Kiss of Rose Princess, tome 1

Titre VO : Barajou no Kiss 1.

Auteur : Aya Shouoto.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2008.   VF: 2011.

Éditeur : Soleil (Collection : Gothic).

Genre : Manga – Shojo – Fantastique.

Prix : 7,99€.

Résumé éditeur : Le père d’Anis Yamamoto a confié à sa fille, encore enfant, un collier en forme de rose supposé la tenir éloignée d’une malédiction. Mais une curieuse créature va le lui retirer et laisser derrière elle une simple carte rouge. Enjointe à déposer un baiser sur cette carte, elle fait apparaître Kaede, son camarade de classe et rival qui lui fait serment d’allégeance… contre son gré. Anis est désormais la princesse des roses, liée aux 4 chevaliers de la rose… et camarades de classe. Chacun doté d’un pouvoir unique, ils vont devoir obéir à la jeune fille… qu’ils le veuillent ou non !

Je suis plutôt fan de la magical girl en shojo (Sailor Moon, forcément), et c’est un peu ce qu’on retrouve ici avec le personnage d’Anis qui se découvre princesse de la rose et capable d’appeler à sa rescousse quatre garçons de son école (forcément, je sais ^^) avec des pouvoirs magiques, Kaede, le camarade de classe avec qui elle se dispute tout le temps ; Tenjoh, le beau jeune homme parfait adulé de tous ; Asagi, le petit bout’chou de santé fragile (hello petit lapin de Fruits Basket, avec une santé peut-être un peu moins précaire) ; et Mutsuki, le bad boy réputé pour avoir des dons maléfiques. Et bien sûr chacun a une cote de popularité infernale. Ce n’est pas drôle sinon.

Passons rapidement sur le fait qu’elle n’ait pas de pouvoirs par elle-même (enfin ça viendra peut-être) et est une princesse qui doive appeler des jeunes gens à l’aide. Je suis magnanime aujourd’hui. Je laisserai même passer le possible intérêt d’Anis pour chacun des quatre. Quelle gentillesse, je sais.

Le dessin est mignon, frais, shojo avec les grands yeux, longs cheveux … ce que j’aime, enfin toujours un petit peu (énormément de déceptions de ce côté ces dernières années, donc je suis vraiment contente qu’une petite série de ce genre me plaise !). Le concept de cartes me rappelle Sakura ^^

Le petit mystère lié au père de l’héroïne m’a plu, tout comme chacun des quatre héros – Anis est assez impulsive, espiègle, et elle me plaît, pour l’instant. Avec une mention spéciale pour le bad boy à la langue bien pendue qui traite le camarade de classe de cabot et prend tout le monde de haut. J’adore. (Non, il n’y a aucune ressemblance avec un sorcier blond hautain. Aucune. Je réfute).

Je me suis bien amusée à repérer des caractéristiques type shojo et magical girl, qu’il m’a fait plaisir de retrouver, surtout sans en être ennuyée. Si ça pouvait continuer ! Il y a peut-être juste un petit manque de personnages féminins à part Anis, mais il y a des chances que la suite y remédie.

 Au final, je dirais que c’est un petit début de série sympathique, malgré certains côtés assez jeunesse ou un peu prévisibles.

Nombre de tomes parus : 9 (série finie).

Très chouettes, ces Grecs

tres chouettes ces grecsAuteur : Terry Deary

Illustrateur : Martin Brown.

Traducteur : Anne Delcourt.

Nombre de pages : 281.

Parution VO : 1996. VF : 2003.

Editeur : Milan Jeunesse (Collection: Quelle Histoire!).

Genre : Humoristique – Historique.

Prix: 5,50€.

Résumé éditeur : C’était le temps des héros horribles, des sauvages soldats de Sparte, des philosophes fous et des dieux très puissants qui mangeaient leurs propres enfants. C’était le temps où pour se préparer au mariage, les jeunes femmes devaient courir et danser nues dans les bois en faisant semblant d’être des ourses. C’était comme ça chez les Grecs. Toutes ces choses et bien d’autres encore racontées avec énormément d’humour donneront au lecteur une vision réaliste de ce qu’était vraiment la vie à l’époque. L’Histoire n’a jamais été aussi horrible !

