Lecture sur un rocher

Feuilles d’avril

En avril, j’essaie de me recentrer sur ce que je préfère en ce moment : les documentaires.

Encore une fois avec Flow, une lecture doudou. Je suis fan de cette couverture citronnée. J’ai beaucoup aimé l’article sur les soft skills, ces compétences ou valeurs humaines (à savoir la créativité et l’empathie par exemple). L’article sur Daisy Patton, Mémoire vivante, m’a beaucoup inspiré·e : elle réutilise de vieux albums photos qu’elle transforme en peintures vivantes et colorées. Maintenant j’ai juste envie (enfin j’avais déjà eu cette idée avant) de travailler avec des photographies anciennes.

Alors j’avais repris ce livre en relecture / note en début de mois, et d’autres recherches me l’ont fait oublier. Mais il est toujours très bien.

Je me suis ennuyée avec ce numéro de Néon.

Partant d’une idée reçue sur la place des femmes dans la société, leur caractère, etc. l’autrice les développe pour montrer en quoi elles sont fausses. Mouais. Ce n’est pas inintéressant mais pas spécialement inspiré ou original, et l’écriture ne m’a pas marqué·e.

Je m’attendais à un documentaire dans le genre de My rendez-vous with a femme fatale, typique de la collection du Goût des Mots de chez Pocket, une bonne touche de linguistique, peut-être avec de l’humour, mais quelque chose d’assez digeste (d’autant que Marina Yaguello a un livre publié dans cette collection, je crois que j’ai fait l’amalgame avec cette ancienne édiiton).

C’est tout le contraire. C’est un livre très lourd, sociologique, ethnologie, bien plus universitaire que grand public et ce n’était pas du tout ce dont j’avais envie en ce moment. Je ne l’ai donc pas terminé.

Acheté dans le cadre d’un évènement de découverte de la littérature québécoise, j’espérais une découverte de cette littérature, en suivant une jeune fille qui a quitté la maison de ses parents et n’a nulle part où aller. Au final, je n’ai pas du tout été touchée. Certes il y a un amour des livres, mais tout va trop vite, il n’y a pas tant de titres en particulier mentionnés, on a une agression assez rapidement (ce n’est pas trop mal mené mais quand même) et c’est extrêmement prévisible.

Un dossier plutôt intéressant avec des héroïnes que je ne connaissais pas. Emilie du Châtelet, par exemple, je n’en avais entendu parler qu’un peu en classe. L’article sur George Sand m’a beaucoup plu. Marie Curie et Camille Claudel, si j’avais une vague idée de ce qui leur arrive, m’ont fasciné·e. Je crois avoir lu un chapitre sur Alexandra David-Néel dans 200 femmes de l’Histoire, des origines à nos jours mais cet article est très vivant et j’aurais aimé qu’il dure plus que deux pages.

Depuis le temps que j’attends de lire ce livre … je suis vraiment déçu·e. Le principe est de présenter différents mots sur le thème (ici la Belle Epoque) à partir d’une oeuvre d’art (tableau, sculpture, vêtement, etc.). Moui. Je n’ai pas trop apprécié les oeuvres – il n’y a même pas Mucha ou Klimt – et je n’ai pas trop perçu de lien entre les oeuvres et les mots choisis, ou alors c’est bateau. L’écriture est soporifique. Le livre, à côté du Dictionnaire de curiosités que j’ai repris ce même mois, ne m’intéresse pas du tout et ne m’a rien appris.

Ça, c’est une écriture documentaire magnifique. J’ai eu l’impression qu’Anne Edwards déroulait un film de la vie de Vivien Leigh tellement elle écrit de manière prenante et visuelle. Pour moi qui ne connaissais Vivien Leigh que d’Autant en emporte le vent (et peut-être une version de Cléopâtre dont je garde un souvenir très drôle), j’ai appris énormément de choses (il aurait peut-être juste été intéressant de résumer un peu les pièces dans lesquelles elle a joué, toutes ne font pas partie de la connaissance populaire). J’ai adoré.

J’ai retrouvé ce hors-série d’Esprit Yoga qu’on peut considérer comme le numéro zéro d’Esprit Veggie. Il est justement bien dans cet esprit et ne dénote pas à côté des dernières livraisons. C’est juste un peu ironique que je trouve mieux fait son petit article/dossier sur les buddha bowls quand le numéro entier consacré au sujet me paraissait léger ^^,.

Je me suis un peu ennuyé·e avec ce numéro. Peut-être trop éloigné des réalités actuelles, le suivant sera probablement centré là-dessus.

C’est amusant, autant la première partie m’a plutôt intéressé·e sur les mécanismes de la lecture, du cerveau, autant les exercices, pas tant que ça, et je ne pouvais pas terminer la deuxième plus rapidement. Et puis je ne me vois pas reprendre, même en simplifiant tout ça pour mes élèves. C’est vraiment plus à destination des adultes qui veulent améliorer leur rythme de lecture avec les différents types : survol, écrémage, profondeur.

Je poursuis et arrête là ma lecture des nouvelles éditions du Paris des Merveilles. Le moment est passé, je me suis ennuyé·e, je n’avais pas envie de suivre les personnages, et on change de période pour une partie du livre alors que la Belle Epoque est ce qui m’intéressait le plus, un cadre que je n’ai pas senti aussi important que lors de ma découverte.

Autre documentaire, jeunesse cette fois, que j’avais depuis longtemps et jamais ouvert ^^, je n’ai pas trop l’habitude des pop-up non plus. Déception, on ne démarre pas par des pages informatives et humoristiques comme d’habitude avec Terry Deary, mais le récit de cinq personnes qui projettent de cambrioler la tombe de Toutankhamon, ce qui m’a ennuyée. Le pop-up en lui-même est joli, mais je ne sais pas à quel point je peux l’ouvrir et je me demande si la deuxième scène n’est pas cassée, elle s’ouvre beaucoup moins que les deux autres :/

Alors c’est beau, mais qu’est-ce que c’est lourd ! Surtout pour lire avant de dormir, je m’endors à moitié dessus/ Mais avec plaisir, contrairement aux récits de fiction précédents … Je suis dans la partie historique et technique, les débuts de la photographie, et c’est superbe.

Et vous, vos lectures d’avril ?

Lecture sur un rocher

Lectures obligatoires au collège

Je vous propose aujourd’hui de ressortir des souvenirs des cartons avec les lectures obligatoires que j’ai dû (subir) faire au collège.

Dommage, j’avais entamé un carnet de lecteur au collège en classe de français et l’avais développé pour mes lectures loisirs, je l’ai désherbé il y a quelques étés.

Il est possible que parfois un livre ne corresponde pas tout à fait à la bonne année. Et il est aussi probable que j’en oublie puisque certains de ces titres me disent définitivement quelque chose mais que j’ai pu le lire de moi-même ou qu’il vient du manuel.

