Lectures sur un rocher

Feuilles de septembre

En septembre … je ne lis pratiquement pas. Bizarrement, ça ne m’inquiète pas, pas encore.

Alors il y a eu quelques BDs au boulot, relecture ou découvertes comme L’odyssée d’Astérix mais je n’ai pas noté sur Goodreads …

Harry est fou est une petite BD très charmante sur un perroquet parlant. Je suis très surprise d’avoir autant apprécié, notamment pour l’esprit de l’animal, malgré un dessin qui m’a un peu perturbée. Je ne connaissais pas la collection Mille bulles de l’Ecole des Loisirs en prime.

Après Treachery in Death j’ai voulu poursuivre l’histoire d’Eve encore un peu. Mais j’ai abandonné From New York to Dallas devant le peu de répercussions de cette enquête explosive au volume précédent (tout un service véreux, dont la Lieutenante est allée jusqu’à organiser la mort de certains officiers qui ne suivaient pas ses vues). C’est à peine abordé et on embraie sur une enquête qui me tente moins. Du coup j’ai voulu relire un peu la série à ses débuts mais j’ai perdu une bonne partie de mes livres numériques il y a quelques mois avec les soucis de MacFly donc je n’ai plus le tome 1 … Le 3 a suivi le 2.

Mes petites lectures d’hier soir. J’avais de grandes attentes pour Aromantic (Love) Story et elles ont été remplies. Le traitement du questionnement sur la sexualité de l’héroïne m’a intéressée, et j’attends de voir la suite (même s’il y a une pointe d’appréhension).

Ceci est mon sang, parce que dammit y en a marre de ce tabou idiot. Je n’en suis qu’à l’introduction mais je ne me plains pas, l’écriture me donne envie de poursuivre. J’avoue que j’en attends beaucoup aussi.

Et … c’est tout. A part quelques BDs au boulot entre midi, je ne lis que le soir avant de dormir et je m’endors sur la liseuse (c’est peut-être pour ça que je dors si mal en ce moment).

Ça commence d’ailleurs à m’attrister. J’ai essayé de lire le deuxième tome du Livre des sortilèges mais je n’ai rien compris, mes parents me ramènent le premier, espérant que j’arrive mieux à suivre ensuite.

Si en matière d’écriture, je suis un peu larguée, la lecture ce n’est pas mieux cette rentrée en fait …

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en septembre ?

Lectures sur un rocher

Feuilles d’août

En août, j’ai encore des déceptions, des abandons, des désherbages … mais je fais aussi de très belles découvertes.

C’est l’été, c’est fantasy urbaine doudou et plaisir, et Sans âme était le concurrent parfait. J’ai profité des cinq tomes, ce qui m’a fait du bien après mes deux abandons d’imaginaire de juillet.

J’ai fini par laisser tomber Terremer au début du 3ème récit (Tesra m’a d’ailleurs très justement fait remarquer qu’ils auraient pu au moins mettre une table des matières avec le nom des trois récits …). J’en ai assez de ce côté sexiste de « la magie n’est faite que pour les mecs » et c’est très plat.

Retour au numérique avec une série en deux tomes que m’avait prêtée Matilda il y a pfiouh bien quatre ans. Once a Witch a une vision de la magie que j’apprécie et l’héroïne m’a beaucoup plu.

J’essaie de reprendre Kushiel. J’avais trouvé les trois tomes d’occasion, et on m’en a dit tellement bien depuis ma première tentative, mais pour l’instant je m’ennuie un peu (je n’en suis pas encore trop dans l’apologie de la prostitution, donc bon). Après quelques centaines de pages, il y a un message sur le sexe, qui pour autant qu’il se veut positif me dérange, surtout que c’est dès l’enfance. Le côté politique est aussi franchement indigeste. Je m’arrête là.

Je suis tombée sur Matin brun au boulot. Je suis fascinée. C’est percutant. Très court, et pourtant.

Treachery in Death commence de manière très dynamique puisqu’Eve confie la responsabilité d’une enquête à Delia (que j’adore). Celle-ci est ensuite le témoin piégé d’un couple de policiers trempant clairement dans des affaires louches que les deux femmes vont essayer de démêler, sachant que la tête pensante de l’opération, une future capitaine, est aussi la fille d’un haut gradé intouchable, surnommé Saint. Je n’en suis qu’au début, mais j’aime ces prémisses.