… Bon. Vous savez que j’adore Terry Deary et sa collection / série Horrible Histories. Je m’en lasse un chouïa, parce que j’en ai lu beaucoup, donc je fais une pause sur la lecture VO. Mais en tombant sur deux traductions françaises dans une vente d’occasion, je n’ai pas hésité à tester – pour voir si c’était aussi catastrophique que mon souvenir de la lecture d’Horrible Géographie il y a des années.

Et c’est tout ça et pis encore.

Non mais honnêtement, je vous jure, je partais neutre. Objective. Jurée. Je n’avais pas spécialement d’attente, d’autant que je ne l’ai pas encore lu en VO, celui-là. Mais j’ai rapidement déchanté.

La traduction a réussi à rendre le texte ennuyeux. Les jeux de mots sont lourds, ou plats, et je sais que c’est difficile, mais pour me forcer à poursuivre, il faut le faire.

Je suppose que c’est parce que je suis vraiment habituée à l’anglais, à la tournure des phrases de Terry Deary, qu’ici ce n’est pas du tout passé. Retrouver l’épisode d’Iphigénie est plaisant, et je suppose que ça peut plaire aux plus jeunes (mais pas trop, le texte est tout de même conséquent).

Franchement, il ne me reste que l’ennui, et une langue lourde.

Les Clés de l’Histoire Contemporaine

cles-de-lhistoire-contemporaineAuteur : Max Gallo.

Nombre de pages : 890.

Première parution : 1989. Cette édition : 2006.

Éditeur : Le Livre de Poche.

Genre : Histoire.

Prix : 9,50€.

Résumé éditeur : La Révolution française de 1789, Trafalgar ou Austerlitz, la guerre de Sécession, le krach de 1929 ou celui de 1987, la bataille de Stalingrad, la fondation du Marché commun, la conquête de l’espace, la catastrophe de Tchernobyl ou la grande peur du sida, la guerre du Golfe et les attentats du 11 septembre 2001 à New York font partie de l’histoire. Racontés, analysés dans leurs origines et leurs implications, ils éclairent le sens de l’histoire contemporaine.

Ces événements sont autant de clés qui permettent ainsi de saisir ce qui s’est passé d’essentiel depuis 1789, cette grande fracture de l’histoire nationale, européenne et donc mondiale.

Ce livre peut se lire comme une histoire du monde contemporain depuis 1789. Il est aussi un dictionnaire chronologique raisonné des deux derniers siècles et une chronique des années les plus riches de l’histoire mondiale dont nous sommes issus. 

Notez le sous-titre : Histoire du monde. Je veux bien qu’on commence par la Révolution française, parce qu’il faut bien définir un point de départ, mais que sur 150 pages on ne parle que d’épisode consacrés à la France, ou presque, je trouve ça un peu ennuyeux, même sur près de 900 pages.

Oui, 150, parce que c’est là que je me suis arrêtée. Pas définitivement, je risque de reprendre dans l’avenir, dans ce cas j’éditerai son billet, mais pour l’instant, j’ai ma dose. Déjà que c’est assez long et pesant et qu’un ou deux épisodes par soirée m’endormait déjà. Que ce côté très ethno-centré m’a ennuyée parce que j’aspirais à découvrir des épisodes de l’histoire mondiale dont je n’avais absolument pas idée.

Et puis qu’arrivée page 150 on a parlé de deux femmes. L’ex de Napoléon et la future. Olympe de Gouges et consoeurs, vous pouvez vous rhabiller, on se fout totalement de vous. Autant je n’espérais pas une entrée qui leur serait consacrée, et on peut encore découvrir une année consacrée à une ou des femmes par la suite (d’autant que ce principe d’une année une entrée, j’apprécie, je trouve ça intéressant), autant une mention dans les entrées consacrées à la Révolution française, ça ne mangeait pas de pain.

Je reprendrai très certainement dans l’avenir, en espérant découvrir plus d’entrées étrangères et la reconnaissance de femmes dans l’Histoire, mais pour l’instant, je suis trop ennuyée et blasée.

Arte, tome 2

Auteur : Kei Ohkubo.

Traducteur : Ryoko Akiyama.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2013. VF : 2015.