Ah et je me perds franchement dans les pièces de Molière ^^, je sais que j’en ai lues mais j’ai vraiment tendance à les confondre. J’aurais fait de mon mieux et j’espère que le petit exercice vous amusera !

6ème

En 6ème, j’aimais déjà beaucoup lire, surtout la mythologie. J’étais donc ravie qu’on parle de L’Odyssée, de ses monstres, de ses héros. Et puis les récits animaliers passaient toujours bien. Je garde un très bon souvenir du Castor Grogh que j’avais trouvé adorable. Enfin, même si j’étais très timide, j’adorais le théâtre – enfin en faire en classe, je n’aurais jamais osé me lancer autrement (et quand j’ai essayé, la prof m’a « viré » du club avec pertes et fracas – réservé aux lycéens, sans aucune subtilité, sans même me permettre de rester regarder puisque hum c’était un peu un mercredi après-midi donc j’étais coincée à l’école …).

5ème

En fait, j’ai eu de la chance au collège. La plupart des objets d’étude en français et en histoire correspondaient totalement à ce que j’aimais. Après la mythologie, le Moyen Age. Je raffolais des histoires de chevaliers, l’aventure, le beau langage, le merveilleux … Renart, forcément après ce « sacripan », je l’ai trouvé très drôle.

Mon bel oranger est dans le goût du Castor Grogh. Une histoire pleine de sensibilité qui m’avait beaucoup touchée sur un petit garçon d’Amérique du Sud, sa vie quotidienne, son ami chauffeur de taxi, son pied d’oranger, dans une famille nombreuse et pauvre.

4ème

Les choses se gâtent un peu en 4ème. Je ne sais pas si c’est parce que ma prof est beaucoup plus … je ne sais pas. Rigoureuse ? Hm, pas le bon terme. De la vieille école ? Je crois qu’on utilisait essentiellement le manuel, suivi presque à la baguette. Enfin, je n’ai pas du tout apprécié cette année de lecture. Les Misérables, déjà, je connaissais bien le film (la version avec Gabin, qui est plutôt fidèle je crois) et le lire m’a ennuyée.

Et j’ai détesté avec une violence inouïe Pourquoi j’ai mangé mon père. Tellement que, bizarrement, j’avais complètement occulté ce livre de ma mémoire. C’est sur les Australopithèques, le héros invente des choses et son père n’apprécie pas … je ne sais pas trop (je crois que le film sorti il y a quelques années a changé beaucoup d’éléments). Ne me demandez pas, mais c’est peut-être l’aspect humoristique qu’on essayait de faire sortir d’un récit historique, le manque de sérieux, je n’en ai aucune idée mais j’ai juste bloqué ce livre.

3ème

En 3ème, c’est très différent, déjà parce que j’adore la prof qu’on a cette année ^^ C’est un détail mais bon XD.

Je suis quand même assez estomaquée de voir tout ce qu’on a lu cette année (et j’ai pu en oublier !) même si ça représente à la fois des lectures intégrales et cursives aka on étudie le livre tout ou partie en classe ou alors on a le choix dans une liste de livres et on le présentera d’une manière ou d’une autre sans y passer autant de temps.

Je lisais beaucoup de livres sur la guerre, jusqu’à cette année-là, jusque l’été après le brevet – après j’avais atteint le too much. Paroles de Poilus m’a beaucoup touché (et permis de découvrir l’édition Librio, qui m’ont donné accès à plein de livres à un tout petit prix et j’ai pu commencer à me constituer une bibliothèque assez variée), comme Un sac de billes, même si je l’ai trouvé dur à lire, tant dans les mots parfois que ce qui arrive au héros.

Pour l’anecdote, j’ai vraiment défendu un de mes cyclones lors d’une de ses fiches lectures il y a quelques années lorsqu’il a prétendu l’avoir lu mais avoir eu du mal – je pense honnêtement que mon souvenir a influencé ma perception de son travail puisque Super Collègue est plus fine mouche que moi et avait bien compris qu’il n’avait rien fichu. (Mais en plus c’est écrit petit XD).

Anne Frank  … je crois que je me suis forcée à le lire. Parce que c’était important. Mais au final, j’en ai été très mal à l’aise. Je n’avais pas tellement l’habitude des journaux intimes, je crois, et certains des éléments qu’elle livrait (notamment sur son corps) m’avait laissé franchement dubitative. Et puis c’est dur aussi … Enfin, puisqu’il fallait le lire.

En revanche, j’avais beaucoup apprécié Enfance, de Maxime Gorki, dans le registre de l’autobiographie. Être plongée dans une autre époque, en Russie, pleine de choses tellement différentes, j’avais aimé. Enfin je n’en ai pratiquement plus souvenir aujourd’hui XD si ce n’est justement ce sentiment d’émerveillement et de dépaysement, et ça n’est déjà pas si mal !

Retour avec plaisir au théâtre avec Hamlet, d’autant qu’on avait été le voir au théâtre ❤ J’avais adoré la solemnité du langage, le côté très inéluctable de l’histoire, etc.

Vous l’attendiez ? Le seigneur des anneaux est mon bémol de l’année. C’est pourtant le livre dont je me souviens avec le plus de détails frappants de ma lecture. Je me revois totalement un vendredi matin, me forcer, désespéré, à le lire parce que je n’avais que jusque 14h, et je n’arrivais pas, et je n’aimais tellement pas, et puis merci les détails sur la nourriture j’en ai marre, et c’est écrit tellement petit, et je m’en fiche de ces hobbits !

Point positif : on a été voir le film en avant-première. C’est mieux passé. Probablement pour Legolas. (Non, on en reparlera pas XD).

Et mon pire, pire souvenir : Fahrenheit 451. Qui m’a bousillé la SF jusqu’à l’université …

Bon. Ma prof, très sage, nous avait déconseillé Le meilleur des mondes en jugeant qu’on était trop jeunes (et je l’en remercie tellement pour ça, je ne suis pas sûre que j’aurais tant adoré à l’univ si je m’y étais cassé les dents à ce moment, surtout qu’on baignait moins dans la dystopie SF à cette période) et nous avait laissé le choix dans une liste.

Sauf qu’à l’époque, moi la SF je ne voulais pas en entendre parler. Mon cousin m’avait bassinée pendant des années avec Star Wars et d’autres références du même acabit, les films sur le voyage dans l’espace et les extraterrestres me gonflaient franchement et je ne suis pas sûre que ma prof nous ai vraiment bien expliqué en quoi consistait ce genre.

Vous saisissez l’ironie ? XD

Retour vers le futur, Code Quantum, Yoko Tsuno pouvaient aller se rhabiller XD

Bref. J’ai attendu la dernière minute pour choisir aka le lundi matin. On devait finir, comme pour le SDA le vendredi après-midi. Et j’ai voulu tenter Malevil de Robert Merle, ce récit de fin du monde où 6 personnes sont dans la cave d’un château quand boum explosion atomique et on fait quoi ensuite.