La Présidente clôt cette série d’une manière qui m’a déplu, et je ne les conserverai pas. C’est un peu exagéré dans le récit, et le dessin est toujours aussi atroce.

En revanche, Le Grand Méchant Renard, c’est une bouffée de choupitude sur un renard qui, suivant les conseils d’un loup, kidnappe des oeufs pour les élever et manger les poussins ensuite. Malheureusement, ils s’attachent à leur « maman ». C’est adorable et plus drôle que je ne le pensais.

J’avais eu un mal fou à dénicher ce premier tome des Aventures d’Aline, ma mère m’ayant offert le 2ème. Je regrette un peu ces efforts. Le dessin ne me plaît pas, le ressort fantastique est mal expliqué, le récit et l’héroïne ne font pas naturels. Raconter de l’Histoire local par ce biais ne fonctionne donc pas.

Je reprends l’histoire de Logicielle par le début avec son arrivée dans la police et sa première enquête avec Germain et je suis dépitée. C’est une catastrophe 😦 L’aspect théâtre, l’enquête, les personnages … on est coincés dans les années 70 plutôt que 90 et je n’ai aimé qu’une référence.

Des châteaux, des histoires et des hommes est aussi chouette qu’il le laisse présager. C’est beau, c’est simple, c’est plein de petites informations intéressantes, surtout qu’on ne se limite absolument pas aux châteaux français. J’espère pouvoir le trouver pour le boulot !

J’ai dévoré The Earth, My Butt and Other Big Round Things, le récit d’une adolescente ronde dans le famille qui ne l’est pas du tout et refuse de l’accepter (la demoiselle … ou la famille ?). J’ai aimé que le côté parfait de la famille soit atténué et qu’il y ait de vrais beaux messages.

En matière de lectures adultes, il y a surtout du documentaire ce mois-ci, avec un roman – dont je me serais passée, en fait.

Un peu de littérature et beaucoup d’humour pour Ecrire avec style quand on n’est pas Victor Hugo, malheureusement un extrait d’un autre livre que j’ai aussi dans mes bibliothèques ^^, Mais on aborde des figures de style, des expressions avec légèreté dans un ouvrage plutôt joli en prime.

J’ai détesté Il était une lettre. On passe de plat à malsain en quelques pages, sans parler d’ennuyeux, et l’autrice nous propose un aspect de l’Irlande (à laquelle je ne m’attendais pas) que je déteste. Oh et c’est très prévisible en prime, de la secrétaire naïve des 70s avec son mari alcoolique au jeune couple de la fin des années 30 …

En revanche, Les conflits du XXème siècle m’ont passionnée. J’ai découvert plein de choses et j’ai beaucoup aimé l’écriture soutenue de l’autrice qui m’a plongée dans ces évènements. Elle ne se limite pas un compte-rendu de ce qui s’est passé mais propose aussi des analyses, ce qui m’a beaucoup plu.

C’était mieux demain est sensé évoquer des innovations rétrofuturistes. Le principe est fun, et je trouve les pub illustrées plutôt pas mal, mais les textes qui les accompagnent me perturbent un peu.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en août ?

Lectures sur un rocher

Le sceptre et le sang

Jean des Cars (auteur). 2015, 474 p. Perrin. Histoire. 23€.

A l’été 1914, l’Europe est très majoritairement monarchique : sur vingt-deux Etats, dix-neuf sont des royaumes, des empires, des principautés ou des grands-duchés. Aujourd’hui, ils ne sont plus que dix sur vingt-huit. Les deux guerres mondiales provoquent l’écroulement de quatre empires pour la première (Allemagne, Russie, Autriche-Hongrie, Empire ottoman) et de quatre royaumes (Italie, Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie) pour la seconde. 

Ces souverains, qui étaient-ils ? Et les femmes qui partageaient leur existence, qui étaient-elles ? De l’ambition à l’aveuglement, du courage à la faiblesse, de la jalousie à l’abnégation, quels furent leurs triomphes et leurs échecs ? Comment vécurent-ils leur gloire, leurs épreuves et la montée des extrêmes de l’entre-deux-guerres marquée par l’avènement des totalitarismes ? Etaient-ils conscients des conséquences de leurs actes ? Ou furent-ils incapables d’arrêter l’engrenage des nationalismes ? Quelles furent leurs vies personnelles, leurs amours et leurs passions secrètes ? Circonstance exceptionnelle : ces monarques, qui vont s’unir, se combattre et parfois se trahir, sont presque tous parents, liés par le sang et leurs mariages respectifs. 

