Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Gentleman Bastard Sequence, tome 1 : The Lies of Locke Lamora

Scott Lynch (auteur). 2007, 537 p. Gollancz. Fantasy. 9, 83€ . Livre lu en anglais.

On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr.

Je ne sais plus où j’ai découvert ce livre, peut-être dans un Baby Fantasy Livraddict. Lyra, aussi, en disait énormément de bien, tout comme Snow. Cette jolie édition anglaise trouvée par hasard chez un bouquiniste, je l’ai ensuite complètement oubliée, c’est dire si à la base ce récit un peu Robin des Bois-esque ne m’inspirait pas tellement …

Je me suis décidée à me lancer l’année dernière, puisque l’auteur devait venir aux Imaginales. Malheureusement, c’est un début de lecture qui me laisse autant de souvenirs.

Oui, début. Je l’ai abandonnée au bout d’un peu moins d’une semaine, parce qu’il y avait tellement d’autres chouettes livres que je voulais lire pour cette occasion, et je me suis définitivement ennuyée avec Locke.

Je pense que le problème vient d’une narration qui passe d’un épisode à l’autre sans que j’aie eu l’occasion de m’intéresser aux personnages. Entre l’enfance de Locke, sa magouille actuelle (plutôt élaborée), la vie de Camorr …

L’écriture ne m’a pas parue fluide, je butais un peu sur les mots, peut-être un style un peu soutenu (vers la fin de l’année, avant d’aller dormir, je ne suis pas en état de lire de l’anglais un chouïa soutenu xD). Et je me suis perdue dans les différents groupes, les races.

Malheureusement, c’est tout simplement un livre vers lequel je n’avais pas envie de retourner, et qui me fatiguait avant même de l’ouvrir. Je pense le conserver pour l’instant, et peut-être retenter l’aventure d’ici quelques années (ou bazarder carrément cette belle édition et y aller en VF).

Nombre de tomes parus : 4 (série en cours).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

American Fays

Anne Fakhouri (autrice). Xavier Dollo (auteur). Xavier Collette (illustrateur). Pascale Doré (correctrice). 2014, 419 p. Critic. Fantasy. 23 €.

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

J’étais très anxieuse de découvrir ce récit, moi qui adore les fays. Et puis les Années Folles, Chicago, la mafia, la Prohibition, c’est un contexte qui promettait franchement. D’autant que j’avais dans l’idée de très bonnes réactions de Snow et Blacky.

Mais je suppose que mes attentes étaient trop élevées. Malheureusement, je n’ai jamais cru à l’histoire ou aux personnages. Rien que cet épisode du rêve des No Ears Four, ça m’a catapultée complètement hors du récit …

Et j’avoue que je n’aime pas douter de tous et de tout. Avec les Fays, il est difficile de faire confiance aux personnages, mais il y a en général un humain ou en tout cas une créature dont on sait qu’iel est sincère, mais ici je n’ai pas pu m’empêcher de me demander à chaque arrivée quelles étaient les motivations de chacun, et j’ai douté de tous, même et surtout de la pauvre petite nièce innocente de la tenancière de bar (puh-leaaaase, ça c’était très prévisible qu’elle était spéciale).

Je n’ai même pas ressenti de pitié particulière pour ces pauvres Fays à la fin (même si j’ai trouvé que c’était moche, je n’ai pas été surprise. Je commence à avoir une furieuse opinion de la race humaine moi, à force de lire de l’imaginaire).

C’est peut-être parce que, si j’apprécie les univers tenant de la fantasy urbaine, où la population est au courant de l’existence des Fays, les enquêtes policières, les récits mafieux ne m’intéressent pas du tout.

Dommage. Un très, très beau livre, pour une histoire qui semblait très prometteuse mais ne m’a pas du tout parlé.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Ravina the Witch?

ravina the witchJunko Mizuno (autrice). Hélène Dauniol-Rémaud (traductrice). 1998 (VO), 2006 (VF), 48 p. Soleil. Album – Fantasy. 17,95€.