Une patate de bien 600 pages. Mind you, pas sûre que j’en ai eu conscience à ce moment.

Je vais donc à la librairie. Pas de Malevil en vue. Rien. Je ne sais pas s’il était dispo à la Médiathèque, mais ne soyez pas idiots, pour une fois que je peux avoir un livre XD (oui mon père ne voulait pas m’acheter 36 000 livres non plus, s’il m’écoutait on s’arrêtait tous les jours XD).

Un peu dépitée (et franchement angoissée), j’ai emprunté celui de ma meilleure amie. Fahrenheit. Sur ce pompier qui brûle les livres.

Je crois que je n’ai vu que ce côté et détesté. Pour la défense de l’ado que j’étais, j’ai réessayé un Bradbury passé 20 ans, Chroniques martiennes. Il a volé dans la pièce en moins de dix minutes. Je crois que j’ai un problème avec l’écriture de l’auteur.

Donc voilà, je me suis forcée à lire Fahrenheit 451 en 3 jours 1/2 et détesté tout le genre de la SF jusqu’à la première, vaguement, avec l’extrait de 1984, puis l’université. Je trouve ça tellement dommage, mais bon, tant pis XD

Voilà pour ma petite rétrospective de lectures scolaires pour le collège. J’espère vous avoir bien fait rire avec mes bêtises et peut-être rappelé des souvenirs !

Et vous, ils y a des livres qui vous sont restés en tête pour cette période ?

Lecture sur un rocher

2009-2019 : éventail de lectures

Après un petit retour sur les livres qui ont peuplé mes bibliothèques durant les années 2010s, je vous propose de revenir sur le contenu de mes lectures.

On démarre cette « rétrospective » avec 2009.

En 2009, je termine mon premier cycle universitaire (à ce jour, j’en totalise trois et ça me démange un chouia d’y retourner). En matière de lecture plaisir, il s’est distingué principalement par des relectures (comme le Panorama des ombres) et presque exclusivement des mangas. Peut-être pour combattre / alléger la « pression » – c’est aujourd’hui que je le suppose, je n’en avais pas vraiment conscience à l’époque.

Bon en revanche, les lectures de cours sont moins fun ^^, entre Women in Love de D.H. Lawrence (atroce), Roméo et Juliette (jamais plus) (pourquoi pourquoi il n’y avait pas de thématique féministe ?? mes profs auraient été géniaux/iales là-dedans !). Seuls, étrangement, sont ressortis du lot les documentaires : le Yule sur l’étude de la linguistique (The Study of Language, que j’ai encore conservé et pense relire) et un autre ouvrage sur la formation des mots (Précis de lexicologie anglaise).

Septembre 2009, le lendemain de mon anniversaire, je m’envole pour l’Irlande. C’est une année scolaire assez compliquée qui va suivre (avec notamment accident et rapatriement d’urgence vers la France le 12 novembre) et pas du tout propice à la lecture même si je découvre une librairie que j’adore et dans laquelle je suis retourné il y a quelques années avec Bestie Mely.

Sur mes photos d’appartement (parce que n’arrive pas à retrouver des listes de lecture) apparaissent des tomes en VO d’In Death, série découverte en VO à ce moment et beaucoup appréciée. Ce n’est qu’à ce moment que j’ai commencé à me tourner vers des ressources en ligne pour comptabiliser mes lectures et en parler, comme Livraddict (site que je n’utilise plus à présent).


2010 marque la fin de ma parenthèse irlandaise et le début de mon second cycle universitaire (celui qui m’a le moins plu). Si la charge de travail est plus soutenue et resserrée qu’à la fac (début des examens fin octobre et plus régulièrement), je continue à essayer de lire de la fiction, manga et quelques documentaires (selon de rares notes dans mon agenda, oui oui je l’ai encore c’est un Vampire Knight 😀 ) sur des genres littéraires (le roman historique, fantastique).

En revanche, comme je commence à utiliser le blog de manière plus régulière (diantre qu’il était moche à l’époque XD enfin j’adorais les couleurs mais mixez du violet sombre, noir et vert et heuu ce n’était juste absolument pas lisible), je peux tout de même vous présenter cinq livres qui m’ont durablement marqué.

Lili Terrier est un des premiers partenariats que j’ai eus via Livraddict. J’étais très loin d’apprécier la contemporaine à l’époque (ça n’a pas tellement changé) mais il y a eu cette touche de poésie, de douceur, qui m’a happée de suite. Avec des personnages plus vrais que nature. Un livre toujours sur mes étagères.

Après Personnages et points de vue, j’ai découvert une fiction d’Orson Scott Card : EnchantementJe me suis juste laissé emporter par cette belle histoire qui mêle avec brio La Belle au Bois dormant et les mythes slaves. La Baba Yaga passe par là avec pertes et fracas pour mon plus grand plaisir.

Le Comte de Monte-Cristo n’est pas exactement une découverte. L’adaptation en film avec les acteurs de couverture, j’en étais fan depuis mon enfance. Mais je n’avais encore jamais osé m’attaquer au roman, plutôt épais et exigeant. J’ai sûrement passé des passages politiques, but well, I don’t care. Un moment de lecture merveilleux.

Percy Jackson et V-Virus sont très proches. De l’imaginaire avec un humour décapant. Mythologie grecque et vampire. Des éclats de rire fournis.


2011 marque le début de mon utilisation de Goodreads. C’est aussi le moment de mon stage en Médiathèque à l’issue de mon DUT et le début de ma période de chômage (où j’ai essentiellement lu pour ne pas déprimer).

Je découvre aussi l’uchronie avec Pavane.

Je renoue (un peu) avec le policier que j’appréciais beaucoup ado (fan d’Agatha Christie, j’avais aimé l’énergie de Jana Matinova), découvre un auteur fascinant (Poppy Z. Brite, dans ses nouvelles imaginaires des Contes de la fée verte glauques à souhaits et sa série culinaire LGBTQIA+ à la Nouvelle-Orléans).

Il y a beaucoup d’Histoire, notamment avec ce qui n’est pas une découverte mais juste deux récits qui m’ont fait rêver ou brisé mon coeur de pierre, de la collection Mon Histoire. A l’aube du XXème siècle, période Belle Epoque, et Pendant la famine, en Irlande, récit très touchant sur la famine des pommes de terre qui a coûté la vie à tant de personnes dans ce pays.

Petites et grandes histoires des animaux disparus m’a aussi énormément marqué par son message sur les espèces animales en voie de disparition. Le graphisme est très plaisant et je regrette presque de l’avoir emprunté et non acquis.


2012, pour la plus grande partie, est mon année chômage. Enfin, en 2012, je découvre aussi mon boulot de rêve – qui n’est pas exactement celui de mes études mais juste mieux.