Éditeur : Komikku.

Genre : Manga – Shojo – Histoire.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur  Encore ébranlée par des sentiments nouveaux qu’elle a du mal à contenir, Arte est entraînée par Veronica, sa mécène, dans un quartier miséreux de la ville.

La jeune artiste découvre la réalité sordide de la vie d’une ancienne courtisane de renom, qui a sombré dans la déchéance. Alors qu’Arte est sous le choc, Veronica lui demande quel est son rêve d’avenir.

Après cette magistrale leçon de vie, Arte est plus que jamais déterminée à prendre son destin en main et à tracer son chemin.

Arte a commencé à travailler dans l’atelier de Leo et a même reçu sa première commande personnelle, de Veronica (un personnage bien mystérieux et dont je ne peux m’empêcher de me méfier).

On aborde le thème de la relation amoureuse, rehaussé par l’opinion de Veronica qui met Arte en garde contre les dangers pour une femme de tomber amoureuse à cette époque, ce qui est inattendu mais très bien amené.

En parallèle, l’héroïne s’interroge sur le métier de sa mécène (courtisane), et son dilemme est intéressant.

Elle revoit Angelo, autre apprenti chez un peintre, bien gentil mais avec ses préjugés sur la gent féminine … avec les meilleures intentions du monde. Je suis toujours partagée entre l’agacement et le sourire. Et le rire franc lorsqu’il subit ses soeurs.

L’auteur nous propose aussi un aperçu de la vie en atelier pour les femmes. Cet autre milieu ouvrier est inattendu, mais j’ai beaucoup apprécié. Dacia, le personnage qu’on suit plus particulièrement parmi les couturières, est entraînée par l’enthousiasme d’Arte, encore une fois dans un récit féministe. J’ai adoré la chute.

Elle essaie aussi de gérer un vieux client exigeant et d’apprendre l’art de la négociation … à voir où cela nous mène, mais une fois encore, j’ai apprécié la fin du chapitre en suspense.

Un deuxième tome tout aussi passionnant !

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Tome 1

Cesare, tome 1

Titre VO : Cesare – Hakai no sôzôsha 1.

Auteurs : Fuyumi Soryo, Hara Motoaki.

Nombre de pages : 12.

Parution VO : 2006.   VF: 2013.

Éditeur : Ki-oon.

Genre : Manga – Seinen – Historique.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

Il est difficile de ne rien attendre de ce premier tome. Mon exemplaire porte un sticker « recommandé par Historia », qui atteste d’une certaine véracité historique. J’espérais donc beaucoup de ce point de vue, même si je n’ai pas beaucoup lu sur Cesar, excepté la série de You Higuri, qui est très orientée fantastique, mais s’ancre dans une réalité historique. Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer les deux Cesar (avec un petit faible pour la série d’Higuri), entre autres pour le dessin des auteurs.

Celui-ci me rappelait quelque chose, sans parvenir à mettre le doigt dessus. Fuyumi Soryo est l’auteur de la série Mars, dont j’avais lu plusieurs volumes il y a des années et qui ne m’avait pas plu du tout, entre autre pour ce trait caractéristique qui à mon sens n’allait pas avec un shojo (qui tire déjà plus vers le josei, et dans ma période shojo scolaire tout mignon, ça ne me convenait pas), mais il colle beaucoup plus au seinen historique.

J’ai beaucoup aimé une illustration de Cesar sur une page entière, ce qui est plutôt rare en manga classique, et l’approche du roman graphique. L’auteur se joue des cases, ce qui est toujours agréable (je pense notamment à Bride Stories).

Le héros, Angelo, est plutôt ennuyeux et passe son temps à s’attirer des ennuis. Avec lui, on apprend plutôt ce qu’il ne faut pas faire ou pas dire. Certes, on découvre la vie et la société à Pise à travers ses yeux innocents, mais ils sont aussi bien agaçants par ses bourdes. Mais le réalisme du trait et le mystère du protagoniste font l’intérêt de l’œuvre (avec, apparemment, sa véracité historique).