Junko Mizuno impose un style unique dans le manga contemporain : un style extravagant inspiré par le shojo et le manga d’horreur. Elle aime surprendre, proposer une autre vision – étrange, drôle et fantaisiste. Elle est essentiellement connue pour avoir détourné des contes classiques comme Cendrillon ou Hansel & Gretel. Une singularité qui se retrouve dans Ravina the Witch ? Cette fable nous conte l’histoire de Ravina, une jeune orpheline qui a grandi dans une décharge avec pour seule compagnie, une horde de corbeaux. Mais un jour, sa vie bascule : avant de succomber, une sorcière lui confie une mystérieuse baguette magique. Un nouveau monde s’ouvre alors à Ravina, celui des hommes…

J’ai découvert Junko Mizuno il y a quelques années avec son étrange manga Pure Trance. J’étais restée sur un dessin très spécial, adorablement choupi, tout dans les arrondis, mais aussi glauque par moment (ce qui n’était pas vraiment un défaut). J’ai retrouvé ici un dessin très soigné, plein de couleurs, avec quelques détails sanglants, plutôt appréciables.

Par contre, une question m’a turlupinée pendant toute ma lecture. C’est une sorcière, ou pas, l’héroïne? Non, mais ce point d’interrogation me perturbe ^^,.

On retrouve les détails spéciaux, comme le faut que Ravina ait été élevée par des corbeaux dans une décharge, fouette le derrière du monsieur qui la recueille, soit torturée … mais les dessins restent d’une grande beauté, d’une grande élégance, et pleins de couleurs.

L’histoire est plutôt originale, et Ravina une jeune fille intéressante. Je ne regrette pas cette petite lecture, j’apprécie de plus en plus le trait de cette mangaka.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Ella l’ensorcelée

ella-lensorceleeElla Enchanted. Gail Carson Levine (autrice). 2009, 278 p. L’Ecole des Loisirs (Neuf). Jeunesse – Conte. 11€.

Lucinda, cette idiote de fée, n’avait pas l’intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j’avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. – Mon cadeau sera l’obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m’arrêtai.

Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu’Ella est obligée d’exécuter tous les ordres qu’on lui donne, quels qu’ils soient, même si elle s’y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d’une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s’en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l’amour du prince Charm l’aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction ? 

Il y a quelques années, j’ai découvert le très léger et choupi film avec Anne Hathaway et Hugh Dancy adaptant ce roman, que j’avais beaucoup apprécié. Je retrouve ici des éléments déjà adorés chez Gail Carson Levine : l’univers de fantasy jeunesse adorablement construit, les personnages attachants, plein de courages, l’écriture très fluide …

Et un gros défaut : c’est très court. Que j’aurais aimé découvrir, à l’instar du film, les différentes créatures un peu plus en détail, l’école d’Ella. Et voir un peu plus Charm, qui est bien plus présent dans l’adaptation …

Bon, le père n’est pas un cadeau non plus. « Ta mère était belle. Je regrette qu’elle soit morte. » Seriously? On est en train d’enterrer la pauvre femme et c’est tout ce que tu trouves à dire ??

Sans parler du cadeau de cette idiote de fée. Il est très dur de voir la pauvre Ella forcée de faire les quatre volontés de tout le monde, surtout lorsque son ignoble soeur adoptive découvre son secret … C’est un élément qui m’a mise un peu mal à l’aise, je n’aurais vraiment pas aimé être à sa place. Cette peste va jusqu’à l’affamer …

En revanche, j’ai beaucoup aimé l’héroïne, Charm, Mandy qui s’occupe d’Ella, et Areida, l’amie étrangère que j’aurais aimée découvrir dans son pays, Ayortha. Même si Charm l’évoque, un peu plus n’aurait pas fait de mal.

Le livre, cadeau de Mandy, est un enchantement. J’ai aimé qu’il soit un tel moteur dans le roman, un medium utilisé pour faire passer différents messages, lettres, récits, images …

Deux points encore sur la fin : la décision d’Ella et le très beau bal m’ont énormément touchée. Quelle douceur, quel courage … et son refus de devenir princesse pour être Linguiste de Cour ! J’ai adoré ce choix, j’ai adoré que cet élément aie tant d’importance ❤ J’aurais juste espéré lire ça plus jeune.

Une fois encore, je trouve que Gail Carson Levine est une parfaite auteur doudou.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Les Outrepasseurs, tome 1 : Les Héritiers

outrepasseursCindy van Wilder (autrice). 1999, 349 p. Gulf Stream. Fantasy – Jeunesse . 18€.

-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie …

Second roman lu dans le cadre du Week-end à mille, Les Outrepasseurs est une série dont j’avais énormément entendu parler, que ce soit pour le texte ou la gentillesse de l’auteure.