C’est aussi l’année où je me décide à tenter la fantasy urbaine avec le baby challenge Livraddict, ce qui deviendra un de mes genres de prédilections. Sans oublier des récits sur les fées avec Les Royaumes invisibles de Juliet Kagawa (still shame on you Mosaic pour n’avoir JAMAIS répondu à ma question pour la publication du dernier tome) et Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel.

En fantasy plus traditionnelle, Wildwood Dancing est juste un enchantement. Je découvre aussi deux genres croisés qui vont devenir une combinaison que j’adore : fantasy urbaine et steampunk avec Le protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger.


2013 marque la fin de ma première année scolaire en tant que prof doc et le début de mon dernier (à ce jour !) cycle universitaire, pour pouvoir passer le concours et rester doc.

Je suis assez surprise de ma sélection pour vous. A part Rien n’est trop beau (vintage historique <3) il s’agit d’imaginaire (même si la relecture du Monde, tous droits réservés n’a pas du tout été heureuse). Enfin surprise parce qu’elle est toute petite.

Claques SF avec le voyage dans le temps pour Le grand livre et univers féministe avec Chroniques du pays des mères. Juste à lire.


2014 est le début de mon année de concours plus mémoire plus boulot.

Pas stressant du tout.

Et la liste retenue s’amenuise encore avec étonnamment une romance (Les dames à la licorne), du vintage (Miss Buncle’s Book), une relecture manga (Mars, pas du tout aimé lorsque Bestie Mely m’en avait parlé), de la jolie fantasy (Le secret du quai 13) et un documentaire historique (Femmes de dictateur).

Si le deuxième tome de cette « série » m’a déplu, c’est un genre que je vais ensuite prendre plaisir à savourer chaque année mais mon auteur préféré dans ledit genre est encore à venir.


En 2015, j’obtiens mon concours, finalise mon master puis à la rentrée déménage pour mon année de stage.

Spoilers : c’est stressant.

Alors, pour relaxer, je lis de la science-fiction et de l’Histoire. Je n’aurais jamais pensé que lire des documentaires historiques me parlerait tellement. Enfin c’est sûr que lorsqu’on mixe cet élément avec une touche de féminisme (200 femmes de l’Histoire), ça passe toujours crème.

Je ne sais pas si c’est à ce moment que je décide d’orienter un de mes projets d’écriture sur la Belle Epoque grâce à ce dictionnaire de curiosités mais c’est là que je « rencontre » Jean des Cars avec cette biographie de Sissi : c’est tellement réel que j’ai l’impression de voir l’Histoire se dérouler sous mes yeux. Et ça se reproduira à chaque lecture de l’auteur ❤

En matière de science-fiction, je plonge tête la première dans le steampunk, déjà découvert dans des séries (Sans âme) avec la merveilleuse Bible de Jeff Vandermeer. Mais il y a aussi du documentaire (Science-fiction : A la frontière de la modernité, j’aime toujours autant les docus littéraires), un peu de jeunesse (Virus LIV3 ❤ Christian Grenier, mon amour d’adolescence explose à nouveau), du complètement déjanté (Jasper Fforde, what else) et d’autres textes un peu plus sérieux (L’unité, Des milliards de tapis de cheveux, une de mes premières lectures en numérique et La fille automate.

Mon précieux, c’est comme ça que je l’ai baptisé aux Imaginales : Hercule Poirot, une vie. Juste magnifique. Bizarrement, je garde aussi un excellent souvenir d’un roman de contemporaine, Les filles d’Estoril, sur le Portugal.

Je découvre aussi une série de fantasy urbaine que j’ai fini par adorer : Psi-Changeling.


2016, enfin : je termine mon année de stage et découvre à la rentrée ce qui est mon établissement principal actuel. Il y a plein de choses que je ne connais pas sur les étagères, notamment des séries manga qui donneront lieux à de très belles découvertes.

Il y a aussi beaucoup de science-fiction, de la fantasy urbaine, des récits à forte tendance féministe.

Fille de l’eau a une douceur, une nostalgie très frappante (futur où l’eau manque mais l’héroïne est fille de maître de l’eau, une sérénité toute asiatique qui se dévoile avec beaucoup de douceur).

Toujours en SF, une claque sur un autre futur où le clonage a pris ses quartiers dans le pays (Reproduction interdite). Le traitement de ces humains, pas vraiment considérés comme tels, est saisissant d’autant que l’histoire a un côté local qui m’a bien fichu la frousse XD

(C’est quand même marrant que les livres qui me marquent le plus soient en SF).


J’ai pris mes marques au travail et poursuivi sur ma lancée de lecture avec un peu de bande dessinée, des mangas, une touche d’imaginaire.

Les documentaires font (refont ?) leur apparition dans le domaine de la littérature et de la linguistique (avec le si drôle Jean-Loup Chiflet), proposant une pointe de féminisme en prime.

Et une très belle découverte qui m’a orientée vers des envies plus simples : la méthode Marie Kondo pour s’interroger sur les choses qui vous apportent de la joie dans votre vie.


En 2018, la fantasy urbaine est encore une fois très forte avec le milieu du livre comme décor (Le bibliomancien) et le steampunk (The Custard Protocol, la dernière série de Gail Carriger).

Il y a quelques retrouvailles avec des lectures d’enfance et d’adolescence pour les partager avec mes élèves et d’autres chocs dans cette tranche d’âge (Le mot d’Abel et Ne vous disputez jamais avec un spectre).

La contemporaine / romance fait une entrée fracassante avec L’amour est à la lettre A. Une fois la dernière page tournée, j’avais juste envie de recommencer et en VO italienne, j’étais tellement mordu.

L’Histoire m’a à nouveau fait voyager avec les familles royales (Le Siècle des Sacres, un de mes plus beaux cadeaux d’anniversaire de moi à moi XD) et les châteaux du monde (Milan, rééditez-le !) et étrangement, l’histoire de la mode. J’ai découvert que j’adorais ça avec Très tendance qui m’a fait rêver devant l’évolution des tenues.


Dernière année de cette rétrospective, 2019 vous est déjà un peu familière avec mon bilan annuel.

Je suis en plein dans Dix histoires de futur dans le cycle de lecture à voix haute de l’internat en ce moment, ces nouvelles font un carton 😉


N’hésitez pas à me dire si vous voulez plus de précision, je ne voulais pas faire un article trop long / trop catalogue.

J’espère que ce petit bilan vous a plu ! Et vos lectures de la décennie présente, ont-elles représenté de belles découvertes ou des genres / auteurs déjà connus ?

Lecture sur un rocher

Feuilles de décembre

En décembre, je poursuis mes lectures mangas avec quelques exceptions.

Ce hors-série m’attendait depuis septembre. Je crois d’ailleurs que c’est une des premières fois où je lis Esprit Yoga, de la même entreprise qu’Esprit Veggie. La maquette est plutôt engageante et j’ai découvert différents enchaînements qui pourraient me correspondre au quotidien.

