Arte, tome 2

Auteur : Kei Ohkubo.

Traducteur : Ryoko Akiyama.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2013. VF : 2015.

Éditeur : Komikku.

Genre : Manga – Shojo – Histoire.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur  Encore ébranlée par des sentiments nouveaux qu’elle a du mal à contenir, Arte est entraînée par Veronica, sa mécène, dans un quartier miséreux de la ville.

La jeune artiste découvre la réalité sordide de la vie d’une ancienne courtisane de renom, qui a sombré dans la déchéance. Alors qu’Arte est sous le choc, Veronica lui demande quel est son rêve d’avenir.

Après cette magistrale leçon de vie, Arte est plus que jamais déterminée à prendre son destin en main et à tracer son chemin.

Arte a commencé à travailler dans l’atelier de Leo et a même reçu sa première commande personnelle, de Veronica (un personnage bien mystérieux et dont je ne peux m’empêcher de me méfier).

On aborde le thème de la relation amoureuse, rehaussé par l’opinion de Veronica qui met Arte en garde contre les dangers pour une femme de tomber amoureuse à cette époque, ce qui est inattendu mais très bien amené.

En parallèle, l’héroïne s’interroge sur le métier de sa mécène (courtisane), et son dilemme est intéressant.

Elle revoit Angelo, autre apprenti chez un peintre, bien gentil mais avec ses préjugés sur la gent féminine … avec les meilleures intentions du monde. Je suis toujours partagée entre l’agacement et le sourire. Et le rire franc lorsqu’il subit ses soeurs.

L’auteur nous propose aussi un aperçu de la vie en atelier pour les femmes. Cet autre milieu ouvrier est inattendu, mais j’ai beaucoup apprécié. Dacia, le personnage qu’on suit plus particulièrement parmi les couturières, est entraînée par l’enthousiasme d’Arte, encore une fois dans un récit féministe. J’ai adoré la chute.

Elle essaie aussi de gérer un vieux client exigeant et d’apprendre l’art de la négociation … à voir où cela nous mène, mais une fois encore, j’ai apprécié la fin du chapitre en suspense.

Un deuxième tome tout aussi passionnant !

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Tome 1

Cesare, tome 1

Titre VO : Cesare – Hakai no sôzôsha 1.

Auteurs : Fuyumi Soryo, Hara Motoaki.

Nombre de pages : 12.

Parution VO : 2006.   VF: 2013.

Éditeur : Ki-oon.

Genre : Manga – Seinen – Historique.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

Il est difficile de ne rien attendre de ce premier tome. Mon exemplaire porte un sticker « recommandé par Historia », qui atteste d’une certaine véracité historique. J’espérais donc beaucoup de ce point de vue, même si je n’ai pas beaucoup lu sur Cesar, excepté la série de You Higuri, qui est très orientée fantastique, mais s’ancre dans une réalité historique. Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer les deux Cesar (avec un petit faible pour la série d’Higuri), entre autres pour le dessin des auteurs.

Celui-ci me rappelait quelque chose, sans parvenir à mettre le doigt dessus. Fuyumi Soryo est l’auteur de la série Mars, dont j’avais lu plusieurs volumes il y a des années et qui ne m’avait pas plu du tout, entre autre pour ce trait caractéristique qui à mon sens n’allait pas avec un shojo (qui tire déjà plus vers le josei, et dans ma période shojo scolaire tout mignon, ça ne me convenait pas), mais il colle beaucoup plus au seinen historique.

J’ai beaucoup aimé une illustration de Cesar sur une page entière, ce qui est plutôt rare en manga classique, et l’approche du roman graphique. L’auteur se joue des cases, ce qui est toujours agréable (je pense notamment à Bride Stories).

Le héros, Angelo, est plutôt ennuyeux et passe son temps à s’attirer des ennuis. Avec lui, on apprend plutôt ce qu’il ne faut pas faire ou pas dire. Certes, on découvre la vie et la société à Pise à travers ses yeux innocents, mais ils sont aussi bien agaçants par ses bourdes. Mais le réalisme du trait et le mystère du protagoniste font l’intérêt de l’œuvre (avec, apparemment, sa véracité historique).

Citer ses sources à la fin me fait toujours plaisir, surtout que l’auteur en fait une bibliographie thématique (sur les personnages, Pise, la période, l’histoire culturelle par chapitre), et en différentes langues, s’il vous plaît. J’ai vraiment aimé cette note de recherche.