La seconde partie de l’affirmation est très vraie : j’ai eu la chance de pouvoir discuter avec Cindy Van Wilder aux Imaginales à plus d’une reprise et de déjeuner avec elle et des coupines blogueuses, et elle est adorable en plus d’être extrêmement drôle.

En ce qui concerne ce premier tome, je l’ai dévoré. Je n’avais, à vrai dire, aucune idée de ce dont il allait parler exactement ^^, Je savais juste qu’il serait question de fantasy et d’un univers autre que le nôtre, ce qui n’est pas exactement le cas.

Déjà, la structure du roman m’a interpellée. On navigue entre deux époques, pour expliquer dans le présent les conséquences des évènements advenus dans le passé. La manière dont sont opérées les transitions sont géniales, en plus d’être chargée de symbolisme.

On démarre dans le présent, après un prologue plein de mystère, sur un jeune homme en pleine partie de foot. J’ai beaucoup aimé l’incursion du mystère dans sa vie quotidienne, pour en arriver à la partie du récit située dans le passé.

Dans cette époque, on suit plusieurs familles pauvres au Moyen-Âge, plus particulièrement Arnaut, qui souhaite s’élever de sa condition et ne s’entend pas avec son père. Le jeune homme est découvert par un fé, une créature fantastique, un Chasseur qui se trouve fasciné par son charme et en fait sa proie.

J’ai adoré les passages relatifs aux fés, la mythologie crée par l’auteure, les personnages si bien campés, et surtout l’intensité des passages consacrés à Arnaut et au Chasseur.

Quelle que soit la partie du récit, l’écriture est une force indéniable du roman, dans ses dialogues ou ses descriptions. Je suis ravie d’avoir eu « l’excuse » du week-end à mille pour le dévorer en quelques heures, je pense que j’aurais eu un mal fou à le reposer.

J’ai eu un peu de mal à comprendre la situation dans le présent une fois les plongées terminées, mais ce premier tome pose les bases de l’univers (tout en offrant une intrigue complète sur les évènements du passé, je tiens à le souligner, ce n’est pas un seul tome d’introduction qui nous laisse avec une brouettée de questions mais pas la moindre réponse), les raisons pour lesquelles la situation est telle actuellement (2013), et je pense que l’on y reviendra certainement dans la suite.

Le concept du partage du corps avec un animal m’a également fascinée, pour plusieurs raisons, j’ai trouvé que le processus était intéressant et bien mené, surtout dans le dialogue avec Peter et « son » renard. J’ai hâte de les voir interagir dans la réalité une fois que les personnages adolescents en ont eu conscience ici. J’ai aussi hâte de voir comment ces quatorze personnages seront mis en valeur – je m’inquiète toujours plus les personnages sont nombreux.

Petit détail superficiel : l’objet livre est superbe également. Le titre et les arabesques de la couverture sont en relief, et le paysage du O est en fait une jaquette à déplier. Il est d’une grande beauté et d’une grande élégance.

Un roman génial que je vous recommande.

Nombre de tomes parus : 4 (série en cours).

16 : Lire le premier livre d’une série SFFF que vous n’avez jamais lue. 

Au bord des mots, lectures sur un rocher

100 chefs-d’oeuvre incontournable de l’Imaginaire

chefs d'oeuvre imaginaireEric Holstein, Jérôme Vincent, Thibaud Eliroff (auteurs). 2009, 122 p. Librio. Littérature – Science-fiction – Fantastique – Fantasy. 3 €.

Science fiction, space opera, heroic fantasy, politique fiction, fantasy… Autant de genres qui constituent la fantastique palette dont disposent les écrivains de l’Imaginaire. Ce guide vous dévoile enfin tous les arcanes de cette mystérieuse littérature pour que vous fassiez le meilleur choix ! Des notices biographiques, des résumés critiques et un index complet pour trouver ses marques dans un univers fascinant. 

J’avais quelques appréhensions en démarrant ce petit guide, après celui sur les romans cultes des ados, qui m’a énormément agacée. Mais c’est tout le contraire.

Il m’a emportée à travers de nombreux univers. Les différentes plumes s’accordent à merveille pour présenter des récits de fantastique, de science-fiction et de fantasy, sans jamais trop en dire, juste assez pour donner envie de découvrir tous les textes présentés, ou presque, et me faire soupirer de nostalgie devant ceux que j’ai déjà dévorés.