J’avais quelques appréhensions en démarrant ce petit recueil autobiographique sur le thème du surpoids et du trouble alimentaire. Mais Susie Morgenstern est parvenu à me faire rire même si le discours ne reste pas forcément très léger. Facile à comprendre, je n’ai cependant pas spécialement été touché.

Un groupe d’adolescents, sur un astre artificiel, sauve une étrange jeune fille de l’armée. Elle leur remet quelque chose de spécial sans explication. L’armée les pourchasse pour récupérer cet élément. J’ai aimé le fait de parler de « marionnettes » plutôt que transhumains (je crois ? j’ai un doute) mais c’est à peu près la seule chose qui m’a plu. Le dessin n’est pas mon style, beaucoup de blancs, fait parfois brouillon. Le pire pour moi est la narration. Il y a parfois des choses qui ne font pas sens et qu’on est sensé suivre, ou qui n’ont pas été dites. J’ai eu du mal à bien suivre le récit.

J’avais été séduite par le premier tome d’Aromantic (love) story qui mettait en lumière une protagoniste asexuelle. Tachan m’avait prévenu : le tome 2 ne suivait pas la même trajectoire. Pour des raisons différentes que les siennes, j’ai été déçue. Enfin je suppose que l’attitude des personnages masculins s’approche du triangle amoureux et l’aspect ace passe un peu à la trappe pour en rester presque à une héroïne avec peu d’expérience sans plus de background.

On me vend beaucoup Jo Witek, ces dernières années. Je me suis décidé à tenter un roman récent avec celui-ci chez Actes Sud Junior, collection aux livres souvent très courts et percutants. Certes, c’était court. Heureusement. Fred est une ado qui se languit d’avoir un copain mais est cataloguée comme la bonne copine sportive. Elle se rend l’été en famille auprès de son grand-père très malade. La première partie m’a paru d’un creux abyssal sur l’importance ca-pi-tale d’avoir un copain, le relooking tenté des copines (je hais cet élément), le côté totalement incroyable de son attitude : je prétend que je n’aurais pas de copain qui donne comme résultat tous les mecs s’intéressent à elle mais elle a promis à la fille la plus populaire qu’elle ne sortirait avec personne pour devenir son amie … La deuxième partie aurait pu être touchante mais la première était trop catastrophique pour que je m’y intéresse, même si elle découvre sa marraine, une tante très cool. La langue est plutôt rythmée mais je n’ai rien trouvé de drôle, plutôt navrant, et je ne suis pas convaincu de le mettre en voix.

J’avais aussi beaucoup entendu parler de Timothée de Fombelle, pour Le livre de Perle par exemple. Céleste devait être une mignonne lecture jeunesse avec une pointe de Sf. La pointe est très fine. Il y a quelques mentions de contexte dans les objets du quotidien mais je l’ai trouvé très plat et l’écriture ne m’a pas séduit·e.

Ce fameux discours de Neil Gaiman sur l’importance des bibliothèques … est intéressant. Plutôt beau. Mais je ne m’y suis pas attaché plus que ça. Je suis content·e de l’avoir lu mais ne me souviens plus spécialement des arguments. Et je ne pense pas conserver cette petite brochure.

J’aime beaucoup l’histoire d’Ivy et Vasic. On plonge dans l’univers des Arrows avec le jeune homme et surtout celui des Empathes qui s’éveillent tout juste après la chute de Silence. Kaleb, un des dirigeants de la coalition, est persuadé que cette désignation de Psi a toute son importance pour restaurer leur réseau Psi-Net, ils doivent donc très vite parvenir à une gestion de leurs dons psychiques pour sauver l’intégralité des Psi sur terre. Aucune pression donc, surtout que l’épidémie fait rage et transforme les Psi affectés en zombies qui ne pensent qu’à tout détruire sur leur passage. J’adore apprendre davantage et suivre les Empathes en général et l’histoire d’Ivy et Vasic en particulier est très touchante.

Ce numéro de Néon a un côté très lolilol en Une. Mais le contenu est vraiment passionnant, même s’il est toujours traversé par un clair prisme de féminisme cette fois il l’aborde de front. L’article sur la grossophobie est une interview à quatre voix et m’a beaucoup plu. Un autre sur les études de médecin légiste de scène de crime est inattendu et plutôt amusant.

Relecture pour un projet de roman, j’ai semé des notes au fil de ces retrouvailles toujours aussi agréables qui m’ont laissé des rêves et des idées plein la tête.

Cet énorme ouvrage s’annonçait très bien, si long et peu pratique. L’introduction avait une forme d’essai passionnante. Et j’en suis arrivé à la partie série. J’ai un peu déchanté. On retombe un peu dans une présentation plus traditionnelle même si elle est loin d’être familière, plutôt exigeante. J’ai fait peu de découvertes, à part Homicide, qui met en scène le Capitaine de Brooklyn 9-9 et j’ai feuilleté simplement.

Dans cette suite, on se focalise sur les Arrows avec son leader, Aden, et Zaira, une jeune femme au passé très compliqué. J’ai beaucoup aimé qu’on puisse passer du temps sur ces Psi tellement particuliers, qui ont longtemps été prisonniers de Silence, programme qui pour eux allait de pair avec une cruauté omniprésente des adultes envers les enfants – certains sont retirés (volontairement) à leur parents dès deux ans et sont élevés par le groupe. Il s’agit donc de mettre en place un nouveau fonctionnement qui prend en compte davantage d’humanité et utilise les émotions. Si le début m’ennuie toujours (tous les deux sont enlevés), cette nouvelle mise en place est très touchante.

Série manga pratiquement oubliée sur mes étagères depuis des années, L’arcane de l’aube est un shojo qui a rencontré beaucoup de succès. Pour ma part je n’y ai pas vu grand intérêt. Certes le dessin est mignon mais l’histoire ne m’a pas emportée. Nabaka est une princesse mais a les cheveux roux. Seuls les gens du peuple sont censés avoir cette couleur, les membres de famille royale doivent tous avoir les cheveux noirs. Elle est envoyée en mariage à la famille royale ennemie de la sienne pour calmer les tensions mais on la rejette encore une fois. Intrigue de cours et de pouvoir s’ensuivent. J’ai du mal avec des mangas personnels depuis deux ans, ça passe beaucoup mieux avec ceux du travail. C’est là que ces tomes vont se retrouver à la rentrée.

Soupir. Je peux comprendre, en vrai. Que c’est une série qui a remporté un succès tel qu’on en soit au tome cinquante-six en VO. Pour ma part, je trouve juste le dessin atroce. Un ado décide de devenir le plus grand guerrier de son pays. Il décide de venir en aide au prince renversé. L’aspect guerre ne me parle pas, ce n’est pas une époque qui me fasse envie (surtout avec ce dessin). Même un de mes cyclones qui ADORE les récits de guerre n’a pas du tout apprécié (je comptais vraiment sur lui XD).