Malgré un petit ennui, je suis donc agréablement surprise par ce premier tome et compte poursuivre la série.

Nombre de tomes parus : 11 (série en cours).

Des femmes dans l’Histoire, du IXème siècle à nos jours

Auteur : Philippe Godard.

Nombre de pages : 62.

Parution : 2001.

Éditeur : Autrement (Collection : Junior, Série Histoire).

Genre : Histoire – Biographies.

Prix : 8,99€.

Résumé éditeur Reines, saintes, révolutionnaires ou femmes anonymes en lutte contre la dictature ou la misère… Voici quelques portraits de femmes à différents moments de l’Histoire, qui permettront de réfléchir au rôle de chacun et de chacune dans la société.

J’ai découvert la collection Autrement Junior l’an dernier. Je la trouvais plutôt bien adaptée collégiens, un ensemble illustration – texte bien pensé, agréable à regarder, un comité scientifique évoqué (ici un ensemble d’enseignants et un inspecteur). Le sujet des femmes connues ou peu dans l’Histoire m’intéresse toujours, en tombant sur cet ouvrage à la médiathèque, c’était une occasion de faire d’une pierre deux coups : découvrir cette collection et approfondir mes connaissances sur le sujet.

Je ne saurais pas vous dire si l’objectif est rempli. Je me suis ennuyée. Autant l’aspect esthétique, visuel est intéressant, autant le texte peut être long et assez complexe (10-15 ans, j’aurais plutôt dit 13-14 que 10 ans).

Certains noms m’étaient inconnus, et je me pencherai définitivement dessus : Anne de Beaujeu (régente de France de 1483 à 1491), Louise Michel (de la Commune de Paris, évoquée par mon collègue l’an dernier pour les exposés des 6ème mais j’avais manqué cette classe), Simone Weil (ouvrière du début du siècle, et philosophe).

Mais l’écriture ne m’a pas emportée, même si les faits m’ont intéressée.

Inconnus célèbres

Auteur : Patrick Pesnot.

Couverture : Joseph Désiré Court.

Nombre de pages : 313.

Parution :  2000.

Éditeur : Albin Michel (Collection : Bellemare).

Genre : Histoire – Littérature.

Prix : 15€.

Résumé éditeur » Madame Bovary, c’est moi « , disait Flaubert. Mais avant de s’identifier à leurs héros, les écrivains puisent souvent leur inspiration dans les faits divers de leur époque. Ainsi Emma Bovary ressemblait-elle trait pour trait à Delphine Delamare, mariée à dix-sept ans à un obscur médecin, suicidée à vingt-sept après avoir défrayé la chronique locale. C’est dans les archives de la police qu’Alexandre Dumas a trouvé l’histoire de Monte-Cristo, et un des héros de Stendhal, Julien Sorel, s’appelait dans la vie Antoine Berthet, fils de maréchal-ferrant, guillotiné en 1828.

En partant de la découverte de seize inconnus devenus célèbres grâce au génie d’un romancier, Patrick Pesnot, journaliste et romancier lui-même, nous raconte des destins dramatiques ou étonnants qui sont plus incroyables encore que la fiction qu’ils ont inspirée.

Ce que les hommes vivent est toujours plus extraordinaire que ce qu’ils inventent.

Ce mélange de littérature et d’Histoire me paraissait plutôt sympathique, puisque ce sont deux domaines que j’apprécie beaucoup. Sans aucun doute, il se lit plutôt vite, entre le résumé assez détaillé de l’oeuvre en question puis de la vie de l’auteur ou de la personne en question.

J’ai retrouvé avec plaisirs des récits que j’adore comme Le comte de Monte-Cristo, même si la plupart des autres sont des bêtes noires, tant Mme Bovary que Le Rouge et le Noir … Il vaut définitivement mieux les connaître avant de se pencher sur ce livre puisque l’auteur les raconte quand même intégralement ou presque.

Quelques parallèles intéressants sont faits entre les vies réelles et fictives, mais il y a quand même pas mal de longueurs et je me suis ennuyée.

Angélique, tome 6 : Angélique et son amour

Auteurs : Anne & Serge Golon.

Illustration : Lage.

Nombre de pages : 352.

Première parution : 1961. Cette édition : 1978.