J’avais adoré la biographie de Sissi rédigée par Jean des Cars l’an dernier, j’ai dû me retenir de ne pas me lancer dans cette lecture juste après l’avoir achetée.

L’Histoire de l’Europe m’a toujours passionnée, même s’il s’avère que je ne la connais pas si bien que ça, comme je m’en suis rendue compte. Pour être honnête, je me suis rapidement perdue dans le récit, puisque s’il est chronologique, de la Première à la Seconde Guerre mondiale et ensuite (trop peu ensuite !) il passe d’une aire géographique à l’autre. De l’Europe de l’Ouest à la Scandinavie, puis les Balkans, l’Europe centrale, les pays baltes, le Sud … je ne vous dis pas la gymnastique.

Surtout que, je l’avoue, je suis nulle en géographie, alors pour se représenter correctement la situation de pays comme la Moldavie ou l’Albanie …

Ah, et rajoutez à ça que certains monarques portent le même nom comme Michel xD Je me suis beaucoup amusée à essayer de retrouver chacun de ces fils, d’autant qu’il n’y a pas de carte.

Jean des Cars dépeint à la perfection cette Europe en pleine mutation avec ses nombreux acteurs. J’adore ses descriptions toujours très vivantes qui permettent de bien se représenter chaque situation. Le cahier de photos au centre apporte une touche visuelle bienvenue, d’ailleurs (pleeein de personnages ^^,).

En parlant d’acteurs de cette fresque historique … j’ai eu beaucoup de peine pour ce fameux prince qui a été assassiné avec sa femme, François-Ferdinand, entraînant le jeu des alliances qui a démarré la guerre de 14. Ce neveu de Franz Joseph. C’est si fou et triste que l’Histoire se soucie si peu d’eux, qu’ils ne soient restés qu’un prétexte sans qu’on s’intéresse plus que ça à leur vie.

J’ai aussi aimé les interrogations de l’auteur sur ces rois, bien souvent d’origine allemande, mais qui règnent sur la Roumanie, la Grèce, etc. De quelle nationalité sont-ils ? Comment peut-on représenter un pays avec lequel on n’a pas d’attaches ? Ca me paraît toujours un peu étrange (mais je suis naïve).

L’auteur m’a donné aussi très envie de m’intéresser plus avant au roi des Belges, Albert 1er, et sa famille. L’impératrice Zita, aussi (quelle injustice de voir le Kaiser traité aussi royalement après la guerre et la famille royale autrichienne méprisée!).

Un détail qui m’a un peu ennuyée : les notes de fin d’ouvrage … j’avoue que je préfère de beaucoup lorsqu’elles sont en bas de page, ça m’évite de chercher la page correspondante. Heureusement, ce ne sont pas uniquement des références bibliographiques (parce que c’est toujours aussi frustrant de se couper dans sa lecture pour chercher le numéro à la bonne page à la fin du livre et ne voir qu’un auteur et un titre, ou pire, Ibid !), mais parfois des explications, des détails.

Encore une fois, une belle réussite de Jean des Cars, une histoire de l’Europe des monarchies au XXème dans laquelle je me suis perdue avec plaisir.

Lectures sur un rocher

Blitz Britain

BlitzBritain_Couv_corr.inddPhilippa Boston (auteur). 2014, 48 p. Didier (Paper Planes Teens). Jeunesse-Histoire. 5,90€. Livre lu en anglais.

Dans le ciel de Londres, un avion allemand. Puis deux. Puis des centaines … Nuit après nuit des centaines de bombes s’abattent sur la ville. Blitz Britain vous plonge dans le Londres de la Seconde Guerre mondiale, puis dans la palpitante histoire du jeune Billy, héros ordinaire d’une nuit extraordinaire.

J’étais beaucoup moins enthousiaste après When is Brian ? dans mes petites lectures en anglais pour le boulot. Mais j’avoue que la mention de Terrible Times me rappelait Horrible Histories, et le style de la couverture Quentyn Blake, l’illustrateur de Roald Dahl, et c’est bien joli.

Au final, c’est une belle petite surprise. On démarre par une partie très documentaire sur la seconde guerre mondiale et le Blitz, lorsque Londres était bombardée par les Allemands, et franchement ce n’est pas rébarbatif. Le style est étudié pour les jeunes lecteurs et je l’ai trouvé très clair, surtout agrémenté de ces dessins agréables.