Petite déception avec ce numéro de Savoir tout faire en photographie. J’ai pioché beaucoup moins d’idées dans ce numéro d’hiver que celui d’automne et je note surtout tous les conseils pour les appareils Réflex ou qui nécessitent des accessoires alors que j’ai un hybride qui ne convient pas. Enfin, j’adore mon appareil, je suis plutôt fatigué de ces revues qui ne parlent que de Réflex sans le préciser.

Je suis tristesse. J’attendais, j’espérais de la fantasy urbaine aux accents steampunk sur fond de Belle Epoque. J’aurais toléré une romance. J’ai découvert de la romance uniquement, rien de steampunk dans la première partie, un aspect fantasy urbaine très peu expliqué. En plus, l’évolution de la romance m’a paru plus navrant que passionnant. Je n’ai pas terminé cette lecture.

Dernier tome de la saga Psi-Changeling, l’autrice ne se focalise plus sur un couple comme elle l’a fait dans les quatorze premiers. Ici elle propose un vrai roman choral, passant d’un personnage à l’autre pour poursuivre l’intrigue. L’accord Trinité qui doit rassembler les trois races n’est pas encore pleinement finalisé et surtout, Naya, la fille de Sacha et Lucas, d’une Psi et d’un changeling, est prise pour cible par des intégristes alors qu’elle symbolise ce nouveau monde où les frontières entre les races s’efface. Je regrette un peu la structure habituelle mais c’est un plaisir de retrouver enfin DarkRiver (on voyait trop ces fichus loups XD).

J’espérais une lecture doudou dans le milieu des livres, je l’ai eue. Sara, une jeune libraire suédoise, rend visite à Amy, sa correspondante américaine, pour découvrir qu’elle est décédée durant son voyage. Les gens de la ville, plutôt perdue, un peu fantôme, vont cependant tout faire pour qu’elle passe un bon séjour parce que c’est ce qu’Amy aurait voulu. Sara décide d’essayer de leur rendre ce qu’ils lui ont donné en ouvrant une librairie avec les livres d’Amy, pour partager sa passion. Bon, je vais quand même m’insurger : il n’est pas question de librairie. Je ne sais pas si c’est un problème de traduction, je ne parle pas suédois, mais c’est ridicule. Ce sont deux choses différentes ! C’est le seul détail qui m’a agacée. La petite ville est attachante, Sara prête à sourire, même les relations qui se dessinent ne m’ont pas ennuyée (enfin pas plus que cette fichue bibliothèque XD). J’aurais aimé encore davantage de références littéraires, c’est un genre qui m’avait manqué. Il y a effectivement, comme font remarquer les reviews Goodreads, un aspect un peu contemplatif, mais tant qu’on est dans le domaine du livre avec des personnages si réels et attachants, j’adhère.

Je termine cette relecture active (armée de mon fidèle crayon de papier Canopé XD) en notant des idées de créatures fantastiques pour un projet de roman. Si j’ai aimé retrouver mes notes pleines d’humour et d’impatience venant de mon premier projet et l’écriture hilarante de Timothée Rey dans Le dico des créatures oubliées, je retrouve un aspect qui m’avait un peu déçu, peu d’éléments réutilisables notamment dans le troisième, Le règle végétal mais dont l’illustration rattrape énormément. Sans parler de ce qui m’avait un peu échappé la dernière fois : une page à laquelle il manque un mot, non imprimé à droite. Ca se laisse deviner, mais le contenu est un peu parent pauvre, heureusement que les dessins divers et variés rattrapent ce détail. Plus spécifiquement, j’ai vu pleeeein d’esprits en rapport avec la nature dans le Carol Rose alors que là c’est plutôt un article général sur un arbre ou un élément (frêne, sable) avec quelques exemples, ce qui a tendance à me noyer sans spécialement m’intéresser, et même comme ça je trouve qu’il y avait peu de références (je crois d’ailleurs que le Carol Rose n’était pas dans la bibliographie du tome 3).

Découvert sur les Goodreads Awards, j’ai tout de suite été séduit·e par cette belle couverture simple et le thème : des poèmes sur le thème des contes de fées. J’ai passé la moitié. Je suis sous le charme. Les résolutions des contes sont inattendues. Les mots, les phrases, sont fortes et je n’avais qu’une envie : les scander à voix haute, les déclamer pour mieux en savourer chaque sonorité. Et en prime ces textes sont féministes et abordent à la fois des voix féminines et masculines. Il y a aussi des touches non hétérocentrées, ce qui fait toujours plaisir. Je pense que ce petit texte est en passe de devenir une de mes plus belles lectures de l’année, sans parler de ma révélation de poésie.

Je n’ai pas eu envie de me lancer dans une autre lecture au long cours après Fierce Fairytales (à part Allegiance of Honor que je relis toujours avec plaisir). Retrouver Marie Kondo dans ce joli petit manga a été charmant. Mon seul regret est qu’il s’agisse d’un one-shot, il y aurait eu matière à développer toute une petite série comme celle de Netflix, mais au Japon.

Lorsque j’ai découvert Shirayuki aux cheveux rouges, la série plus en vue en shojo était L’arcane de l’aube. Mon libraire m’a conseillé celle-ci à la place. Après avoir découvert sa concurrente, je suis toujours de son avis. Shirayuki a un dessin adorable, empli de douceur comme les personnages que l’on suit. L’héroïne a de merveilleux cheveux roux (cette couverture ne leur rend pas justice), couleur très rare dans ce monde. Le prince de son pays s’entiche de cette nuance et décide de la forcer à être sa concubine. Shirayuki s’enfuit et rencontre Zen, deuxième prince d’un autre royaume. Plus tard, elle va découvrir son royaume avec lui et décide de passer le concours de pharmacienne du palais. Ce sujet est plutôt original et j’aime tellement la manière dont la mangaka le développe, avec les relations entre les personnages, légères, un peu humoristiques, pleines de douceur.

J’ai aussi l’impression que c’est une série qui se prend franchement moins au sérieux que L’arcane de l’aube, mais c’est juste moi qui bitche (hey, je le fais bien XD).

Et vous, vos lectures de décembre ?

Les bilans annuels arrivent tout bientôt 😉

Lecture sur un rocher

Wicked Lovely, tome 2 : Ink Exchange

Melissa Marr (autrice). 2009 (VO), 312 p. HarperCollins. Fantasy. Livre lu en anglais.

Sombre, tourmenté et dangereusement attirant, il est le roi des Ténèbres et tous les fés le craignent. Chargée d’un lourd passé à seulement dix-sept ans, elle est humaine et ne sait rien de ces intrigues fascinantes et semées de pièges. Tout les sépare. Pourtant, les destins d’Irial et de Leslie sont irrémédiablement liés. 