La structure d’une page est classique. Le titre de l’oeuvre, date de publication (le classement est chronologique, ce qui est plutôt intelligent), auteur, genre, une petite biographie, un extrait, et un commentaire dessous. Un petit lexique est disponible à la fin. Je l’ai beaucoup aimé et trouvé très clair. La préface est une très belle mise en bouche et donne envie de se plonger dans les pages qui suivent.

Je n’ai noté aucune idée pendant ma lecture, parce que j’étais trop prise dans les résumés et commentaires des auteurs, et parce que j’avais presque envie de tout découvrir ^^, mais si je devais en sélectionner quelques-unes, ce serait : L’an 2440 (rêve s’il en fut jamais) de Louis-Sébastien Mercier, une utopie (genre que je connais très peu !) ; La ballade de Pern d’Anne McCauffrey ; Elric de Michael Moorcock ; Jack Barron et l’éternité de Norman Spinrad ; Le travail du furet à l’intérieur du poulailler de Jean-Pierre Andrevon ; F.A.U.S.T. de Serge Lehman (dont j’avais adoré No Pasaran). Il y a comme un thème de science-fiction ^^,

Une lecture que je vous recommande ardemment ❤

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Les Mondes de Chrestomanci, tome 1 : Ma soeur est une sorcière

Chrestomanci, tome 1 : Charmed Life. Diana Wynne Jones (autrice). Florence Seyvos (traductrice). Marcelino Truong (illustratur). 1977 (VO), 2002 (VF), 280 p. Folio (Junior). Fantasy. 8,20€.

Rescapés d’un naufrage, Chat et sa sœur Gwendoline sont recueillis par le puissant mage Chrestomanci. Dans le grand et mystérieux château où ils vivent désormais, les deux orphelins vivent des aventures extraordinaires. Car Gwendoline pense être douée, elle aussi, de pouvoirs surnaturels… Avec la complicité de son frère, elle provoque une série d’événements étranges et inquiétants… Drôles, d’une richesse et d’une qualité rares, les livres de Diana Wynne Jones, subtil mélange d’humour et de magie, sont un véritable enchantement…

J’ai découvert Diana Wynne Jones il a quelques années avec Le château de Hurle que j’avais beaucoup apprécié. Mathilda m’avait recommandé lors d’une sortie en librairie la série des Mondes de Chrestomanci, et comme elle est très convaincante, nous y voici.

Et j’ai adoré cette lecture, cette imagination foisonnante, ces personnages drôles avec qui j’ai passé un excellent moment !

Un petit détail qui m’a chiffonnée à la fin : on est typiquement dans un cas où un sage à l’âge plus avancé préfère attendre et ne pas faire part au jeune personnage déboussolé qui a juste perdu ses parents de qui il est et ce qui risque de lui arriver. Surtout que Gwendoline en sait bien davantage.

Gwendoline est le seul personnage qui m’a déplu, c’est une vraie teigne. Autant ce trait aurait pu me faire rire parce qu’elle en fait voir de toutes les couleurs à tout le monde, autant faire subir le même sort à son frère m’a surprise, surtout à ce point (lui prendre ses vies, ne pas être dérangée par le fait qu’il faille le sacrifier !).

Enfin, je m’attendais assez à ces évènements, sans aller jusqu’à ces extrêmes, mais l’auteur a réussi à poser un retournement qui m’a soufflée : le changement de soeur ! Il va évidemment avec le thème des neufs vies (je croyais que Chat était … un chat, moi ^^,), et Janet est un personnage extrêmement sympathique. J’ai beaucoup compati à ses malheurs, notamment vestimentaires ^^, Eric est aussi ultra attachant, et on ne peut pas s’empêcher de ressentir de la peine pour lui devant l’indifférence de sa soeur et les difficultés avec les enfants de Chrestomanci devant le comportement de Gwendoline.

Cet univers est plein de magie, et avec ses différents niveaux de lecture, ses rebondissements, il ne prend pas le jeune lecteur pour un idiot, que c’est frais ! Surtout qu’apparemment la série n’est pas  linéaire et suit en fait le personnage de Chrestomanci, qui est un titre et non un homme qui revient d’un tome à l’autre. Principe intéressant. Et on n’hésite pas à proposer des scènes difficiles (Chat qui prend feu quoi O-O).

J’étais tellement enthousiaste qu’à peine fini, j’ai réussi à trouver un autre volume de la série, que je vous conseille sans modération !

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).