Le livre se clôt par une petite histoire sur un enfant durant une nuit du Blitz. C’est court, c’est touchant, c’est impeccable pour plonger le lecteur dans la période en illustrant ce qu’il vient de découvrir dans la partie documentaire du démarrage.

Si vous souhaitez une petite lecture historique, faits et fiction, pas complexe en anglais, c’est un ouvrage que je recommande. Et là, je me lancerais avec plaisir dans les autres livres de la collection, notamment Killer Sports qui parle des origines de différents sports, où tous les coups étaient permis.

Lectures sur un rocher

Ainsi soit Benoîte Groult

Catel Muller (autrice). 2013, 326 p. Grasset. Roman graphique – Histoire – Biographie.  22€.

Ce livre, et quel livre !, est d’abord l’histoire d’une amitié entre deux femmes de deux générations différentes, l’une pionnière du féminisme, l’autre adepte d’un féminisme naturel. Rencontres dans tous les lieux chers à Benoîte, à Hyères, en Bretagne, à Paris, croquis de la famille, de ses trois filles, exploration de presque un siècle de féminisme (Benoîte aura 94 ans en janvier 2014), et retours sur les épisodes les plus marquants de l’histoire personnelle d’une femme engagée : de la famille grande bourgeoise mais libre aux combats les plus célèbres du féminisme, de l’avortement au divorce, de la féminisation des noms de métiers à l’amour qui s’invente au quotidien, de Georges de Caunes à Paul Guimard, de la mer bretonne à la pêche en Irlande, de la presse au roman.

J’avais découvert, plutôt intéressée mais sans être vraiment séduite, Catel et ses épais romans graphiques : Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges. Mais en ayant envie de poursuivre ces lectures féministes, qui avaient toutes eu un point commun : me donner envie d’en savoir davantage sur ces femmes de l’Histoire peu évoquées autrement.

Et puis j’ai découvert Benoîte Groult. Puis, par hasard, l’existence de cette biographie dessinée, chapeautée par ce dessin de l’autrice : « Je n’aime pas la bande dessinée ». Bon, j’avoue, j’ai un peu hésité, pas vraiment envie de voir quelqu’un qui risquait de devenir une de mes héroïnes préférées basher ce genre que j’adore.

Je n’ai pas hésité longtemps.

Ce récit est différent des précédents (Kiki et Olympe), puisque Catel a pu rencontrer son sujet et elles se sont liées d’amitié. L’autrice est donc présente également, en discussion avec Benoîte, et ça apporte une touche de réel et de malice au récit, qui est plein d’humour.

Ce récit, c’est l’histoire de la vie de Benoîte, mais c’est encore plus. Ce sont des réflexions sur le travail d’écrivain, sur la bande dessinée, sur l’Histoire, sur le féminisme aussi, bien sûr. Je ne me suis pas ennuyée une minute, j’ai très souvent ri.

Il n’y a définitivement pas assez de pages, d’ailleurs.

Le dessin est toujours aussi plein de vie, et j’ai adoré qu’il prenne une part aussi active dans le récit par le biais du métier de Catel et le fait que cette biographie en prenne la forme. Benoîte n’est pas convaincue au début, mais elle ne juge pas et en découvre davantage grâce à cette expérience. Petite preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit toujours aussi agréable !

Lectures sur un rocher

Clara Vine, tome 2 : Le jardin d’hiver

Jane Thynne (autrice). Sophie Bastide-Foltz (traductrice). 2014 (VO), 2017 (VF), 567 p. Le Livre de Poche (Policier). Histoire, Thriller. 8,30 €.

Berlin, 1937. Anna Hansen, pensionnaire à l’Ecole des épouses du Reich et destinée à devenir la femme parfaite d’un officier SS, est assassinée. L’affaire est étouffée. L’actrice Clara Vine, agent du renseignement britannique sous couverture, découvre que ce crime est lié à un lourd secret pouvant compromettre les plus hauts dignitaires nazis. Alors que Edouard VIII est reçu à Berlin, en compagnie de sa nouvelle épouse, et que les soeurs Mitford se distinguent dans les salons, Clara doit redoubler de prudence pour mener à bien cette enquête périlleuse. 

Après Les Roses noires, une nouvelle aventure de l’intrépide et séduisante Clara Vine dans un Berlin sous tension.

J’ai flashé sur cette couverture et ce titre en librairie, et la libraire m’a assuré que je pouvais sans problème le lire sans avoir jeté un oeil au premier avant. Effectivement, les rappels sont assez nombreux sur le passé de Clara pour ne pas être perdu/e.