Il y a quelques années, j’étais tombée amoureuse du premier tome de cette série féérique. Dès la dernière page tournée, j’avais envie de le reprendre dès le début, redécouvrir l’histoire d’Aislinn et Josh ❤ et j’étais terrifiée à l’idée de lire ce tome deux et ne pas l’apprécier, être déçue ou en venir à être déçue du premier.

Je n’avais pas fini la première page que j’étais toute frissonnée et que je savais que j’allais adorer tout autant ❤

L’écriture de Melissa Marr m’a une fois encore emportée. Plus d’une fois, je me suis arrêtée dans ma lecture pour lire ou relire à voix haute certains mots, des phrases, des pages entières, pour disparaître dans ce nouveau récit.

Et pourtant, il est différent du premier. Josh et Ash n’en sont pas les héros mais j’ai tellement aimés qu’ils soient là, qu’ils jouent un rôle. Ils sont en arrière-plan au début puisque l’héroïne est Leslie, amie de la nouvelle Reine de l’Eté et il est difficile de lui dire la vérité, surtout pour la mettre en garde. Cette difficulté devait être présente et elle est très bien mise en place (amitié, besoin de secret tant pour préserver le royaume de l’Eté que sauvegarder leur amitié, mais le danger que rencontre Leslie).

Si la jeune fille est d’une force peu commune, intelligente, a un tempérament fort et du caractère, que je n’ai pas pu m’empêcher de l’apprécier, c’est Irial (forcément) que j’ai adoré. Leur relation compliqué, la manière dont elle se met en oeuvre (le tatouage <3), la force que l’autrice met dans ces deux personnages. J’ai été soufflée.

Je peux comprendre que Niall l’attire également, le développement de leur relation est plausible, mais j’ai préféré Irial quand même.

Et la fin, sur ce plan est parfaite. C’est tellement rare que l’héroïne se détache de son / ses love interests pour vivre sa vie même s’il y a une possibilité qu’elle le retrouve (oui, Niall, m’en doute) dans l’avenir, j’ai tellement aimé qu’elle choisisse de vivre et de vivre cette vie de manière indépendante.

Une fois encore, un message de l’autrice original, peu représenté dans d’autres livres et qui ajoute au fait que j’ai adoré cette lecture.

Pourtant, elle est très dure. Leslie vient d’un milieu compliqué, son propre frère l’a jetée dans les bras d’un de ses dealers ou en tout cas a forcé les choses, elle se sent en danger dans sa propre maison. Et c’est une relation aux accents toxiques qui se profile avec son entrée en féérie d’une manière magnifiquement sombre et artistique et sa vie dans cet endroit est floue. Choisir de présenter ce voyage par les yeux de Leslie, si c’est logique, est audacieux puisqu’elle n’a que peu conscience de ce qui se passe autour. Elle n’a conscience que d’Irial. Et c’est merveilleusement dépeint.

Du début à la fin ❤ à l’image du reste du roman, que j’ai adoré d’un bout à l’autre.

Encore une fois, le livre en tant que tel est très beau, la couverture parfaitement choisie, la police d’écriture même contribue à nous faire entrer dans cet univers. J’avais juste peur de casser le dos du livre comme le premier, en ne l’ayant lu qu’une fois.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Wicked Lovely Fragile Eternity

Tentation sur la Falaise - Wish List

Nouvelle parution de Melissa Scanu : Seirens !

Il y a quelques mois, je vous parlais d’Autre jour, Autre endroit, le premier roman publié par Mélissa (encore une fois, ma meilleure amie, donc yup, je reste très peu objective et j’assume complètement).

Et en janvier est sorti son nouveau roman, le premier d’une trilogie : Seirens, sur le thème des sirènes. Il est publié chez Plume Blanche dont les livres sont bien cools (j’en ai quelques-uns à lire).

Pitch time :

Fey ne s’est jamais sentie à l’aise sur la terre ferme, les fonds marins ont toujours bien plus retenu son attention…
À juste titre, elle n’est pas humaine, mais seiren.
Pourquoi se retrouve-t-elle alors dans un monde qui n’est pas le sien ?
Quels secrets régissent le peuple lagunaire rénatien ou encore celui du domaine abyssal lamyntien ?

Non seulement l’histoire est vraiment cool, une superbe immersion dans un univers aquatique (pun fully intended XD) mais les illustrations, réalisées par Jean Mathias Xavier valent définitivement le coup d’oeil !

Pour 18€, c’est donc cette pétillante pépite qui vous attend :

Alors, qui se mouille? (Promis, fini les jeux de mots vaseux … ou pas XD).

Pour retrouver Melissa sur Facebook, c’est par ici.

Et son blog vous attend par là !

Lecture sur un rocher

Les Illusions de Sav-Loar

Manon Fargetton (autrice). Magali Villeneuve (illustratrice). 2016, 664 p. Bragelonne. Fantasy.

Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité.

Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées par le Clos, ordre religieux patriarcal qui voit en elles une menace. C’est dans la cité devenue légendaire de Sav-Loar, protégée par une série de sorts et d’illusions au coeur de la forêt des Songes, que se réfugient ces femmes depuis des décennies. Lorsqu’à l’adolescence, Bleue découvre ses puissants pouvoirs, elle s’allie à un groupe d’esclaves pourchassés par des hommes du Clos pour rejoindre la ville des magiciennes bannies. 

Au cours de ce périple dangereux, elle croisera Fèl, une beauté manipulatrice et éprise de liberté, et Til’Enarion, un redoutable membre du Clos qui traque les jeunes magiciennes pour les éliminer. Les prémices d’une guerre impitoyable se profilent entre les magiciennes et le Clos. De quel côté se rangeront Bleue, Fèl, Til’Enarion et leurs compagnons dans ce conflit ? Un mythe pourra-t-il renverser l’ordre établi ?

J’ai retrouvé avec plaisir l’univers créé par Manon Fargetton que j’avais découvert dans L’héritage des Rois-Passeurs en ayant totalement oublié ou presque ce premier livre XD je pense que j’ai donc manqué pas mal de choses.

Mais ça ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier ce titre même si j’ai eu beaucoup de mal à le lire (période de lecture difficile, chaleur de fin d’année scolaire, bref bouh). Près de deux semaines. C’est un peu honteux, j’en ai conscience.

Je ne m’attendais pas à un début aussi dur, les circonstances de la pauvre Bleue, sa solitude. Les détails fourmillent, on voit la scène se dérouler sous nos yeux. Il y a une certaine fascination dans le traumatisme et l’horreur qui confine presque à la dark fantasy mais heureusement on revient à de l’aventure et de la fantasy plus épique ensuite.

Les personnages, une fois encore, sont une réussite, que ce soit dans le petit groupe, le noyau et une fois arrivé à Sav-Loar.

