forcée de faire les quatre volontés de tout le monde, surtout lorsque son ignoble sœur adoptive découvre son secret (géniale Lucy Punch dans le rôle, by the way, j’adore la détester dans chacun de ses films !) … C’est un élément qui m’a mise un peu mal à l’aise, je n’aurais vraiment pas aimé être à sa place. Cette peste va jusqu’à l’affamer …

En revanche, j’ai beaucoup aimé l’héroïne, Charm, Mandy qui s’occupe d’Ella, et Areida, l’amie étrangère que j’aurais aimée découvrir dans son pays, Ayortha. Même si Charm l’évoque, un peu plus n’aurait pas fait de mal.

Le livre, cadeau de Mandy, est un enchantement. J’ai aimé qu’il soit un tel moteur dans le roman, un medium utilisé pour faire passer différents messages, lettres, récits, images …

Deux points encore sur la fin : la décision d’Ella et le très beau bal m’ont énormément touchée. Quelle douceur, quel courage … et son refus de devenir princesse pour être Linguiste de Cour ! J’ai adoré ce choix, j’ai adoré que cet élément aie tant d’importance ❤ J’aurais juste espéré lire ça plus jeune.

Une fois encore, je trouve que Gail Carson Levine est une parfaite autrice doudou.