Éditeur : France Loisirs.

Genre : Historique – Romance.

Prix 9,95€ sur Ebay (j’ai commandé la plupart des Angélique sur ce site).

Résumé éditeur : Angélique, la Marquise des Anges, quitte La Rochelle où elle a tant souffert pour les îles d’Amérique. Elle fuit un passé trop douloureux, un présent trop dangereux, un avenir trop incertain. Elle a refusé le pardon dédaigneux offert par Louis XIV. Elle a dit adieu au souvenir de ses fils.

Le bateau, conduit par un mystérieux pirate masqué, le Rescator, l’emmène avec ces Huguenots qu’elle a décidé de sauver et la petite Honorine, l’enfant du cauchemar et de la honte.

Une traversée qui lui réserve bien des surprises: un visage qui ne lui est pas inconnu, des mots déjà entendus, une voix …

Quel lointain passé cherche à s’imposer à sa mémoire ? Que lui réservent les îles d’Amérique ? Un bonheur auquel elle ne croit plus ou la certitude d’une vie irrémédiablement gâchée ?

Angélique quitte donc La Rochelle pour rejoindre les Amériques. On a donc encore une fois un voyage par bateau, ce que je n’aime pas du tout, comme je l’ai dit pour Indomptable Angélique. Mais ce volume passe beaucoup, beaucoup mieux, pour une raison toute simple : le Rescator.

Le Rescator, qui avait payé Angélique très cher lorsqu’elle avait été vendue sur un marché (Indomptable Angélique), et qui a accepté son marché de sauver les marchands protestants avec elle à la fin d’Angélique se révolte, et qui m’intriguait beaucoup lors de la première lecture, même si je ne pense pas avoir deviné qu’il s’agit de Joffrey. J’ai beau être familière de Sangoku et ses multiples retours, avoir revu Nicolas qu’on pensait mort et savoir qu’il devait être en vie quelque part … enfin, peut-être à la fin du tome 4 …

Mais là, j’étais ravie de le revoir enfin, surtout que lui et Angélique ne partent pas sur de très bonnes bases. Si elle se sent attirée par lui, elle ne connaît pas la vérité tout de suite, et elle est choquée de son attitude à son égard lorsque c’est le cas. C’est le début d’une relation nouvelle entre eux qui commence, plus égalitaire, avec la jeune femme qui a mûri, et Joffrey qui a bien changé également. J’adore les différents passages qui les réunissent.

La mutinerie m’a profondément agacée. Sérieusement, les gens? Il vient de vous sauver et c’est comme ça que vous le remerciez? J’ai beaucoup ri de la riposte de Joffrey. Toujours aussi parfait, toujours aussi intelligent.

La surprise qu’il réserve à Angélique à la fin est merveilleuse et touchante, et m’a émue encore une fois alors que je me souvenais plutôt bien de ce qui allait arriver, ainsi que sa déclaration à Honorine. J’aime ce nouveau départ, même si à la base je ne suis pas passionnée par les récits se déroulant dans le Nouveau Monde (ça, on verra dans le volume suivant …).

Par contre, je me serais passée de l’âme charitable qui m’a vendu les livres, ou la personne avant, qui a trouvé ultra important d’écrire Tome … et le chiffre, sur la couverture. On ne voit pas la couleur, mais on peut lire parce que c’est légèrement « gravé » dans la jaquette. Je suis greuh.

Nombre de tomes parus : 14.

Tome 1 : Angélique.

Tome 2 : Le chemin de Versailles.

Tome 3 : Angélique et le Roy.

Tome 4 : Indomptable Angélique.

Tome 5 : Angélique se révolte.

99 femmes et nous

Auteur : Fanny Saccomanno.

Nombre de pages : 190.

Parution : 2013.

Éditeur : Milan.

Genre : Histoire – Biographies.

Prix : 16,95€.

Résumé éditeur   « On ne naît pas femme, on le devient », avait dit Simone de Beauvoir. Oui, mais être femme, cela n’a jamais été simple ! Il faut dire que, depuis toujours, cette moitié de l’humanité a dû lutter pour être reconnue, pour obtenir les mêmes droits que les hommes, pour être libre tout simplement. Libre de travailler, de devenir mère (ou pas), de voter, de choisir sa vie en fait… Cet ouvrage engagé présente, dans une perspective historique et sociologique, 99 portraits de figures féminines qui ont compté dans l’histoire des femmes et de leur émancipation ; celles qui ont oeuvré pour leurs semblables, les pionnières comme les activistes. 