Le contexte me plaisait beaucoup. Cette école des futures épouses de SS est un cadre intéressant (même si peu utilisé, au final), et aussi traditionaliste et sexiste qu’on peut s’y attendre ^^, le fait que Clara soit une actrice britannique vivant à Berlin est une prémisse plutôt agréable. L’écriture de l’autrice n’est pas mauvaise.

Néanmoins, il ne m’a pas fallu longtemps pour être lassée. L’histoire se tire pas mal en longueur, et l’héroïne m’a agacée. J’étais là pour lire une histoire d’espionnage historique, pas le récit d’une jeune femme à qui le sexe manque tellement … ah et parlons-en de l’espionnage lorsqu’elle balance au séduisant pilote nazi qu’elle est en fait d’origine juive.

Non mais pas de souci hein, ça va le faire. C’était très con de le sortir comme ça, mais en plus elle s’en sort comme une fleur. Mais bien sûr. Je l’ai trouvée très crédule, malgré son métier, et je me suis méfiée de Ralph dès le début, je m’attendais à ce qu’il la trahisse (vu comment elle lui raconte sa vie au bout de quelques rencontres …).

J’avais déjà décroché, mais là c’était fini. J’avais juste hâte de refermer le livre. Il faut dire que la clé de l’énigme de la mort de la future épouse SS, je la connaissais déjà (pour avoir des recherches sur les cabarets allemands pré-nazisme). Donc à mes yeux, pas trop de quoi pousser mémé dans les orties. Bon, la partie espionnage est bien tombée à l’eau pour moi. (Oh et puis la blague grossophobe sur la femme d’Himmler, je m’en serais passée aussi).

En revanche, la partie historique sur la vie à Berlin m’a beaucoup plus intéressée – sans la venue du prince anglais, dont je faisais peu de cas -et l’aspect jeune actrice.

Malheureusement, ça n’a pas suffit à m’intéresser. Je ne pense vraiment pas poursuivre cette série, que ce soit par le premier tome ou le suivant.

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

Lectures sur un rocher

Femmes de dictateur, tome 2

Diane Ducret (auteur). 2013, 497 p. Pocket. Histoire. 8€.

Alors que Saddam Hussein tente de protéger sa deuxième épouse Samira de la jalousie de la première dame Sajida, l’imam Khomeiny n’admet pas que sa femme Khadije s’abaisse à faire la vaisselle, et Kim Jong-il a bien du mal à dissimuler ses infidélités à la star coréenne Hye Rim. Tandis que Mira corrige les discours de Milosevic, Oussama Ben Laden attend que Najwa accouche dans leur camp retranché d’Afghanistan, et Fidel Castro tente d’éviter les assauts de l’agent de la CIA qui est aussi sa maîtresse, Marita.

Je commençais ce livre avec pas mal d’attente, puisque j’avais adoré le premier, qui se lisait presque comme un roman en me faisant découvrir une facette féminine de l’Histoire, et me pencher plus précisément sur des éléments que je connaissais peu (comme Mussolini et l’Italie par exemple).

Si l’intention ici est certainement la même, et que certains récits m’ont emballée (comme celui de Milosevic, probablement parce que l’Europe de l’Est m’a toujours intéressée), ce n’est pas le cas de la plupart d’entre eux, qui m’ont laissée à la limite de la gêne.

La plupart des histoires viennent des pays du Moyen-Orient et jamais, pas une seule fois, l’autrice ne semble trouver anormale la condition de la femme dans ces pays. Je sais que ce n’est pas le but, mais tout présenter comme normal m’a vraiment mise mal à l’aise. De l’objectivité ? Oui, mais … on adopte déjà le point de vue des femmes, dans cette série. Pourquoi ne pas dénoncer la condition de certaines ? Bref, j’ai été très dérangée par cette perspective, d’autant que les récits sur les dictateurs de cette partie du monde m’ont semblé l’essentiel de l’ouvrage.

Ce n’est peut-être pas le cas, mais c’est l’impression qui m’est restée. De cette lecture, je ne garde que ce sentiment désagréable, et j’en oublie presque qu’il y avait d’autres récits qui m’ont intéressée (sans forcément plu), tellement ils semblent prendre toute la place. D’autant que celui qui m’est resté en tête, sur Milosevic, intervient vers la fin.

Au final, c’est une déception, et une lecture qui me laisse un arrière-goût désagréable.