Citer ses sources à la fin me fait toujours plaisir, surtout que l’auteur en fait une bibliographie thématique (sur les personnages, Pise, la période, l’histoire culturelle par chapitre), et en différentes langues, s’il vous plaît. J’ai vraiment aimé cette note de recherche.

Malgré un petit ennui, je suis donc agréablement surprise par ce premier tome et compte poursuivre la série.

Nombre de tomes parus : 11 (série en cours).

Des femmes dans l’Histoire, du IXème siècle à nos jours

Auteur : Philippe Godard.

Nombre de pages : 62.

Parution : 2001.

Éditeur : Autrement (Collection : Junior, Série Histoire).

Genre : Histoire – Biographies.

Prix : 8,99€.

Résumé éditeur Reines, saintes, révolutionnaires ou femmes anonymes en lutte contre la dictature ou la misère… Voici quelques portraits de femmes à différents moments de l’Histoire, qui permettront de réfléchir au rôle de chacun et de chacune dans la société.

J’ai découvert la collection Autrement Junior l’an dernier. Je la trouvais plutôt bien adaptée collégiens, un ensemble illustration – texte bien pensé, agréable à regarder, un comité scientifique évoqué (ici un ensemble d’enseignants et un inspecteur). Le sujet des femmes connues ou peu dans l’Histoire m’intéresse toujours, en tombant sur cet ouvrage à la médiathèque, c’était une occasion de faire d’une pierre deux coups : découvrir cette collection et approfondir mes connaissances sur le sujet.

Je ne saurais pas vous dire si l’objectif est rempli. Je me suis ennuyée. Autant l’aspect esthétique, visuel est intéressant, autant le texte peut être long et assez complexe (10-15 ans, j’aurais plutôt dit 13-14 que 10 ans).

Certains noms m’étaient inconnus, et je me pencherai définitivement dessus : Anne de Beaujeu (régente de France de 1483 à 1491), Louise Michel (de la Commune de Paris, évoquée par mon collègue l’an dernier pour les exposés des 6ème mais j’avais manqué cette classe), Simone Weil (ouvrière du début du siècle, et philosophe).

Mais l’écriture ne m’a pas emportée, même si les faits m’ont intéressée.

Inconnus célèbres

Auteur : Patrick Pesnot.

Couverture : Joseph Désiré Court.

Nombre de pages : 313.

Parution :  2000.

Éditeur : Albin Michel (Collection : Bellemare).

Genre : Histoire – Littérature.

Prix : 15€.

Résumé éditeur » Madame Bovary, c’est moi « , disait Flaubert. Mais avant de s’identifier à leurs héros, les écrivains puisent souvent leur inspiration dans les faits divers de leur époque. Ainsi Emma Bovary ressemblait-elle trait pour trait à Delphine Delamare, mariée à dix-sept ans à un obscur médecin, suicidée à vingt-sept après avoir défrayé la chronique locale. C’est dans les archives de la police qu’Alexandre Dumas a trouvé l’histoire de Monte-Cristo, et un des héros de Stendhal, Julien Sorel, s’appelait dans la vie Antoine Berthet, fils de maréchal-ferrant, guillotiné en 1828.

En partant de la découverte de seize inconnus devenus célèbres grâce au génie d’un romancier, Patrick Pesnot, journaliste et romancier lui-même, nous raconte des destins dramatiques ou étonnants qui sont plus incroyables encore que la fiction qu’ils ont inspirée.

Ce que les hommes vivent est toujours plus extraordinaire que ce qu’ils inventent.

Ce mélange de littérature et d’Histoire me paraissait plutôt sympathique, puisque ce sont deux domaines que j’apprécie beaucoup. Sans aucun doute, il se lit plutôt vite, entre le résumé assez détaillé de l’oeuvre en question puis de la vie de l’auteur ou de la personne en question.

J’ai retrouvé avec plaisirs des récits que j’adore comme Le comte de Monte-Cristo, même si la plupart des autres sont des bêtes noires, tant Mme Bovary que Le Rouge et le Noir … Il vaut définitivement mieux les connaître avant de se pencher sur ce livre puisque l’auteur les raconte quand même intégralement ou presque.

Quelques parallèles intéressants sont faits entre les vies réelles et fictives, mais il y a quand même pas mal de longueurs et je me suis ennuyée.