Leurs luttes et le parcours pour y arriver sont retracés en dix dossiers thématiques, du travail au pouvoir, en passant par la sexualité, la mode ou la création. 99 femmes et nous s’adresse avant tout aux femmes, aux féministes comme aux moins engagées, pour ne pas oublier que jamais rien n’est acquis et qu’aujourd’hui encore beaucoup reste à faire…

Lorsque j’ai feuilleté ce documentaire avant de l’emprunter, j’ai tout de suite pensé que c’était le recueil biographique sur les femmes que je voulais lire. A la manière de 200 femmes de l’Histoire, ces différents destins sont classés par grandes catégories, et la présentation est particulièrement chouette.

Pour chacune d’entre elle, on trouve un encart d’informations (dates et lieux de naissance et de décès), une photographie, un dessin, une phrase pour la présenter, puis un texte extrêmement intéressant pour évoquer sa vie. Graphiquement parlant, je trouve que c’est impeccable, ça donne franchement envie de s’y plonger.

J’ai découvert beaucoup de femmes dont je n’avais pas entendu parler avant – je ne pourrais même pas vous en faire la liste, mais près des 2/3 du livre, je dirais.

L’auteur propose aussi des points historiques en fin de chapitre, sur le thème en question (le sport, la science, etc.), avec encore d’autres destins féminins, un contexte. C’est très bien amené.

Le seul bémol, à mes yeux, ce sont les catégories par lesquelles l’auteur choisit de démarrer le recueil : Liberté (le mot qui commence chaque chapitre) d’être soi. Okay, why not. Sur « se faire belle ». Être belle pour soi. Avec des couturières et des actrices, des mannequins et des journalistes beauté. Heu … pourquoi avoir choisi de démarrer par là ? C’est loin d’être le plus important à mes yeux, j’aurais préféré Liberté de savoir ou de dénoncer … je ne sais pas, mais ce choix m’a braquée et m’a empêchée de continuer ma lecture pendant un bout de temps.

Le reste du documentaire est intéressant, mais je reste mitigée sur ce point.

Chaân, tome 1 : La rebelle

chaan-1Auteur : Christine Féret-Fleury.

Nombre de pages : 138 p.

Parution : 2003.

Éditeur : Flammarion.

Genre : Histoire-Jeunesse.

Prix : 10€.

Résumé éditeur En apprenant à chasser en secret, Chaân transgresse les lois de son peuple. Elle est alors rejetée par tous les habitants du village et chassée de son foyer par son père. Chaân semble prête à tout pour conquérir son indépendance. Mais saura-t-elle surmonter les épreuves qui l’attendent?

J’avais entendu beaucoup de bien de cette petite série. Depuis Ayla, l’enfant de la terre, j’apprécie beaucoup cette période qu’est la Préhistoire et j’étais très curieuse de voir comment l’auteure l’avait adaptée pour les plus jeunes.

Et Internet s’est mis en mode bug au boulot et j’ai eu le temps de lire une centaine de pages à attendre l’affichage d’une page … ça me rappelle le lycée et mon premier modem …

Alors, oui, on a bien ce côté féministe, cette jeune fille qui veut apprendre à chasser et refuse les tâches traditionnelles. C’est un aspect que j’apprécie. Mais que je me suis ennuyée à côté, rien qu’avec les longues descriptions de ces tâches, de ce que fait la tribu au quotidien (j’imagine que lorsqu’on découvre c’est autre chose … un élève qui l’a emprunté l’a trouvé long et ne l’a pas fini, même s’il a été un peu intéressé).

J’ai été un peu choquée par la manière dont tous ou presque se retournent contre Chaân, notamment son frère (briser toutes ses flèches et risquer de la tuer !). Et le cliffhanger de fin m’a un peu agacée (pas eu l’impression qu’il se passait tellement de choses, tout ça pour ça), ce qui fait que je ne me pencherai pas du tout sur la suite (le tome 3 parle de son ami d’enfance qu’elle va épouser et on en parle pas du tout ici, ce que je n’apprécie pas non plus). Je ne retiens pas grand-chose de cette lecture sinon l’ennui.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).