Déjà, j’ai adoré ce titre, et cette communauté si intéressante. Surtout qu’elle s’oppose à celle des magiciens, et que là oh tiens bizarrement les filles ont de la magie aussi (yeah I’m looking at you Terremer ><) la rivalité est bien construite aussi. Tout comme les relations, je pense notamment à celle entre Bleue et son fils, Cendre, un gamin des plus touchants (et que je serais ravie de retrouver dans ses propres aventures) oh et le loup aussi ❤ Brume. Encore une fois, une belle poésie dans les noms.

Le concept des illusions est séducteur et l’idée de lier la magie à la grossesse est plutôt intéressant – même si tout ce qui a trait à ce stade me met toujours mal à l’aise. Mais les différents types de magie m’ont passionnée. L’image du tissage d’illusions est très belle.

Une histoire très prenante dans un univers passionnant.

Lecture sur un rocher

Les Mondes de Chrestomanci, tome 3 : Les magiciens de Caprona

Chrestomanci : The Magicians of Caprona. Diana Wynne Jones (autrice). Sabine Sirat (traductrice). Marcelino Truong (illustratur). 1980 (VO), 2002 (VF), 290 p. Folio (Junior). Fantasy.

Rien ne va plus dans la cité italienne de Caprona ! Les deux grandes familles de sorciers de la ville, les Montana et les Petrocchi, ennemis jurés depuis des générations, perdent chaque jour de leurs pouvoirs. Il semblerait que quelqu’un cherche à profiter de leur rivalité pour jeter Caprona dans le chaos. L’enchanteur Chrestomanci en sait visiblement long sur la question.

Quel plaisir de retrouver cette autrice que j’apprécie de plus en plus. Après bien six lecture pleines de déception (The Lies of Locke Lamora, Femmes de dictateurs, Campagne présidentielle, Secret Chaser, American Fays, Fêtes royales, merci le Filofax pour la liste), il me fallait une valeur sûre, sinon, déprime (d’autant que c’était la fin de l’année scolaire, avec la millionitude de choses à faire et le temps bien trop chaud pour dormir la nuit T_T).

Ce roman a parfaitement rempli son objectif. Me détendre, me divertir à merveille en m’entraînant dans un univers vaguement familier (avec Chrestomanci) avec tout un nouveau contexte et de nouvelles magies. Nous sommes en Italie avec un très fort côté Roméo et Juliette (oh come on now il se voit venir 😉 rien qu’avec les familles ennemies !) et encore une fois un chat très présent. C’est chouette, les chats dans les romans.

Et lorsque Tonino se découvre une passion pour la lecture, c’est juste adorable ❤

Un autre élément très appréciable, ce sont les noms et prénoms : Tonino, Lucia, Lucrezia, Paolo … j’adore les sonorités italiennes et elles nous plongent parfaitement dans l’atmosphère du roman. Seule exception : Montana, qui sonne plus américain à mes oreilles.

La vision de la magie, les mots, le chat, le chant, est encore une fois un cocktail bien préparé par l’autrice, suffisamment différent du premier tome, avec une identité propre, tout en accueillant sans problème Chrestomanci, même si je l’ai trouvé un peu en retrait. Je ne sais plus si c’était Lelf ou Marijuliet qui me disait qu’on pouvait très bien lire les tomes de la série dans le désordre mais c’est tout à fait ça. Les Magiciens de Caprona tient sur ses pattes de manière indépendante tout en ayant un sentiment d’appartenance à l’univers magique de l’autrice.

J’ai aussi aimé le petit mystère pour sauver la magie des familles même le petit mystère des jeunes gens, s’il est prévisible, il a un côté mignon. Enfin, l’écriture est toujours aussi prenante et attendrissante. Le roman se lit bien trop vite à mon goût, une fois encore.

À nouveau, une belle réussite ❤

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

Ma soeur est une sorcière

Lecture sur un rocher

The Gentleman Bastard Sequence, tome 1 : The Lies of Locke Lamora

Scott Lynch (auteur). 2007, 537 p. Gollancz. Fantasy. Livre lu en anglais.

On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr.

C’est un début de lecture qui me laisse autant de souvenirs que le livre oublié pendant bien deux ans sur mes étagères.

Oui, début. Je l’ai abandonnée au bout d’un peu moins d’une semaine parce qu’il y avait tellement d’autres chouettes livres que je voulais lire pour cette occasion et je me suis définitivement ennuyée avec Locke.

Je pense que le problème vient d’une narration qui passe d’un épisode à l’autre sans que j’aie eu l’occasion de m’intéresser aux personnages. Entre l’enfance de Locke, sa magouille actuelle (plutôt élaborée), la vie de Camorr …

L’écriture ne m’a pas parue fluide, je butais un peu sur les mots, peut-être un style un peu soutenu (vers la fin de l’année, avant d’aller dormir, je ne suis pas en état de lire de l’anglais un chouïa soutenu xD). Et je me suis perdue dans les différents groupes, les races.

Malheureusement, c’est tout simplement un livre vers lequel je n’avais pas envie de retourner et qui me fatiguait avant même de l’ouvrir. Je pense le conserver pour l’instant, et peut-être retenter l’aventure d’ici quelques années (ou bazarder carrément cette belle édition et y aller en VF).

Nombre de tomes parus : 4 (série en cours).

Lecture sur un rocher

American Fays

Anne Fakhouri (autrice). Xavier Dollo (auteur). Xavier Collette (illustrateur). Pascale Doré (correctrice). 2014, 419 p. Critic. Fantasy.

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

J’étais très anxieuse de découvrir ce récit, moi qui adore les fays. Et puis les Années Folles, Chicago, la mafia, la Prohibition, c’est un contexte qui promettait franchement. D’autant que j’avais dans l’idée de très bonnes réactions de Snow et Blacky.

Mais je suppose que mes attentes étaient trop élevées. Malheureusement, je n’ai jamais cru à l’histoire ou aux personnages. Rien que cet épisode du rêve des No Ears Four, ça m’a catapultée complètement hors du récit.

Et j’avoue que je n’aime pas douter de tous et de tout. Avec les Fays, il est difficile de faire confiance aux personnages mais il y a en général un humain ou en tout cas une créature dont on sait qu’iel est sincère mais ici je n’ai pas pu m’empêcher de me demander à chaque arrivée quelles étaient les motivations de chacun et j’ai douté de tous, même et surtout de la pauvre petite nièce innocente de la tenancière de bar (puh-leaaaase, ça c’était très prévisible qu’elle était spéciale).

Je n’ai même pas ressenti de pitié particulière pour ces pauvres Fays à la fin (même si j’ai trouvé que c’était moche, je n’ai pas été surprise. Je commence à avoir une furieuse opinion de la race humaine moi, à force de lire de l’imaginaire).

C’est peut-être parce que, si j’apprécie les univers tenant de la fantasy urbaine où la population est au courant de l’existence des Fays, les enquêtes policières, les récits mafieux ne m’intéressent pas du tout.

Dommage. Un très, très beau livre, pour une histoire qui semblait très prometteuse mais ne m’a pas du tout parlé.